Chapitre 5

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Finalement, je me changeai à la hâte. Le pantalon était fait d'un tissu fin et blanc. Les jambes, que j'avais cru bouffantes au début, étaient faites de sorte qu'une longue ouverture se crée sur l’avant de chaque jambe, seulement retenue par des pièces de coutures incrustées de pierres bleu ciel, aux genoux et à la ceinture. Cette dernière ne montait pas très haut, elle était même bien basse, tenant sur le bas de mes hanches.

Je suis sorti de la salle de bain en cachant mon intimité, qu'on devinait largement sous le tissu non doublé. Ce n’était pas le moins du monde plus couvrant que celui d’avant ! Esteban m'attendait près de la porte, je l'ai rejoint et il a glissé un bras sur mes épaules.

- Je vais te faire visiter les étages, puis nous descendrons au jardin ensuite, d'accord ?

J'ai hoché la tête. De toute façon, c'étaient les termes de notre contrat, je devais lui obéir ; il ne posait la question que pour la forme.

Quand il a ouvert la porte, j'ai senti une bouffée de joie m'envahir. J'allais sortir, enfin !

Nous avons débarqué dans un grand couloir. Un tapis élégant d'une jolie couleur blanche et or le traversait tout du long. Alors qu'Esteban m'indiquait le chemin à suivre, je m'attardai sur les tableaux présents. Certains représentaient des démons qui lui ressemblaient beaucoup, d'autres figuraient des scènes de batailles, puis d'autres des scènes de luxure. Tous étaient encadrés de belles pièces de bois travaillées.

- Ce couloir n'est composé que de chambres. La mienne, c'est la porte tout au fond, tu ne peux pas te tromper.

Je regardai derrière nous, là où pointait son pouce et vis une porte aux couleurs de sa peau. Effectivement, il aurait été compliqué de la manquer. J’en profitais pour tout examiner autour de moi. Je m'attardai sur les dorures, les tympans qui habillaient ce couloir. Puis, au fond, nous arrivâmes devant un grand escalier, recouvert du même tapis blanc et or. Esteban m'expliqua que l'étage supérieur était celui des domestiques, il me dit que chacun avait sa chambre avec salle de bain, ce qui m'étonna. Ce n'était pas ce que je m'attendais de la part d'un démon.

En bas de l'escalier, il me fit visiter un grand bureau, plusieurs salons d'accueil et de réception, l'immense cuisine où travaillaient déjà quelques personnes encore vêtues de noir. L'un d'eux vint vers Esteban, lui tendant une coupe.

- Esteban. Nous avons fini la préparation que tu nous avais demandée. Goûte !

Je fus étonné qu'il ne réagisse pas à l'ordre donné par le cuisinier. Il goûta simplement le plat et sourit au jeune homme.

- J'aime beaucoup. Vous pouvez ajouter des épices, mais sur le principe, c'est parfait. Continuez comme ça et nous serons prêts pour demain.

Je relevai des yeux interrogateur vers lui. "Demain"? Que se passait-il demain ? Il rit et s’adressa au jeune homme.

- Tu nous apporteras le repas dehors.

Puis, sans attendre la réponse, il a remit son bras sur mon épaule et nous a fait faire volte-face pour sortir de la cuisine. Après une présentation succincte des quelques autres pièces présentes, il me guida enfin vers une porte menant sur l’extérieur.

J’accélérai le pas, impatient de sortir. Je me défis rapidement de son bras et tendais la main vers la poignée. Avant qu’il n’ait dit le moindre mot, j’ai reculé rapidement. La dernière fois que j’avais voulu en ouvrir une qui donnait sur l’extérieur, je l’avais amèrement regretté. J’ai reculé encore, jusqu’à bousculer Esteban. Je l’ai alors contourné pour me placer derrière lui. Je ne voulais pas ouvrir cette porte ! Il m’a regardé du coin de l’œil et a ricané avant de saisir à son tour la poignée et de l’ouvrir.

Instantanément, j’ai reculé encore d’un pas et j’ai mis mon bras devant mon visage, fermant les yeux pour ne pas être aveuglé. Je me suis tendu, attendant le hurlement de l’alarme qui n’est pas venu. Par contre, une grande main a baissé mon bras. En rouvrant les yeux, je vis le démon qui me souriait.

