Chapitre 06

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Antoine Setvert examinait son écran d’ordinateur les yeux plissés. Son pouce appuya sur la touche espace de son clavier pour faire un arrêt sur image. Il caressa l’écran en proie à un étrange sentiment. Il émit un long soupir plaintif tandis que son appétit s’amplifiait. Il avait demandé à ce qu’on ne le dérange pas. Plongé dans le noir, il croisa les doigts d’un air mauvais.

Il la voulait.

Cette fille était la perle rare qu’il avait tant cherchée, la patiente la plus captivante qu’il ait été amené à rencontrer. Il contempla son étagère pleine de livres et de DVD. Il pourrait l’ajouter à ses trophées. Cette idée le fit sourire et il se mordit la lèvre inférieure, réfrénant à grand-peine un désir grandissant. Elle devait lui appartenir… Comme les autres, elle serait à lui. Dépendante, aimante, désespérée.

Je vais tout lui prendre… songea-t-il.

Il plissa les yeux de satisfaction en pensant à sa famille. La schizophrénie était un mot effrayant. Les parents n’avaient pas été faciles à convaincre, mais la petite crise d’épilepsie avait fini de les persuader. Le hasard faisait si bien les choses.

— Tu m’intrigues tant, chuchota-t-il en caressant son écran.

Il repensa à son expression, à la noirceur qui s’était dégagée du fond de ses yeux – quand elle lui avait assuré que l’illusion pouvait la blesser. Cela l’avait tant excité que partir avait été le seul moyen pour demeurer maître de la situation. Quel dommage, il serait bien resté à ses côtés plus longtemps.

Il remit en marche la vidéo et les mains moites, le regard démentiel, se mit à réfléchir. Elle devait être à lui, c’était un besoin vital. Demain, il lui parlerait à nouveau. Il la toucherait juste un peu. Oui, il le ferait et peut-être même davantage…

— Je peux faire plus !

Ce soir, il ne dormirait pas, trop désireux de préparer la rencontre à venir. Un sourire malsain apparut sur ses lèvres, dévoilant ses dents blanches cruelles.

Mélly comptait les jours. Elle s’ennuyait à mourir dans cette chambre vide avec comme seule distraction une télé pleine de grésillements. Au moins avait-elle pu recouvrer des forces même si elle en venait à craindre l’arrivée du docteur Antoine Setvert. Il se montrait si insistant et son regard de chouette cachait un sombre dessein qu’elle ne réussissait pas à deviner.

Ses mains moites trouvaient toujours un prétexte pour la toucher. Elle finissait par ne plus prendre de gants et par le repousser franchement. Seulement, cela ne l’empêchait pas de rester des heures à l’interroger sur cette autre personne qu’elle imaginait.

Heureusement, la bonne nouvelle venait du fait qu’elle était parvenue à s’éloigner d’Itanys. Ils n’avaient pas refait de rêves communs. C’était un poids en moins sur ses épaules. Mélly voulait le connaître davantage, mais pas à travers les songes, car alors il lui faisait bien trop peur. Ses manigances la rendaient méfiante. Seul le chien noir, le monstre plein d’obscurité, venait de temps à autre la perturber durant son sommeil.

Y penser la faisait toujours autant frémir.

C’est vrai que ce cauchemar a l’air atroce, réagit Itanys à ses réflexions, les yeux brillants de malice.

Mélly se renfrogna immédiatement.

Peux-tu éviter d’agir comme ça ?

Hum… pour quoi faire ?

La jeune fille le dévisagea, furieuse. Elle avait passé deux semaines avec un esprit qui ne faisait aucun effort. Il lisait en elle et commentait toutes ses pensées. Parfois même, il se moquait. Elle ne pouvait pas le supporter alors que de son côté, lui ne révélait jamais rien. Il restait cachottier et s’arrangeait chaque fois pour ne pas répondre à ses questions.

Itanys, grogna-t-elle en serrant les dents afin de se retenir de s’exprimer à voix haute, car parler dans sa tête n’était pas si facile.

