Chapitre 15 : Rumeur sanglante

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La nuit était fraîche signe que l'automnia commençait, Irvine marchait dans les ruelles toujours bondées par les habitués des bars et des cafés. Le silence ne régnait pas, mais cela n’empêcha pas ce dernier d'entendre les bruits d'une bagarre vers l'une des ruelles sombres. Irvine réajusta sa veste de chevaliers royaux en s'engouffrant dans la ruelle, décidé à mettre un terme au conflit inutile de deux habitants. Il tourna à l'angle et fut surpris de voir Claymore tenir un vieil homme par le col avec un regard menaçant.

- Me menacer ou même me frapper ne changera rien à la situation, dit le vieil homme. Le marquis Travius a déjà offert de grosses sommes à tous les centres de presses du royaume pour annoncer que la princesse Lys avait échoué dans sa mission. L'article paraîtra demain que je meurs ou non, alors ne me faites pas perdre mon temps, car le marquis Travius a des arguments bien plus convainquant que les vôtres.

- Je connais très bien ses arguments, répondit Clay, mais tu serais surpris des miens et regretterais de ne pas m'avoir écouté.

- Même si je renonçai à publier cette nouvelle, tous les autres journaux de la ville la publieraient et vous n'auriez jamais le temps de tous aller les menacer. Alors faites vous une raison.

- Je pourrai tous aussi bien incendier tous les centres presses du royaume, même si cela devait me prendre toute la nuit, dit Clay une lueur menaçante dans les yeux, et saches bien que je n’oublierai pas d'aller rendre visite à ta chère petite famille.

- Ça suffit, dit Irvine, laisses le partir, tu ne pourras rien faire de plus.

Clay rejeta brutalement le vieil homme, le regardant filer telle une bête traqué. Irvine s'avança donnant une tape sur le bras en lui disant :

- Aller vient avec moi que je te paye un coup à boire.

- Non ce n'est pas la peine, je n'ai pas le temps pour ça.

- Comme je l'ai dit, tu ne peux rien faire de plus ce soir, acceptes de perdre cette bataille et viens boire un coup avec moi sans discuter.

Clay suivit Irvine jusqu'à un bar où ils s'assirent au comptoir commandant une bière chacun, un long silence s'installa entre eux jusqu'à ce qu'Irvine le brise en disant :

- Je commence à mieux cerner le genre d'homme que t'es et je remarque encore une fois que t'es prêt à tout pour la princesse Lys.

- Comme chacun d'entre nous, répondit Clay.

- Peut-être, mais une chose est sûr, tu ne la regardes pas comme nous ou les autres la regardent.

- C'est seulement parce que je vois en elle un potentiel et une destinée plus grande que tout ce que vous pourriez imaginer. Je pense qu'elle est la seule capable d'instaurer la paix dans les trois royaumes.

- Et bien, tu parles d'une destinée, moi, je n'y vois qu'un énorme fardeau empli de souffrance et de douleurs, mais si c'est la voie qu'elle se choisit alors je la suivrai. Mais n'oublies jamais qu'elle n'est pas ta marionnette et que je serai toujours là pour la protéger, elle ne sera pas le pion d'un de tes vulgaires rêves de grandeur.

- J'ai bien reçu le message, répondit Clay.

- Irvine mon pote, quelle coïncidence on a choisi le même bar, dit une voix derrière eux.

- Génial, voilà les pots de colle, répondit Irvine blasé.

- Ce n'est pas très gentil de dire ça de tes amis, répondit timidement Laura.

- Ne t'inquiète pas Laura il n'a pas dit ça avec méchanceté, c'est Irvine quoi, dit Raphaël en souriant, en plus regarde, il a invité Clay avec lui.

- Je ne l'ai pas invité, on s'est croisé par hasard.

- Aller Irvine ça sert à rien de leur cacher que tu m'as invité plusieurs fois à boire un verre vu qu'on est les meilleurs amis du monde, dit Clay d'un air espiègle.

- Quoi ? Mais ce n'est même pas vrai, répondit Irvine surpris.

- Ce n'est pas possible, comment t'as pu me faire ça Irvine ? demanda Raphaël, alors que c'est moi ton meilleur ami.

- Merci sympa Clay, maintenant, il ne va plus jamais vouloir me lâcher, et je vais en entendre parler pendant des mois.

- Je te demanderai bien de m'excuser, mais je n'en ai pas du tout envie. répondit Clay avec malice

- Après tout ce qu'on a vécu ensemble Irvine et nos longues conversations où tu faisais des grognements et moi mes ronflements, tu me brises le cœur, tu entends ? Tu as brisé le cœur de ton meilleur ami.

