Chapitre 2: Un nouvel ami

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 Lys s'était éveillée de bonne humeur après l'après-midi, mais également la soirée qu'elle avait passée avec Miguel. Ce noble avait quelque chose d'attirant, il était bel l'homme, mais surtout semblait la comprendre mieux que quiconque, malheureusement, le bal avait dû se terminer. Et aujourd'hui une longue séance d'audiences avec des nobles ou leurs enfants allait occuper une grande partie de sa journée, ne laissant que peu de place aux loisirs de la princesse. Une fois vêtue d'une belle robe de nacre avec des motifs argentés, Lys descendit à la salle du trône pour recevoir les nobles, quand soudain Miguel apparut devant elle avec un sourire charmeur.

- Que faites-vous ici ? demanda Lys.

- Je viens pour mon audience, dit Miguel.

- Mais vous n'êtes pas sur la liste d'aujourd'hui.

- Ah, dans ce cas, je suis venu commettre un méfait.

- Lequel ? dit Lys amusée.

- Votre enlèvement bien sûr, je vais vous enlever à cette horrible journée, afin de vous montrer la beauté d'Ailesia.

- Non, je ne peux pas, j'ai des obligations, dit Lys, et puis je connais Ailesia.

- Parfait comme ça vous me montrerez les paysages sublimes de cette ville. Si vous me laissez y aller seul, je vais me perdre et qui sait, mourir seul dans ces rues.

- Du coup pour vous sauver de ce cruel destin, je n'ai d'autre choix que vous accompagner, dit Lys avec un sourire amusé.

Lys suivit Miguel à travers la tour blanche afin de trouver une sortie que les soldats ne surveillaient pas. Puis ils parcoururent la ville avec joie, riant ensemble de ce moment. Après des heures à marcher, Lys et Miguel s'assirent sur l'herbe du parc Alicia.

- Ce parc a bien été érigé en l'honneur de votre mère ? demanda Miguel.

- Oui en effet et je vois également que vous connaissez très bien la ville.

- Désolé, dit Miguel, je ne voulais pas vous mentir, seulement vous revoir. Il s'avança vers les lèvres de Lys prêt à apposer un baiser, mais cette dernière l'arrêta.

- Je suis navrée Miguel, mais je ne peux vous laisser poursuivre, car mon cœur est livré avec un royaume et je dois chercher le meilleur roi pour le diriger.

- Dois-je comprendre que je n'ai pas ce genre de qualité et que je n'ai aucune chance d'être à vos côtés ?

- Ce n'est pas ce que je veux dire, vos chances sont grandes, mais je dois laisser aux autres nobles l'occasion de prétendre au trône.

- Je comprends, dit Miguel déçu, je vais vous raccompagner dans ce cas.

Ils se mirent en route pour la tour blanche, quand brusquement Miguel percuta un homme vêtu d'une cape à capuchon. L'homme l'aida à se relever, puis une expression de terreur apparut sur le visage du noble. Il suivit l'homme du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse dans la foule, Lys avança et dit avec inquiétude :

- Cet homme vous a importuné ou manqué de respect ?

- Non pas du tout, dit Miguel débordant de joie, il m'a parlé de superstition comme quoi lorsque l'on bouscule un homme, celui à terre risque bientôt de rencontrer la mort.

- Étrange, je n'ai jamais entendu parler de ce genre de superstitions, dit Lys.

- Oh, il n'a certainement dit cela que par mécontentement d'avoir été bousculé.

Miguel raccompagna Lys jusqu'à la tour blanche, puis se dirigea vers son auberge avec inquiétude. Quand brusquement trois officiers de police apparurent, Miguel les observa et dit :

- J'imagine qu'il veut me voir ?

- Exact, nous avons pour mission de vous y emmener.

- Et il ne connaît pas d'autre façon d'inviter les gens, n'est-ce pas ?

Miguel fut brusquement saisi par l'un des policiers, on lui apposa un tissu sur le nez et la bouche qui lui fait perdre connaissance. Lorsque Miguel rouvrit les yeux, il était assis sur une chaise, entouré par deux policiers.

- Vous voilà réveillé, dit une voix.

- Vos invitations commencent à devenir légendaires, plaisanta Miguel.

