Mots parallèles

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« Je vois souvent le monde comme des milliards de lignes. La plupart se prolongent longtemps, certaines sont plus brillantes que d’autres. Certaines lignes sont à peine visibles, peut-être veulent-elles se faire oublier. Certaines lignes sont abîmées, mais les autres continuent à s’étendre.


Bien sûr, tout cela est subjectif. Parfois, seule une ligne parallèle importe. Vous ne voyez qu’une ligne éclatante de l’autre côté de la Terre. »

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Athanaise

On dit toujours que noel et un des jours spetial dans la vie. Mais pas pour certains. Certaines pérsonnes sont au foyer ou dans des hopitaux et ne peuvent pas profiter se bon jour. Mais les choses doivent changer. Aidont les personnes dans cette triste situation à les accompagner et à souhaiter un bon gros joyeux noel.
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Défi
Maeva Amily

Maman je suis désolée.
J'ai souvent été ta plus grande déception. Je ne compte plus les regards deçu que j'ai croisés dans tes yeux et ceux de papa. Comment te dire que bien souvent ce que j'ai fait avait pour but de vous rendre fière de moi, de vous prouvez que j'ai un peu le droit de vivre et de faire partie de votre vie.
Je sais que je suis bien loin de la fille parfaite que vous rêviez d'avoir. Dire que je ne suis qu'une humaine n'excuserat pas mes faux pas. Je sais par quoi vous êtes passés pour que j'ai tout ce qu'il faut pour que je grandisse. Vous m'avez donnez une éducation avec des valeurs. Merci.
Comme toute adolescente j'ai hais vos décisions que je trouvais injustes. J'ai eu mes phases de rebellion et vous avez était patients avec moi. Vous avez eu vos erreurs mais qui n'en fait pas. De plus, je suis désolée de ne pas avoir été livrée avec le mode d'emploi en plus du côté surprise. Ton jeune âge ne t'as pas empêché de m'élever. Je t'admire.
J'ai fais des choses pour me détruire me pardonnerez vous?
je tenais à vous dire que si bien souvent je vous ai blessés en ne me confiant pas à vous c'est que souvent je me sentais trop ingrate de me décharger sur vous mon mal être. Ne le prenez pas pour vous car comme on ne peut contrôler le temps vous ne pouvez rien y faire à propos de mon caractère.
Maman je voudrais juste te dire je t'aime.
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Neurosis

               5h45. Elle se lève. Machinale. Comme chaque jour, elle commence sa journée par une petite virée dans sa salle de bain. Les yeux encore mis clos, elle lance un rapide coup d'oeil dans le miroir et détourne rapidement le regard. Elle laisse tomber sa nuisette sur ses chevilles et entre dans le bac. Elle actionne le robinet d'eau chaude et régule la température jusqu'à obtenir une chaleur presque insupportable. Elle commence par diriger le jet vers sa poitrine. Il s'agit du point culminant de ses douleurs, de ses émotions, de ses sensations. C'est de ce point qu'elle va déterminer son être, et contrôler tant bien que mal son paraitre. Elle poursuit son chemin vers son visage et sa chevelure tant aimée. C'est bien simple, selon elle, c'est son seul atout. En poursuivant sur cette zone, c'est son identité qui est visée. Nous pourrions même dire, ses identités. C'est un fait dont elle a vite pris conscience : elle ne sait plus qui elle est. Lorsqu'elle vise cette zone, elle recherche toutes ses identités comme pour les effacer une à une, le temps de 15 petites minutes sous ce jet réparateur, voilé.
Elle redescend sa main libre qui suit le jet en direction de ses seins, ces petites choses dont elle ne comprendra jamais l'esthétique. Elle est grande, élancée, caractérielle et se retrouve avec deux petites choses, minables en son sens, pourtant précieuses. Ces petites choses sensibles dont elle est la seule à avoir le droit d'accès. Même les grandes mains de son amour lui paraissent massives, à tel point qu'elle a le sentiment qu'elles pourraient les briser.
Sa main libre prend la direction de son ventre et entoure sa taille. Nous atterrissons dans une zone de honte. Un affront. Sa crainte. Le moindre centimètre en trop, le moindre gonflements revenus, lui vaut une avalanche de mépris. Car c'est bien du mépris qu'elle ressent lorsqu'elle voit le résultat de sa flemme, de son abandon. Lorsqu'elle voit ses défauts, sa crainte de redevenir ce "vilain petit cochon", dont l'histoire a été gentiment réédité selon son physique par ses vieux camarades, revient de plus belle. Elle revit le souvenir de ces moqueries, de ces injures dont les adolescents ont le secret. Au contact de cette zone, elle reprend à nouveau conscience de ce fait et vit son premier regain de motivation de la journée. Peut être le seul.
La main libre progresse vers son intimité. Tellement de sentiment mélangés à son contact, tellement de questions qui restent sans réponse mais qui nécessitent toujours autant de réflexion. De la douleur au plaisir, du plaisir à la douleur, il n'y a qu'un pas. Tout est lié, ce n'est qu'un fil effilé représentant cette sensibilité. Une sensibilité lourde de conséquence. À chaque évolution son déchirement, à chaque tentative cette même douleur et dans la seconde qui suit, ce plaisir intense. À ce contact, elle repense à ces petits moments passés avec son amour. Ses moments qu'elle chérit malgré la douleur de ces vas et vient sensuelles.
Le parcours de sa main libre continue sa route sur ses longues jambes. Ces mêmes jambes témoins de son passé, de son présent, et de son futur. Elles sont la trace de ses fardeaux, de ses beaux moments, de ses chutes, de ses mauvais choix. Ces mêmes jambes qui l'ont conduites vers un enfer et menées vers des petits paradis, des petits bonheurs. Chaque ligne apparente, chaque hématome, chaque cicatrice, raconte une histoire. Son histoire.

En 15 min, ses premiers états d'âmes de la journée sont apparus. Ce sont les premiers d'une longue série. Le début d'une journée type. En se couchant la veille, elle savait déjà comment s'habiller. En sortant de la douche, elle sait déjà ce qui l'attend. Une journée de remise en question, de sous-entendus. Une pleine confiance en soi qui se finira par des doutes profond. Une douce préface, poignante, sucrée, qui sera sûrement clôturé par un épilogue amer. C'est sa ritournelle.
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