XXXI - 2

6 minutes de lecture

Ses bottes s’enfoncèrent dans la neige lorsqu’elle sortit du 4x4, mais ses hautes semelles faisaient heureusement parfaitement l’affaire. Jakab déchargea la valise du coffre et la porta jusqu’au seuil afin de ne pas la salir. Elle le rejoignit rapidement et s’introduisit dans la maison à sa suite.

L’entrée donnait directement sur le salon. Une télévision était placée sur un meuble à côté d’une vieille cheminée et Cassandre se demanda si celle-ci fonctionnait encore. Son regard se posa ensuite sur une curieuse arme posée sur une commode de bois noir. Le maître des lieux dut remarquer son intérêt car il répondit à sa question avant même qu’elle ne la formulât.

— C’est une arbalète.

Cassandre enregistra l’information, puis tourna la tête et se dit que, tout comme chez elle, les murs n’étaient pas très décorés.

— Je te montrerai, promit encore Jakab en retirant son manteau et en le posant sur le dossier du canapé esquinté.

Puis elle sentit sa présence dans son dos alors qu’il s’approchait. Il vint se coller doucement contre elle et l’emprisonna de ses bras, ses lèvres effleurant son cou. Elle s’abandonna un instant à la sensation grisante, le laissant lentement déboutonner son épais manteau vert. Il n’avait pas menti, il faisait bien plus chaud à l’intérieur et elle était quelque peu rassurée qu’il eût un dispositif de chauffage.

En jetant un regard par la fenêtre de la cuisine, Cassandre s’aperçut que la pièce donnait sur le chemin par lequel ils étaient arrivés. Cependant, l’obscurité de la nuit l’empêchait de distinguer quoi que ce fût d’autre. Une horloge accrochée au mur indiquait dix-neuf heures trente passées.

— Tu dois avoir faim, constata Jakab.

Elle s’aperçut en effet qu’elle n’avait rien avalé depuis la veille.

— Je ne vais pas dire non, s’il y a quelque chose…

— J’ai fait le plein, la rassura-t-il. On devrait en avoir pour quelque temps.

Puis elle le vit allumer le feu sous une sorte de marmite qui était déjà posée sur la gazinière et remuer lentement avec une louche.

— Tu as déjà cuisiné quelque chose ? demanda-t-elle, surprise.

Jakab se retourna, le visage inondé de lumière.

— Je me disais qu’il n’existe rien de mieux qu’une gulyásleves pour combattre le froid.

— Une quoi ?

Un sourire furtif traversa le visage de Jakab alors qu’une bonne odeur commençait à emplir la cuisine.

— Une gulyásleves, répéta-t-il, l’air absolument sérieux. C’est un plat traditionnel hongrois. Impossible de passer outre.

Cassandre opina du chef et prononça le mot en faisant de son mieux pour ne pas l’écorcher. Ils mirent deux couverts sur la table en bois clair et Jakab versa un shot de pálinka à la cerise dans deux petits verres assortis, avant de soigneusement remettre l’élixir à sa place. À la vue de l’impressionnant assortiment de bouteilles aux noms inconnus fièrement dressées sur leur étagère, elle se demanda s’ils allaient tester tous les parfums existants. Ils trinquèrent, ouvrant le repas hongrois de la plus belle manière. Le plat fut enfin prêt et Jakab plaça l’imposante marmite en fonte au centre de la table. Il servit enfin deux louches dans l’assiette creuse de Cassandre. La soupe se composait entre autres de viande de bœuf, de pommes de terre, de poivrons, d’oignons et de sortes de pâtes appelées « csipetke ». Elle était étonnée de découvrir que Jakab avait apparemment l’âme d’un cuisinier.

Après avoir patienté afin de ne pas se brûler, elle finit par goûter la fameuse soupe. La saveur très épicée la prit au dépourvu et Jakab laissa échapper un rire.

— J’ai mis pas mal de paprika.