- Alors pour la dernière fois, je n'ai pas de meilleur ami ! tonna Irvine, je suis un solitaire.

- Et bien que tu sois un solitaire ou non, venez on va s'installer à une table, dit Laura.

Laura et les trois hommes allèrent s'installer à une table en coin près de la fenêtre, une nouvelle tournée de bière fut commandée où chacun parla et ria d'anecdote du passé.

- Pour ma part, dit Irvine, chacune des missions que j'ai eu a effectué se sont toujours bien passé.

- Ce n'est pas ce que le comte d'Epios raconte, dit Laura.

- Comment ça ? Demanda Clay.

- Et bien, en fait, Irvine a été chargé de protéger le comte d'Epios, mais d'après les rumeurs, Irvine lassé d'entendre ce dernier se plaindre, il lui aurait demandé de descendre de cheval et l'aurait fait courir derrière lui jusqu'à son château alors qu'il était poursuivi par une bande de brigands.

- En même temps, cet idiot n'avait qu'à pas me hurler dans les oreilles de me dépêcher, dit Irvine avec sérieux.

- Ça m'étonne de toi, dit Clay, et moi qui penser que tu incarnais le soldat parfait.

- Je reste plus parfait que la moyenne, surtout à côté de ce pitre et cette histoire d'eau bénite, dit Irvine.

- C'est quoi cette histoire ? demanda Laura.

- Lorsque je suis sorti de l'académie militaire, dit Raphaël en riant, j'ai été chargé de veiller sur le bénitier rempli d'une eau sacrée venant d'Anaris la sainte. Et je ne sais si c'est toutes les messes et les chants ennuyeux que cette eau a subi, mais il se trouve que je me suis endormi, indépendamment de ma volonté.

- Voilà une chose qui ne change pas, dit Laura.

- Oui enfin, reprit Raphael, il se trouve que je me suis réveillé un peu perdu et lorsque j'ai vu de l'eau, j'ai eu l'idée de me la passer sur le visage pour me réveiller. Mais c'est seulement une fois mon erreur commise que je me suis rendu compte que j'avais utilisé l'eau sacrée.

- Et comment as-tu fait pour te sortir de ce pétrin ? demanda Clay en souriant.

- C'est justement ça le plus drôle, j'ai remplacé l'eau sacrée par une eau ordinaire et aucun, pas même le grand cardinal Valic n'a remarqué la différence.

- Ça va, tu t'en tires bien, dit Laura, moi à cause de ma première mission, je suis interdit de séjour dans la ville de Baélis.

- Pour quelle raison ? Demanda Clay.

- J'étais en mission pour protéger le baron et veiller à ce que rien n'entrave un important traité commercial. Hélas, lorsque j'ai vu un homme s'avancer vers le baron avec un couteau, je me suis jetée sur lui pour le maîtriser.

- Et alors quel est le problème ? demanda Clay, tu as parfaitement accompli ta mission.

- En réalité pas vraiment, répondit Laura d'un air honteux.

- L'homme qu'elle a arrêté n'était autre que le serviteur du baron, s’esclaffa Raphael, et c'est pas le pire.

- Et c'est quoi le pire ? demanda Clay.

- En plaquant le serviteur, dit Laura, j'en ai bousculé un autre qui a renversé un plat brûlant sur la tête du marquis, qui a renversé un chandelier mettant le feu à toute la table.

Un long silence s'installa à table où Clay tenta de retenir son fou rire, mais après quelques secondes, n'y parvenant pas, tous les quatre éclatèrent de rire, recommandent une troisième tournée de bière.

- Et toi Clay, as-tu des anecdotes à nous raconter ? demanda Raphaël.

- Je doute que mes histoires soient aussi passionnantes et hilarantes que les vôtres.

- Mais si, ne t'en fait pas, ne sois pas timide, dit Laura complètement ivre. Moi, je me rappelle du jour où mon don du roi s'est révélé, j'étais sur une estrade devant tout mon village, pour je ne sais plus quel discours stupide. Quand d'un coup, un coup de vent à soulever ma jupe, montrant ma culotte à tout le monde, heureusement que j'en portais une. Là, j'ai plaqué ma robe en fermant les yeux morte de honte, tous en entendant les rires et les moqueries de tous.

- Je ne vois pas en quoi cette histoire est drôle, dit Clay.

- C'est vrai ça maintenant que je sais ça, je vais aller devoir tuer tous les habitants de ton village, dit Raphael d'une manière étrange.

- Comment ça ? demanda Clay surpris du chemin que prenait la conversation.

