XLVIII

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Ils commencèrent la semaine suivante en commandant des pizzas. Jakab surveillait le four pendant que Cassandre était partie chercher le courrier. Elle n’en recevait pas beaucoup, les seuls documents qui lui parvenaient consistant en publicités et autres documents insignifiants. Jakab se demanda ce qu’il en était chez lui, à 1 700 kilomètres de là. On avait sûrement déposé le courrier dans la vieille boîte aux lettres rouillée fixée près du portail.

Trouvant qu’elle mettait du temps à revenir, il quitta les fourneaux et jeta un œil dans le couloir. Debout dans l’entrée, elle semblait plongée dans les deux pages qu’elle tenait à la main.

— Qu’est-ce que c’est ? s’enquit-il, soucieux à la vue de la légère ride qui apparaissait sur son front.

Elle releva la tête tout en repliant le document.

— Une lettre de mon conseiller bancaire, lui apprit-elle en haussant les épaules.

Jakab resta silencieux. Les stéréotypes courants impliquaient qu’un Hongrois devait moins bien gagner sa vie qu’un Français. Beaucoup moins. Étant donné que Cassandre ne percevait aucun salaire, il en déduisit que ses parents l’aidaient sûrement. Bien qu’il ne travaillât pas lui non plus, il s’était trouvé qu’il avait rapidement pu prendre son indépendance financière et s’installer dans une confortable solitude. Cette idée et les autres qui en découlèrent le mirent mal à l’aise et firent naître en lui une once de culpabilité.

— Ça ira ?

Elle hocha la tête et envoya valser les feuilles sur la table basse. Elles tombèrent à côté.

— Ça ne te dérange pas que je reste ici ? reprit-il, lâchant enfin la question qu’il ne s’était jamais vraiment décidé à poser.

Voyant les yeux d’ambre se troubler un instant, il crut l’avoir blessée.

— Non… pas du tout, balbutia-t-elle.

Rassuré, Jakab se dit finalement que puisqu’il comptait rester, il serait bon qu’il prévienne un jour ses parents. Le fait qu’il se trouvât dans la capitale française était la seule information dont ils disposaient.

— Ne te fais pas de souci pour les dépenses. Je tiens à t’aider.

Elle opina de la tête, l’air pensif. Jakab ne la quitta pas des yeux, éprouvant une curieuse envie de pénétrer dans son regard aux lueurs perdues.

*

Cassandre ne s’était pas aperçue qu’elle s’était assoupie. Cela n’arrivait jamais, cela ne devait pas arriver. Son esprit était drôlement, même agréablement vide, et elle resta immobile, la tête reposant contre l’épaule de Jakab, assez réveillée cependant pour entendre le bruit de ses doigts tapant sur le clavier. Les yeux mi-clos, elle vit qu’il était en train de consulter sa messagerie. Elle prit soin de garder la brume devant ses yeux et porta plutôt son regard sur les trois onglets qui figuraient en haut de l’écran. Le texte du premier, indéchiffrable, était en hongrois. Le deuxième, plus explicite, consistait en un dictionnaire technique et scientifique bilingue. La page changea soudain et apparurent deux documents Word côte à côte, qui ne laissaient aucun doute sur leur nature. Il s’agissait de deux curriculums vitae, l’un au contenu cabalistique, l’autre dans un français parfaitement neutre, bien qu’inachevé. C’est alors qu’elle comprit qu’il traduisait son CV.

Comme Jakab ne semblait toujours pas s’être rendu compte qu’elle s’était dégagée de l’étreinte de Morphée, Cassandre put continuer à l’épier.

La mise en page était sérieuse et sans fioritures. Une photo en noir et blanc ornait le coin supérieur gauche, représentant Jakab fidèle à lui-même, la dureté de son expression le rendant peut-être plus âgé. Il était binational. Sa mère étant française, le droit du sang évoqué dans l’article 18 du Code civil avait été appliqué. L’adresse de Répáshuta était colorée en rouge.

Après avoir fait sa scolarité à Miskolc, il avait intégré la formation en génie mécanique de l’Université Technologique et Économique de Budapest. Elle remarqua toutefois qu’il n’avait pas renseigné d’emploi conséquent après avoir obtenu son diplôme. Sa dernière activité semblait remonter à 2014.

— Que fais-tu ? l’interrogea-t-elle, même si la réponse était évidente.

Jakab tourna la tête vers elle, les sourcils épais s’arquant légèrement sans toutefois traduire une surprise démesurée.

— Je me disais que je devrais peut-être songer à trouver un boulot par ici.