Cassandre aimait heureusement les plats relevés et ne tarda pas à pleinement apprécier ce que DaMihiMortem lui avait concocté.

— C’est vraiment bon, dit-elle.

— Tant mieux.

Très consistante, la soupe composa la majeure partie du dîner, mais ils complétèrent avec du pain et du fromage.

— Alors, comment trouves-tu la Hongrie ? s’enquit Jakab.

— Je n’ai pas eu le temps d’en voir beaucoup, expliqua-t-elle. Mais il y a une atmosphère différente, c’est plutôt dépaysant.

— Ce sera très calme, renchérit-il, ses yeux ne quittant pas les siens.

Ils remirent la cuisine grossièrement en ordre avant de quitter la pièce. Jakab lui prit la main et l’entraîna jusqu’à la chambre. Cassandre ne s’attendait pas vraiment à ce qu’elle vit lorsqu’il ouvrit la porte.

C’était encore plus particulier que dans son imagination. Les murs de la pièce étaient sombres et les rideaux noirs encadraient une grande fenêtre quadrillée. La lumière que Jakab avait allumée répandait un éclat chaleureux et l’on pouvait régler son intensité. Il l’invita à s’asseoir sur le lit. La face supérieure de la couette était bleu nuit ; la face cachée, en damiers noir et blanc. Une étagère était fixée sur le mur au-dessus de l’oreiller et en y regardant de plus près, elle pouvait constater que tous les titres étaient écrits dans la langue locale, mystérieuse et incompréhensible.

Cassandre sentit une main caresser gentiment son dos et s’aperçut que Jakab la regardait attentivement. Il la serra contre lui et elle ne pensa plus à rien, se laissant bercer par le rythme de sa respiration. Elle entendait son souffle paisible et savoura le silence total qui planait sur eux. Elle finit par avoir chaud et se laissa faire lorsque Jakab l’aida à se débarrasser de son pull. Il retira à son tour son sweat-shirt AMEN, qu’il posa délicatement sur ses épaules nues, recouvrant les bretelles de son haut violet. Puis le regard de Cassandre tomba sur l’étrange commode au fond de la chambre. Elle se tordit légèrement le cou pour essayer de distinguer plus précisément ce qui s’y trouvait et Jakab finit par l’entraîner pour lui montrer de plus près.

Onze couteaux étaient respectueusement alignés. Elle reconnut, dans l’ordre, un Balisong, une dague artisanale confectionnée à partir d’un Balisong cassé d’où l’on voyait encore quelques traces de duck tape, un véritable poignard, un couteau de chasse dont le manche présentait une gravure de jaguar, et six couteaux de lancer. Venaient ensuite différents types d’armes, dont deux shurikens et un pistolet à air comprimé. Il lui en avait déjà parlé, mais c’était la première fois qu’elle les voyait. Chaque manche et chaque lame différaient et la collection ressemblait à de l’art. Elle repéra le couteau qu’elle lui avait offert au bout d’une rangée. Jakab l’effleura doucement du doigt avant de le prendre et de l’approcher d’elle.

— Merci, murmura-t-il en pénétrant ses yeux. Merci Cassandre… C’est une merveille.

Il se perdit dans la contemplation de l’arme un long moment, puis la reposa avec une précaution infinie, avant de désigner la petite pierre qui trônait là, sagement encerclée par les lames.

Puis il la prit par la taille et l’entraîna sur le lit.

*

Cassandre avait enlevé le sweat-shirt de ses épaules et Jakab la toucha avec une précaution infinie. Elle avait l’air d’un oiseau fragile qu’un rien pouvait briser. Il observa la douce couleur de ses cheveux, virant désormais vers l’auburn, et contempla la jolie petite tresse qui naissait sur le haut de son crâne et se perdait à la base de sa nuque. Ses yeux d’ambre se posèrent sur lui et il sentit une volonté encore plus profonde s’ancrer en lui. Il la protégerait.

