Chapitre 26

Une minute de lecture

   Dès lors la Médecine devint pour moi un sacerdoce que je n'ai jamais abandonné ni trahi. Je lui ai consacré la quasi totalité de mon énergie psychique. Au détriment d'autres fonctions vitales, d'autres devoirs, comme l'entretien de ma santé, le devoir filial et conjugal, la fonction parentale, mes obligations civiques, etc. Entre amis nous ne parlions que de médecine, que de nos rencontres avec les patients hospitalisés, que de nos profs, que je n'ai jamais pu considérer comme des maîtres, que de nos cours. Le reste, l'amour, la famille, les loisirs, et même les farces de carabins, n'occupaient qu'une place mineure.


Je suis entré en Médecine comme j'étais entré en religion. Toujours en individualiste, sans avoir l'esprit de corps, sans être affidé à la communauté médicale. Je ne me voyais pas membre d'une secte mais plutôt en installation pour une mission sacrée, dans un espace sacré possédant ses chapelles, les cabinets, ses églises, les hôpitaux, ses cathédrales, les CHU, son pape, le président du Conseil de l'Ordre, ses cardinaux, les grands patrons, ses évêques, les agrégés chefs de clinique, ses curés, les praticiens, ses fidèles, les malades. Un espace voué au dieu Esculape, affichant ses tables de la Loi dans le serment d'Hippocrate, louant ses saints à qui l'on a consacré des édifices comme par exemple l'hôpital Necker ou l'hôpital Charcot. J'entrais donc au grand séminaire de la science et art médicinaux, pour au moins sept années d'études et de formation, ne sachant nullement si j'irais jusqu'au bout et si je finirais un jour par être ordonné « docteur en Médecine ». 


Au cours de ma première année, envahi par une telle force spirituelle, voire mystique, je survolais les réalités terre-à-terre, en dehors de toute culture autre que populiste, de tout dérivatif autre que ludique, de tout besoin autre qu'hygiénique. Et fort logiquement, ce qui devait arriver arriva. Je tombai brusquement malade.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Recommandations

jesuispasunerockstar
La semaine est passée très vite. Dans quelques heures, je joue mon premier concert en public avec Sin et les garçons. Je suis complètement excitée et persuadée que nous allons assurer. J’ai suivi le conseil de Sin, j’ai laissé languir Matthew toute la semaine de la même manière que lui me fait languir depuis la rentrée. Maintenant que je le sais attiré par mon charme, j’échange avec lui des regards appuyés, des sourires, des compliments, mais ne le pousse pas plus loin. D’un autre côté, vu que je ne suis jamais seule avec lui, ça limite les opportunités. J’aimerais retrouver un moment de connivence comme celui en duo que nous avons eu dans le garage de Sindy samedi dernier. Ce soir, c’est possible. Pendant le show, je vais époustoufler Matthew avec mon violon. Et après le concert, je m’arrangerai pour me trouver dans un endroit calme seule avec lui et l’embrasser. Pour cette raison également, je suis excitée. En plus, ce soir, Sindy me présente enfin son copain dont elle est si amoureuse. Je la sens impatiente et enthousiaste, elle aussi. Et pas uniquement par le concert. La soirée promet d’être bonne pour toutes les deux. Sin m’a demandé de la rejoindre devant sa salle de classe a
1679
2006
1490
471
Lara Simmon
Léna débarque aux États-Unis en espérant changer de vie. Elle a été acceptée dans la célèbre université d'Harvard et a l'intention d'en profiter. Nathan, son nouveau voisin, lui fait alors une proposition qu'elle ne peut refuser. Grâce à lui, le rêve américain est à portée de main ! ... Mais c'était sans compter sur Brett, le colocataire de Nathan. Quoi que Léna fasse, il se trouve toujours sur son chemin. Pour le meilleur et pour le pire.

New Romance avec deux points de vue.
15
0
17
40
thalina4
- Je suis un paradoxe ambulant, rétorqua Daisy.

- J’avais remarqué. Le jour où tu as parlé de Coco Chanel et de Sun Zu dans un même sujet, j’ai été bluffé. Encore plus en remarquant que ta playlist va d’Ariana Grande à Metallica en passant par Aerosmith, répondit Matt.

- Comme le disait en effet cette grande dame que je respecte tant, Coco Chanel : « pour être irremplaçable, il faut être différente » ajouta-t-elle.

- Ça tu l’es, ma belle. Et c’est cela qui fait ton charme.


Etudiante en droit et fashionista dans l'âme, Daisy Nod, vingt-ans est une bourgeoise au tempérament bien trempé des beaux quartiers de Manhattan.

Issue de parents très conservateurs et un brin snob, ses relations sont conflictuelles avec ses derniers qui peinent à ce qu’elle se conforme au moule de la petite fille parfaite.

Quand elle rencontre Matt Keller, la pop star internationale aux multiples conquêtes, elle ne s’attendait pas à cette collision amoureuse ni au tourbillon dans lequel il allait la transporter. Leur attraction est immédiate. Leur amour rapide. Peut-être même un peu trop.

Mais leur idylle ne sera pas de tout repos.
57
67
243
43

Vous aimez lire Jean-Paul Issemick ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0