Chapitre 14 : Le sanctuaire des Athénis

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                   An 1462

Le soleil n'était pas encore levé et l'obscurité régnait en ces temps incertains, des rumeurs circulaient à travers les trois royaumes disant que le tyran Clovius s'était fait dérober la sainte pierre sacrée. Elles avaient mis près de quatre ans pour atteindre la ville de Danaria et ses habitants qui comme toute autre personne se demandaient ce qu'il allait advenir du futur et de l’éternelle guerre. Eux qui n'avaient jamais connu un instant de paix depuis près de trois siècles, et ce qui adviendrait du monde si quelqu'un retrouvait la sainte pierre sacrée. Toutes ces questions tournaient dans l'esprit de Stecia, lorsqu'elle regarda au-dehors le grand clocher du couvent des Athenis. Elle s'était agenouillée dans sa chambre devant le symbole de l'ordre de la pierre sainte récitant et priant les sages et justes paroles du livre d'Athenia. Une fois ce devoir accompli, elle sortit de sa chambre vêtue de sa robe de nonne des Athenis, se dirigeant vers la chapelle rejoindre ses consœurs pour entendre leur révérende mère lire une des fables des aventures de la déesse guerrière Athena. Stecia était installée au troisième rang donnant l'impression d'être attentive, mais en réalité la chose était tout autre, car elle connaissait toutes les fables liées à la déesse guerrière Athéna les ayant dévorées elle-même avec passion dès son entrée ici. Ces fables n'avaient fait que confirmer le choix qu'elle avait fait il y a de nombreuses années de rentrer dans l'ordre des Athénis afin de se rapprocher de sa déesse et d'être prête à recevoir ses instructions. Or, cela faisait cinq ans qu'elle était dans les ordres mais, rien, pas un seul signe de sa déesse ne lui parvint ; lui faisant comprendre qu'elle avait gâché sa vie en passant ses journées à prier, tisser ou accomplir des tâches ménagères. Elle en avait à de nombreuses reprises parlé à la révérende mère qui lui avait répondu avec bienveillance qu'elle était trop impatiente, mais que cela n'était dû qu'à sa jeunesse, et qu'un jour elle aussi parcourrai le royaume répandre la sagesse de la déesse guerrière Athéna afin d'aider son peuple avec le soutien de la sainte pierre sacrée. Malheureusement pour Stecia ses paroles ne suffisaient plus pour la réconforter au point qu'elle remettait sa foi en doute. Sa journée se déroula inlassablement de la même manière que les autres, seul l'air frais, la pluie incessante et les jours qui se raccourcissait lui indiquait qu'elle n'était pas enfermée dans une boucle sans fin. Car l'automnia touchait à sa fin, s'avançant vers la période la plus froide de l'année, l'hivernia. C'est en cette période que le destin de Stecia se mit en route, car le soir même alors que la pluie battait son plein à l’extérieur rendant le son du clocher aussi faible que le miaulement d'un chat un individu frappa à leur porte. Ce dernier portait une cape de voyage dissimulant son visage mais, son imposante armure ne pouvait appartenir qu'à un chevalier royaux. Il demanda auprès des nonnes la révérende mère, lorsque celle-ci lui fut amenée, il lui tendit un coffret en bois d'ébène et lui ordonna de protéger son contenu et de le maintenir caché aux yeux de tous jusqu'à son retour. Étrangement, la révérende mère obéit avec ferveur et respect ne posant qu'une unique question, où se rendait le chevalier royaux, mais ce dernier ne le dit pas, ne répondant seulement qu'il avait besoin de réponses et qu'une seule personne pourrait lui en donner. Il quitta les lieux dans l'instant, réitérant ses ordres avant de disparaître dans la nuit. La révérende mère souleva le couvercle du coffret en bois d'ébène, mais le referma avec précipitation l'instant suivant comme si la déesse guerrière Athéna s'était trouvée à l’intérieur, puis elle se tourna vers chacune des nonnes présentes et leur fit jurer son avènement qu'elles devraient protéger avec elle le contenu de ce coffret. Stecia s'inclina avec ferveur et euphorie trop heureuse que la déesse guerrière Athéna ai répondu à sa prière en lui donnant la plus importante des missions celle de protéger la sainte pierre sacrée.
                   An 1474
Lys et Clay s'avançaient dans la ville en ruine de Danaria accompagnés de Silver et ses disciples, les multiples guerres dans la région des Varnas n'avaient pas épargné cette ville et ses habitants avaient fini par fuir ou avaient rejoint le groupe indépendant dirigé par Midnos voulant faire de cette région un état libre. Mais ce projet fut finalement abandonné lorsque la princesse Lys vint reprendre la région en ne faisant qu'une seule victime. Silver regardait les bâtiments délabrés recouverts de mousse, se tourna vers Lys et Clay et dit :

- Et bien le temps n'a pas épargné cette pauvre ville de Danaria.

