Chapitre 3 - Will

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Quand on est arrivé au Dark Roses, Dakota nous a dit avoir filé une de nos tables à des clients, soi-disant une très bonne copine à elle, ce qui m’a fait grogner. Rien à foutre de ses copines. Aucun client dans le carré VIP. Putain, c’est clair non. Je m’apprête à ouvrir la bouche sous le regard noir de la tigresse. Faut dire que la régulière de mon frère Dex n’est pas du genre à se laisser faire. Mais rien à foutre putain ! Les règles, c’est les règles ! On va pas commencer à se laisser emmerder par une gonzesse aussi douée et fêlée soit-elle !

C’est vrai que le Dark Roses marche du tonnerre et rapporte un max de blé. C’est un de nos commerces légaux qui marche le mieux avec le Pink Angels, le club de strip. Et la tigresse y est pour beaucoup. Elle en a fait un endroit hot et sulfureux où tout le monde se bouscule. Bordel, faut dire que quand les gonzesses grimpent sur le bar et font le show, toutes les queues sont au garde à vous. Mais ça n’autorise pas Dakota à braver les règles. Avant que j’ai eu le temps de dire quoi que ce soit, le Prez me devance.

— C’est la réservation dont tu m’as parlé? demande-t-il.

— Ouais. Les légistes. Et je ne désespère pas de réussir à débaucher l’Amazone !

— Attends ! Tu veux débaucher une légiste pour la faire bosser ici ? lâché-je les sourcils froncés. Non mais t’es complètement ravagée Dakota ! Dis à Dex qu’il arrête de te prendre violemment contre les murs, ta tronche tape trop fort !

— Ta gueule, connard ! gronde-t-elle en m’adressant son majeur. On verra bien si tu dis la même chose quand tu la verras !

— Oh je te fais confiance ! se marre le VP, t’as un putain de goût en matière de gonzesses !

— Enfoiré ! grogne Dex en arrivant. Parce qu’elle a des goûts pourris en matière de mecs peut-être ! Balance-t-il alors qu’on se marrent tous comme des cons.

— Sûrement pas ! s’insurge Cathy. Elle a très bon goût au contraire, Dex. Elle a fait un très bon choix.

Et voilà, la mère poule a encore frappé. Quand je dis qu’elle nous couve ! Et l’autre qui sourit comme un con. Je regarde Taylor à ma droite et frappe sur le comptoir pour attirer l’attention de Dakota. Quand elle lève la tête je lui fais un signe de tête pour qu’elle envoie une nana nous servir. On ne va pas camper là. Je ne suis pas venu pour tailler le bout de gras, mais pour chasser.

Je me dirige vers le carré VIP. Carter, mon frangin qui s’occupe de la sécu aujourd’hui, nous salue et nous laisse passer avec un grand sourire. On s’installe peinard et deux minutes après Roxy, une des serveuses, déboule pour prendre notre commande. Je la ceinture par la taille et l’assois sur mes genoux, ce qui la fait pouffer. Ah Roxy, c’est des petits nibards, mais un cul d’enfer et une bouche taillée pour les pipes. Avec elle, t’es jamais déçu !

— Putain Darren, gueule un des croque-morts d’à côté, mais regarde-là ! Cette nana, elle n'attend que ça, se faire baiser bordel ! Et toi, tu...

Je suis son regard et putain de merde ! Je n’entends pas le reste de la conversation. Ni ne calcule que Roxy s’est barrée. Je tombe sur une putain de bombe ! Plutôt grande, même si elle est perchée sur des talons vertigineux. Blonde, ses cheveux légèrement ondulés, cascadent jusqu’au bas de son dos. Et des courbes, oh bordel ! Une paire de nibards de malade, une taille fine et un cul d’enfer ! Des tatouages viennent parfaire le tout. Putain, je bande comme jamais ! Elle se déhanche sensuellement sur la piste en suivant le rythme. Tous les mecs la mate comme s’ils allaient la bouffer et bavent devant son corps de fou. Putain, il me la faut ! Que cette bande de chien aille se faire foutre ! Si elle doit hurler le nom d’un mec ce soir, ce sera le mien !

D’un coup, elle se tourne et se dirige droit vers nous. Je ne peux détacher les yeux de cette poupée et en profite pour la détailler. Un visage aux traits fins, des yeux en amandes bouffés par de longs cils, un petit nez et une bouche soulignée de rouge que j’imagine direct autour de ma queue. Bordel ! Je suis à l’endroit dans mon jean ! Elle lève la tête et son regard brun me percute. Elle a l’air sonnée. Et ouais beauté ! Je suis un putain de beau gosse ! Et tu ne le sais pas encore, mais tu vas crier mon nom ce soir. Je vais te prendre dans toutes les positions possibles et te faire jouir jusqu’à épuisement. Un sourire carnassier ourle mes lèvres, alors que je la scrute de haut en bas pour qu’elle comprenne le message.

Pas le temps de me lever pour passer à l’offensive que Dakota se dresse entre nous, la saisit par le poignet et la traîne jusqu’au bar. Merde, c’est elle sa pote ?! L’amazone?

— T’es dans la merde, frangin, lâche Taylor le sourire aux lèvres, qui n’a rien râté de mes réactions et de la gaule monumentale que je me paye.

Je l’envoie chier quand j’entends la cloche signalant le show retentir. Oh putain ! Je pige illico les intentions de Dakota. Hors de question que je rate ça ! Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir des vues sur cette bombe. Tous les mecs la suivent du regard. Jo, mon VP, compris. Oh non, mec ! Elle est à moi ! Je m’approche de la balustrade qui donne un point de vue idéal sur le bar et ne la lâche pas des yeux.