- N’aie pas peur. Tu peux sortir.

Je fixais l'extérieur, j'avais vraiment envie de sortir, mais une angoisse restait. Le démon m'a tendu la main, j'ai froncé les sourcils avant d'apposer ma main dans la sienne. Il m'a souri de plus belle et m'a tiré pour nous faire sortir de la maison.

Le jardin s'ouvrait sur une grande terrasse faite de pierres blanches. Sur ma gauche direct, je vis la piscine que j'avais remarqué plus tôt, elle me semblait immense et était aussi entourée de pierres luminescentes.

L'eau était d'une jolie couleur turquoise et j'avais très envie d'aller piquer une tête.

Plus loin devant moi, après un espace de pelouse tondue à la perfection, se trouvait le grand potager entouré par un immense verger. À eux seuls, il pouvait aisément faire vivre une petite ville. Je remarquais encore les serviteurs, habillés de noir qui cueillaient, rebutaient et prenaient soin des plantes.

Sur la droite, une grande tonnelle recouverte de tissus légers dans les tons orangés couvrait un espace de repos. Des myriades de coussins, de couvertures et de tapis s'y enchevêtraient, comme pour nous inviter à s'y reposer. Au centre, se trouvait une table ronde où se tenait déjà un grand pichet de liquide foncé et quelques verres.

Esteban me conduisit justement à la tonnelle. Une fois assis, une brise fraîche nous parvenait, me mettant plus à l'aise. Il faisait si chaud dans ce monde !

Le démon s'allongea et me fixa. J'évitais consciemment son regard, ne voulant pas l'inciter à plus de camaraderie. Pourtant, il attrapa de nouveau ma main et me fit m'allonger en face de lui.

J'étais mal à l'aise. Je n'avais rien à dire à ce démon, et je n'avais pas envie de lui faire la causette. Je voulais seulement que ces deux jours passent vite pour que je puisse enfin rentrer chez moi.

Malheureusement, Esteban n'était pas de cet avis, il tourna donc vers moi son sourire habituel.

- Ce soir, nous irons en ville. Il y a un spectacle que je voudrais que tu voies.

- Un spectacle ?, demandai-je sans grand entrain, seulement pour donner le change.

- Oui, pour l'arrivée du solstice d'été. Chaque année, les organisateurs redoublent d'imagination pour nous organiser des festivités, alors, je n'ai pas envie que tu loupes ça.

Je hochais la tête. De toute façon, même si je lui disais que je n'avais aucune envie de me mêler à tous ces êtres abominables, il ne me laisserait pas le choix. Le contrat était clair, je n'avais pas le droit au refus.

Soudain, une de ses mains se glissa entre les coussins et ma taille pour finir sa course sur ma hanche, englobant mon dos. Je me retrouvais presque collé à lui et dans un réflexe, je le repoussais pour maintenir une distance de sécurité. Son autre main caressa mes cheveux, jouant parfois avec des mèches esseulées et s’attardant sur mes cornes.

J'avais le regard fixé sur son torse, il était hors de question que je le fixe dans les yeux. J'y voyais généralement trop de tendresse pour y croire sans devenir fou. La seconde main quitta mes cheveux pour s'aventurer dans mon cou. Il ne me caressait pas vraiment, ne faisant qu'effleurer ma peau, comme s'il avait peur de la briser en la touchant réellement.

De mon cou, elle passa sur mon torse, puis sur mon ventre où son toucher se fit plus prononcé avant de remonter sur ma hanche, rencontrant sa sœur pour dessiner la courbure de ma cuisse. Sa peau était fraîche, pas aussi froide que la mienne, mais dans ce climat tempéré, je commençais à trouver ses caresses agréables et rafraîchissantes.

Sur ma cuisse, il ne mit pas longtemps à passer ses doigts par l'ouverture du tissu, tandis que son autre main se déplaçait de ma hanche à ma fesse qu'il empoigna à pleine main. Surpris, je laissais échapper un petit cri et m'écartais, tentant de fuir.