- Ne t'inquiète pas, dit Irvine, ils sont juste bourré, deux ou trois petits verres et c'est fini, on passe toute la soirée à connaître leurs petits secrets.

- Il y en a quand même un que tu ne saura pas, dit Raphaël mimant le signe du silence.

- Oh, vous allez m'écouter ! Tonna Laura, je n'ai pas fini mon histoire, alors comme je disais tout le monde se moquait de moi, mais en fait au bout d'un moment, j'ai réalisé que c'était des cris de peur et quand j'ai ouvert les yeux, tout était sans dessus dessous comme si une tornade était passée. C'est là qu'on m'a dit que c'était mon don du roi, et que c'est moi qui avait fait ça, si vous aviez pu voir leurs têtes s'était à mourir de rire.

- Et bien, la mienne est encore plus drôle, dit Raphaël complètement ivre, mon don du roi s'est révélé le jour où mes parents ont voulu me forcer à aller voir ma grand-mère. J'ai piqué une crise sur la place du village, provoquant un énorme tremblement de terre. Et bien vous savez quoi ? Après ça, plus jamais ils ne m'ont forcé à aller la voir.

- Raphaël, dit Laura se tournant vers lui tendant son petit poing, total respect.

Clay et Irvine regardaient les deux autres éclater de rire, se demandant combien de verres il faudrait qu'ils boivent pour entrer dans un tel délire. Brusquement, Laura se leva montant sur la table et cria:

- Alors comme ça on m'appelle Laura la maladroite ? Je mets au défi quiconque de me le prouver.

L'instant d'après tous les clients du bar avaient fait un cercle autour de Laura qui se tenait sur une chaise en équilibre sur une jambe avec une pile de vaisselle sur chacun de ses membres suspendu dans les airs. Les clients jetant chacun leur tour une assiette ou une tasse pour faire augmenter les piles, que chaque réussite provoquait l'euphorie et les applaudissements de tous. Ce ne fut qu'à force des multiples protestations du propriétaire du bar que le spectacle s'arrêta, Raphaël complimenta encore une fois Laura pour sa performance sous les yeux amusés de Clay et Irvine.

- Bon alors Clay, dit Laura en frappant du poing sur la table, quand est-ce que tu vas faire ta déclaration d'amour à Lys ?

- De quoi ? Quelle déclaration ? Balbutia Clay.

- Crois moi, tu dois lui dire que je l'aime, non ce n'est pas ça, il faut qu'elle te dise qu'elle t'aime.

- T'es sûr que c'est ça ? demanda Raphaël, parce que comment elle peut dire qu'elle l'aime si elle n'est pas là ?

- Tu marques un point donc je sais plus ce qu'il fallait dire, mais il faut que tu lui dises ton secret.

- Mais je n'ai aucun secret pour Lys, et je ne suis pas amoureux, bafouilla Clay.

- Chut, c'est un secret que tu dois dire à elle, nous on sais rien, on n'est pas là, dit Raphaël.

- Écoutes-moi bien Clay, dire à une personne que tu l'aimes, c'est libérateur, crois-moi, je le sais.

- Comment ça, tu le sais ? demanda Raphaël.

- Idiot, toi tu le sais, ce que je sais.

- Non pas ça, dit Raphaël, comment tu sais alors que j'ai dit, on ne sait rien, on n'est pas là.

- Vu qu'on est pas là et que personne est là, moi, je vais en profiter pour me mettre à l'aise, dit Laura en déboutonnant les quelques boutons qu'il restait de son chemisier.

Clay et Irvine attrapèrent Laura pour l’empêcher de se dévêtir devant tout le monde, décidant qu'il était temps que tout le monde aille se coucher. Clay raccompagna Laura et Raphaël jusqu'au dortoir des chevaliers royaux avec Irvine, puis se dirigea lui-même vers sa propre chambre dans la tour blanche se disant que la soirée avait été amusante ; mais que demain le serait certainement encore plus. Dès les premières lueurs de l'aurore, une brume fraîche recouvrait Ailesia, Lys et les chevaliers royaux se retrouvèrent au réfectoire des chevaliers royaux pour prendre un petit-déjeuner avant de se mettre en route pour la ville d'Anaris, grâce aux aigles géants. Clay se trouvait également à leur table étant donné que lui aussi partait pour une mission capitale dans la ville de Narsal, il était assis entre Irvine et Sylvia et face à une Laura et un Raphaël qui semblaient éprouvés de grande difficulté pour rester concentrer.

- Qu'est-ce qu'ils ont tous les deux ? demanda Sylvia à Irvine.

- T'as qu'a leur demander, je ne suis pas leur mère.

