Le Champ aux Corbeaux

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[Soyez courageux, et preparez-vous au pire pour celui-ci...... Non, vraiment, vous feriez mieux de lire Dysnomia ou l'abri 123....]

Il était une fois, un monde en ruines, plongé dans la nuit. Dans le ciel noir, s'élevait majestueusement Mensis et Hora, les deux lunes souveraines. Pendules célestes, elles rythmaient le temps de cette terre, déjà recouverte d'une épaisse couche de ténèbres cendrés.

Oubliée des cartes, ignorée du monde, un petite maison bancale se dressait tant bien que mal, au milieu d'un champ de blés doré. Un blé magnifique, qui de par son éclat, agissait comme un phare dans la nuit. C'était là autant sa fierté que sa malédiction, car il appâtait la convoitise des corbeaux, qui jaloux, se mettaient à cercler au-dessus, comme pour ternir son éclat.

Le vieux paysan, gardien du champ, faisait alors tout son possible pour les éloigner, mais comme les marées, ils revenaient à chaque fois.

Mais un jour, alors qu'il moissonait, il eut une idée pour se débarrasser une fois pour toute de ces nuisibles emplumés.

Le lendemain, de bonne heure, il sorti ses outils et planta une croix en bois au milieu du champ. Puis il y crucifia dessus une chemise trop usée. Et enfin, il rembourra l’humanoïde naissant avec de la paille, en prenant soin de lui faire un semblant de tête. Armé de ses outils, il se mit à construire une grande hélice, qu'il vissa au sommet du crâne.

Comme le vent soufflait souvent, il n'eut pas à attendre longtemps avant de voir sa création tourner sur elle-même.

Il avait hâte de voir les résultat de son labeur, mais se sentait très fatigué. Il rentra donc se coucher. Et après un cycle d'Hermia, la petite lune, il se réveilla. Il s'empressa de sortir en courant, voir si les corbeaux avaient enfin déserté son champ:

Pour son grand malheur, des milliers de volatiles avaient afflués de tout le continent, pour admirer son invention et prendre un selfie avec lui.

