Mon monstre

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Le trouble qui vit là n’est point recommandable.

Cent fois je me surprends d’attention rêver,

Puis d’un désir naïf leur douleur éprouver,

Mon monstre est un secret des plus inavouables.

À chaque allusion, il surgit, exaspère,

Et dépose ses vers dans les coins de mon cœur ;

Invite Jalousie et ses fières consœurs

À loger en mon âme un regret délétère.

Je le cache, l’enterre et le garde pour moi,

Seul demeurant la peur d’y céder quelques fois.

Est-ce qu’il s’en ira ? J’ose en faire le vœu.

Dans l’ombre de ma honte mon monstre se tapit,

Je choisis la censure, en appelle à l’oubli –

Ma tendre Poésie, là finit mon aveu.

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