- Merci, je fais tout pour que rien ne soit laissé au hasard, répondit la voix, comment se présente notre affaire, la princesse est-elle séduite ?

- Je pense que oui, mais elle semble vouloir laisser une chance aux autres nobles, dit Miguel plein d'assurance, mais ne vous inquiétez pas, c'est dans la poche.

- Dans la poche vous dites, répéta la voix aprés un temps de réflexion.

Soudain, l'un des policiers agrippa la main de Miguel, pendant que l'autre le maintenait. Miguel lança des regards inquiets autour de lui en voyant qu'un troisième policier s'avançait avec une paire de cisailles.

- Mais qu'est-ce que vous faites ? Arrêtez ! cria Miguel en se débattant.

- Comme je vous l'ai dit, je ne laisse rien au hasard, répondit la voix calmement à l'autre bout de la grande table en bois verni. Voilà pourquoi j'ai falsifié des documents, pour que vous soyez un noble et non un vulgaire acteur itinérant. Voilà pourquoi si peu de nobles se sont présentés à la princesse, et que ceux dont elle a le soutien sont loin des rênes du pouvoir, car je l'ai décidé. Votre mission était de séduire la princesse, de l'épouser afin de me laisser diriger le royaume. Or, vous me dites que tout est dans la poche, alors qu'elle vous a rembarré.

- Non pas du tout, dit Miguel avec désespoir, elle m'a dit que j'avais toutes mes chances et nous sommes très proches, plus que tout autre personne.

L'homme au bout de la table fit un geste et les policiers lâchèrent leur victime.

- Bien, Miguel je vous laisse une dernière chance. Ce soir il y a un bal encore une fois entre les nobles et la princesse.

- D'accord, j'irai. Cette fois, elle sera séduite, dit Miguel effrayé.

- Non, je n'ai plus le temps pour ces fadaises, vous allez lui faire boire ceci, à son insu bien sûr, dit la voix en montrant un flacon avec un liquide bleu.

- Du poison ? dit Miguel tétanisé, je ne peux pas faire cela.

- Ah, ça je m'en doute, dit la voix d'un air amusé. Mais non, ce n'est pas un poison; sa mort me coûterait cher à l'heure actuelle. C'est une drogue pour la rendre plus docile. Vous lui ferez boire, puis vous chargerez de faire ce que tout homme fait dans le lit d'une femme.

- Non, vous ne pensez pas que je vais…

-Si très cher, vous allez la violer. Après quoi, j'aiderai la princesse à surmonter cela en lui proposant un mariage de complaisance, afin que nul ne sache qu'un noble a entaché son honneur.

- Mais c'est abominable de faire subir ça à une femme ! s'indigna Miguel.

- Vraiment ? Dans ce cas, peut-être, devrai-je laisser ces messieurs s'occuper de vous.

- Non ça ira, dit Miguel terrorisé. Je le ferai, mais pour le double de ce qui était convenu.

- Aucun problème.

Soudain, on lui mit un sac sur la tête. Le larguant dans une ruelle, près de l'auberge où il séjournait. Miguel regarda autour de lui, puis se hâta d'aller enfiler une tenue de soirée et de se rendre à la tour blanche. En le voyant, Lys s'avança vers lui avec joie.

- Je n'étais pas sûre que vous viendriez après ce que je vous ai dit cet après-midi.

- Pourquoi ? Parce que vous m'avez fait comprendre que je n'étais qu'un simple ami ? Voyons ne vous inquiétez pas, nous sommes au-dessus de tout cela.

- Tant mieux, dit Lys en souriant, d'ailleurs, je compte sur vous pour m'aider à échapper à certains de ces vautours qui semblent vous prendre pour un exemple.

- Aucun problème.

La soirée se poursuivit où Lys et Miguel discutèrent de choses et d'autres avec les nobles se présentant à eux. Jusqu'à l'arrivée du marquis Pidore, un homme gros avec un visage enfantin et une coupe au bol.

- Altesse quel plaisir de vous voir.

- Enchanté marquis Pidore, dit Lys, je vous présente le baron Miguel.

- Bonsoir cher baron, alors on tente sa chance pour obtenir le trône ? dit Pidore en souriant.

- Je ne dirais pas cela, la princesse et moi faisons connaissance.

