Chapitre 04 - 03

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Mélly réfléchissait à un moyen de s’évader quand son estomac gronda si fort qu’elle s’empourpra, honteuse. Itanys se rapprocha pour l’étudier intensément.

À quand remonte ton dernier repas ?

Son changement d’attitude la rendit perplexe. Elle fronça les sourcils et tenta de se souvenir.

— Depuis le château… enfin, je veux dire la veille. Je n’avais pas vraiment déjeuné le matin.

La jeune fille grimaça. Si elle avait faim, la douleur à son estomac le lui fit comprendre par d’affreux spasmes incontrôlables. Elle essaya de la réprimer sans y parvenir. Itanys jura.

Il faut que tu manges, ou nous sommes finis.

Mélly avait beau être d’accord, le savoir ne changeait pas grand-chose. Elle ne pouvait pas sortir. La faim la tirailla alors si violemment qu’elle larmoya. Ses membres se mirent subitement à se tordre et elle s’effondra sur le sol.

À cet instant précis, la porte s’ouvrit à la volée et trois infirmiers accoururent. Même si Mélly n’aimait pas l’endroit, elle fut soulagée de voir des gens compétents venir à son aide.

Que ton corps est faible, rumina Itanys, plus furibond que jamais.

Mélly aurait tant souhaité le contredire, mais elle devait bien avouer qu’il avait raison. Il lui avait pris beaucoup de son énergie et elle n’avait pas mangé depuis un bon moment. La faim la rappelait à l’ordre. La jeune fille ne se souvenait pas avoir éprouvé un tel besoin par le passé.

C’est normal ! affirma l’esprit. J’ai puisé dans tes réserves. Tu as dû survivre grâce à mon essence vitale… Seulement, si tu ne manges pas rapidement, tu mourras, et moi aussi ! Je n’ai pas l’impression que le liquide qu’ils t’injectent te fasse quoi que ce soit.

Mélly ne lui répondit pas, en proie à une douleur trop vive. On l’empoigna avec fermeté puis on l’attacha sur le lit. La jeune fille se calma un peu et eut tout juste le temps d’apercevoir sa famille dans l’entrebâillement de la porte. Sa sœur pleurait et sa mère l’observait d’un air apeuré tandis que son père semblait abattu.

L’expression effrayée qu’ils lui renvoyèrent la blessa bien davantage que tout le reste. Mélly voulut tendre le bras dans leur direction. Elle les suppliait du regard de ne pas l’abandonner ici, mais attachée comme elle l’était, seuls ses doigts s’animèrent. Elle essaya de parler, cependant, aucun son ne s’échappa de sa gorge.

Pourquoi ? Pourquoi me dévisagent-ils de cette façon ?

À ton avis ? Parce qu’ils voient une folle.

Itanys tournait autour d’elle, agité par l’état de son corps qui se détériorait à vue d’œil. Il avait l’air de se soucier d’elle bien plus que prévu.

Mélly n’eut pas le temps de lui poser d’autres questions que ses paupières s’alourdissaient. Elle avait beau y mettre de la volonté, rien n’y faisait, ses yeux se fermèrent d’eux-mêmes.

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