- Ils ont juste un peu trop fait la fête hier soir, dit Clay en souriant, mais j'avoue qu'Irvine et moi avons bien profité du spectacle.

- Oui, je me doute, Laura est vraiment une toute autre personne quandn elle a bu. J'imagine que Lys n'était pas avec vous ?

- Non, tu sais bien que lorsqu'elle est contrariée, elle s'enferme dans sa chambre, répondit Irvine. J'imagine que toi-même, tu étais trop occupée pour nous rejoindre ?

- J'étais très fatigué après notre mission, répondit Sylvia d'un air innocent.

- Pas besoin de nous raconter des mensonges, je sais très bien que tu as passé toute la nuit à veiller sur le général.

- Pourquoi tu dis ça ? demanda Clay, ne me dis pas que Sylvia est amou...

- Mais n'importe quoi, qu'est ce que tu vas imaginer, coupa Sylvia gênée.

- Ne te mets pas dans des états pareils Sylvia, dit Irvine, après tout Clay est dans la même situation que toi vis-à-vis de Lys.

- Mais pas du tout, dit Clay mal à l'aise.

- Ne soit pas gêné Clay, ça se voit comme le nez au milieu de la figure, dit Irvine.

- Je trouvais aussi que vous étiez bizarre, dit Sylvia, mais à présent tout s'explique, en tout cas Clay prends le comme tu veux, mais je te souhaite bonne chance.

Sylvia se leva, imitant le reste du groupe qui se dirigea au sommet de la tour blanche où des aigles géants attendaient. Clay les accompagna, son aigle géant l'attendait également, mais pour un chemin opposé à celui de Lys et des chevaliers royaux. Tout le monde avait grimpé sur sa monture sauf la princesse qui s'avança vers Clay et lui dit le regard plein d'inquiétude :

- Et bien nos chemins se séparent, je n'aurais jamais cru que ta présence me soit devenu si importante.

- Ne soyez pas triste, répondit Clay avec un sourire charmeur, pensez plutôt à demain matin, car ce sera le premier depuis bien longtemps où personne n'essaiera de vous tuer.

- Oui, c'est vrai, répondit Lys souriant avec peine, mais cela va tout de même me manquer, j'ai beaucoup apprécié que tu sois mon professeur.

- Ne vous inquiétez pas Princesse, je vais revenir et peut-être même juste à temps pour assister à la cérémonie sacrée.

- Normal que je sois inquiète, après tout, je ne serai pas là pour te protéger et faire tous le boulot, pendant que tu attends le bon moment pour attaquer.

Lys s'installa sur sa monture puis lança un regard intense à Clay et lui dit :

- Je t'interdis de mourir.

Sans attendre de réponse, Lys fit s'envoler l'aigle géant, Silver et les autres l'imitèrent, tous le groupe se dirigeant vers la ville sainte d'Anaris. Clay observa les aigles s'envoler et les silhouettes de ses camarades s'évanouir au loin bien que son regard soit seulement fixé sur la princesse qu'il espérait voir se retourner pour un dernier regard, mais hélas la distance les séparant ne lui permit pas de constater ce fait. Une fois les aigles géants disparuent, il monta sur le sien se disant que cette séparation ne pouvait être que bénéfique, après tout, ils avaient bien failli s'embrasser et céder à quelque chose que Clay ne pouvait obtenir, de part son identité, son rêve et tous le sang ainsi que les sacrifices qu'il avait consenti à verser ou à faire lui interdisait le droit au bonheur.

L'aigle géant s'éleva dans le ciel à une rapidité qui pouvait étonner les Ailesiens, mais qui laissa Clay de marbre, le seul point positif que cette créature avait comparé à un dragon était son corps doux et chaud mais même cela, Clay ne l'appréciait pas, préférant le contact frais et particulier des écailles. De plus, ce satané volatile était une vraie bourrique ne comprenant rien aux ordres de Clay, bien évidemment ce problème n'était dû qu'à l'inexpérience de manœuvrer un aigle géant, car contrairement à un dragon, il ne pouvait communiquer avec lui par pensée. Il fallut donc à Clay quatre heures pour arriver à Epios contre une heure et demi en temps normal, après un atterrissage catastrophique, il ordonna à ce maudit volatile de retourner à Ailesia sans lui. Puis il enfila une cape de voyage avec capuchon et releva son écharpe cachant la partie basse de son visage, car bien que la ville d'Epios était plus une zone touristique qu'une ville, les dragoniens et les chevaliers royaux n'y étaient pas les bienvenus. L'un pour les avoir attaqués par surprise avec un énorme dragon des mers et l'autre pour ne pas être venus les sauver, seuls les soldats du Rohk étaient acclamés ici comme des héros et quoi de plus naturel pour ceux ayant réussi à abattre le dragon des mers du roi Clovius.