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Adrien de saint-Alban


C'était un samedi au sortir d'une soirée entre amis. Je rentrais seul sur Grenoble encore un peu étourdi par les vapeurs d’alcool et les cigarettes fumées. L'enfer s'était abattu là où on l'attendait pas. Un enfer blanc comme disent les médias. Un paradis, aurais-je dit, si"l'homme moderne"que je suis n'était point affaibli par trop de "modernité". Pas de doute, il est vrai que de ma voiture, l'enfer était dehors tout autour de moi. Une envie irrésistible d'aller en contact avec cette neige pour aller me fondre en béatitude dans ce déluge de poudre blanche.
Le vent et la neige, voilà ce qui fait me sentir vivre.
Les grands arbres défilaient devant moi à vive allure. J'étais seul, au volant de ma voiture. La neige tombait à gros flocons à l'infini du ciel assombri par la nuit et s'écrasaient contre mon parebrise. Cela me donnait une sensation de plénitude extrême, me procurait un plaisir visuel sans égal.
Subitement, je repensai à cette scène qui m'avait troublé, ému jusqu'aux larmes.
Pourquoi?
Pourquoi doit-on infliger aux hommes une souffrance qu'ils ne méritent pas?
Les fans de Johnny ont-ils massacré ?
Les fans de Johnny ont ils décimé?
Les fans de Johnny ont ils spolié?
Les fans de Johnny ont ils cette once de méchanceté qui mérite qu'on leur ôte ce qu'ils ont de plus cher?
Quel plaisir y a t il à voir cette foule suivre un cercueil immaculé sachant qu'ils ont perdu un des leurs?
Je repense à cette souffrance que le capitalisme et la recherche du profit immédiat inflige à cette planète.
A cette humanité merdeuse qui torture , qui violente la vie, qui tue , qui déforeste poussée par une fièvre, celle du fric et du profit immédiat. Et qui eux se portent très bien.
Oui, j'aime la neige, j'aime le vent et j'aime les femmes. Le vent d'Isère, le vent d'hiver. L'Isère, c'est la Suisse française avec ses montagnes, ses grands lacs, ses larges vallées et ses loups. Le Vercors et ses mystères. Le silence de cette neige. Haut lieu de la résistance face à l'innommable. Les héros du Vercors ont leur âme qui plane par dessus les massifs épais. Ils sont toujours là. Ils sont les gardiens d'un héritage précieux toujours vivace et à protéger. L'Histoire est là sous cette couverture poudreuse.Tiens, je me découvre romantique! Senancourt n'est pas loin, il veille .
l'Isère sans les loups n'est pas l'Isère. Ils se font massacrer. On les tue "par prélèvement". Ce sinistre ministre se soucie de la faune planétaire et se contrefiche des loups français. Les loups sont la marque de l'identité de l'Isère depuis leurs extinction au XVIII siècle. Pourtant, il sont la marque indélébile de notre culture faunistique française. Cependant, ils se font "prélever" sur ordre d'un sinistre ministre imbécile qui ne conçoit pas que les loups, comme les hommes, puissent baiser et se reproduire. L'homme est un ignorant face à la Nature et ses droits.
Je me remis à penser à ce jour où comme un parfum de bénédiction surplombait le peuple de Paris.
Johnny avait épousé son siècle comme Victor Hugo avait épousé le sien.
Je me souviens , c'était une foule immense, interminable, une foule dense qui n'en finissait pas, une foule qui se perdait à l'horizon.
Comme Victor Hugo en son temps , des milliers, des centaines de milliers de minuscules allaient et venaient dans tous les sens comme des désemparés, déboussolés mais obéissant au même instinct comme si un coup de pied géant avait été donné dans la nuit.Un coup de pied qu'il les avait assommés pour certains , réveillés pour d'autres. Le coup de pied fatal de l'injustice.
J'ai encore ce chagrin nostalgique de ce 6 décembre au travers de cette chanson merveilleuse où, avant un dernier combat sans doute décisif, le chanteur adressait une prière salvatrice à Marie, celle qui sauve et une lettre d'adieu à celle qui espère le retour d'un mari.
Depuis ce jour du 6 décembre, sa requête a été exaucée. Il est tellement bien dans les bras nus de Marie.
Oui,un beau jour d'hiver froid et glacé mais tellement inondé de soleil.
Johnny aurait il réquisitionné l'astre du jour pour l'évènement?
Oui, c'était une journée froide et glacée mais tellement inondé de ciel bleu.