Oui ?

Il s’approcha, l’air de rien, la mine rayonnante. Mélly perdit de sa contenance face à son arrogance. Elle savait bien qu’il ne la redoutait pas. Seulement parfois, elle voyait que sa colère le troublait, car il grimaçait. Elle en avait donc déduit que d’une manière ou d’une autre sa mauvaise humeur était à même de l’atteindre. Mais l’habitude qu’il avait prise de la regarder, comme si elle n’était qu’une pauvre écervelée, l’horripilait. Elle ne supportait pas avoir cette impression de n’être qu’un jouet dont il pouvait se servir à sa guise.

Arrête…

Tu dois quand même avouer que sans moi, tes journées seraient ennuyeuses !

Itanys leva un sourcil afin d’appuyer ses propos. Mélly soupira, car elle savait très bien qu’il voulait simplement passer le temps. Par moments, elle décelait une lueur d’espièglerie au fond de ses yeux et elle restait persuadée qu’il s’amusait à ses dépens.

Mélly se détourna pour examiner la grosse pendule accrochée au mur. Ses aiguilles émettaient un petit tic fâcheux qui l’empêchait souvent de dormir. Le repas du soir allait bientôt être servi et elle l’attendait avec impatience.

Itanys ne masqua pas sa répugnance.

­ — Tu m’écœures quand tu manges, rappela-t-il comme si elle ne le savait pas déjà.

Mélly redressa les épaules puis le défia de rajouter un mot :

Je suis sûre que c’est à cause de toi que je suis aussi affamée… alors, supporte-le !

L’esprit se détourna afin d’éviter son regard accusateur.

Peut-être bien… mais tu pourrais tout de même agir en femme civilisée.

Mélly ferma les paupières pour garder son calme. Il lui reprochait perpétuellement la même chose et insistait tout particulièrement sur le fait qu’elle devait manger proprement.

Je n’y peux rien ! s’enflamma-t-elle. Je n’arrive pas à me contrôler… mon corps en demande toujours plus.

Itanys allait répondre, mais fut interrompu par l’ouverture de la porte. Mélly se rembrunit en voyant monsieur Setvert entrer chargé d’un plateau de nourriture dans les mains. Où se trouvait donc l’infirmière habituelle ? Mélly la chercha rapidement, mais ne s’en inquiéta pas outre mesure, trop obnubilée par le buffet offert que désirait son estomac. Elle ne pensait qu’à se rassasier et calmer sa faim !

Antoine lui avait apporté des mets délicieux à l’odeur enivrante. Les narines de Mélly frémissaient d’envie alors que l’arôme de poulet et la vision de sa peau croustillante l’atteignaient violemment.

L’homme déposa le plateau devant elle, affublé de son grand sourire que la jeune fille ignora complètement.

­Du poulet… des frites… Oh, et des gâteaux au chocolat…

Elle fondait littéralement et ne voyait plus que ça.

— Je me suis permis…

Antoine s’arrêta dans sa lancée alors qu’elle s’empressait d’enfourner dans sa bouche la cuisse dorée. Son estomac explosa de bien-être et gronda de plaisir. Elle avalait sans même prendre le temps de mâcher. C’était trop bon, il lui en fallait plus. Elle se lécha les doigts puis se jeta sur les frites.

Itanys gloussa devant son engouement avant de vite recouvrer son sérieux. Il reporta son attention sur le médecin silencieux. D’habitude, il la mitraillait de questions. D’ailleurs, il était rare de le voir en soirée. Il venait plutôt le matin.

Antoine dévisageait Mélly avec satisfaction. Il souriait maladivement.

Arrête !

La voix d’Itanys résonna comme un appelle au secours et Mélly se figea, affolée par la panique qui transparaissait dans son regard. Elle chercha des yeux d’où venait le danger et s’immobilisa sur monsieur Setvert qu’elle remarqua enfin. Debout devant elle, il la contemplait sans rien dire. Ses sombres prunelles de chouette l’examinaient avec une fièvre supérieure à son habitude.