Depuis cet exploit, la ville s'était construite autour de la carcasse géante du dragon qui donnait l'impression d'être l'épée d'un dieu géant enfoncé dans la terre. Clay avait de la chance d'être quelqu'un qui apprenait de ses erreurs et que les habitants de cette ville n'aient aucune mémoire, car la première fois où il était venu dans cette ville, il avait été hué et du combattre beaucoup d'habitants quand il leur dit qu'il était le bâtard d'un seigneur de Désailia, mais aujourd'hui, il avait prévu le coup en emportant l'emblème des soldats du Rohk qu'il avait gagné aux cartes hier soir. Les habitants se montrèrent généreux et bienveillants lui donnant toutes les informations qu'il avait besoin, lui indiquant le nom de celui qui avait vu la magie de la pierre en action. Clay se rendit dans une taverne où se trouvait le dénommé Zarik, seul détenteur des précieuses informations sur la pierre sacrée. Il s'avança vers un homme légèrement plus petit que lui, tout vêtu de noir, la tête recouverte d'un capuchon.

- Est-ce toi, le dénommé Zarik ?

- Ça dépend de qui lecherche.

- Dis lui simplement que je saurai me montrer généreux en échange d'informations sur la pierre sacrée, répondit Clay en déposant une bourse de pièces d'or.

- Je ne vends pas mes informations à un vulgaire soldat du Rohk, répondit Zarik, mon honneur m’incombe de n'en parler qu'à la princesse Lys ou à ses chevaliers royaux.

- Et bien, il se trouve que tu en a un devant toi, dit Clay en montrant discrètement l'insigne des chevaliers royaux.

- Parfait voilà qui règle tout, dit Zarik.

Brusquement, Zarik frappa violemment Clay au ventre puis le frappa dans le dos l'envoyant percuter le bar et les étagères remplies d'alcool. Clay se redressa, s'élançant vers son agresseur qui pivota l'envoyant percuter de nombreuses tables et être propulsé par la fenêtre. Le chevalier royaux se redressa surpris de la puissance de son adversaire, ce dernier sortait de la taverne tranquillement par la porte, une bouteille à la main. Clay dégaina ses deux poignards puis s'élança vers Zarik qui fit apparaître une faux, les deux adversaires enchaînèrent les coups et les contres avec rapidité et violence provoquant la panique dans la ville. Face au talent de cet adversaire Clay du battre en retraite, sautant sur l'un des toits et changea de style de combat, il lança des flèches de feu sur son adversaire qui sans hésitation s'élança sur lui les flèches le percutant sans lui causer de dommages.

De nombreux assauts s'ensuivirent avec des gerbes de flammes, de roches et d'air dans toute la ville hélas pour Clay son adversaire n'était pas quelqu'un d'ordinaire et pourrait se vanter de rejoindre la liste des meilleurs combattants qu'il ait eu à affronter. Zarik s'élança à travers les flammes et les roches frappant de sa faux obligeant Clay à se défendre faisant apparaître des lames de roches, mais la lame de la faux les traversa comme si elle traversait du beurre, l'obligeant à encaisser le coup avec ses poignards. Le toit sur lequel il se trouvait avait cédé les faisant tomber à l'intérieur du bâtiment, Clay avait réussi à détourner le coup laissant l'élan de son adversaire l'emporter et le faire descendre plusieurs étages. Le chevalier royaux s'élança par une fenêtre et concentra son énergie faisant apparaître d'épais nuage noirs d'où un gigantesque éclair sortit pour frapper l'endroit où se trouvait Zarik. Clay se sentait essoufflé d'une façon qui n'était pas normal, son adversaire sortit des décombres sans une égratignure protégé par une paroi de roche qui disparut, mais sa cape à capuchon avait cédé sous l'attaque révélant le corps svelte et athlétique d'une femme portant un masque de mort en argent.

- Et bien, tu peux te vanter chevalier royaux d'avoir abîmé mon déguisement, mais tu dois te douter à présent que ta fin est venue, après tout jamais death black ne laisse l'un de ses contrats vivant.

