Chapitre 27

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Le poids du paquetage et la terreur d'être surpris rendaient le groupe silencieux. Après trente minutes de course, des bruits de moteurs s'imposèrent. Feux éteints. Allié ? Ennemi ? Impossible à dire, alors les troupes se muèrent à nouveau en fantômes tapis dans l'ombre des fossés. L'eau fraîche du fond du talus s'infiltrait par les trous des lacets de ses bottes. Terrifiée, les mains moites, s'il s'agissait de l'ennemi, comment s'en sortirait-elle ? De brefs appels de phares offrirent une bouffée d'air à tous... La voie était libre ! Un à un, chacun grimpa à l'intérieur des véhicules. Si Olympe ne se trompait pas, il ne devait pas rester plus de cinq ou six kilomètres à parcourir pour rejoindre l'orée du bois soit dix petites minutes de répit.

Un œil à sa montre : quatre heures. Posant la tête sur la bâche du véhicule, elle se laissa bercer par les irrégularités du chemin accompagnée de la sidération des hommes autour d'elle. La mort, les combats, la peur... Cette nuit, ils étaient entrés en guerre contre leur voisin, leur employeur, leur facteur. L'ennemi pouvait être n'importe qui désormais. Seuls les guerriers à leurs côtés dans ce fourgon étaient dignes de confiance. Combien de temps allait durer ce conflit ? Impossible à dire.

Enfin arrivés. Les soldats se rassemblèrent selon leur unité dans ce camp de fortune accueillant rescapés de l'école et autres civils inconnus. Que se passait-il dans les villes pour que des citoyens se cachent ainsi comme des fugitifs ?

— Nom de dieu Olympe c'était quoi ce que tu nous as fait tout à l'heure ?!

Loïc offrit à la jeune femme une étreinte chaleureuse relâchant instantanément le poids dans sa poitrine.

— Fallait bien gagner du temps histoire que tu réussisses à être efficace avec ton joujou ! sourit Olympe.

Sven, le coéquipier de Loïc se présenta en bonne et due forme, Antoine accompagné de Hugo lui accordèrent un remerciement d'un simple signe de tête puis le lieutenant rejoignit l'unité au complet. Le cap ne changeait pas, annonça-t-il. Cependant, la mission impliquant initialement deux unités de la RF ne compterait plus que l'unité CHARLY. Une cinquantaine d'hommes abattus ce soir ainsi qu'une trentaine hors d'état de nuire, c'était leur chance. Cinq minutes pour se ravitailler en eau et munitions puis un fourgon les amèneraient aux abords de la ville. Le temps pressait.

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