Jakab effleura sa peau pâle du doigt et embrassa doucement le pendentif qu’elle arborait avec grâce. Elle était belle.

Comme ses doigts s’agrippaient à son T-shirt et ses lèvres effleuraient sa mâchoire, il voulut plus d’elle et s’approcha, sentant la douce courbe de ses seins contre lui. La distance se réduisit entre eux et il entendit son souffle s’accélérer de manière plaisante alors qu’il défaisait le laçage dans son dos et la libérait.

Elle respirait calmement sous la couette, la main posée sur son torse. Il sentait la chaleur de son corps nu et le contact de ses jambes sur les siennes.

— Tu n’es pas fatiguée ? murmura-t-il.

Il la sentit opiner du chef et caressa doucement son bras jusqu’à ce qu’ils finissent par sombrer dans une singulière torpeur, happés par les brumes de l’inconscience.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Recommandations

Sonio

La pérennité défi le temps , les siècles passés.
On trouve une persistance
Une résonance
Une constance
Une permanence...
Derrière un mot , une phrase , un texte
Une lettre , un roman...
Une œuvre se cache une idée, une pensée antique ou moderne , une histoire d' une vie , d'un être
D'un auteur , d'un écrivain mort ou vivant...
La voix de Socrate , de Platon , de Confucius, de Molière , de Victor Hugo
De Teillard de Chardin , de Malraux.
Parfois une simple citation, redonne
Vie et vibration à leurs pensées, leurs
Écritures, leurs réflexions...
Alors leurs âmes dans l'invisible autour de nous s'animent , leurs mémoires revivent , ils nous sourient et nous
Remercient.
Chacune de nos lectures est une résurrection pour eux .
Une renaissance , un éternel printemps
des écrivains , des poètes, des philosophes , ou de chers parents ou amies et amis disparus...
je marche souvent avec le maître , le poète , il me dit ces mots parmi tant d'autres :

" Le temps est l'architecte , le peuple son maçon ! "
Notre-Dame de Paris
Victor Hugo 1831 -III-1.
•••

2
4
2
1
Défi
fleur rose

Comment ai-je pu en arriver là ? Je me rends compte jusqu'à quel point, je n'ai plus le choix. Pénétrer dans la tanière du loup, me coûte beaucoup. Il le sait. Je suis anéantie, je vais perdre ma maison avec mes animaux. Même ma sœur ne peut pas m'aider. La transpiration se voit par la sueur qui se perle sur mon front. Il me tourne le dos, écoute une chanson avec sa radio. Un verre de whisky posé sur un tapis de poussière. J'étais l'objet d'observation depuis des mois. Un corbeau qui me guettait comme une future proie, pour se jeter sur moi comme un charognard, pour me dépecer. Il attendait ma chute. Il me comparait à un pauvre têtard et il se croyait fort. Il portait deux étiquettes : maire et agent immobilier. Il convoitait ma maison pour une ambition, il ne cachait à personne. Le tribunal allait donner son verdict dans quelques heures, je connaissais l'issue, mais je devais encore sauver ma peau. Son chien me reconnaît et vient vers moi. Je n'ai pas bougé, ni bronché. Il se lève, je suis dégoûtée de le voir avec sa mine réjouie face à ma détresse. Il pense que je vais lui manger dans sa main et accepter sa proposition de rachat de ma demeure pour une bouchée de pain. Un nouveau marathon se met en route. Combien de temps allais-je tenir avant lui céder ma raison de vivre ? Je devais trouver une alternative à tout prix.
2
3
2
1
Défi
Rodrigo Arramon