Clay n'en revenait pas devant lui se trouvait l'un des trois plus grand assassin connu dans les trois royaumes, et cela ne pouvait signifier qu'une chose, quelqu'un à Désailia désirait sa mort. Et cela expliquait en partie l'absence de Lys dans cette mission, mais bien qu'étant en difficulté Clay ne pouvait abandonner un combat face à un adversaire si passionnant. De plus, il ne pouvait mourir ici pour son rêve et pour Lys. Il s'élança vers son adversaire qui fut surpris par cet élan de courage qu'il n'avait pas l'habitude de voir chez ses proies, mais cette proie bien que courageuse avait eu la stupidité d'attaquer de face. Zarik contra le coup de poing de son adversaire avec le sien déclenchant une onde de choc qui le surpris mais étrangement son intuition lui imposa de battre en retraite et heureusement car elle sentit une lame la frôlée. Zarik observa son avant-bras et sa cuisse qui affichait une entaille ensanglanté, elle sourit et dit :

- Je vois que tu n'es pas à sous-estimer, cela va rendre ma journée beaucoup plus intéressante.

- Tant mieux pour toi, il ne faudrait pas que tu t'ennuies le jour de ta mort.

Clay s'élança sur son adversaire, ce dernier portant de multiples attaques à distance qui furent contrer par des lames invisibles virevoltant autour de Clay. Le combat bascula, l'assassin Zarik se trouvant en difficulté face aux multiples attaques fatales et meurtrière d'un adversaire talentueux. Elle se retrouva agenouillée, Clay plantant une à une ses lames invisibles dans le corps de son ennemi déversant des flots de sang. Le chevalier royaux s'arrêta face à son ennemi, sa dernière lame invisible dans la main prêt à porter le coup de grâce.

- Je te donne une dernière chance de vivre, dit Clay, donne-moi le nom de ton commanditaire, et s'il y a réellement des informations sur la pierre sacrée ici.

Zarik resta silencieux au grand damne de Clay qui lança son attaque malgré sa déception de ne pas avoir eu ses informations, quand brusquement une puissante vague d’énergie explosa. La seconde d'après Clay se retrouva enfoncé contre l'immense cadavre du dragon des mers géant, ses propres lames invisibles transperçant ses membres en croix. Devant lui se trouvait l'assassin Zarik, ses blessures complètement guéries et d'étrange flammes parcourant son corps. Cette dernière leva la main faisant apparaître une boule de feu violette et dit :

- C'était vraiment pas cher payer pour un travail aussi épuisant que celui-ci.

Clay était surpris de voir la technique que son ennemi employait, devinant qui pourrait se cacher derrière le masque de death black, mais pour lui faire stopper cette attaque, il devait lui prouver qu'ils étaient alliés, et dit :

- Draco virtutem honorem (courage et honneur du dragon)

Zarik stoppa son attaque retirant son masque pour laisser apparaître le visage surpris d'une belle femme brune aux yeux verts et au teint bronzé. Elle avança sa main pour retirer la cagoule et l'écharpe de son adversaire, son visage s'illumina et elle dit :

- Clay, mais qu'est-ce que tu fais ici ?

- Tu veux dire à part essayer d'éviter de mourir ? Rien, je fais du tourisme.

- Pardon, excuses-moi Clay, dit la jeune femme en retirant les lames invisibles du corps de Clay, tu te doutes bien que si j'avais su que c'était toi jamais je ne t'aurais attaqué.

- Ça je n'en doute pas Ezéria, mais je suis surpris de te voir, Plévis m'a rapporté que tous ceux qui m'était proche avait été tué par le roi Clovius.

Ezéria prit une mine sombre, mais voyant qu'une foule mécontente s'approchait d'eux, elle demanda à Clay de la suivre pour discuter dans un endroit plus tranquille. Ils s'installèrent dans une forêt à plusieurs mètres de la ville, s'asseyant au bord d'une rivière. Clay fixait Ezéria attendant que cette dernière lui raconte comment elle avait échappé à la mort, mais la jeune femme regardait la surface de la rivière avec des yeux emplis de tristesse, elle inspira profondément pour se donner du courage et dit :

- Je vais te raconter les événements tels qu'ils se sont produit, aussi horrible soit il.

Les soldats et les nobles en avaient plus qu'assez d'obéir à un roi cruel, mais ce qui mit le feu au poudre fut la mort d'Ellias, c'est cela qui les a fait se rebeller officiellement. Ezéria ferma les yeux se remémorant les choses tel qu'elles s'étaient passés, elle se voyait avancer accompagner de nombreux de ses camarades, qui avaient été les disciples de maître Ellias à travers l'immense salle du trône en marbre vert et aux statues de dragons. De nombreux soldats les accompagnaient avec à leurs têtes les nobles de Dragonis.

- Que signifie toute cette foule ? Tonna Plévis, votre roi et dieu vous a donné une mission, alors pourquoi ne pas l'avoir exécuté ?