En effet. Cassandre le savait, il était incohérent, illusoire et irréaliste de rester ainsi à rien faire. Travailler risquait de devenir urgent – et au vu du courrier qu’elle venait de recevoir, cela l’était déjà –, s’ils voulaient poursuivre leurs tribulations autarciques. Cela faisait des mois que ses parents l’enjoignaient à reprendre des études, et il était logique que Jakab finît lui aussi par s’ouvrir à cette possibilité.

Se remettre à étudier ?

Cassandre formula l’idée haut et fort dans son esprit et fit de son mieux pour faire fi des fourmillements qui naquirent sur sa peau. Elle savait qu’ils avaient évidemment raison, et choisit de mettre sa foi en Jakab.

Cassandre passa les jours suivants à essayer de reprendre du service. Elle commença par ouvrir le dossier qui contenait les programmes qu’elle avait codés ces derniers mois et fit défiler les projets. En elle afflua une nostalgie étrangement teintée de bons souvenirs, de souvenirs qu’elle chérissait et pressait sur son cœur. Des souvenirs de longues nuits passées à se tuer les yeux devant un écran, à tenter de comprendre les entrailles de la machine qu’elle avait dans les mains, à découvrir toujours plus d’ingénieux mécanismes et de solutions à des problèmes qu’elle finissait finalement par surmonter. Et lorsque tout prenait sens, la fierté et la satisfaction qui en résultait n’avait pas de prix.

Elle eut besoin de se replonger dans certaines notions qu’elle avait oubliées et passa quelques heures à se refamiliariser avec le vaste monde des sockets. Heureusement, les fréquents commentaires – ô combien salutaires pour un programmeur – qu’elle avait notés lui permirent de ne pas se perdre totalement dans des programmes qui n’avaient pas été exécutés depuis des mois.

Après tout cela, elle dut se rendre à l’évidence : la rigueur et la logique de la programmation lui manquaient. L’intérêt était toujours présent en elle, c’était une fascination qui, elle savait, ne disparaîtrait jamais complètement. Une part d’elle-même lui chuchotait qu’elle n’aurait jamais dû laisser tomber, mais elle savait bien qu’il n’avait pas pu en être autrement.

Nous étions en mars. Cassandre essaya de déployer son imagerie mentale jusqu’à septembre, mois qui symbolisait par excellence la rentrée scolaire. Ce dernier mot laissait un goût âpre dans la bouche. Elle ignorait absolument les démarches qu’il fallait effectuer pour reprendre des études à son niveau et se doutait que cela risquait de ne pas s’avérer très aisé. Considération qu’elle balaya précipitamment. Elle se contenterait dans l’immédiat de se remettre à jour et se remémorer les connaissances qu’elle avait acquises, qui par la pratique reviendraient vite. Elle se déciderait plus tard, préférant attendre de voir où cela mènerait, bien qu’elle sût qu’elle possédait les compétences requises pour pouvoir reprendre en master.

Jakab parut heureux de la voir se réinvestir dans une activité, aussi Cassandre s’engagea-t-elle à s’y tenir, faisant de son mieux pour dissimuler les absences qui lui broyaient l’esprit. S’ajoutait aussi sur sa conscience l’embarras d’être toujours au bord du découvert, bien qu’elle eût renfloué son compte avec des économies de son livret d’épargne pour pallier temporairement au problème. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’elle tiendrait assez longtemps pour ne pas dépendre de quelqu’un d’autre.

Ils vécurent d’une motivation ardente, endiablée, qui les surprit tous deux. Jakab avait dressé une liste d’entreprises au sein desquelles il souhaitait postuler et avait déjà commencé à envoyer quelques candidatures. Tout en le regardant s’exécuter avec une détermination qui restait du domaine du mystère, Cassandre se persuada qu’il en était mieux ainsi, que cela serait peut-être plus raisonnable, que cela contribuerait assurément à assainir leur vie.

Ils eurent l’occasion de parler science comme jamais, et Cassandre s’apercevait qu’elle n’en savait finalement que très peu sur ses intérêts. Curieusement, alors que la science était au cœur de leurs deux formations, le sujet n’avait pas été trop abordé jusqu’alors. Lorsqu’elle l’interrogea sur les enseignements qu’il avait reçus, il lui parla de thermodynamique, de mécanique des solides et des fluides, mais aussi de conception assistée par ordinateur et de robotique. Quoique qualifié et rigoureux, Jakab était avant tout un homme de terrain qui préférait la crasse des matériaux à la banalité coincée des réunions et des présentations PowerPoint.

— Quand j’avais une dizaine d’années, nous avons rendu visite à un bon ami de mon père qui travaillait en tant que mécanicien dans un petit aérodrome près de Miskolc. Je me souviendrai toujours lorsqu’il m’a invité à voler dans son avion. Puis il m’a montré ce qu’il faisait, j’ai passé toute une journée à l’observer réparer un Cessna, on n’arrivait plus à me faire décrocher. C’est depuis ce jour que j’ai commencé à être fasciné par les machines, par tout ce qui bouge. Ça été le point de départ.