Pour… pourquoi ? bégaya-t-elle comme si elle espérait au fond que la réponse soit différente de ses pires craintes.

Elle se détourna vers les frites encore frémissantes qui lui donnaient tellement envie. Sa raison lui soufflait pourtant de faire attention, mais se contenir s’avérait si difficile. La faim la tenaillait tant.

C’est empoisonné ! Écoute-moi, pour une fois.

L’aura meurtrière de l’Illyfit réapparut comme un feu brûlant alors qu’il se positionnait dans son dos. Ses cheveux se dressèrent sur son crâne tandis que ses yeux verts s’obscurcissaient. Mélly cligna des cils et releva la tête, terrifiée. Elle croisa le regard de plus en plus dément du docteur Setvert et sut qu’Itanys ne se trompait pas. En face d’elle, le médecin n’existait plus, s’y trouvait à la place un monstre. Avait-il d’ailleurs déjà agi comme un docteur ?

Elle se leva du lit, désireuse de s’éloigner le plus vite possible de cette menace inattendue, mais déjà son corps s’alourdissait.

I… Itanys ! paniqua-t-elle en luttant de toutes ses forces pour rester debout.

Ses sens disparaissaient un à un. Elle tenta de courir jusqu’à la porte quand elle s’écroula, incapable de se soulever. Antoine vint à elle à pas lents. Il s’agenouilla, la prit dans ses bras et la rallongea sur le lit d’hôpital comme si elle ne pesait rien.

— Chut… susurra-t-il au creux de son cou. Ne t’inquiète pas, je vais prendre soin de toi…

— Ah…

Mélly était si terrifiée que son cœur battait dans ses oreilles. Plus rien ne lui obéissait, ni sa voix ni ses membres. Il l’avait paralysée en droguant sa nourriture. Setvert la contemplait maintenant avec adoration. Il se lécha les lèvres.

— Tu es à moi…

— Non… Itanys, Itanys ! appela-t-elle, désespérée.

Le médecin s’avança. Ses mains moites la touchèrent sans la moindre hésitation. Itanys fixait Setvert avec tant de fureur que Mélly, pour une fois, en fut soulagée. Même quand il avait tenté de la tuer, l’esprit n’avait pas eu un tel regard. Sa vision se brouilla et elle ne comprit pas immédiatement qu’elle pleurait.

Antoine le remarqua tout en penchant la tête. Avec fascination, il détailla ses larmes qui roulaient au coin de ses yeux. La jeune fille frissonna d’écœurement en le voyant se coller à son visage. L’homme frotta sa joue contre sa peau. Il plaça son nez au creux de sa nuque tout en la reniflant.

— Ne pleure pas… Tout va bien se passer, chuchota-t-il.

Il déposa des baisers sur la courbe délicate de son cou et descendit sur ses épaules. Il fit courir ses doigts jusqu’à sa poitrine. Excité, il l’examina à nouveau et parut soucieux. Antoine palpa sa peau à la recherche d’un pouls puis la dévisagea, vérifiant ses réactions.

— Je vais t’attacher… ça n’a pas l’air de faire beaucoup effet, remarqua-t-il, faussement inquiet.

Il se saisit d’un poignet qu’il embrassa, caressa. Quand il fut rassasié, le médecin l’emprisonna fermement avec des sangles. Ensuite, il passa au second et agit de la même façon. Il s’abaissa à ses pieds et s’attarda sur ses chevilles.

— Si belle, affirma-t-il à voix haute.

Ses doigts remontèrent vers son genou puis frôlèrent ses cuisses. Mélly implorait en silence Itanys de lui venir en aide. Elle répétait son prénom en boucle comme une litanie. Setvert finit par lui attacher les pieds. Lorsqu’il termina, son visage s’illumina de satisfaction. Il la tenait enfin sous son contrôle.

— Tu es à moi… gloussa-t-il sottement.

