Chapitre 1 Partie 5

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Le chien a aboyé. Le vieux a bu une gorgée de son Perrier. Il était court et trapu, avec des yeux noirs très calmes et des cheveux gris en raie bien nette. Il avait ce genre de polo bleu à manches longues que tous les vieux ont. Il le boutonnait jusqu'en haut, là où la peau de son cou lâche était camouflée par un collier de barbe blanche. Sa voix était très dure, une voix de chef qui a l'habitude de donner des ordres. Il adorait son chien et ne parlait presque que de lui. Blandus, lui, roupillait la plupart du temps et acceptait une petite caresse sans bouger. J'avais déjà remarqué qu'il vouait à son maître une adoration mystique. Chaque parole était bue et à chaque fois qu'il entendait son nom il se tenait prêt. Le Belluaire pouvait donner n'importe quel ordre à son chien, il allait obéir. Dans ses injonctions sa voix perdait toute férocité, il lui caressait l'ordre de se mettre dans le coin et Blandus, transi de joie, trottait pour se mettre dans le coin. Il n'y avait rien de cette gêne que j'éprouvais parfois devant la servilité animale, j'étais impressionné et presque jaloux. Je les soupçonnais d'avoir fait partie d'un cirque. Il y avait dans l'amour de ces deux-là autre chose que l'habituelle ambiance homme chien. Il y avait une sorte d'unité. Le Belluaire et son chien Blandus étaient un ensemble insécable, l'un ne pouvait pas vivre sans l'autre et si le premier éternuait l'autre se mouchait.

Je voulais en savoir plus sur lui. Je voulais en savoir plus sur le Baron. Je me sentais appartenir à un groupe, les trois vieux, Yolande et moi, soudés autour du sauvetage du bar, et je trouvais inadmissible d'être la pièce rapportée qui ne savait rien.

— Vous venez ici depuis combien de temps ?

— Je sais même plus. Vous savez vous Yolande ?

— Je vous ai toujours vu ici, depuis toute petite, vous trois vous êtes là dans un coin, de vraies sangsues. Avec le Baron...

— Oui...

Yolande a changé de conversation.

— Je t'en remets une ?

J'avais bu ma pinte d'une traite. J'essayais d'éviter d'y penser, mais j'allais devoir appeler Evgraf ce soir et j'avais la même appréhension qu'un gamin à la rentrée. J'avais bu un peu vite pour faire passer la tension au fond de la gorge.

— Ça va aller merci. Je vais appeler l'ami dont je vous ai parlé. Il pourra nous aider, ou il connaîtra des gens, c'est sûr.

Ce n'était pas sûr, mais l'ambiance était la même alors je me suis dit qu'il allait au moins me dire où commencer. Le coffre et Evgraf faisaient partie du même monde, quelque chose au bord de la réalité, là où on puise quand on veut écrire et là où les choses qu'on a écrites se matérialisent par affinité culturelle, par inconscient collectif. Evgraf faisait partie des gens dont on a décrit les habitudes, les façons de s'habiller et de parler, et malgré lui il y avait quelque chose de vrai là dedans. Je n'arrivais pas à décider si c'était lui ou les autres qui s'étaient inspirés. J'avais la même sensation quand je pensais au coffre et j'en étais très content.

Evgraf n'était pas quelqu'un de terrifiant et il était facile d'oublier ce qu'il faisait en discutant avec lui, même si quelque chose dans ses attitudes laissait transparaître son activité. Il aimait aussi les petites blagues sur le sujet, parce qu'il savait que ça me titillait. Il ne semblait pas prendre ça au sérieux et ça me partageait. J'avais envie d'être aussi détendu que lui, mais je savais aussi que prendre son activité criminelle à la légère n'était pas une réaction saine. Au final, j'avais confiance en lui et à chaque fois que je le voyais, au-dessus des impressions premières j'étais assez fier de le connaître, comme un enfant qui décrit à ses amis le film d'horreur qu'il a vu la veille.

Yolande était allée chercher quelque chose, elle savait à peu près où c'était. Je regardais la tache jaune au plafond sans rien y trouver. Je me suis tourné vers les trois vieux.

— Je ne sais même pas comment vous vous appelez.