- Un jour, elle retrouvera sa splendeur, dit Lys, le marquis Midnos et moi ferons tous pour cela.

- Je suis sûr que vous y parviendrez princesse, dit Clay avec un sourire bienveillant.

- Et bien moi, j’espère que nous parviendrons à trouver la pierre sacrée, répondit Silver. Pour une fois que les nobles font correctement leur travail.

- Dire que la pierre sacrée était peut-être à portée de main depuis tout ce temps et que le moyen de la trouver était inscrit dans les anciens registres où étaient consigné le trajet de tous chevaliers royaux, dit Sylvia.

- C'est vrai que dès que la pierre sacrée fut volée, nous avons perdu toute trace du chevalier royaux responsable de cet exploit. Mais les nobles ont bien fait d'estimer au vu du point de chute de ce dernier, le trajet qu'il aurait pu parcourir en utilisant les anciens registres, dit Laura.

- Quand nous aurons la pierre sacrée peut être rirons nous du fait que nous la cherchions depuis tant d'années alors qu'elle se trouvait à portée de main dans un simple registre de nos archives, dit Raphaël en riant.

- Je doute que nous puissions en rire, dit Irvine d'un air lugubre, cela montre encore une fois de plus l'incapacité et la stupidité des nobles de notre royaume.

- Laissons tous cela de côté pour l'instant, dit Lys, nous arrivons enfin au domaine des Athénis.

Lys et ses compagnons se retrouvaient devant une vaste cour parsemée de ruine, devant eux se trouvait un portail en fer forgé dont une des portes était au sol. Les hauts murs qui devaient entourer le domaine n'étaient plus que des tas de gravas et chaque bâtiment qui s'y trouvait n'était plus que l'ombre d'eux même n'offrant qu'au mieux trois murs délabrés sans aucun reste de toit. Seul le bâtiment du clocher semblait le mieux conservé malgré que lui aussi son toit ai cédé à une force destructrice d'un autre temps. Le groupe se sépara inspectant les décombres, mais ne découvrant que les vestiges d'une vie religieuse. Ils se dirigèrent donc vers le seul bâtiment en bon état, le clocher, Raphaël et Irvine poussèrent la porte à double battant en bois, découvrant une immense salle composée de banc en bois occupant toute la pièce orienté vers une statue de la déesse guerrière Athéna. Au milieu de la grande salle, se trouvait un amas de débris avec la cloche du clocher. Lys et ses compagnons observèrent cet illustre endroit fouillant avec minutie chaque recoin espérant découvrir la pierre sacrée.

- On perd notre temps ici, dit Irvine, après tout rien ne prouve que le chevalier royaux ait laissé la pierre sacrée ici, ou même que ce soit celui qui ait volé la pierre qui soit venu dans cette ville.

- Tu as raison, dit Laura, mais nous ne pouvons abandonner aussi vite, alors que la pierre sacrée pourrait bien se trouver dans ces lieux, et nous permettre de mettre fin à la guerre.

- Hélas ça sera comme chercher une aiguille dans une botte de foin, dit Sylvia. Cela peut nous prendre plusieurs jours de recherche pour la trouver ou non.

- Nous devons procéder de manière méthodique, dit Silver, en pensant comme la personne qui a caché la pierre. Car il nous paraît évident que cette personne voulait qu'elle reste cachée pour toujours.

- Certes, c'est une bonne manière de voir les choses, dit Clay, mais dans ce cas la le chevalier royaux aurait pu cacher la pierre dans un endroit isolé loin des hommes, or, il est venu dans le domaine des Athénis. Et s'il leur avait confié, nul doute que les nonnes aurait choyé cette relique l'utilisant pour leur cérémonie et donc il la cacherait de tel sorte à ce qu'elle occupe un lieu emblématique de leur culte. Quitte à en modifier l'essence.

- Je pense comprendre ton raisonnement, dit Silver, mais je ne vois pas en quoi, il nous aide pour trouver la pierre.

- Et pourtant, il nous aide grandement, dit Clay, si tu regardes dans cette pièce, ne vois tu pas quelque chose d'étrange ? Ou de différent de ce que tu as pu voir du culte des Athénis ?

Silver observa l'endroit avec minutie comme ses compagnons cherchant ce qui avait paru étrange au regard de Clay, puis après avoir observé chaque détail trois fois, il se tourna vers ce dernier et dit :

- Je ne vois vraiment rien d'étrange dans ce lieu de culte.

- Moi, je vois bien quelque chose, dit Lys, mais je ne sais pas si c'est ce dont tu parles. La devise sous la statue d'Athéna il y a quelque chose qui me paraît étrange ou inhabituel.

- En effet, dit Clay, c'est bien ce détail qu'il fallait remarquer, il y a une étoile à l'intérieur de chaque lettre o de la devise.