- N'aie pas peur, j'ai seulement envie de te câliner. Tu ne trouves pas ça agréable dans cette chaleur ?

Je gémissais, incertain de ma réponse, ce qui m’énerva. Je n’aimais pas ce qu’il provoquait en moi. La fraîcheur de sa peau était un délice, mais le fait qu'un démon me touche si intimement me mettait mal à l'aise.

Il se pencha vers moi, resserrant sa prise sur ma fesse et agrippa ma cuisse pour la positionner sur sa hanche. Dans cette position, j'étais totalement collé à son corps, seul son visage, plus haut que ma tête, ne me touchait pas. Puis, je le sentis déposer un baiser sur une de mes cornes. Je fermais les yeux pour m'empêcher de réagir, répétant mon mantra cinq ou six fois dans ma tête.

Ses doigts, qui caressaient ma cuisse, remontèrent sur mon menton, me forçant à lui faire face. Je rompais assez rapidement le contact visuel beaucoup trop profond pour moi et alors que je tournais un peu la tête, il posa ses lèvres sur les miennes.

Je refermais mes mains sur son torse, me répétant en boucle que je n'avais pas le droit de le repousser. Sa langue titilla mes lèvres et j'ouvrai la bouche pour le laisser entrer. Elle s'enroula autour de la mienne, rafraîchissant ma cavité buccale de façon agréable.

Sa main se mit alors à pétrir ma fesse, je laissais malgré moi un petit soupir d'aise franchir mes lèvres. Oserai-je avouer que j'avais trouvé ça plaisant ? Il sembla le comprendre, redoublant ses pressions sur cette partie de mon corps, remontant parfois légèrement sur le bas de mon dos.

De mon côté, mon souffle se raccourcit. Entre le baiser et les caresses, je ne savais plus où donner de la tête. Surtout depuis que j'avais senti mon membre durcir. Comment ? Et pourquoi ? Je n'aurai pas dû réagir à son toucher. J'aurais dû le repousser, hurler, me débattre. J'ai tenté de retirer ma cuisse de sa hanche pour cacher mon érection, mais il ne me laissa pas faire, me collant à lui une nouvelle fois. C'est à ce moment précis que je compris qu'il bandait aussi. J'avais très bien senti sa grosseur indécente contre mon ventre !

Il libéra enfin mes lèvres, me laissant le souffle court et les joues rosies. Nos regards se croisèrent un instant avant que je détourne le mien, il souriait. Il avait vraiment l'air heureux de mon comportement. Je laissais retomber ma tête sur un oreiller moelleux et il en profita pour fondre sur mon cou. Il le lécha, le mordilla et l'embrassa. Une vague de frisson déferla sur mon corps alors que je sentais ma virilité tirer. Je dus me rendre à l'évidence : il m'excitait. Je prenais du plaisir à être touché et embrassé par ce démon.

Cette constatation brisa quelque chose en moi. Je ne savais pas encore ce que j'avais réduit en morceaux, mais bientôt, je ramasserai les pots cassés de mon esprit si faible.

La main qui guidait mon menton redescendit sur mon buste et ne mit pas longtemps à trouver mon téton, commençant immédiatement à le titiller. Je laissais échapper un gémissement plus puissant que j'aurais voulu et son bras dans mon dos se resserra encore plus. Sa bouche s'empara à nouveau de mon cou et dans un réflexe, je mis la mienne sur la base du sien.

Ce geste ne dura qu'une seconde, le temps que je me rende compte de mon erreur. Je reculais alors vivement le haut de mon corps et repoussait le démon.

Il se laissa faire, puis il me rapprocha un peu de lui.

- C'est vrai que ce n'est pas très juste. Je te touche beaucoup et toi, tu ne me touches pas du tout. N'aie pas peur de le faire, je suis à toi autant que tu es à moi.

Sa phrase me fit rougir encore plus. Je tournais la tête pour cacher ma gêne, puis, sa main attrapa la mienne pour la guider jusqu'à son corps. Il la posa sur son torse, puis la fit glisser jusqu'à son ventre, remontant sur sa taille pour finir dans son dos. Je le laissais décider pour moi, mais quelque chose me gênait : j'aimais bien le toucher. Il était si frais, si doux, bien bâti... Qui aurait pu résister à ça ?