Antoine ne perdit pas une seconde. De gestes méticuleux, il commença à se déshabiller. Il plia chacune de ses affaires avec sérieux sans plus se soucier de rien d’autre.

— Tout doit être fait dans l’ordre, expliqua-t-il, la voix grave.

Cela revêtait d’une importance capitale à ses yeux. Il observa de nouveau Mélly et fut ravi de constater l’absence de larmes.

— Que tes yeux sont beaux… fit-il en s’allongeant sur elle et venant caresser son visage. Ils noircissent… J’aime cet air farouche.

Antoine prit le temps de la détailler avec soin alors qu’elle tremblait de peur. Les doigts de Setvert vibraient sous le désir qu’il ressentait. L’homme transpirait. Son érection douloureuse vint s’appuyer sur le ventre de la jeune fille. Il releva son torse afin qu’elle le voie dans toute sa grandeur.

Les mains moites du médecin se posèrent sur le corps de sa patiente et parcoururent sa peau. Soudain, le regard exorbité, n’y tenant plus, il entreprit de la dévêtir. Elle tenta alors de se débattre. Surpris, Antoine lui jeta un coup d’œil.

— Tu es tellement différente, gémit-il en un soupir émerveillé.

Il lâcha ses vêtements afin de s’approcher de son visage.

— Non ! gronda soudain une voix surgie des entrailles de Mélly.

Antoine recula d’effroi. Son sexe tressauta d’excitation.

— Qu’as-tu dit ? murmura-t-il de plaisir.

— Je vais te tuer, rugit la jeune fille.

Setvert savoura l’intonation rauque comme une caresse. Plus elle le menaçait, plus son désir gonflait.

— Tu es si particulière… La perle rare de ma collection !

Incapable d’attendre, avec une violence insoupçonnée, il lui arracha sa chemise. L’homme avait le visage déformé par son appétence. Les yeux grands ouverts, il se mordit la lèvre inférieure, prêt à assouvir ses pulsions.

Mélly remua les poignets avec force. Les liens, trop serrés, l’écorchèrent. Elle grimaça sous la douleur. Antoine s’attarda encore sur ses réactions. Il avait du mal à croire que le médicament soit si inefficace sur ce petit corps frêle.

Les yeux emplis d’adoration, il caressa son cou puis se mit à lécher la peau douce de sa patiente. Il descendit ainsi jusqu’à sa poitrine qu’il entreprit de sucer avidement.

— Ils sont si bons et si fermes…

Mélly s’acharna de plus belle sur les sangles et l’homme lui sourit, compatissant presque :

— Ce n’est pas la peine, cela peut retenir quelqu’un qui fait plus de cent kilos… Tu es toute à moi !

Setvert se positionna entre ses cuisses. Ses doigts tremblaient tandis qu’il faisait glisser la fine culotte jusqu’à ses genoux. Antoine se trouvait si proche de son intimité que sa brutalité s’intensifiait. Il la lui fallait, maintenant !

Lentement, il avança son sexe à presque la toucher. Obnubilé par son désir inassouvi, il occulta tout ce qui l’entourait.

Les poings en sang, le corps rigide et les yeux noirs, Mélly se libéra des lanières. Un changement en son sein l’avait transformée. Ses cheveux voletaient autour d’elle. Possédée par une force inconnue, elle assena le plus terrible des coups de tête.

Setvert partit en arrière, incapable de réagir, trop surpris, tandis que Mélly détachait ses pieds. Itanys n’était pas de ceux qui agissaient tels de preux chevaliers. L’humaine avait protesté si violemment qu’il avait eu l’impression de se faire violer lui aussi. Ce genre de sentiments était tout à fait intolérable.

Elle n’avait pas résisté et lui avait cédé son corps. Lui-même n’avait pas entièrement compris. Tout s’était déroulé très vite. Il s’était fait aspirer puis s’était retrouvé aux commandes. Itanys observa le médecin tombé au sol dans sa nudité affligeante. Il se ressaisit. Cette sensation de posséder un corps le perturbait. De plus, contrôler une femme s’avérait plus difficile que prévu. Il eut beaucoup de mal à coordonner ses gestes pour se déplacer.