- Je ne vois pas en quoi ce détail nous aide, dit Laura, la devise a toujours été « C'est à nos enfants qu'il incombe de réparer les erreurs de nos pères » et ces étoiles ne sont certainement qu'un ancien ornement qui n'a pas été reproduit sur les autres statues.

- Pourtant il y a de quoi se poser des questions, dit Clay, pourquoi trois étoiles ?

- Certainement pour représenter les trois royaumes, dit Silver.

- En effet, c'est également mon hypothèse, dit Clay, ensuite pourquoi une étoile dans chaque lettre o alors que si cela avait été purement décoratif, il aurait été plus somptueux d'en mettre à divers endroits autour de la devise.

Silver regarda ses disciples, chacun cherchant à répondre à cette étrangeté posé par Clay, mais chacun après quelques minutes de réflexion dut avouer que la réponse lui était inconnue, seul Lys s'avança vers la statue d'Athéna avec humilité, approchant sa main de l'étoile à l’intérieur de la lettre o.

- Cela représente la pierre sacrée, dit Lys en appuyant sur l'une des étoiles qui s'enfonça déclenchant un léger cliquetis.

La princesse appuya sur chacune des étoiles, déclenchant un bruit de rouage, la statue d'Athéna recula pour laisser apparaître un escalier. Lys et ses compagnons descendirent les marches devant eux se retrouvant devant une vaste salle ressemblant à un trapèze. Face à eux, se trouvait une immense carte représentant les trois royaumes et sur les trois autres murs autour d'eux se trouvaient des statues tenant chacune une représentation de la pierre sacrée. Clay fut surpris d'y voir celle du roi Clovius et du roi Androis, mais il n'était pas le seul, ses compagnons étaient également surpris d'un tel lieu et de la présence de ses deux ennemis au côté de la déesse Athéna. Le groupe inspecta la pièce, mais ne trouva aucune trace de la pierre sacrée, ni aucun indice indiquant sa présence.

- Comment est-ce possible que nous trouvions une telle pièce secrète et qu'il n'y ait aucune trace de la pierre sacrée ? dit Laura.

- Il ne faut pas prendre les choses avec une telle déception, dit Silver, la présence de cette salle et un tel système pour la cacher doit bien avoir une signification.

- D'ailleurs, dit Lys, outre le fait que Clovius et Androis soit nos ennemis cela reste deux personnes qui ont eu la pierre, comme la déesse guerrière Athéna.

- C'est vrai que c'est une information importante, dit Sylvia, et cela pourrait être la raison de la présence de ces statues ici.

- Comme si c'était la salle des possesseurs de la pierre sacrée, dit Raphaël.

- En effet, cela semble être la raison la plus probable, dit Clay, mais il y a quelque chose d'étrange avec ces statues, il n'y a aucune étoile dans leur devise.

- Peut-être que les nonnes d'Athénis ne voulaient pas leur donner une légitimité dans la possession de la pierre sacrée, dit Silver.

- Si cela avait été le cas, la statue de la déesse Athéna ici présente aurait les mêmes étoiles que celle du dessus, or elle en est dépourvu elle aussi, répondit Clay.

- Peut-être pensaient-elles qu'aucun d'eux ne méritait la pierre sacrée, dit Irvine d'un air taciturne.

- Ce n'est pas possible, dit Lys, car si cela avait été exact elles ne les auraient pas laisser sur la statue du dessus. Peut-être que l'absence de ces étoiles est un indice dans la résolution de l'énigme qui cache la pierre sacrée.

Le groupe se tue prenant en compte les paroles de la princesse, se faisant à l'idée que la pierre sacrée, cadeau des dieux se trouvait peut-être à leur portée. Chacun inspecta les statues cherchant d'éventuel indice sur l'énigme imposé par les nonnes. Sur la statue d'Athéna figurait toujours cette étrange devise « C'est à nos enfants qu'il incombe de réparer les erreurs de nos pères », Lys approcha ses doigts des lettres o appuyant sur l'emplacement où aurait dû se trouver les étoiles et fut étonnée de constater que ses doigts s'y enfonçaient mais que rien ne se produisait. Comprenant que ce détail n'était pas anodin, tous cherchèrent dans les autres statues le même système cacher dans leur devise. Silver, Sylvia et Irvine observèrent le même phénomène sur les lettres o de la devise inscrite sur la statue du roi Androis « Nul courage et nul force ne mène à la victoire sans la sagesse ». Laura et Raphaël firent la même observation dans la devise du roi Clovius « La puissance est une question de détermination et de force ». Tous poussèrent avec leurs doigts l'intérieur des lettres o de chaque devise, mais rien ne se produisit les faisant soupirer de lassitude.

- C'est quoi ce bordel ! tonna Irvine, pourquoi ça ne marche pas ?

- Peut-être que ces détails n'avaient rien à voir avec la résolution de cette énigme, dit Laura.