- À d'autres, tous les nobles sont là pour cet événement, dit Pidore avec joie.

- Allez-vous également tenter la vôtre ? demanda Miguel malgré l'air gêné de Lys.

- Non, je n'ai pas besoin de cela, je fais partie du conseil après tout. Quand on obéit aux bonnes personnes, on ne risque rien, n'est-ce pas ?

- Oui en effet, dit Miguel relevant le sous-entendu.

- D'ailleurs les rois, les reines, et même les princesses ne sont plus que des ornements à sortir pour exalter le peuple, rien de plus, dit Pidore.

Un silence gêné s'installa face au dernier propos. Pidore voyant sa maladresse rajouta:

- Enfin, cela ne vaut pas pour vous Altesse. Pour ma part, si je ne tente pas ma chance, c'est seulement que votre poitrine et vos hanches sont trop fines pour porter un héritier.

- Oui en effet, dit Lys exaspérée, je sais que je suis inutile en tant que femme.

Voyant la situation prendre une mauvaise tournure, Miguel conduisit Lys vers un endroit plus calme sous le regard joyeux du marquis Pidore. Une fois à l'écart, il attrapa deux coupes de vin puis versa la fiole qu'on lui avait donnée dans l'une et dit :

- Et si nous buvions aux femmes inutiles ? Bien que cela devrait être aux marquis inutiles avec une mauvaise éducation.

- Malheureusement, c'est comme cela tous les jours, avec tous les nobles qui vivent à la tour blanche. Mais lorsque j'aurai un époux, cela changera.

- Alors trinquons au changement, dit Miguel.

Miguel et Lys burent leurs verres de vin d'un trait, puis après quelques minutes voyant que Lys montrait des signes de fatigue, il lui proposa de la conduire jusqu'à ses appartements. Miguel prit soin de ne pas être vu, puis poussa la porte de la chambre de la princesse et la déposa sur son lit. Il la regarda, puis déboutonna son pantalon, quand brusquement un bruit se fit entendre. Miguel regarda autour de lui, la porte était bien fermée à clé et personne ne semblait caché dans l'obscurité. Il retourna à sa sinistre besogne en baissant sa fermeture éclair.

- Il semblerait que tu n'aies rien écouté de ma mise en garde, dit une voix dans l'obscurité.

- Qui est là ? dit Miguel en dégainant son épée.

Soudain, il remarqua l'homme vêtu d'une cape à capuchon. Ce dernier l'ôta, révélant un jeune homme d'une vingtaine d'années, aux cheveux bruns en bataille et aux yeux verts.

- Toi ! s'exclama Miguel abasourdi, mais que fais-tu ici ?

- Mettre mes menaces à exécution, dit le jeune homme, comme je te l'avais dit ce matin. La princesse a un grand avenir. Elle ne peut avoir un être de ton espèce dans les pattes.

- Je n'ai pas le choix ou il me tuera, supplia Miguel. Tu dois bien comprendre mon dilemme.

- Oui, je le comprends. C'est pourquoi je t'avais offert de partir ce matin, mais tu es encore là prêt à faire une abomination. Alors tu ne me laisses pas le choix.

Soudain, les portes-fenêtres s'ouvrirent, laissant entrer une brise fraîche. Miguel devint blanc comme un linge puis dit :
- Écoute, ce que je vais faire ce n'est rien, et au vu de sa situation, je lui rends même service.

Le jeune homme resta silencieux face à Miguel qui semblait complètement terrifié. Devant le silence de l'homme qui le menaçait, il enchaîna :

- J’obéis aux ordres d'un homme puissant et s'opposer à moi, c'est s’opposer à lui.

- Oh, mais j'y compte bien, ton maître gêne également mes plans, cela ne serait que du bénéfice si je me débarrassais de lui.

- Si l'on me retrouve mort sur la place, il va y avoir enquête et alors la princesse sera désignée comme coupable, dit Miguel.

- Je ne crois pas, dit le jeune homme dans l'obscurité. Ton maître nettoiera tout ça sans que personne n'en sache rien.

Brusquement, Miguel fut projeté sur le balcon. Il se releva avec difficulté, son épée était tombée dans le vide. Le jeune homme s'avança vers lui d'une démarche lente et assurée.