Quand il a lâché ma main, je la laissais dans son dos, faisant de petits mouvements de rotation pour le toucher et récupérer sa fraîcheur. Il m'a souri avant de déposer poser un baiser sur mes lèvres.

- Tu sais que tu n'as aucune chance que je reste, pas vrai ?

Il me sourit, renforçant sa prise sur moi et reprenant son pétrissage de fesse.

- Ne sois pas si catégorique. Cela ne fait même pas une journée que je t'ai fait cette offre. J'ai encore tout mon temps pour te convaincre de rester.

Je secouais la tête, vraiment, il ne doutait de rien.

- Regarde, ton corps m'a déjà accepté, ricana-t-il en se saisissant de mon membre.

Il le caressa d’un doigt sur toute sa longueur, me faisant gémir. Un long soupire sorti de ma bouche et il se pencha à mon oreille.

- Regarde.

Je baissais les yeux sur mon pantalon déformé par mon érection et quand il passa son doigt sur la couture centrale, je vis les tissus s'écarter l'un de l'autre. Sa main passa sur mon sexe, puis mes boules pour finir par rejoindre la ceinture au-dessus de mes fesses. Mon sexe sorti alors de son fourreau presque transparent et alla buter contre le bas-ventre du démon.

J'avalais bruyamment une grande goulée d'air et me tournais dos à lui, me recroquevillant en position fœtale pour me cacher.

- Fen, ne sois pas gêné. C'est agréable de voir que nous nous plaisons, ce n'est pas quelque chose dont tu dois avoir honte.

- Tu ne me plais pas ! C'est seulement mon corps qui réagit parce que tu me touches tout le temps. C'est juste une réaction physique ! Il n'y aucun sentiment. Tu ne me plais pas !, dis-je pour me défendre.

Il fit pression sur mon épaule pour que je bascule sur le dos. En jetant un coup d’œil furtif vers lui, je ne remarquais qu’un immense sourire qui fendait son visage. Puis, il se mit à genoux et se déplaça devant mes jambes repliées. Il posa délicatement ses mains sur mes tibias et les écarta. C’est à ce moment précis que je compris qu’il avait plus de force physique que moi. J’ai tenté de résister, mais c’était comme si je n’avais rien fait.

En un éclair, je me retrouvais les jambes complètement ouvertes. Mes mains couvraient mon sexe tendu, me laissant encore un minimum de dignité. Ses yeux parcoururent mon corps sans aucune retenue et il se pencha vers moi, plaçant sa taille entre mes genoux et une main à côté de ma tête pour se soutenir. Sa seconde main se posa sur les miennes.

- Tu ne veux pas ôter tes mains ?, me demanda-t-il d’une voix tintée d’amusement.

- Non. Je ne veux pas que tu me touches là !, répliquais-je rapidement.

Son sourire carnassier me fit comprendre mon erreur. Il se pencha vers moi et embrassa ma joue.

- Très bien, alors, j’attendrais que tu enlèves tes mains tout seul.

Toujours penché sur moi, il descendit néanmoins sur mon corps et déposa un baiser sur mon buste. Je tournais la tête, me contraignant à garder mes mains sur mon sexe. Sa bouche caressa ma peau, me provoquant quelques frissons et alors que mon corps se tendait, sa langue vint lécher un de mes tétons. Je gémis plus violemment que je l’aurais voulu, me faisant resserrer les cuisses autour de sa taille. Ces gestes l’encouragèrent malgré moi, il maltraita mon bouton de chair avec ses lèvres, sa langue, le mordillant parfois. De mon côté, je ne pouvais rien faire à part gémir et me contorsionner légèrement, les yeux fermés et le souffle court. Sa seconde main caressait ma taille migrant parfois sur ma hanche, pressant la rondeur de ma fesse.

Je me mordais les lèvres, m’interdisant de le regarder, alors que j’en avais très envie. Je ne voulais pas l’encourager, pourtant, s’il arrêtait maintenant, je savais qu’un sentiment de déception m’envahirait. Alors qu’il mordillait de nouveau mon buste, sa main remonta et s’empara de mon téton libre.