- Pourtant ça l'es forcement, dit Lys, c'est le même système qui gardait cette pièce caché, et on peut clairement enfoncer quelque chose dans les lettres o, sans oublier qu'il y a trois lettres o sur chacune des devises comme pour représenter les trois royaumes.

- Alors pourquoi cela n'a pas fonctionné ? demanda Silver.

- Peut-être que notre interprétation n'est pas la bonne, dit Clay, et qu'un autre indice nous a échappée. D'ailleurs, avez-vous vu autre chose dans le domaine des nonnes qui vous a paru étrange ?

- Non pour ma part, je ne vois rien qui m'ai surpris a part cette salle, dit Silver.

- Nous n'avons également rien vu, dit Sylvia, lorsque nous avons inspecté l’extérieur avec Irvine.

- Et bien avec Raphaël nous avons justement trouvé quelque chose d'étrange, dit Laura, la statue d'une femme qui nous était inconnue.

- Montrez-moi, dit Clay.

Lys et ses compagnons remontèrent se dirigeant à l’extérieur vers l'emplacement que Raphaël et Laura avaient inspecté. Ce fut lorsque Lys et Silver se retrouvèrent devant la statue qu'ils affichèrent un étonnement angoissé, car cette dernière représentait Angelina, la fille du roi Androis. Clay en fit le tour remarquant la même devise que celle de son père, mais cette fois avec une étoile à l'intérieur de chaque lettre o. Il appuya sur l'une des étoiles, cette dernière s’enfonça, mais lorsqu'il retira son doigt elle ressortit lui permettant de prendre une sorte de tube doré parsemé de gravure sous le regard ahuri de ses compagnons. Clay se tourna vers Silver et lui demanda qui était représenté sur la statue qu'il avait vu, ce dernier répondit qu'il ne s’agissait que d'un simple nourrisson bien que la statue soit partiellement endommagée et qu'une autre personne devait y figurer. Clay envoya les chevaliers royaux récupérer les autres clefs puis ils se dirigèrent vers la salle des possesseurs de la pierre. Chacun s'occupa d’insérer les tubes dorés redonnant des étoiles aux statues des souverains, soudain chacune des représentations de pierres sacrée s'illuminèrent et des tracés apparurent sur le sol dessinant un immense et étrange symbole. La lumière parcourant son chemin jusqu'à l'immense carte des trois royaumes illuminant des traits jusqu'alors invisibles reliés par des cercles de différente taille. Le groupe attendit quelques instants, mais rien de plus ne se produisit, Silver se tourna vers Clay et dit :

- Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?

- C'est simple, on résout l'énigme suivante, répondit Clay.

- Pour ma part, je n'ai toujours pas compris comment on a résolu la précédente, s'exclama Raphaël.

- Je comprends, dit Clay, pour résoudre l’énigme précédente, il fallait remarquer l'indice dans la devise de la déesse Athéna. En un mot, ce sont les souverains du passé qui ont crée le chaos avec la pierre sacrée, et c'est à leurs enfants de réparer leurs erreurs. Donc c'est pour cela que c'était leurs enfants qui détenaient les clefs menant à la pierre sacrée.

Clay s'avança vers l'un des cercles présent sur la carte remarquant en le touchant que ce dernier pivoter. Il s'occupa de faire tourner chacun des cercles essayant de faire en sorte que chaque ligne corresponde entre elles, hélas après plus d'une heure de travail rien ne se produisait, malgré l'aide des chevaliers royaux.

- Je ne vois vraiment pas le bout de la solution de cette énigme, soupira Clay exaspéré.

- Ne nous demande pas à nous, répondit Silver, on n'est pas plus avancé que toi.

- Peut-être qu'il ne faut pas faire correspondre les lignes, suggéra Lys.

- Et que proposez-vous princesse ? demanda Raphaël.

- Ce n'est peut-être pas la solution, mais si l'on regarde la façon dont les lignes se dessinent lorsque le cercle de gauche est dans cette position et que l'on tourne celui en bas à gauche, on remarque qu'ils forment le morceau d'un symbole qui m'est connu.

- De quel symbole vous parlez princesse ? demanda Clay.

- De l'ancien blason de la déesse Athéna repris par les nonnes d'Athénis, mais peut être cela n'est qu'une coïncidence.

- Peut-être pas, dit Sylvia, essayons de former le blason d'Athéna.

Le groupe fit pivoter les six cercles essayant de former le dit blason qui étonnement se dessina petit à petit sous leurs yeux malgré quelques difficultés, ils réussirent à former le blason d'Athéna qui s'illumina, sa lumière se concentra sur un septième cercle en son centre puis la lumière s'estompa avec un bruit de pression. Le septième cercle ressortait du mur, Lys tira dessus découvrant un tiroir où se trouvait un petit coffret en bois d'ébène. La princesse avança ses mains quand brusquement le sol se mit à trembler des fissures apparurent sur la carte comme si tous l'endroit allait s'écrouler. Lys se précipita pour prendre le coffret quand une mâchoire imposante apparut de derrière la carte se refermant sur le coffret en bois d'ébène. Clay tira Lys en arrière se précipitant vers la sortie, la salle des possesseurs de la pierre apparaissait à présent au grand jour, les magnifiques statues des souverains brisé par l'effondrement avec parmi elle une créature à l'allure reptilienne, cette dernière ressemblait à un grand serpent, mais avec la tête d'un dragon.