— On a laissé nos noms chez nous quand Stanislas est venu nous chercher, a répondu le Belluaire.

Et sur ça Yolande est descendue avec une photo. Il y a avait dessus une jolie fille aux cheveux noirs et aux yeux rieurs, une fille plus vieille, plus petite, en retrait, en pantalon et chemise d'homme et derrière, presque absent de la photo, un homme un peu plus vieux encore, un brun très grand et voûté, les yeux vers le sol, morne et fatigué d'être là. J'avais l'impression de le connaître. Derrière il y avait écrit « Yolande, Charlotte, Stanislas 1973 ».

— C'est vous la jolie fille là ?

— Oui, et le reste c'est mon frère et ma sœur.

— D'accord.

— Ça date de y'a longtemps, mais ça va peut-être t'aider. Je sais pas.

J'ai mieux regardé la photo. Ils posaient devant deux fenêtres qui donnaient sur une rue la nuit. La photo était étrange. Chacun y jouait un rôle, ils étaient trop précis, les adjectifs qui venaient en les voyant leur allaient trop bien. Les gens ont l'air triste, joyeux, ils ont l'air d'être un peu fourbe ou de mauvaise humeur, parfois on sent qu'on ne peut pas leur faire confiance ou ils dégagent une aura un brin malsaine, mais on sent que ça va plus loin, qu'on ne peut pas les résumer en deux mots. Là, Yolande était jolie et optimiste, Charlotte était en colère et fière, Stanislas était sombre et sérieux. Ça leur allait tellement bien.

J'ai observé Yolande, ses yeux vénérables et doux et fatigués et vifs et scrutateurs, qui allaient de la réflexion au vide, qui grattaient ses rides d'éclair de jeunesse, qui changeaient à chaque moment, juste un peu, au bord de la stupidité quand elle regardait couler la bière dans le verre et brûlant d'énergie quand elle accusait les vieux de son bruit de gorge. Ça m'a rassuré.

Ce n'était qu'une photo. Je l'ai prise, dit au revoir, jeté un œil au Belluaire, son chien, au Croisé et au Poilu, hésité à leur demander encore une fois comment ils s'appelaient vraiment, ces vieux aux répliques appliquées, toujours là, autour de Yolande, en U, et je suis parti, sans regarder la table et la chaise dans le coin.

Il faisait presque nuit et la rue avait cette odeur grasse de fin de journée chargée. L'air était poisseux aux articulations. La lumière des lampadaires était moelleuse, aggravée par la pinte de bière. J'étais heureux et dans la vitrine éteinte d'un opticien que je dépassais en souriant sans m'en rendre compte j'ai vu un chat assis. Je me suis arrêté. Il ne bougeait pas. Il était gris, avec des yeux jaunes. Son torse plus poilu que le reste lui donnait de l'importance. Je me suis accroupi et je l'ai regardé. Il a fermé les yeux et est parti dans l'ombre du magasin. Déçu, je me suis relevé.


1975, Gottschalk

Le soleil était presque couché et l'envie de manger un pain aux raisins était vivace. C'était toujours le cas quand j'avais un peu d'alcool dans le sang. Je le regardais, tout en bas dans la vitrine de la boulangerie, la bouche pleine de salive. Même un peu vieux il m'aurait suffi. Il était juste là, derrière le verre. J'ai pensé à Marcel Aymé et au Passe-muraille et déçu, je me suis relevé. Je me suis rendu compte que j'avais regardé un pain aux raisins dans une boulangerie, accroupi, la tête dans les mains et les coudes sur les genoux et j'ai eu honte.

J'étais parti tôt de la soirée d'anniversaire de Yolande, comme je l'avais promis à ma femme. Je ne m'étais pas forcé, Charlotte me mettait mal à l'aise, ma réaction au physique de Yolande me mettait mal à l'aise, ma fascination pour le coffre, une fois celui-ci hors de ma vue, me mettait mal à l'aise. Je voulais rentrer profiter de mon appartement, du confort de ma relation, la perfection de ma vie future, de mon futur enfant, de ma femme, de mon appartement.