Dans un réflexe dû au plaisir que je ressentais, une de mes mains saisit son épaule. J’avais besoin de tenter quelque chose, n’importe quoi qui lui aurait fait comprendre que… Que quoi, au juste ? Que j’appréciais ce qu’il me faisait ? Les doigts qui torturaient amoureusement mon buste vinrent agripper les miens qui s’égaraient dans son cou. Il les entrelaça et remonta nos mains au niveau de mon épaule.

Je gardais les yeux fermés, comme si ça pouvait me faire oublier tout ce qu’il me faisait ressentir, comme si tout ce qu’il se passait n’avait pas d’importance ou de conséquences.

Sa bouche relâcha enfin ma petite boule érogène pour descendre sur mon ventre, son souffre frais faisait naître des frissons sur mon épiderme. Il l’embrassa des dizaines de fois, se rapprochant dangereusement de mon bas-ventre. Malgré moi, je commençais à balancer des hanches, je me frottais légèrement à la seule main qui me servait de protection. C’était indécent et à la limite du supportable.

Quand je sentis sa joue toucher mon gland, un petit gémissement m’échappa. Il resserra ses doigts autour des miens et déposa un baiser sur la pointe de mon sexe. Basculant la tête en arrière, je me servis de ma seule main de libre pour saisir ses cheveux. Mais mes doigts ne firent que caresser le haut de son crâne tandis que sa langue s’enroulait autour de mon sexe.

- Esteban, gémissais-je en englobant son crâne de ma main.

Il ne répondit rien, trop occupé à faire passer ses lèvres sur la longueur offerte de ma virilité qui tressaillait sous ces sensations nouvelles. C’était tellement plaisant que j’en voulais plus.

Il lâcha ma main et s’allongea entre mes jambes alors que je croisais les bras devant mes yeux, ne tentant plus de retenir mes petits cris de plaisir. Ses mains s’affairèrent à me caresser, l’une accompagnant ses caresses buccales tandis que l’autre s’aventurait sur mon ventre, ma hanche ou ma cuisse.

Puis, un éclair de lucidité traversa mes neurones, l’espace d’un instant. J’ai attrapé à deux mains ses cheveux pour le repousser. Je l’ai vu grimacer, j’ai donc continué. J’ai violemment tiré sur ses cheveux pour le faire basculer en arrière en même temps que je me redressais et une fois qu’il a été allongé, une de mes mains s’est déplacée sur son cou.

- Je ne veux pas que tu me touches, crachais-je.

- Dit-il alors qu’il bande si fort, se moqua-t-il.

Avec un sourire, il plaqua sa main sur mon sexe. Ma colère augmenta encore un fois. Je me mis à grogner de rage. Si seulement j’avais mes pouvoirs, je pourrais réduire ce monde à un gros glaçon. Je pourrais tous les tuer. Une violente force grandit en moi alors qu’un sourire se dessinait sur mes lèvres. Cette sensation, je la connaissais par cœur. Parce que cette sensation, c’était celle de la glace qui courait dans mes veines, celle de mon pouvoir, celle de mon honneur et celle de sa défaite prochaine.

Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, mais j’étais tout à fait capable de dire que mon pouvoir revenait. En jetant un œil au bracelet que le démon m’avait placé, j’ai vu qu’il était fêlé. Je lui ai souri de toutes mes dents et je me suis relevé rapidement. Quand il a tenté de faire de même, j’ai placé ma main libre sur le bracelet le toisant d’un air hautain. Immédiatement, le bijou a été recouvert de glace et je l’ai facilement brisé.

J’ai vu les morceaux de bracelet tomber au sol déjà recouvert de cinq bons centimètres de neige. En levant les yeux, je vis que le ciel avait été nappé de nuage blanc doucereux qui faisait déjà tomber une bonne quantité de ma neige sur tout ce monde. Finalement, je ne serais pas resté très longtemps ici.