Cassandre se rappela alors l’étagère au-dessus de son lit à Répáshuta, sur laquelle les ouvrages scientifiques côtoyaient ceux de démonologie. Elle reconsidéra ces mots, exempts de toute acrimonie et recelant même une nostalgie heureuse, et s’aperçut que c’était la première fois qu’il évoquait un souvenir joyeux de son enfance.

Cassandre interrompit ses recherches enfiévrées le 11 mars pour se rendre à la seconde séance de tatouage, durant laquelle ils s’attaquèrent au remplissage. Curupira l’accueillit avec sa bonne humeur brésilienne, son enthousiasme à l’idée de terminer le travail adoucissant un peu la douleur de l’acte. Elle ferma les yeux pour se faire envahir et laissa le bruit enfler jusqu’à accaparer tous ses sens.

*

L’après-midi avait été productif. Jakab Kátai avait fini d’envoyer la première salve de candidatures, ciblant de moyennes entreprises dans lesquelles il estimait se sentir à l’aise. Bien que leurs secteurs d’activité ne fussent pas les mêmes, elles partageaient un point commun : toutes étaient spécialisées dans un domaine différent de celui dans lequel il avait exercé précédemment. Sans surprise, le taux de réponse était très faible pour lors, mais il avait réussi à établir un contact avec le directeur d’une entreprise spécialisée dans le domaine de la construction et de l’énergie. Mieux valait s’adresser à Dieu qu’à ses saints.

Cassandre était revenue dans la soirée, le visage paisible et les bras chargés de vivres. Ils dînèrent simplement en s’informant sur l’actualité des derniers jours et, ne trouvant aucune cause de réjouissance, Jakab reporta son attention sur celle qui partageait sa vie. Pas une fois elle n’avait remué les lèvres pour évoquer l’événement principal de sa journée et Jakab dut refréner l’avide impatience qui lui brûlait le cœur.

Il la suivit enfin dans la chambre après avoir refermé la porte derrière lui, où il l’observa extirper une coupelle aux légers ornements cuivrés. En la voyant fixer trois tiges à la verticale au centre de celle-ci, il comprit qu’il s’agissait d’un porte-encens. Il anticipa son geste et lui tendit le briquet qui était posé sur la table de chevet. Ses yeux d’ambre ne rencontrèrent pas les siens lorsqu’elle incendia les bâtons d’encens et plaça délicatement la coupe sur le rebord de la fenêtre[1]. Lentement, les doigts de Jakab vinrent trouver l’interrupteur et tout ne fut que pénombre.

Alors que leurs yeux considéraient les flammes consumer les bâtonnets et suivre calmement leur chemin, il ne put s’empêcher d’admirer l’éclat rougeoyant qui fit danser le dragon argenté et trembla sur une partie de son visage. Ses mains vinrent chercher sa taille et découvrirent tranquillement sa peau alors que la chaleur envahissait ses sens. À la pression de ses lèvres répondit un désir puissant et sage, et il se laissa adroitement étourdir, vaguement conscient de l’odeur de cèdre qui flottait dans l’air tandis que l’encens brûlait. Le lit vint rencontrer son dos et il enleva doucement le léger haut noir qu’elle portait, révélant son corps fin et libre. Les lignes d’encre s’étaient étendues, sa peau était sublimée d’une grâce rare et, comme il admirait son corps dressé sur lui, le dessin prit sens. Le paon était enlisé dans les fleurs du mal, aux reflets bordeaux et pourpres. Il se rendit toutefois compte qu’il était bien incapable de déterminer si de telles couleurs se trouvaient effectivement sur son corps ou s’il s’agissait d’une simple facétie des flammes. Et il se dit que rien n’aurait été plus juste. Une lueur de timidité sembla passer dans le regard de l’ange aux yeux d’ambre et il l’attira plus près, goûtant la splendeur de son être.

L’encens s’était consumé et trois minces colonnes de fumée s’élevaient vers les hauteurs célestes. Cassandre reposait immobile à son côté, ombre parmi les ombres.

— Tout est beau car tout meurt, murmura-t-elle d’une voix sereine.

Il resta silencieux. Dans leur génie troublant, ils étaient vrais.

Ne comptant plus les heures, il roula vers la chaleur de son alliée, qui l’entoura instantanément de ses bras, la tête pressée là où se trouvait son cœur. Il déposa un baiser sur le sommet de son crâne, inhalant le parfum d’amande et se laissa gagner par le sommeil.

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[1] Wardruna – Løyndomsriss / Heimta Thurs

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