- Qu'est-ce que c'est que cette créature ? demanda Raphaël.

- C'est une chimère du roi Clovius, répondit Silver.

- Je ne pensais pas qu'il en existait encore, dit Laura.

- Si moi et Clay en avons affronté une, il n'y a pas longtemps, dit Lys.

- Et il ne serait pas étonnant qu'il y en ai encore beaucoup d'autre à travers les trois royaumes, dit Clay.

- Comment ça ? demanda Sylvia.

- Ces créatures peuvent hiberner pendant des millénaires, répondit Clay.

- Peu importe, dit Irvine, cela reste un serpent qu'importe sa taille et il ne saurait résister à ma foudre.

Irvine s'élança vers la créature ignorant les protestations de Clay, se déplaçant avec rapidité et assenant de multiples blessures à son adversaire. Le serpent se recroquevilla sur lui-même rassurant Irvine sur sa victoire qui s'élança droit vers la tête de son ennemi, mais la créature ouvrit la gueule lançant une brume violacée qui cacha la salle des possesseurs de la pierre à la vue de Lys et des autres. Seuls les cris d'Irvine leur indiquait le déroulement du combat, ils s’élancèrent pour l'aider quand il réapparut propulsé dans les airs par un violent coup. Irvine s'écrasa sur le sol à quelques mètres immobile, Lys se précipita vers lui avec inquiétude, il portait de multiples blessures qui l'avait fait tomber dans l'inconscience, mais il était toujours en vie. Le serpent se glissa à l’extérieur du trou observant de ses yeux reptiliens ses adversaires, Clay lança un regard entendu à Silver qui lança des stalactites de pierre vers la créature qui riposta par un coup de queue détruisant les projectiles. Mais Clay apparut juste en dessous prêt à frapper de son épée, la créature ouvrit sa gueule lançant un jet de liquide jaune. Clay battit en retraite découvrant la nouvelle capacité de ce venin qui a rongé les dalles sur le sol faisant un trou d'une profondeur inconnue. Soudain, des milliers de flèches d'eau s’abattirent sur la créature lancées par Sylvia, puis Laura envoya quatre lames de vent de chaque côté de la créature lui coupant toute retraite et la conduisant à une mort certaine. Mais la bête s'engouffra dans le sol évitant chaque attaque et disparaissant à la vue de ses ennemis, Irvine se redressa se comportant d'une étrange manière et hurla :

- Faites attention à sa brume violette elle prive de la vue, de l’ouïe, de l'odorat et du sens du toucher !

Il répéta plusieurs fois cette phrase en espérant que ses amis l'ait entendu, Lys qui se trouvait juste à ses côtés affichait une mine triste en regardant son ami privé de ses sens le visage angoissé par la crainte que ses compagnons est péri face à la créature.

- Et bien, c'est une saleté de créature que nous a crée ce satané roi dragon, dit Silver.

- Une vrai petite vicieuse, dit Raphael.

- Une créature parfaite, dit Clay en souriant, idéale pour mettre la réputation des chevaliers royaux à l'épreuve.

- Mettre la réputation des chevaliers royaux à l'épreuve, c'est un truc que tu connais bien, n'est-ce pas Clay ? dit Irvine.

- Tu as retrouvé tes sens ? demanda Laura.

- Non pas tout à fait, seulement l’ouïe pour l'instant, ragea Irvine.

- Réjouis-toi déjà que les effets de ce venin ne soit que temporaire, dit calmement Sylvia.

- Tu n'as pas tout à fait tort, répondit Irvine.