Je connais le show par cœur pour l’avoir vu des centaines de fois. Lady Marmelade de Christina Aguilera résonne, les gonzesses dénudées montent sur le zinc, se déhanchent munies de bouteilles d'alcool, remplissent les verres ou les bouches des mecs sur leur passage qui allongent la monnaie tout en faisant monter la température. Et les gars casquent un max juste pour avoir l’opportunité ne serait-ce que de les frôler. Mais là, rien à voir bordel !

Le bar est plongé dans l'obscurité. Mon Prez se place à mes côtés, comme Taylor, Cathy et Jo. Je suis sur mes gardes. Bordel ! À quoi joue Dakota ? La foule murmure se demandant ce qu’il se passe, jusqu’à ce que retentisse Tattooed In Reverse de Marilyn Manson. Putain de merde ! Elle a osé !

Un halo lumineux éclaire soudain le bar où trône ma bombe atomique, entourée des autres nanas. Pourtant on ne voit qu’elle. Bordel, elle est vraiment gaulée comme une déesse ! Elle a un cul à se damner, prisonnier d’un micro short qui dévoile la longueur interminable de ses jambes fuselées et tatouées. Sa putain de poitrine n’est habillée que d’une brassière noire… Bordel ! Ses seins pointent sous le tissu. Elle a les tétons percés ! Plus bandante tu meurs ! J’ai jamais été aussi dur de toute ma vie. Il me la faut ! Son ventre plat, sa taille fine, ses flancs tatoués tout comme ses bras. Putain, cette nana, c’est la tentation incarnée.

Mais au-delà d’avoir un corps de fou, elle a un sex appeal de malade. Elle attire tous les regards. Envieux ou plein de désir. Faut dire qu’elle est sacrément sexy. Provocatrice. Tentatrice. Magnétique. La tête haute, un p’tit sourire vissé aux lèvres, elle me fixe de ses yeux chocolats en commençant à se déhancher au rythme de la chanson. Putain, je rêve où elle me chauffe ?

Consciente que je la mate comme un affamé, son sourire s’agrandit et la température grimpe encore d’un cran quand elle se retourne pour saisir deux bouteilles d’alcool que lui tend Dakota, me laissant une vue plongeante sur son putain de cul que je rêve de baiser comme tout le reste d’ailleurs. Maîtresse du jeu, elle s’éclate à le bouger en rythme. Bordel, si elle continue, je ne réponds plus de rien. Elle enflamme le bar dans une putain de chorégraphie des plus suggestives ! Elle se déchaîne et glisse sur le zinc d’un bout à l’autre bouteilles à la main sous les acclamations et grondements d’un tas de connards prêts à la prendre dans la seconde. Arrivée agenouillée à l’autre bout du bar, la température a encore grimpé d’un cran, quand elle sort un zippo et enflamme littéralement le zinc. Putain !

— Bordel de merde ! lâche Jo. Je comprends mieux pourquoi Dakota la veut.

— Y’a pas à dire, ajoute Taylor, elle sait y faire ! Et y’a pas qu’au bar qu’elle a foutu le feu, se marre ce con en me regardant la fixer intensément. On a perdu Will.

— Je t’emmerde connard ! lui balancé-je avec mon majeur en prime, alors que je me vois déjà descendre les marches pour rejoindre cette bombe.

— Elle ferait une sacrée régulière, cette petite, achève Cathy.

Je l’entends vaguement, mais ça ne percute pas. J’ai qu’une idée en tête rejoindre cette petite bombe et la coller dans mon plumard pour la faire hurler de plaisir toute la nuit. Je me vois déjà lécher ses tétons percés, les agacer et les mordiller. La prendre sauvagement par derrière, son petit cul rond et ferme pointé vers moi, une main agrippant sa crinière blonde et l’autre bien ancrée dans sa hanche et la pilonner jusqu’à ce qu’elle hurle mon nom. Bordel, ouais ! Je vais la baiser jusqu’à plus pouvoir.

Plus je fends la foule, plus ma colère augmente. Les voir la mater comme une meute de clébards affamés. Les entendre parler d’elle. La traiter de salope. De bombasse juste bonne à baiser. Putain ! Ça me fout carrément la rage !

— Cette nana, c’est une putain de salope ! Je te le dis depuis le début. Et je vais la baiser. Si toi t’es trop con pour rien tenter, avec moi, elle finira au pieu.

Je me retourne et décoche une droite au connard qui a ouvert sa gueule une fois de trop. Putain d’enculé ! Qu’ils aillent tous se faire foutre ! Cette nana, elle est à moi ! Du moins pour la nuit ! C’est mon nom qu’elle criera ce soir.

Je saute sur le zinc, attrape ma belle bombe par la taille alors qu’elle me fixe intensément avec un sourire provocateur et lui roule la pelle de sa vie. Je vais t’apprendre à me défier. Ce soir ma belle, tu vas découvrir ce que c’est qu’un mec, un vrai. Que ce soit avec ma langue, mes doigts ou ma queue, tu vas jouir. Plusieurs fois et fort. Et ça commence tout de suite.

Je me détache de sa bouche sous ses grognements de colère, ce qui me fait sourire comme un con. Je saute à terre, lui attrape la taille et la charge sur mon épaule sous les huées de mes frangins et de tous ces connards déçus de ne pas pouvoir la baiser. Et je l’emmène dans le bureau de Dakota, alors que l’amazone me frappe et me griffe. Une vraie tigresse. Putain, ça promet d’être carrément démentiel. Cette nana, c’est le feu, la tentation, le sexe à l’état pur ! Je bande comme jamais !

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