- Ces ordres n'émanent ni de mon dieu ni de mon roi, répondit le chancelier Marius, un vieil homme au regard puissant et bâtit comme un roc. Mais plutôt de la folie qui le ronge depuis des siècles.

- Et croyez vous qu'en ces nombreux siècles, vous êtes les premiers à vous rebeller, dit Plévis avec un sourire malsain, marquis Tonnos, marquis Baschime ou encore vous marquise Anissa, je pensais que vous étiez des personnes bien plus intelligente, mais je vois que des cafards resteront toujours des cafards.

- Silence vieux serpent sournois ! tonna le chancelier Marius en frappant Plévis le faisant s'écrouler au sol, je n'ai que trop supporter ta malice et tes insultes.

Marius et les nobles qui l'accompagnaient s’avancèrent jusqu'au trône où le roi Clovius les observait d'un air détendu un sourire se dessina en voyant le nombre de personnes qui les accompagnaient.

- Il n'y a rien d'amusant roi Clovius à voir son peuple se rebeller contre son roi, dit Marius.

- Ce n'est pas la, la raison de mon sourire, répondit Clovius, mais dites moi plutôt la raison de votre venue.

- Nous sommes venus pour vous demander d'abdiquer, répondit Baschime, un jeune homme de trente ans aux cheveux bruns et aux yeux bleus. Alors je vous en prie s'il vous reste encore un peu d'honneur ne résistez pas.

- J'imagine que ce coup d'état est une idée de cet être misérable et inutile que vous appelez mon fils, dit Clovius.

- Non, il n'est pas au courant de cette mesure, répondit Marius, nous l'avons décidé par nous- même qu'il était temps que cette folie prenne fin.

- Je vois vous espérez peut-être récupérer le pouvoir après ma mort ou mon abdication.

- Comment osez-vous proférez de telles accusations ? tonna Tonnos, un jeune homme aux cheveux roux avec un air hargneux, il est évident que nous rendrons le pouvoir à son digne successeur le roi Claymore le seul homme digne de régner et d'avoir la fidélité du peuple.

Le roi Clovius éclata de rire, cette hilarité se répercuté dans la grande salle du trône résonnant comme celle d'un fou, déclenchant les regards peiné des nobles et des soldats devant la déchéance de l'un de leurs souverains.

- Pourquoi riez-vous ainsi ? demanda Marius, votre fin vous semble si hilarante ?

- Ma fin vous dites, j'y verrais plutôt un commencement.

- Que voulez-vous dire ? demanda le baron Glaine.

- Voyez-vous je vis depuis plus de trois siècles, la pierre sacrée m'offrait la jeunesse et l'immortalité, or cela fait quinze ans qu'elle m'a été volé et que mes pouvoirs et ma vie s'évaporent. J'ai cherché en vain une solution qui me permettrait de rester en vie et de récupérer mon trésor, et aujourd'hui vous venez m'offrir cette solution.

- Comment ça ? demanda Marius.

- Je suis le roi élu de la pierre, le seul destiné à régner sur les trois royaumes, mais vous tous vous n'êtes que des figurants remplaçable et inutile. Après tout un roi n'a pas besoin de peuple sur qui régner, mais moi par ma grande générosité, je vais vous faire partager mon illustre destin.

- Quels sont ses propos incohérents ? demanda Baschime.

- Laisse ce ne sont là que les délires d'un fou, répondit Tonnos.

Soudain, quelque chose semblait avoir changé dans la salle du trône, une inquiétude et une impression s'était installé chacun observait les alentours se demandant ce qui approchait quand brusquement de nombreux individus aléatoirement dans la foule disparurent dans un bruissement d'éclair ne laissant qu'un tas de sable. La panique commença à croître les soldats cherchant un adversaire qu'il ne voyait pas et une sortie qui semblait s'être volatilisé. Marius tourna son regard vers le roi Clovius qui regardait tous cela d'un air satisfait comprenant qu'il y était pour quelque chose, le chancelier s'élança plantant la lame de son épée dans le cœur du roi. Ce dernier tourna son regard vers lui, un air satisfait toujours figé sur le visage puis dit :

- Que pensez-vous faire chancelier Marius ?

- Je ne sais pas comment, mais c'est vous qui êtes responsable de ce massacre.

- En effet à un mot près, ceci n'est pas un massacre, mais une renaissance, et une chance pour vous peuple inutile de devenir quelque chose de plus grand.

- Que faites-vous ? Qu'est-ce qui vaut autant de sacrifices ?

