En chute libre

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Arthur s'installa dans le canapé, son petit déjeuner sur les genoux. Il alluma la télévision. Les images qui firent irruption devant ses yeux achevèrent de le réveiller. "...encore inconnue, commentait le journaliste avec un air grave, les centrales nucléaires de toute l'Amérique viennent d'exploser créant un nuage radioactif d'une ampleur sans précédent qui a déjà fait des milliards de victimes et plongé le contient dans le noir le plus total. Les survivants sont très peux nombreux." L'image se coupa mais le commentateur continua: "Nous sommes au regret de vous annoncer que plus aucunes images ne nous parviennent et vous conjurons de vous confiner dans un endroit isolé, car le nuage se déplace à une vitesse fulgura...". La télévision et toutes les lumières s'éteignirent.

Le jeune homme paniqua. Sa sœur, ses parents et son grand père étaient à la plage! Ils pouvaient mourir d'une minute à l'autre! Ne réfléchissant plus, Arthur se précipita à l'extérieur et couru à perdre haleine jusqu'à la plage. Quand il arriva, il vit que la panique s'était déjà emparée des baigneurs. Quelqu'un avait dû les mettre au courant. Il remarqua la présence d'un énorme nuage noir qui avançait à une vitesse folle vers eux. Au milieu des cris, et de la bousculade, il finit par apercevoir sa mère. Le jeune homme cria:

" -Maman!

-Arthur! Tu n'as rien!

-Où sont Papa, Charlotte et Grand-père?

-Je ne sais pas j'ai perdu ton père et ton grand-père de vue dans la cohue et ta sœur jouait dans l'eau loin de nous elle a dû être emportée dans tout ce bazar. Par la chercher, je m'occupe d'eux . On se rejoint à la maison, le premier groupe qui arrive commence scotcher les portes, les fenêtres et les aérations. Si vous arrivez avant nous et que vous avez finit de tout scotcher minutieusement, fermez le dernier accès à la maison, on se débrouillera.

Derrière son ton en apparence assuré, Arthur devina la panique et l'inquiétude de sa mère. Il lui demanda:

-Et vous?

-Ne t'en inquiète pas. Occupe-toi de Charlotte, c'est tout ce que je te demande.

-OK. A toute à l'heure. Bonne chance.

-Bonne chance, on se retrouve bientôt."

Les larmes aux yeux, Arthur sera rapidement sa mère dans ses bras puis partit à la recherche de sa petite sœur. Il l'appela durant un long moment, sillonnant la foule et finit par la trouver, assise contre un mur, le visage ravagé par un flot de larmes intarissable. Quand son frère lui tapota l'épaule, elle leva les yeux et se jeta dans ses bras.

"-Arthur! S'écria-t-elle, soulagée. Où sont les parents?

-Je ne sais pas. Maintenant que je t'ai retrouvée, on file à la maison."

Charlotte acquiesça. Le jeune homme la pris par la main et l'entraîna à toute vitesse en direction de la bâtisse. Au bout de quelques minutes la fillette conjura son grand frère de faire une pause. Ne voulant pas prendre de risque, Arthur préféra la prendre dans ses bras avant de continuer aussi vite qu'il le pouvait. Il trébucha de nombreuses fois avant de s'arrêter quelques secondes pour reprendre son souffle. Ne s'accordant pas plus de temps, il reprit sa course effrénée vers la maison.

Lorsqu'ils arrivèrent seul leur Grand-père les accueillit. Il avait l'air effondré. Il ne restait plus que la porte d'entrée à scotcher et le visage de celui-ci s'éclaira quand il aperçu ses petits-enfants sains et saufs. Le jeune homme demanda, inquiet:"

-Où sont les parents?

Son Grand-père lui répondit d'une voix étranglée:

-Vos parents... Étaient très inquiets pour vous. Ils regardaient partout autour ne nous dans l'espoir de vous apercevoir. Bien entendu ils ne vous ont jamais vus. Alors que nous traversions la route au milieu de cette cohue, une voiture a déboulée et... Sa voix tremblota. Ils sont morts. L'automobiliste a fini dans le décor après avoir essayé de les éviter, en vain. Je suis resté planté au milieu de la voie, désemparé avant de me rappeler que vous auriez besoin de moi. J'ai continué vers la maison et j'ai préparé notre confinement en espérant que vous arriviez bientôt. "

Le frère et la sœur, décontenancés, pleurèrent en silence, dans les bras l'un de l'autre pendant que leur grand-père terminait de les calfeutrer à l'intérieur de la demeure, refermant sans le savoir un piège mortel autour d'eux.
























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