Après un petit moment d’adaptation, qui lui parut durer une éternité, il descendit du lit. Sans laisser le temps à ce psychopathe de se redresser, Itanys frappa dans les côtes. Il ne fut rassasié qu’une fois les avoir entendues craquer.

De cette façon, l’Illyfit se sentait déjà beaucoup mieux. Antoine toussotait maintenant et se pliait sur lui-même. Il lui lançait un regard apeuré. Il n’avait pas l’air de comprendre pourquoi il s’en prenait à lui. Itanys fronça les sourcils devant son visage benêt dont il eut pitié un bref instant.

— Ce n’est pas dans mes habitudes d’aider… déclara-t-il en haussant les épaules. Enfin, je ne pouvais pas laisser ce corps s’abîmer, tu saisis ? Et puis, elle est ma proie ! expliqua-t-il sans trop se presser.

Itanys ne voulait pas donner l’impression de protéger. Néanmoins, il ne réfrènerait pas son besoin de vengeance pour avoir subi ce sentiment de faiblesse qu’il n’aurait jamais dû éprouver. Le viol venait de prendre un tout autre sens à ses yeux.

— Tu vas souffrir au point de ne plus te rappeler qui tu es, renchérit-il avec haine.

Non, vraiment, il ne pouvait pas le laisser s’en sortir ainsi. Il devait le faire agoniser bien davantage. L’esprit réfléchit à son châtiment. Que lui infligerait-il : un an, deux ans ?

Dix, c’est mieux avec une mort atroce ! songea-t-il, heureux d’avoir pris sa décision.

Il frappa encore une fois le médecin d’un redoutable coup de pied puis des flammes bleues vinrent lécher son poing. Elles s’intensifièrent quand il cogna l’homme au ventre. L’aura se détacha d’Itanys, afin d’envelopper entièrement Antoine. Elle s’insinua lentement en lui, le consumant de l’intérieur.

— Arg…

Setvert hurla de douleur. Ses pleurnichements furent longs et si plaisants à entendre que l’esprit inspira une grande bouffée d’air. Il n’y avait rien de plus agréable que de se sentir puissant.

— Hum, tu fais honneur à ma force… Tes cris m’emplissent de joie, ricana-t-il.

Antoine s’étrangla :

— Qu’est-ce qui se passe ?

— Je ne te l’ai pas dit ? s’inquiéta soudain Itanys qui s’accroupit pour lui saisir les cheveux. Oups, j’ai dû oublier… Tu vas mourir, mais d’abord, souffrir !

L’esprit émit un gloussement sinistre alors qu’il repoussait en arrière la tête du médecin comme un vulgaire insecte. Itanys se redressa en se frottant les mains. Voilà une chose de faite. D’un pas malhabile, il entreprit d’habiller le corps de l’humaine.

Il se demanda bien où elle était passée quand il distingua une forme à sa droite. Il lui sourit en la voyant apparaître à ses côtés, tel un spectre. Son regard terrifié lui apprit qu’elle était encore sous le choc.

Soudain, on frappa brutalement à la porte.

— Y a quelqu’un ? cria une infirmière.

— Ouiiii ! beugla Setvert qui se tordait toujours sous le sort qu’il venait de recevoir.

L’homme pensait sûrement pouvoir être sauvé, ce qui amusa vivement Itanys. Un petit bip à peine inaudible se fit entendre, ce qui informa l’esprit que la porte venait de s’ouvrir. Trois aides-soignants déboulèrent et l’observèrent, les yeux écarquillés ainsi que la bouche grande ouverte. Ils furent davantage surpris en constatant que le médecin était nu comme un ver et qu’il se tortillait de douleur. Itanys l’aurait presque plaint.

L’infirmière en chef s’époumona d’une voix stridente :

— Mais que s’est-il passé ici ?

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