- Ma survie. Clovius tourna son regard vers le baron Glaine, Marius l'imita puis la seconde d'après le baron disparut dans un bruit d'éclair ne laissant que du sable derrière lui.

Le chancelier reporta son regard sur Clovius et voyait ce dernier rajeunir, ces cicatrices s'effacer et tous son être redevenir le roi puissant des années de la pierre sacrée.

- Vous être en train d'absorber l'énergie vitale de tous les gens présent ici, dit Marius avec angoisse.

- En effet, cela me permettra de vivre jusqu'à récupérer ma pierre sacrée, répondit Clovius avec un sourire malsain.

Marius sentait au fond de lui qu'il avait fait une erreur, et les cris les bruits d'éclair et la peur autour de lui ne faisait que la confirmer. Il aurait dû attendre d'avoir la pierre sacrée pour combattre cela aurait éviter tous ces sacrifices inutiles, Marius retira son épée du cœur de son roi, sa blessure ensanglantée se referma en un clin d’œil, il regarda autour de lui le chaos et la panique le cœur empli de tristesse se disant que la fin du royaume de Dragonis était arrivé.


- Voilà les dernières choses que j'ai vu avant de partir, dit Ezéria avec tristesse en rouvrant les yeux. Tu es le premier et certainement le seul dragoniens que je rencontrerais, car je doute que le roi Clovius ait laissé le peuple en paix après ça.

- Je ne peux pas croire ce que tu me dis, répondit Clay accablé, aurais-je recouvert mes mains de sang pour rien, tous ces sacrifices que j'ai fait pour voir mon rêve de paix se réaliser ne profiterai donc à aucun dragoniens.

- Je suis navré Clay je sais tout ce qui t'es arrivé et tous ce que tu as dû affronter mais le royaume de Dragonis est bel et bien mort. Seul reste son roi et son fidèle chien Plévis.

- Non, je ne peux le croire, je suis sûr qu'il n'a pas encore touché au peuple de Dragonis, il est hors de question que j'ai souffert pour rien. Dès que j'aurai retrouvé la pierre, je ressusciterai tous ceux dont il a pris la vie et lui ferai payer ces crimes abjects.

- Laisse tomber cette folie, dit Ezéria avec inquiétude, à quoi bon risquer ta vie pour ce qui n'est plus cette quête est irréalisable, cela fait quatorze ans que trois royaumes et leurs ressources recherchent cette satanée pierre, mais en vain. Les dieux ont dû nous la reprendre pour nous punir de nos actions.

- Non je doute qu'un seul des dieux soit intervenu sinon ils auraient empêché ces massacres qui saignent à blanc les trois royaumes depuis trois siècles.

- Écoute-moi Clay, je t'en prie nous nous connaissons depuis longtemps toi et moi, tu m'as aidé lorsque je suis entré comme disciple auprès de maître Ellias alors laisses moi t'aider à mon tour, arrêtes et vit ta vie, tu ne dois rien à personne. Il doit bien y avoir quelqu'un qui compte pour toi et avec qui tu pourrais partager ta vie et vivre heureux, je me rappelle comment tu étais lorsque tu avais rencontré cette jeune ailesienne des rues, tu peux retrouver ce genre de sentiment auprès d'une autre personne.

- Malheureusement non, pas avec ma condition et les choix que j'ai faits, dit Clay avec tristesse.

- Il y a donc bien une personne, dit Ezéria, je te conseille de ne pas la laisser s'échapper cette fois à cause de raison stupide, tu as le droit comme tout le monde au bonheur.

Ezéria se releva, plaça les paumes de ses mains l'une contre l'autre et resta silencieuse, l'instant d'après un dragon descendu du ciel pour atterrir à ses cotés. Elle grimpa sur la créature pendant que Clay caressait les douces écailles de l'animal puis Ezéria le regarda d'un air déterminé et dit :

- Je ne penses pas que nous nous reverrons un jour, donc je te souhaite bonne fortune pour l'avenir, l'homme qui a commandité ton assassinat se nomme Folkins, méfies toi de lui. Je te dis bonne chance avec la princesse Lys.

Clay n'eut pas le temps de répondre qu'Ezéria s'était envolé avec le dragon disparaissant sous les rayons du soleil. Clay tourna son regard vers le royaume de Dragonis qui se trouvait à de nombreux kilomètres de lui, sur le chemin se trouvait également Lys qui se trouvait dans la ville d'Anaris et pour la première fois de sa vie, il ne sut quoi faire ou quelle décision prendre, continuer dans sa voie quitte à renoncer à l'amour et se battre pour un peuple qui n'est plus, ou abandonner son peuple pour vivre un amour incertain.

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