Eladio Escart se faufilait entre deux parois effondrées d’un ancien temple, le visage tordu par des grimaces de souffrance. Ses informations étaient tellement approximatives, qu’il avait mis deux heures avant de trouver l’accès. Située en plein milieu de l’altiplano, la « quebrada » de Liountascar demeurait un véritable secret que seules quelques Machis transmettaient parfois à un descendant. La quebrada se trouvait dans un endroit hostile et aride. Elle abritait une vallée verdoyante avec en son centre un magnifique lac translucide alimenté par de nombreuses sources d’eaux chaudes.
Eladio avait été recruté à Santiago, le mois précédent, afin de venir en aide à une population de Mapuches, gardiens du temple ancestral, réduit à l’état de ruines depuis des millénaires par un « terremoto » particulièrement violent. Des européens avaient arraché la jeune Machi à son hameau pour lui extorquer l’emplacement exact de la quebrada. Comment avaient-ils appris l’existence d’un temple en cet endroit reculé et ignoré du commun des mortels ? Nul ne le savait. Malgré le respect et l’amour qu’ils portaient à leur Machi, les membres de sa communauté n’osaient pas s’aventurer dans ce lieu tabou. On leur avait conseillé de prendre contact avec un jeune métis, moitié mapuche et moitié beaucoup d’autres d’origines, qui revenait d’un stage de formation aux Etats-Unis dans le cadre de son métier : enquêteur dans la police. Il avait déjà aidé les Mapuches lors d’un évènement survenu durant son adolescence. Il avait pris deux semaines de vacances pour retrouver cette jeune femme dont le portrait laissait présager une charmante et accorte personne. Eladio ne brillait pas pour son féminisme, étant assez connu, au contraire, pour un machisme latent qui lui avait valu quelques déconvenues chez l’oncle Sam.
Le jeune homme s’extirpa enfin du long et étroit tunnel. Il s’agenouilla pour allumer une lampe torche qui grésilla un instant avant d’illuminer la salle. Elle devait être assez vaste du temps de sa splendeur. Des gravats de toutes sortes jonchaient le sol, jusqu’au plafond. Ici et là on devinait des pétroglyphes aux entrelacs délicats. Un parfum indéfinissable flottait dans l'air... Si les pilleurs étaient passés par là, ils n’avaient laissé aucune trace. Eladio vérifia que son vieux colt était à sa place, et s’avança vers ce qu’il savait être le centre de l’édifice. Quelques pas plus en avant, une clarté diffuse dansait par moment au plafond. Eladio éteignit sa lampe et progressa, courbé en deux, les sens aux aguets. Bientôt des voix en espagnol et en anglais lui parvinrent :
-Où est le pectoral ? Tu vas répondre la sauvage ? Où est-il ? éclata une voix d’homme dans un espagnol approximatif.
-Cela ne sert à rien Will, elle restera muette. Bien content qu’on ait pu arriver jusqu’ici.
-C’est un piège, oui ! Elle nous a menés ici juste pour qu’on s’y crève à chercher en vain…
Eladio risqua un œil entre deux anfractuosités : trois hommes européens se tenaient de part et d’autre d’une très belle jeune femme à la longue et lourde chevelure noire. Il pouvait très bien voir son visage face à lui : elle n’avait pas le moins du monde l’air inquiet. Le déclic caractéristique d’un revolver que l’on arme alerta Eladio, trop tard. Il sentit le métal froid d’un canon se poser contre sa tempe.
-On a de la visite les gars… Il est armé le chilien… fit l’homme d’un certain âge qui le poussa vers le centre où il tomba à genoux à côté de la jeune femme.
-Alors, tu es qui toi ? demanda celui qui l’avait désarmé et qui le menaçait avec un revolver anglais de la seconde guerre mondiale.
-Eladio Escart, inspecteur de police. J’enquête sur la disparition de la Señorita Rosario. Mes hommes attendent à l’extérieur. Vous n’avez que dix minutes pour nous laisser partir.
-Tu bluffes face plate.