Un long rire est sorti de ma bouche alors que je voyais des flocons tomber autour de nous. L’air s’était radicalement rafraîchi et les sourcils du démon se sont froncés. J’ai fait quelques pas dans la neige, appréciant son contact contre ma peau.

- Maintenant que j’ai mes pouvoirs, tu ne peux plus rien !, hurlais-je. Je vais rentrer chez moi, mais avant, je vais m’assurer de détruire cet endroit si misérable !

Le démon s’élança vers moi, mais je fus plus rapide. Disparaissant dans une tempête de neige, je réapparus dans son dos. Créant rapidement un poignard de glace, je n’eus qu’à m’avancer d’un pas pour enfoncer la lame dans le bas de son dos, déversant une belle quantité de sang noir sur sa fesse. Il a gémi de douleur et tomba à genoux tandis que je riais. J’ai fait disparaître ma lame de glace et glissais ma main dans sa blessure pour l’élargir. Il a tenté d’attraper mon poignet, mais je lui ai rapidement fait une clé de bras et le poussais face contre le sol.

- On dirait que c’est mon tour de m’amuser ! Comment veux-tu mourir, démon ?

Il a voulu tourner la tête vers moi pour parler, mais, sans que je m’y attende, j’ai reçu un violent coup à la tête. La puissance de l’attaque m’a fait voler à plusieurs mètres. J’atterrissais dans la neige et glissais un peu. Pris d’un sentiment de rage intense, je me redressais pour voir Estia courir vers moi. « Alors c’était elle, me dis-je ». Je ne connaissais pas les démons de l’eau. Je pensais, que n’étant pas dans son élément naturel, elle serait faible, mais son coup m’avait prouvé le contraire. Arrivant sur moi, elle m’a craché quelque chose en langage démoniaque et elle a sauté pour m’attaquer.

Ensuite, tout s’enchaîna très vite. Alors que je me préparais à riposter à son attaque, elle devint invisible et une seconde plus tard, je me retrouvais bloqué. J’avais du mal à bouger et quand j’ai essayé de respirer, j’ai avalé de l’eau. C’est à ce moment que je compris, j’étais emprisonné dans une grande bulle d’eau.

Incapable de respirer, j’ai conçu deux lames de glace et j’ai transpercé la bulle en plusieurs endroits. Elle éclata et je tombais violemment au sol, tentant de respirer. J’observais l’eau onduler sur l’herbe et pour former une boule un peu plus loin qui se transforma en Estia. Je me redressais de nouveau le souffle court, attendant une nouvelle attaque, mais la démone de l’eau ne bougeait pas. Elle gisait sur le sol et ne faisait plus aucun mouvement.

Reprenant peu à peu mon souffle, je me relevais, pas peu fier. Moins de dix minutes et déjà deux démons à terre. J’inspirais, gonflant mes poumons de satisfaction. J’allais laisser ce monde mourir sous une aire glacière. Mais alors que je me concentrais pour rentrer chez moi, je sentis qu’on m’enfilait un collier large. Sursautant de surprise, je me retournais pour voir Esteban. Mon sang ne fit qu’un tour, créant une nouvelle lame de glace, je lançais mon poing pour transpercer son ventre, mais mes doigts rebondirent sur sa peau.

J’ouvris de grands yeux. Non, non ! Un piètre sourire s’afficha sur le visage du démon.

- Calme-toi, me dit-il. Le collier a la même fonction que le bracelet. Tu n’as plus de pouvoir.

Sur ces paroles, il se détourna de moi et se dirigea rapidement vers Estia alors que je me laissais tomber à genoux. Comment ? Comment avait-il fait pour récupérer ce collier ? En voyant le démon partir en emportant Estia dans ses bras, un sentiment de malaise s'installa en moi. Je venais de les agresser et de rater ma tentative d’évasion. Mes maigres chances de m’enfuir venaient de disparaître devant moi… Avant de passer la porte, Esteban s'est tourné vers moi et le regard qu'il m'a renvoyé m'a fait baisser les yeux. Toute ma colère était partie, seule la gêne et la tristesse restaient. Je me suis renfrogné, détournant le regard et je restais à côté de la tonnelle, comme un imbécile, voyant mes derniers nuages de neige disparaître.

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