Chapitre 2

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Le jeune Oom avait décidé de commencer en douceur. Il n’était pas certain de pouvoir accueillir en lui le premier dispositif qu’il avait choisi, pas sans une bonne préparation préalable. Il avait pourtant conscience que ce n’était pas un si grand modèle que ça. Il avait visité les salles de préparations destinées aux plus âgés et ce qu’il y avait vu n’avait pas commune mesure avec ce qu’il avait ramené.

Le jouet avait une jolie couleur, un rouge vif et sombre à la fois, qui donnait l’impression lorsqu’il le touchait que ses doigts étaient totalement blancs ce qui n’était pas le cas. Il caressa la hampe longue d’une vingtaine de centimètre et explora la forme du gland large et évasé. C’était la partie la plus large du sexe et c’était ce qui devrait le pénétrer en premier. En ça, c’était un choix audacieux, mais il avait toujours su ce qu’il voulait avant même que son éducation sexuelle ne débute réellement, deux ans auparavant, avec les cours du professeur Diese’li. Alors il poursuivit l’exploration, notant chaque détail, caressant l’ouverture qui un jour le remplirait de sperme, descendant le long du sexe pour aller caresser les bourses qui avaient été reconstituées elles aussi.

Tout en déglutissant d’appréhension, il sortit le bout de sa langue rose pour la déposer sur le jouet. Le goût du plastique ne le surprit pas réellement, mais il fut déçu. Il aurait aimé en connaître le véritable goût, il ferma les yeux et s’efforça d’imaginer ce qui n’était qu’une ombre sombre dans ses souvenirs alors que la langue léchait doucement l’appareil. Il l’humidia ainsi longuement avant d’embrasser son gland, de le suçoter puis d’essayer de le prendre en bouche. Il l’avala et fut surpris de la sensation dans sa gorge, il s’étouffa, se dégagea et toussa un moment. Un jour, il devrait réussir à l’avaler entièrement ! Comment pourrait-il faire une telle chose ? Il n’avait pas la moindre idée, mais il recommença plus doucement et il tenta de faire ce qu’on leur avait conseillé : y aller à leur rythme dans un premier temps. Le gland seul obstruait la totalité de sa bouche, il était lourd sur sa langue alors il lui était difficile de la bouger pour le caresser. Lorsqu’il le sortit finalement, il avait le souffle court et il haletait. Il possédait également une jolie érection, ce simple contact l’avait émoustillé.

Il posa l’objet, sortit l’un des pots de lubrifiants et l’ouvrit. C’était une forme gel aqueux, froid et visqueux plutôt désagréable au contact. Il prit le temps de le tester sur ses doigts, puis, curieux, il le porta à sa bouche. Ce n’était pas très bon, il grimaça. Il y avait bien des choses auxquelles il allait devoir s’habituer dans les prochains mois et celle-ci serait sans doute des moindres. Sans savoir exactement quelle quantité employée mais se souvenant des conseils de son professeur, il déposa du lubrifiant sur son anus tout en se contorsionnant pour réussir à avoir le meilleur accès possible. Il souffla et appuya un peu tout en poussant sur ses muscles internes pour faire légèrement rentrer son doigt et se préparer de l’intérieur. Il poursuivit en recouvrant le gland et la moitié de la hampe du produit gras et sans attendre, il glissa le jouet entre ses cuisses. Le gland, si large, heurta son anus, si serré. Il ne pourrait pas le faire pénétrer ainsi, mais ce n’était pas son but. Pas maintenant. Pas si vite. Il frotta le jouet contre lui, sans même toucher à son érection.

Son membre durcit contre son ventre, suinta de son plaisir alors que tout son épiderme se couvrait de frisson. Alors c’était ça que ça ferait ? Il haleta et appuya un peu plus contre son anus qui s’entrouvrit à peine. Aussitôt son corps eut un réflexe de rejet, il s’éloigna alors que ses muscles se contractaient empêchant toute pénétration. Il reprit les douces stimulations, passant et repassant ce membre si doux contre lui. C’était bon. C’était bon et il aimait ça. Ses propres bourses se contractèrent, le prévenant presque qu’il atteignait le point de non-retour. Il voulait s’arrêter avant de jouir, puis se préparer un peu plus de ses doigts, s’élargir et peut-être faire pénétrer le jouet très légèrement. Seulement, il fit un mouvement de trop et il explosa. Sa jouissance éclata et sa semence le macula. Le jeune se laissa retomber sur le dos, le souffle court, horriblement surprit. Son cœur battait la chamade, le sang avait envahi son visage et son cou. Le temps de se reprendre, il posa le jouet sur son ventre. Il était lourd et long. Cette constatation le fit tressaillir.

Le jeune Oom attendit un moment que son rythme cardiaque s’apaise, puis il retourna poser la pulpe de ses doigts sur son muscle noué qui allait devoir apprendre à s’ouvrir. Il appuya légèrement et grimaça devant la douleur. Diese’li leur avait donné des exercices précis et des consignes. Il tenta de se les remémorer pour les appliquer. Il devait se détendre, décontracter ses muscles, pousser légèrement comme s’il cherchait à prendre ce qui s’imposerait à lui, … Il mit un certain temps avant de réussir à faire pénétrer deux de ses doigts. Il se massa, sans aucune tendresse et sans savoir si ça serait suffisant, puis, il retenta. Il posa le grand jouet contre son intimité et appuya tout en poussant depuis l’intérieur. Il sursauta lorsqu’il sentit l’objet s’insinuer très légèrement et il dut reprendre, presque à zéro. Se détendre, aligner le sexe correctement et puis le manœuvrer tout en poussant sur ses sphincters. Une nouvelle fois, il échoua. Il recommença comme si ça n’avait aucune importance, encore et encore jusqu’à ce que la sonnerie du repas ne résonne dans les coursives.