-Hey ! Les gars ! Venez voir ! J’ai trouvé quelque chose !
De manière assez inattendue, la lumière du soleil pénétra lentement par une entaille en forme d’arc de cercle, loin au-dessus de leur tête. Ils relevèrent les prisonniers pour les entraîner vers une cavité dans le sol dallé. Un énorme rosier y poussait et ses lourdes branches tapissaient le sol alentour. Eladio ne reconnut pas la variété à la belle couleur rouge. Il risqua un regard vers Rosario qui venait de faire de même vers lui. Elle lui adressa un sourire qu’il trouva sensuel et appétissant. L’heure n’était pas à cela pourtant ! Il devait se reprendre ! La puissante torche d’un des anglais perça à travers les feuilles et les tiges pour se refléter sur l’argent massif d’un pectoral, dans le fond. Eladio vit autre chose : le rosier naissait dans une flaque d’eau, d’une étrange couleur.
-On l’a ! Il y en a d’autres ! J’en compte au moins cinq ! Il faut descendre. Toi, le flic, tu vas y aller en premier et nous rapporter un collier.
Eladio déglutit, l’angoisse au creux de l’estomac, tenta de se rebeller mais ils menacèrent la jeune mapuche. La descente fut rapide et douloureuse. Les épines griffaient toutes les parties de son corps, même à travers l’épaisseur des vêtements. Arrivé au fond, il eut de l’eau jusqu’aux hanches. Il prit un lourd pectoral et le passa autour de son cou. Ils lui lancèrent une corde et il se retrouva à la surface, à genoux, étrangement essoufflé. Le plus vieux lui arracha le pectoral, le blessant à l’oreille gauche. Du sang s’écoula le long de son visage. Les anglais riaient comme des enfants, sautillant sur place, se passant le bijou sacré de mains en mains.
-Mike, tu restes pour les surveiller… Les gars, on va récupérer les autres.
Alors que les hommes descendaient, Mike hésitait entre les observer et surveiller les otages. Des jurons parvenaient du trou, ponctuant la descente. Mike, le pectoral dans une main, un luger dans l’autre, se rapprochait du bord, curieux, s’éloignant d’Eladio et de Rosario.
-Les épines sont empoisonnées, dit-elle en espagnol, dans un souffle.
Mike se tourna vers elle, mais il ne comprit pas, son intérêt pour ses camarades ravivé quand l’un d’entre eux poussa un cri de joie : « Ils sont magnifiques ! On est riches ! ».
Eladio, silencieux, bondit vers Mike et le projeta d’un violent coup d’épaule dans le rosier. Le policier s’effondra au sol, le souffle court, les dents serrées, sa peau le brûlait sur toute sa surface et la douleur le dévorait alors que le poison envahissait son sang. Il percevait à peine les râles d’agonie des pillards. Rosario retourna Eladio sur le dos, posant une main rassurante sur la joue de son sauveur.
-Tu as enfreint les règles en venant ici… Mais tu as le courage des mapuches. En toi coule le sang d’un grand Cacique, je peux le sentir, à travers les âges.
Elle mâcha les pétales de rose qu’elle avait arraché quelques secondes avant de lui venir en aide. Rosario posa ses lèvres sur celle d’Eladio et l’embrassa lentement, les yeux fermés. Le policier sentit un liquide acidulé s’écouler dans sa bouche. Rosario releva la tête, les lèvres rouge sang, lui fermant la mâchoire pour le forcer à avaler.
-L’antidote est dans la fleur mais il ne peut être activé que par la salive d’une machi. C’est un peu dégoûtant non ? Il y a deux conséquences. La première, sera plutôt agréable pour toi, et pour moi. Je vais devoir t’embrasser encore quelques temps pour que tu guérisses complétement. La deuxième… tu vas dorénavant voir des choses que le commun des mortels ne peut pas voir, ne doit pas voir. J’espère que tu feras un bon usage de cette malédiction.
Rosario se mit d’autres pétales dans la bouche et se pencha pour l’embrasser, l’empêchant de répondre.
4
7
3
5

Vous aimez lire Parallel ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0