Un vrai ciel bleu d'hiver comme il n'en existe plus. C'était peut-ëtre le dernier. Johnny avait demandé et obtenu une dérogation. On avait réquisitionné le soleil afin qu'il brille sur cette foule. Tous avaient répondu présent. Pas un ne manquait à l'appel.L'astre du jour était là, haut dans le ciel dans une pureté glaciale. Lui aussi avait répondu présent. Un soleil généreux venu bénir une foule compacte où chacun était collé l'un à l'autre pour se réconforter et pour se soutenir,une foule immense et déterminée venue pour accomplir ce pour quoi elle était venue, comme par devoir .Oui, rien , ni personne ne pouvait la détourner de son but. Elle était venue pour montrer sa colère douce et amère, une colère tant contenue qu'elle en devenait silencieuse.
A l'église de la Madeleine, ils étaient tous là, les puissants, aux "premières loges". Ces minuscules avaient honte. Ils étaient là devant le cercueil immaculé. Ils étaient là assis devant ce géant gisant et eux vivants minuscules au regard de ce qu'il a accompli. Ils avaient honte car de leur vie, ils n'ont rien fait . De leurs dix doigts ils n'avaient rien fait.Ce géant qui était là devant avait fait le boulot à leur place. Il avait donné du pain et des roses aux gens simples, aux gens qui vivaient de vérité et de sincérité, eux qui n'étaient ni sincères ni vrais. Oui, ils étaient honteux. Ils n'avaient de leur vie embrassé une guitare ni enfourché une moto ni contribué au bonheur d'une humanité bien seule. On lisait dans leurs yeux la honte. La honte d'être ridicules, insignifiants, inutiles devant ce géant qui a tant mouillé sa chemise, qui a tant fait pour les hommes qu'eux tous rassemblés, ce géant qui a fait un pas vers la mort. La mort qui l'a accueilli les bras ouverts, comme une sœur bienveillante.
Mon véhicule immobilisé, ayant pris le risque de m'aventurer dans l'océan poudré, je pris d'assaut cet enfer tant redouté, un enfer qui se muait en un paradis. Un paradis du silence. On se sent sourd. Le craquement de mes pas dans la neige et le bruit des flocons s'écrasant au sol me parvenaient à l'oreille, comme par miracle. Le seul sens qui me lie à l'univers. C'est alors qu'un bienfait me saisit. Une paix sereine me submerge comme une grâce divine, me baigne le corps tout entier. Tout s'arrête. Un lavement de l'esprit. Le temps s'arrête. Le bruit du monde s'arrête. La fureur des hommes disparaît. Un silence sépulcral me pèse et me pénètre.J'aimerais rester là, au milieu de ce nulle part infini pour l'éternité. Cet infini dont l'espace se réduit à quelques mètres. Il n'y a que moi et cette neige jusqu'à la fin des temps. Je suis perdu dans cette campagne qui elle-même est noyée dans cet océan poudreux et ne faisait qu'un avec l'univers. J'embrassais l'univers des yeux pour m'en imprégner au maximum, pour en sentir la profondeur et en découvrir le mystère peut-être.
J'étais bien.
Alors que je décidai de rejoindre ma voiture, une angoisse soudaine me prit. L'angoisse d'un piège dans lequel je venais de tomber: j'étais enlisé en Isère. Impossible de bouger mon véhicule. J'entrepris plusieurs tentatives pour me dégager, mais en vain, toutes se soldaient par un échec. J'étais condamné à passer la nuit dans ma voiture. Une nuit de cauchemar peut-être m'attendait. J'étais seul, coincé au milieu de la nuit, sans le moindre repère. Je m'enfermai dans mon véhicule en adaptant mon habitacle aux exigences du moment, devenu l'espace d'une nuit, un hôtel au confort rudimentaire, certes , mais chauffé. Pour combien de temps? Cette neige qui était une amie était devenue une ennemie potentiellement dangereuse. Condamné à une solitude macabre. Demain ,peut être, je serai mort sous un linceul pour l'éternité comme un vieux mammouth sibérien. Seul avec la nuit et ciel étoilé pour toute couverture.
J'étais condamné au silence éternel.
Dans ma solitude forcée,je me remis à penser au passé.A ma jeunesse.A mon enfance.
Je repensai à ce mois de novembre par un jour froid et pluvieux. Les platanes perdaient leurs feuilles. Aux pieds des arbres, des montagnes de feuilles. On donnait des coups de pied. On était gosse et on aimait ça. Cela sentait bon l'automne. Cela sentait bon la France. Nous habitions une grande maison. C'était une vieille et grande maison. Les jours de grandes pluies, il fallait sortir les bassines, ça ruisselait de partout. Nous étions pauvres mais nous étions en France. Ce pays qui nous a fait rêver et fait rêver encore bon nombre de gens désespérés.