Il était déçu, mais il rangea tout l’équipement dans le sac, loin de son anus endoloris par les essais. En se relevant, il prit le seul et unique linge de la pièce, le déposa dans l’espace qui le nettoierait et en installa un autre. Il alla ensuite déposer son sac dans l’un des casiers disponibles. C’était la première fois de sa vie qu’il en employait un. C’était la première fois qu’il avait quelque chose de personnel, c’était à lui. Il referma la petite porte et déposa sa main dessus pour la verrouiller. Seul lui ou quelqu’un possédant un nom, bien-entendu, pourrait l’ouvrir. Un peu bêtement, il se prit à sourire à cette idée. Il aimait avoir quelque chose et s’il parvenait à son objectif, il aurait beaucoup de choses à lui.

La sonnerie ne se renouvela pas, mais il suivit les autres. Il en connaissait certains, mais ils étaient régulièrement changés de secteurs et … à quoi bon entretenir des liens ? Ils n’étaient que des sans-noms. Pour le moment, ils ne valaient rien. Ainsi, le petit Oom marcha passant complètement inaperçu au milieu des autres jusqu’au grand réfectoire. C’était une pièce immense aux murs bleus. Il avança jusqu’à la première zone disponible et s’installa sur le tabouret. Ils mangeaient seuls, face à un mur, un plat qui avait été déposé peu avant par un autre sans-nom.

C’est un petit bloc jaunâtre, légèrement grillé et s’il avait été chaud, il était à présent tiède. A côté, du bol dans lequel il était posé, il y avait une cuillère et la possibilité d’y ajouter un peu de sauce. Il ne le fit pas, il ne le faisait jamais. En réalité, il mangea vite et sans trop y réfléchir avant de poser la cuillère et le bol dans l’espace dédié à la vaisselle sale. Son esprit était occupé, littéralement captivé, par l’activité qui allait occuper le reste de sa journée. Il avait réussi à être un très bon élève en cours. Alors certes, ils n’étaient ni notés, ni classés, mais pour accéder aux cours supérieurs il fallait valider les précédents et il avait fini par atteindre des cours vides et il en avait tiré les déductions logiques. Il voulait atteindre le même niveau d’excellence à présent que les choses devenaient physiques car au bout du compte, c’était cet aspect qui lui permettrait de se démarquer.

Il retourna rapidement dans la chambre, récupérant son équipement au passage. Il fallait qu’il y arrive. Idéalement sans trop de douleur, mais il fallait qu’il réussisse. Alors il reprit le lubrifiant et lentement, patiemment, il travailla l’entrée de son corps en se contorsionnant pour l’atteindre. Ça aurait été plus simple que ce soit un examinateur qui l’aide et qui l’initie, mais les examinateurs n’aideraient que le jour J, lorsqu’il serait évalué à son tour, dans quatre ans. Oh il trouverait sans doute quelques personnes travaillant dans la couveuse pour l’aider… mais pas immédiatement. Il allait d’abord devoir s’entraîner dur.

De ses doigts, le jeune poussa un peu plus sur son corps, le forçant à s’écarter, le travaillant, le modelant lentement tout en respirant profondément pour se détendre. Il allait y arriver. Il allait y arriver et un jour ou l’autre, il serait le prétendant que choisirai l’Akoutie. Cette pensée l’aida et quand il reprit le jouet, il put pousser le gland contre sa chaire et il pénétra légèrement. Il s’arrêta là, choqué et meurtri. Il se recouvrit de frisson, il se sentit gelé, mais ne sortit pas le jouet de lui pour autant. Au contraire, tout en soufflant doucement, il le rentra plus profondément. Sa barrière naturelle se referma derrière le gland large, pulsant contre la hampe. Le jeune se mit à gémir.

Il se laissa aller vers l’arrière, s’installant un peu mieux contre le mur et puis il posa une main sur sa propre verge totalement flasque sous le coup des émotions et il commença à la masser. Lentement, elle durcit alors que de son autre main, il atteint sa petite poitrine ronde. Il soupesa l’un de ses propres seins qui tenait allègrement dans la paume de sa main fluette et puis, il en caressa le bout. L’éclat de plaisir lui fit fermer les yeux. Il reprit ses caresses jusqu’à ce que sa propre hampe ne devienne dure, mais à chaque mouvement involontaire, le grand sexe s’enfonçait un peu plus en lui, faisant fuir le plaisir.

Il faudrait apprendre à aimer ça. Il faudrait apprendre à désirer cette pénétration pour plaire à un mâle fécondateur. Comment allait-il faire ? Par moment, cette idée le pétrifiait, puis il se reprenait. Il allait devenir quelqu’un, il allait gagner un nom et grâce à cet entraînement qu’il s’imposait il irait plus loin encore.

Le petit Oom sursauta et ses yeux s’écarquillèrent alors que l’engin alla plus loin encore lui arrachant un halètement. Il refit un aller-retour et observa, un peu incrédule, son sexe y répondre. Ca devenait meilleur. Ca devenait bon. Il amplifia le geste et une partie un peu plus longue de la hampe s’avança encore dans son corps. Tout son corps se révulsa sous le plaisir qui montait longtemps alors que le jouet frottait sa prostate.

Juste à l’extérieur de ce petit espace personnel sans porte, d’autres commencèrent à passer. La journée était presque terminée. Les jeunes prétendants regagnaient leurs quartiers pour se reposer. Ils furent nombreux à passer devant la pièce sans même y jeter un coup d’œil, sans prêter attention aux halètements, aux gémissements et autres bruits. C’était habituel.

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