- Bon d'accord, dit Miguel. Si tu veux, je peux bosser pour toi et à nous deux, on protégera la princesse.

- La protéger, dit le jeune homme en souriant. Qui te dit que je veux la protéger ?

Tout à coup, Miguel bascula par-dessus le balcon et sa vie prit fin une fois au sol. Le jeune homme tourna son regard vers la princesse, puis ferma les portes-fenêtres et disparut dans la nuit. Le lendemain, personne ne vit aucune trace de l’événement de la veille. Seule la princesse eut à subir le contrecoup de ce qu'elle avait bu lors du bal, sans jamais penser que c'était dû à une drogue. Pour le reste des habitants, la vie continuait son train-train habituel, sans se douter qu'un homme dans l'ombre s'avançait pour mettre en marche sa destinée afin de pouvoir atteindre le rêve qui lui avait demandé tant de sacrifice. L'homme encapuchonné s'avançait vers les bas-fonds de la ville d'Ailesia où se trouvaient les voleurs et les meurtriers, mais également les orphelins de guerre laissés à l'abandon par le gouvernement. Il s'approcha d'un jeune garçon habillé de guenille avec une frange lui couvrant l’œil gauche et lui dit :

- J'aimerais que tu me conduises auprès de lui.

- Je ne vois pas de qui vous voulez parler monsieur.

- Bien sûr que si, tu sais de qui je parle. Si tu m'aides, toi et tous tes amis serez généreusement récompensés.

- Très bien, mais qui dois-je annoncer ?

- Dis lui seulement que c'est un vieil ami.

Le jeune garçon se mit en route suivi par l'homme encapuchonné, traversant les rues nauséabondes qui parcouraientt les sous-sols d'Ailesia jusqu'à une grande bâtisse. Ils entrèrent, se retrouvant dans une immense salle avec des piliers et des statues représentant une créature réalisant des atrocités. Le jeune garçon se précipita jusqu'au bout de la salle. On pouvait y voir l'ombre d'un trône derrière de nombreux voilages, ainsi que l'ombre d'un jeune homme éventant vers le trône et celle d'une jeune fille tenant une coupelle. Le jeune gamin qui avait conduit l'homme encapuchonné jusqu'ici avait disparu derrière les voilages, murmurant à l'oreille de celui qui était assis sur le trône. Soudain, ce dernier le frappa, faisant tomber le jeune gamin à l’extérieur des voilages.

- Imbécile de Timothy, on ne montre pas mon repaire à n'importe qui, juste sous prétexte que c'est l'un de mes amis ! tonna le souverain.

- Ne vous énervez pas pour si peu mon cher Tralpios, dit l'homme encapuchonné avec un sourire.

- Je fais ce que je veux à mes sujets. Etant donné que tu sembles me connaître, tu devrais savoir ce qui arrive à ceux qui me provoquent.

- Tout à fait, je sais exactement ce qui arrive à vos adversaires. Mais je viens vous faire une proposition à vous et surtout à tous vos orphelins.

Des murmures résonnèrent dans l'immense salle parsemée d'ombres où des orphelins en guenille et affamés gisaient, provocants la colère du dénommé Tralpios.

- Je n'ai que faire de ta proposition ! tonna le souverain des bas-fonds. Va-t-en avant que tu ne viennes à bout de ma clémence.

- Dans ce cas, je vais aller au bout de votre clémence et exprimer ma proposition à voix haute, dit l'homme encapuchonné se tournant vers les orphelins. Je vous propose à tous de regagner le monde d'en haut. Je vous offrirai un toit décent, des vêtements et de la nourriture. Petit à petit, je ferais en sorte que vous soyez autonome, n'ayant besoin de personne pour poursuivre votre vie. La seule chose que je réclamerai en échange sera des informations.

- C'est donc mon réseau d'information que tu souhaites me dérober, dit Tralpios. Malheureusement pour toi jamais je ne le céderai. Ces enfants sont à moi et c'est grâce à moi s'ils sont encore en vie, mais toi, tu vas payer pour ton impudence !