Chez moi la lumière était allumée. Elle lisait dans le salon. Elle écoutait Érik Satie et avait une tasse de tisane posée à côté d'elle. Après le tourbillon de Yolande, perversion qui n'avait droit de vivre qu'en fantasme, ma femme était une série de cercles concentriques. C'était mon genre favori de cercles. Elle étendait autour d'elle des ambiances calculées et finies et vivait au centre. Je n'avais besoin que d'elle. La regarder me suffisait à me convaincre de la beauté du monde, la beauté de l'âme et du corps humain, la beauté des actes. Et même dans le léger désordre je voyais les lignes qui faisaient des miroirs.

Si jamais elle se décidait à faire deux tresses de ses cheveux et qu'elle les laissait tomber sur ses clavicules, j'étais capable de la fixer des heures sans me lasser. Elle ne trouvait jamais ça étrange. Elle savait ce que j'étais et était heureuse de me combler.

— C'était bien mon chéri ?

— Un peu ennuyeux. Tu sais ce que je pense de la danse. J'y suis allé... Plus pour faire plaisir.

— Oh.

Je me suis assis en face d'elle. Elle m'a souri. Je me suis levé et je l'ai embrassée sur le front, sur la bouche. Je suis retourné à ma place en reculant. Je me suis relevé et j'ai embrassé le haut de son ventre. Dans un mois j'allais avoir un enfant.

— Tu savais que le père de Yolande avait fabriqué un coffre ?

— Non.

Elle a bu de sa tisane et sa mine idéalement posée entre la curiosité et l'ennui m'a enchanté.

— Un truc incroyable. Parfaitem...

Elle savait que j'allais dire « ..ement symétrique » et elle a froncé les sourcils, entre colère et souci. Je ne devais pas penser à ça en sa présence, elle devait suffire. Mais elle n'a rien dit. Je lui ai demandé si elle voulait quelque chose. Les notes d'Érik Satie lissaient la pièce avec un peu de vernis gris luisant. Elle voulait encore de la tisane. Je lui ai dit que j'allais la faire. Elle m'a dit merci et une demi-heure plus tard nous dormions et une demi-heure plus tard le téléphone a sonné.


2015, Boris

— Hey, bonsoir Evgraf, c'est moi.

— ...

— Haha.

— ...

— Ça va, je te dérange pas ?

— ...

— Cool cool cool. Dis-moi, je sais que c'est pas terrible de t'appeler pour ça, mais j'ai besoin de toi.

— ...

— C'est sympa. Hmm. C'est à propos d'un truc un peu étrange. Je t'ai déjà parlé du bar où je vais tous les jours ?

— ...

— Enfin bref. On a qu'à se voir en vrai de toute façon. Ça fait longtemps.

— ...

— À la bibliothèque ? OK.

— ...

— A demain oui.


1975, Gottschalk

— C'était qui ? Tu n'es pas d'astreinte si ?

— ...

— Chérie ?

— La mère de Yolande est morte et ils ne trouvent plus ni son père, ni Stanislas

— Oh...

— Je suis désolé. Je dois y aller.

— Oui oui, ne t'inquiète pas.

Je me suis assis au bord du lit et pendant quelques minutes j'ai contemplé la moquette, la sensation sur la plante de mes pieds et toute la chair de mon visage qui coulait vers le bas, mes muscles encore choqués de quitter le lit si tôt. Dehors il y a eu un bruit. Comme un barrissement d'éléphant.

Ma femme s'est approchée de moi et a serré mon bras contre elle.

— Ça va aller ?

— Je vais y aller.

— Oui.

Je l'ai embrassé me suis habillé et suis parti dans la direction du commissariat alors que ma femme se recouchait. Je ne voyais personne dans les rues et c’était étrange. J’habitais un quartier plutôt animé et le silence me donnait une impression de fin du monde.

Une voiture s'est arrêtée devant moi et un homme à l'intérieur m'a dit qu'il me cherchait. Sans réfléchir, je suis monté.

— Inspecteur Damien Longtrèfle, il m'a dit.