Sous les pavés la plage. Du pain et des roses. Je débarquais de ma Kabylie natale. La misère en Kabylie nous avait chassés. J’ignorais ce qu’était la France. J’ignorais qu’il pût exister un pays formidable pour une famille en somme fort minable.
Je me souviens. Certes, la tête déjà chenue, De Gaulle était encore de ce monde et régnait en vieux patriarche sur le pays. Il y avait le boulanger, le pharmacien, le boucher, l’épicier qui nous faisait crédit.
Il m'arrive de repenser à ces années passées. Je n'étais pas conscient que mes parents avaient fait quelque chose d'extraordinaire.
Les années soixante touchaient à leur fin. Novembre 1968, les pavés étaient remisés et rendus à l'Histoire. Il n'était plus interdit d'interdire.
Je me souviens de Monsieur Legrand,l’instituteur du CP qui m’avait pris en charge. C’était un passionné de moto. Il avait une grosse cylindrée et roulait en ds noire. La voiture à la mode.
Ah, Monsieur Legrand comme c’est drôle! Il était petit et trapu.
Il écoutait tes chansons sûrement.
C’était un fougueux. Il était redoutable et il était redouté. Il avait toujours une mèche rebelle sur le front qui retombait à chaque mouvement de la tête. Une tête passionnée.Il était instit dans son âme et dans son corps. L’archétype de instituteur républicain.
Il nous apprenait à lire avec sa baguette de bambou. Je ne sais plus si c’était la méthode globale ou syllabique. Peu importe. Ce dont je me souviens c’est cette odeur particulière de craie, ce parfum que je hume encore quand j’entre dans une classe. La République m’avait accueilli.
Oui, elle m'avait accueilli: "toi le kabyle, il y a une place pour toi, on va te donner une éducation".
A l'époque, il y avait des Alain, des Joël, des Jean-Michel ou des André. Il n'y avait pas encore de Kevin ou de mohammed. J'ai grandi parmi des fils d'ouvriers. J'étais le seul "arabe". On s'éclatait au pied du terril. Le terril, c'était notre royaume, notre terrain de jeux, un havre de paix où nous passions nos années d'insouciance.
Mon père me frappait. Mon bagne, c'était le grenier de la grande maison où il s'acharnait à m'y enfermer. Je me mettais sur la pointe des pieds pour regarder le coin de ciel bleu à travers la petite lucarne, trop haute pour moi. Un petit bout de liberté. Il n'y avait pas d'arbre pour bercer sa palme. J'imaginais la vie sans moi. A force de jouer les Jean Valjean à répétition par la volonté de mon père, je finissais par connaitre les moindres recoins du grenier. Je jouais à Indiana Jones. J'espérais trouver un trésor. Oh, modeste trésor! Tout au moins un jouet exceptionnel que les anciens locataires auraient pu laisser et qui aurait satisfait mon imagination d'enfant. Seul le bruit des voitures me renseignait que la vie dehors continuait sans moi.
J'ai commencé à fumer à l'âge de quinze ou seize ans. On paraît plus vieux auprès des filles avec une clope aux doigts. Les filles préfèrent les vieux. Les filles veulent de la protection, de la soumission. Le féminisme n'avait pas encore germé dans ces années soixante dix. La révolution de mai n'avait pas encore produit ses effets. On était toujours dans le schéma du mâle dominant. Surtout le mâle avec une clope au bec à la Humphrey Bogart. Avant vingt ans, on aime se veillir en trichant sur son âge ou en allumant sa première tige. Après vingt ans, c'est l'inverse, on triche toujours, mais dans le sens à rebours. Après vingt ans, on prend conscience du temps qui passe. On se sent déjà vieux.
Je piquais des clopes dans la poche du père. Il y avait toujours un paquet de gauloises neuf dans la poche de sa veste. J'avais trouvé un subterfuge efficace pour ma ration de sèches. Je décollai la languette centrale du paquet, j'otai deux ou trois gauloises, guère plus, puis je malaxai le paquet pour lui restituer son aspect normal, ne pas éveiller les soupçons. La technique était rodée et, si je puis dire, mon père n'y voyait que du feu.
Les cris de corneilles m'avaient en quelque sorte ramené à la vie dès les premières lueurs du jour. Il avait neigé toute la nuit. Le paysage frappait par sa pureté soudaine et glaciale. Un paysage devenu clair, limpide, recouvert d'une neige immaculée.