Soudain, la fumée s'éleva à travers les voilages. Une ombre sembla grandir, représentant une énorme bête aux yeux rouges terrifiants. Un grognement puissant retentit et des flammes jaillirent de derrière les voilages vers l'homme encapuchonné qui fut englouti par les flammes. Un rire tonitruant s’échappait de la fumée quand brusquement les flammes disparurent. L'individu se tenait immobile, sans une égratignure. Seul son capuchon avait glissé, révélant des cheveux en bataille brun, un sourire charmeur et des yeux verts envoûtants. Le jeune homme fit un geste de la main, provoquant une bourrasque de vent qui fit s'envoler les voilages et la fumée, révélant deux ampoules rouges suspendues au plafond, une machine à fumée, un jeune homme et une jeune femme tenant chacun un lance-flamme, ainsi qu'un petit individu à la peau grise, aux yeux orange et aux oreilles pointues, complètement effrayé.

- Toi ici, mais ce n'est pas possible ! s'écria Tralpios.

- C'est vraiment dommage pour toi, mon vieil ami, que tu n'aie pas accepté ma proposition, mais peut-être est-ce ma faute. Si tu avais su que c'était moi, peut-être te serais-tu rappelé que jamais tu n'arriveras à me battre.

Le jeune homme aux yeux verts lança une autre bourrasque, envoyant Tralpios contre le mur. Face a cet exploit, tous les orphelins quittèrent les bas-fonds pour rejoindre le monde d'en haut. Ils le suivirent jusqu'à un grand bâtiment, passant par de nombreuses ruelles. Le bâtiment en lui-même ne payait pas de mine, et l’intérieur semblait délabré, le jeune homme se tourna vers les orphelins en souriant et dit :

- Je sais que ce n'est pas un palace mais avec du temps et votre aide je suis sûr que nous en ferons quelque chose de magnifique.

Étrangement, les orphelins semblèrent heureux de cela, quand un bruit de pas résonant des étages supérieurs et descendant les escaliers en bois se fit entendre. Une femme avec les cheveux blonds attachés en chignon apparut portant la tenue des nonnes des Athénis, un sourire bienveillant sur les lèvres et dit :

- Tu les as finalement trouvés, cela me fait tellement plaisir de voir tous ces enfants autour de moi.

- Je suis heureux que cela vous fasse plaisir, mais ce n'est que grâce à votre aide qu'ils sont ici. Si vous ne m'aviez pas parlé de ce réseau d'information, jamais je n'aurais pu mener à bien ma destinée.

- Comme le dit la parole de notre déesse Athéna, la toile du destin s'accomplira surtout si de nombreuses mains s'arrangent pour la tisser.

- Je suis parfaitement d'accord avec ce précepte, dit le jeune homme qui se tourna vers les orphelins, je vous présente Maryse. c'est elle qui s'occupera de vous dans ce bâtiment, qui sera connu sous le nom de l'Orphelinat des petits rois.

Tous les enfants laissèrent éclater leur joie à l'idée d'avoir un endroit à eux, mais également une personne bienveillante pour veiller sur eux. Dans les bas-fonds de la ville, un petit individu reprit connaissance, observant autour de lui, il ne restait rien de l'empire qu'il s'était forgé. Il ne restait plus que lui, seul comme il en avait eu tant l'habitude, quand brusquement, il remarqua le jeune homme et la jeune fille à ses côtés.

- Que faites-vous ici bande d'imbéciles ? Pourquoi n'êtes-vous pas partis avec lui dans la lumière du monde d'en haut ?

- Nous voulons rester avec vous maître Tralpios, dit la jeune femme.

- Ne dis pas n'importe quoi Lia, je n'ai plus rien et je ne suis plus rien, toi et Etios devez faire votre vie sans moi.

- Ce n'est pas vrai, vous restez notre maître, dit le jeune homme en s'inclinant, nous resterons toujours à vos côtés.

- Vraiment ? demanda Tralpios des larmes apparaissant dans ses yeux orangés.

- Maître cela vous touche vraiment que nous restions ? dit Lia en souriant.

- N'importe quoi pauvre idiote ! tonna Tralpios en frappant la jeune fille derrière la tête, ce sont des larmes de colère contre celui qui m'a tout volé. Mais je le jure sur tout ce qui existe en ce monde, je n'aurai de cesse que de causer la perte de ce maudit Claymore.

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