Le serpent réapparut sous les pieds de Sylvia désemparée, ses crochets s'avançaient, prêts à déchiqueter la chair de sa proie quand brusquement Silver apparut. La gueule du serpent se referma sur le bras de métal du général qui grimaça de douleurs, mais malgré cela, frappa de son puissant poing de pierre l'abdomen de la créature qui recula en chancelant ; tout en recrachant un coffret en bois d'ébène. Silver tomba à genoux, son bras gauche lacéré pendant mollement, Sylvia s'élança sur lui avec inquiétude, des larmes naissante dans ses yeux noisette. Laura s'élança vers le coffret en bois d'ébène pensant utiliser la pierre sacrée pour vaincre la créature, mais cette dernière devinant les pensées de son ennemi frappa de sa queue vers elle à de nombreuses reprises, l’empêchant d'avancer. Laura esquiva chaque coup avec difficulté quand tout à coup Raphaël apparut tenant fermement la queue du serpent l’empêchant d'attaquer pendant que Laura s'avançait vers le coffret en bois d'ébène. La créature s'élança avec violence, Raphaël traînait à sa suite vers Laura qu'elle frappa d'un coup de tête, mais cette dernière esquiva en utilisant le crâne de son adversaire comme appui pour sauter derrière elle le coffret en bois d'ébène entre ses mains. Mais la créature pivota frappant Laura dans les airs avec Raphaël les faisant atterrir à plusieurs mètres. Le serpent s'élança sur eux, prêt à frapper ses deux adversaires désarmés quand brusquement des éclairs s'abattirent sur lui. Ce dernier se tourna vers le responsable et vit Irvine le regardait d'un air hautain, le serpent rampa sur le sol en ondulant esquivant les éclairs qui tombait sur lui quand tout à coup, il se tordit de douleurs, une vague d'eau apparaissant tout autour de la créature conduisant l'électricité sur elle. Sylvia se tenait aux côtés d'Irvine, un regard haineux fixait sur la créature qui avait blessé Silver. Les quatre chevaliers royaux s'avancèrent vers la créature blessée, prêts à lui assener le coup de grâce. Mais la créature tourna sur elle-même lançant une brume blanche englobant ses ennemis qui se retrouvèrent dans l'incapacité de bouger. La créature se redressa, ses yeux jaunes fixant le premier de ses ennemis à mourir, mais elle dû renoncer à son attaque en voyant une lame s'avancer vers elle. Lys avait rejoint le combat suivant le schéma d'attaque qu'elle avait appris auprès des chevaliers royaux à toujours garder un atout en retrait. La princesse s'élançait frappant de multiples coups rapide déstabilisant son adversaire qui ne savait plus où donner de la tête tant son ennemi attaquait de chaque côté. Quand soudain Clay apparut sa lame tranchant la tête du grand serpent, le corps retomba sur le sol en gesticulant de manière désordonnée avant de devenir immobile.

- Pourquoi as-tu fait ça alors que j'allais en finir ! tonna Lys.

- Veuillez m'excuser princesse, j'ai vu une ouverture et j'ai décidé d'en profiter, répondit Clay.

- Je connais tes méthodes Clay, mais là, je n'avais nullement besoin de toi.

- Eh les deux amoureux ça sert à rien de s’énerver, la créature est morte et on récupère la pierre, alors tranquille, dit Silver.

- Non mais ça ne va pas, rougit Lys, moi être amoureuse de ce feignant qui attend une ouverture pour participer au combat.

- Et moi alors, dit Clay, comment quelqu'un pourrait penser que je puisse tomber amoureux d'une princesse capricieuse.

- N'oublie pas à qui tu dois obéissance feignant de garde du corps.

- Je ne vois pas comment je pourrais obéir à quelqu'un qui est incapable de reconnaître ses propres défauts.

- Très bien, je reconnais que je suis une princesse capricieuse et je ne te dis pas combien de mes caprices, tu vas devoir satisfaire.

- Calmez-vous tous les deux, je disais ça pour plaisanter, dit Silver.

Clay s'avança vers Laura, Sylvia, Raphaël et Irvine qui retrouvaient petit à petit leur mobilité malgré un engourdissement persistant. Laura s'avança vers Silver lui prodiguant les premiers soins qu'elle avait appris auprès des guérisseurs du royaume, réussissant à retirer le venin du serpent présent dans le corps du général, mais en lui recommandant d'aller voir un guérisseur une fois rentrer. Tout le groupe se réunit autour de Lys qui ramassa le coffret en bois d'ébène, chacun le souffle saccadé d’excitation à l'idée que la pierre sacrée était enfin à eux après tant de temps et de difficulté. La princesse ouvrit le couvercle avec délicatesse retenant son souffle les doigts fébriles, Clay observait la situation, son esprit en proie à un conflit intérieur entre laisser Lys récupérer la pierre sacrée ou la lui dérober afin de réaliser son rêve. Mais le temps n'était plus au conflit, il fallait prendre une décision, car le couvercle allait bientôt basculer en arrière pour révéler l'obsession de tous, le cadeau des dieux, la pierre sacrée.
La nuit était tombée sur Ailesia, mais Lys et ses compagnons étaient loin de pouvoir se coucher après leur épuisant voyage et aventure. Les nobles désirant avoir leur rapport le plus rapidement possible sur leur quête de la pierre sacrée. Travius était assis au centre de l'assemblée des nobles, à sa droite se trouvait le marquis Bolgram, suivi par les marquis Melias et Tosca. Quant à sa gauche, il se trouvait les marquis Piétro, Pidore et Sora. Chacun restait silencieux observant Lys et ses compagnons debout sous le regard condescendant du marquis Travius se tenant comme à son habitude les mains jointes qui après quelques minutes de silence dit d'un ton lent :

- Donc si je résume bien votre rapport, vous n'avez pas la pierre sacrée.