Le spectacle était éblouissant. Le ciel était bleu, d’un bleu pur et sans nuage. La neige avait purifié, nettoyé les choses pour leur donner l'aspect des premiers jours. Il me semblait être le premier témoin à découvrir, aux premières heures du matin, ce paysage que la nuit avait transfiguré et magnifié, que la neige avait expurgé la nature des saletés humaines.
Pas un seul arbre à l’horizon.
Un froid sec et glacial me piquait le corps. Le silence du jour succédait à celui de la nuit. Cette clarté nouvelle avait chassé en moi l'angoisse de la veille. J'entendais les croassements d’une nuée de corneilles la-bas, au loin, au milieu d’un champ. Sans doute affamées, elles creusaient à l'aide leur bec puissant dans la neige gelée, à la recherche de quelques vers de terre providentiels. C’est une galère de chaque instant pour ces oiseaux des campagnes à l’allure ingrate qui doivent se débrouiller dans le froid glacial pour trouver leur subsistance et parfois subir sans broncher les caprices de la nature. J'aime écouter le cri de la corneille. Une complainte dont chaque intonation me fait du bien à l'âme, comme l'effet d'une caresse. C’est alors que le souvenir d’un sac de pain perdu qui trainait dans le coffre de ma voiture me revint en mémoire.
Au loin, à l’horizon, une maison de fermiers laissait échapper un panache de fumée. Je rêve d'un petit coin de cheminée comme d'un coin de paradis. Quel bonheur de sentir l ‘odeur de bois brûlé, le plaisir à écouter crépiter un feu, le contentement du corps à sentir la chaleur me pénétrer. Un plaisir gratuit.
En attendant, place à la contemplation. La beauté de cette nature maquillée telle une femme par la grâce providentielle, embellie par la magie de l’hiver.
Je pris le pain perdu que je distribuai à ces diables de corneilles dont peut être la survie de l’espèce dépendait de moi. Une manière aussi de remercier cette nature de m’avoir offert un spectacle sans qu’il m’en coûte.
Une corneille passa en poussant un croassement qui se perdit dans l’espace, sans doute pour me remercier de ma sollicitude.
oui, je repensai à cette scène qui me restait collée à la mémoire, comme une obsession.
Le cercueil portés par six hommes habillés de noir et gantés de blanc s'apprêtait à quitter l'église de la Madeleine au milieu de la foule compacte.
Cet homme, peut-être un biker au visage maigre et à l'apparence du bon bougre , tendait le bras , essayait par tous les moyens, contrarié par le mouvement de la foule qui suivait la dépouille,d'atteindre le cercueil afin de le toucher du doigt,de le caresser d'une main, d'une main fraternelle,attraper un souvenir .Le souvenir tactile d'une gratitude que l'artiste lui avait témoignée pendant toute une vie.
Cet homme voulait à sa manière lui dire le dernier adieu.Cet homme voulait, par ce geste symbolique et désespéré, déposer quelque chose de charnel, de puissamment personnel, de manifester sa présence comme dans un concert de l'artiste,comme pour dire:"je suis là!", car il savait qu'il ne le reverrai plus jamais.
J'ai compris qu'il y avait là le sentiment non dissimulé qu'il venait de perdre un parent, un ami , un maître, comme un animal dont la fidélité sans faille avait trouvé dans la mort sa conclusion définitive.
J'ai été touché par ce geste,par cette main tendue,par l'attachement de cet homme, un attachement sincère , puissant et véritable,un attachement sans fard ni artifice qui le liait à l'artiste depuis tant d'années .
Cet homme que Johnny ne connaissait sans doute pas et dont la sincérité tranchait avec les minuscules puissants assis aux "premières loges".
C'est par un jour froid et glacial de décembre que tu as décidé de tirer ta révérence.
Je n'étais pas un de tes fans, loin de là. Je ne suis pas un biker, loin de là encore, je sais à peine piloter une mobylette. Il n'empêche que je suis triste. Je n'ai pas cru à ta mort comme beaucoup qui t'ont aimé, adulé, idolâtré.
J'aime les loups de l'Isère. Malheur à ceux qui leur porte atteinte.
Nicodème Pichegru
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Aspho D'Hell
Poème
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BruteBABAR3000
Si vous avez du temps pour lire les brouillons et me mettre des baffes parce que j'ai mis n'importe quoi, bienvenue ! hihi :)
Résumé provisoire bien entendu... ;)
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