- Malgré toutes nos volontés et notre combat contre cette chimère, commença Silver.

- Ne brodez pas votre échec général Silver, coupa Travius avec un sourire mauvais. Avez-vous oui ou non la pierre sacrée ?

- Non, répondit Silver.

- Et bien voilà, dit Travius en souriant, ce n'était pas si difficile de le dire. Malheureusement, cela s'ajoute à la longue liste d'échec que vous avez subit.

- Je ne vois pas en quoi, cela pourra constituer un échec ! tonna Irvine.

- C'est vrai après tout cela n'était qu'une hypothèse que vous nous avez ordonné de vérifier, dit Laura.

- Si on cherche réellement les véritables responsables de cet échec, cela ne peut être que vous, dit calmement Sylvia, pour avoir tant tarder à penser vérifier les possibles trajets du chevalier royaux ayant volé la pierre au roi dragon.

Raphaël pouffa de rire face aux propos de son ami, lui attirant le regard foudroyant des nobles, mais ce fut le regard amusé du marquis Travius qui le mit le plus mal à l'aise.

- Général Silver, je vous ordonne d'apprendre à vos disciples le respect qui est dût aux nobles ! tonna le marquis Melias.

- D'ailleurs, n'est-ce pas lâche d'accuser les autres de ses propres erreurs ? dit le marquis Piétro.

- Voyons chers nobles, calmez-vous, je vous prie, dit Bolgram, je pense que les propos des disciples du général Silver ont dépassé leurs pensées à cause d'une journée éreintante. Et qu'ils s'en excusent.

- Vraiment ? dit Travius avec un sourire amusé, je n'ai cependant entendu aucune excuse. Je me demande en conséquence s'il ne faudrait pas envoyer ces petits disciples sur le mur de la frontière du nord en guise de leçon ou peut être leur général pour le punir de son incapacité à enseigner le respect à ses élèves.

- Marquis Travius, je vous en prie vous n'avez aucun droit de faire cela, dit Lys.

- Tiens, la petite princesse veut me faire la leçon, dit Travius avec un large sourire satisfait.

- Je vous demande pardon, dit Lys, avez-vous oublié à qui vous parlez ?

- Non, je parle à celle qui a échouée dans sa mission d'apporter la pierre sacrée à son royaume, dit Travius mielleusement. Mais peut être devrions-nous nous inspirer d'une ancienne tradition du royaume de Dragonis, la connaissez-vous princesse ?

- Non mais je vous en prie, expliquez-moi.

- C'est une tradition qui remonte avant l'ère du mythique roi Dragonis, à cette époque-là, ils ne possédaient pas la grande tour des dragons et chaque souverain à jurer de la reconquérir, mais devant leur incapacité à tenir cette promesse, le peuple et les nobles exécutèrent les souverains incapables afin que leur héritier tienne cette promesse.

- Comment osez-vous ? tonna Silver sortant son épée, ses disciples l'imitant.

Tous les marquis se levèrent surpris d'une telle animosité excepté le marquis Travius qui observait la situation avec délectation. Lys resta de marbre essayant de maintenir les enseignements de Clay et de garder son calme devant une situation absurde qui ferait couler le sang inutilement. Ne sachant pas quelle décision prendre, s'il fallait arrêter Silver et ses disciples ou enfin se débarrasser de Travius et des nobles corrompus.

- Et bien chevalier Claymore, aujourd'hui, vous ne nous menacer pas de nous soulager de notre tête ? demanda Travius en souriant.

- C'est vrai Clay, dit Silver, ils ont manqué de respect à la princesse du royaume de Désailia alors tires ton épée afin de punir cette trahison.

- Je suis navrée pour vous Général Silver mais votre cher Claymore ne fera rien pour vous aider car il a compris ce que vous-même, n'avait pas pu voir.

- De quoi s'agit-il ? demanda Silver avec colère.

- Tout simplement que j'ai gagné, dit Travius en souriant, mais je vais l'expliquer pour votre pauvre et lent petit cerveau. Lorsque j'ai envoyé la princesse Lys pour cette mission, j'ai assuré mes arrières en annonçant au peuple que la princesse Lys leur ramènerai la pierre sacrée permettant de les sauver de cette guerre interminable qui dure depuis trois siècles et donc à votre avis, que va t-il se passer lorsque le peuple saura qu'elle a une fois de plus échouée ? Et qu'elle a tué ces fidèles nobles qui étaient si loyaux envers elle l'encourageant dans cette mission.

Silver abaissa sa lame, ses disciples l'imitant anéanti par les propos de Travius les mettant dans une position désavantageuse. Lys s'avança le regard fier montrant une assurance que seul sa royauté pouvait exprimer, puis dit :

- Bien marquis Travius, je vous concède la victoire sur cette bataille et si cette agréable entrevu est terminé je vous demande l'autorisation de nous retirer.

- Et c'est avec miséricorde que j'y consens, dit Travius, et suis heureux de constater que chaque chose retrouve sa place, d'ailleurs, je ne manquerai pas d'envoyer votre cher Silver et ses disciples dans les frontières du nord afin que ces êtres inutiles retrouvent leur juste place.

- Il serait cependant imprudent de votre part marquis Travius, dit Clay, d'envoyer les disciples du général aux terres du nord alors qu'ils peuvent se vanter d'une belle réputation auprès du peuple et que dire du héros de Jullas témoin de la mort du roi Esteban. Je me doute que le peuple n’appréciera pas une telle décision, même de votre part, que même les coups de matraque de votre police ne saurait faire taire.

- D'ailleurs, je présume que vous ne manqueriez pas de vous ranger du côté du peuple, dit Travius.

- Il serait certain, dit Clay en souriant, qu'après votre mort votre siège resterai inoccupé et qu'il me plairait de m'y installer.

- Je prends vos propos en considération, répondit Travius, et je sais lire entre les lignes, vous pouvez être tranquille, je laisserai le général et ses disciples ainsi que votre petite princesse, du moins pour l'instant.

- Mais avant que vous ne partiez, dit Folkins en sortant de l'ombre, je vous rappelle princesse que vous devez partir pour Anaris la sainte afin de vous purifier selon la cérémonie des Athénis et le rite de l'ordre de la pierre sacrée avant votre seizième anniversaire.

- Oui en effet, je m'en souviens, dit Lys, moi et mon garde du corps serons prêts à partir dès demain à l'aurore.

- Hélas, le chevalier Claymore a une autre mission, il ne pourra pas vous accompagnez, mais vous serez tout de même escorté par le général Silver et ses disciples, ne vous inquiétez pas, dit Folkins.

- Quelle est cette décision absurde ? fulmina Lys. Depuis quand une princesse se balade sans son garde du corps attitré, je refuse cette décision et vous demande quelle mission peut être plus importante que celle de protéger votre princesse ?

- Mais de trouver la pierre sacrée bien sur, dit Travius en souriant, il s'agit certes d'une rumeur encore une fois, mais il ne nous faut négliger aucune piste.

- C'est intolérable, dit Lys en colère, vous auriez pu choisir n'importe quel chevalier pour cette mission. D'ailleurs si mon garde du corps y va moi aussi j'irai, après tout retrouver la pierre sacrée est ma mission comme le marquis Travius a gentiment voulu le souligner.

- Il en est hors de question ! tonna Folkins, vous êtes la princesse du royaume de Désailia, pas une aventurière, et votre rôle est d'aller vous purifier avant votre seizième anniversaire avant votre mariage dont le mari pourrait être désigné si vous n'en faites qu'à votre tête.

- Aucun problème, dit Clay, je m'acquitterai volontiers de cette mission et vous demanderais de pardonner la colère de la princesse qui n'es due qu'à votre manque à l'impliquer dans cette décision.

- Très bien, nous pardonnons Son Altesse dans ce cas, dit Folkins.

Lys et ses compagnons quittèrent la salle de réunion épuisés par cette longue, rude et harassante journée. Les nobles quittèrent également la salle heureux d'avoir eu le dernier mot dans toutes les décisions de la journée ne restèrent que Travius et Folkins. Le conseiller se dirigea vers la sortie dans un silence de marbre quand le marquis Travius dit d'une voix amusée :

- Je n'aurais jamais cru mon cher Folkins que nous aurions des points communs.

- Je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler, dit calmement Folkins.

- Voyons ne me prenez pas pour un imbécile, je sais que vous êtes quelqu'un d'intelligent et j'ai deviné le plan que vous avez mis en place.

- Si je suis si intelligent, comment ai-je pu vous laisser prendre autant de contrôle ?

- Tout simplement parce que vous n'avez pas retenu la leçon Folkins, la plus simple que la vie nous ai appris à nous deux, l'amour est une faiblesse et c'est votre désir pseudo-paternel de protéger la princesse qui vous a conduit ici.

- C'est bien possible, dit Folkins, mais cela ne veut pas dire que je resterai aussi docile face à vous dans l'avenir.

- En effet, dit Travius en souriant se levant et dirigeant ses pas vers la sortie, j'ai hâte de voir ce jour se lever, mais pour l'heure ne vous inquiétez pas, je ne mettrai pas de bâtons dans les roues de votre petit plan, ni ne vous aiderais d'ailleurs. Cette affaire n'a que peu d’intérêt pour moi, mais je vous souhaite bonne fortune dans votre rumeur de la pierre sacrée.

Folkins observa la porte se refermer sur Travius puis son regard se dirigea vers une fenêtre observant la pleine lune, se disant à lui-même

« un jour elle comprendras la raison de cette décision ».

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