Il me tendait la main, un sourire parfait aux lèvres, chaque commissure au même endroit, entouré de rides d'expression identiques et découvrant des dents blanches et idéales. Il portait des lunettes carrées, les cheveux courts et vers l'avant, presque à la romaine, un costume noir dont les traits se perdaient dans le siège de sa voiture. Sa voix aux rebonds agréables m'a fait penser aux genoux des gens qui font du ski de bosses, des pistons qui absorbent les obstacles et lissent la trajectoire. J'avais l'impression de l'avoir déjà vu.

— Je vais sur la scène du crime, le commissaire m'a dit que j'allais vous trouver à peu près ici.

— Crime ? j'ai demandé.

— Hmm.

— ...

— Vous connaissiez la victime ?

— Surtout sa plus jeune fille. Ma femme connaissait bien les Rougemont, elle était au lycée avec la plupart.

— Ho... Je vois.

— Je ne vous ai jamais vu.

Il conduisait lentement, sa voiture noire ne faisait presque pas de bruit, comme s'il conduisait un bout de bitume se frayant un chemin sur la route.

— Je viens d'arriver. Mutation. Je suis votre nouveau collègue. Le commissaire m'a dit de vous rejoindre. Enfin, il ne l'a pas dit comme ça.

Dans une imitation réussie de notre chef il a dit « Allez chercher ce con, il doit être à pied entre chez lui et ce putain d'immeuble Rougemont. ». J'ai ri. J'étais à l'aise. J'étais curieux.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu de coéquipier. Les autres se plaignaient de mes méthodes précises et de mes habitudes précautionneuses et je me retrouvais toujours seul, victime d'incompatibilité d'humeur. Ça me faisait plaisir d'avoir un collègue qui semblait moins balourd que les autres. Je le lui ai montré en souriant et il a parlé le reste du trajet. Sa voix m'a bercé jusqu'à notre arrivée chez les Rougemont. J'avais presque oublié pourquoi j'étais là. J'ai vu Stanislas qui regardait la rue de la fenêtre du deuxième étage, la lumière éteinte.

Un de nos hommes nous a accueillis, pas à l'aise, la mine des corps en morceaux.

— Je dois vous accompagner ? il nous a demandé.

— Non non, restez là, a dit Longtrèfle.

On nous a dit que c'était au premier étage et j'ai tout de suite pensé au coffre. Celui, celle ou ceux qui avaient tué Mme Rougemont voulait ce qui se trouvait à l'intérieur. Probablement des gens qui avaient assisté à la fête. Je m'en suis voulu, j'aurais dû être plus observateur. On a monté les escaliers et j'imaginais la scène, le coffre éventré, ses rouages aux sol, parsemés au hasard de leur chute. Ces barbares devaient l'avoir dépecé. À la vue d'un autre homme en uniforme dans le vestibule mes fantasmes se sont effacés et je me suis trouvé stupide. Rêver en plein jour n'était pas dans mes habitudes. Ce n'était même pas digne d'un enfant qui joue à être policier. Le coffre...

— Où sont les enfants Rougemont ? j'ai demandé.

— Au-dessus chef, dans leur appartement. On a des gens qui prennent leur déposition.

— Bien.

— Euh. Il manque l’aîné.

— Stanislas ?

— Oui, personne ne sait où il est.

— C'est bizarre, j'ai cru l'apercevoir à la fenêtre. Et le père ?

— Toujours rien. La dernière fois qu'ils l'ont vu, il était 19 heures. Rien de spécial dans son attitude.

— Vous avez interrogé les habitués ?

— Oui, ce sont eux qui nous ont appelés. Ils n'ont rien dit, entendu ou vu de spécial. Ils étaient un peu ivres ils m'ont dit, à cause de l'anniversaire de la plus jeune. Un des quatre est encore complètement dans le gaz, il fait peine à voir.

— On a regardé au sous-sol ? j'ai demandé en pensant au Baron affalé sur la banquette, la bouche ouverte et les yeux morts.

— Fermé, on a pas la clef.

— Bon.

— ...

— ...

— Bon courage...

— Merci, a dit Longtrèfle en donnant une tape dans le dos à l'agent.

On est entré. Les restes de la fête n'avaient pas été nettoyés. Les cendriers renversés avaient dégueulé leurs mégots et leurs cendres sur la moquette. Les bouteilles vides et de verres à moitié finis dormaient sur les tables et les meubles. Sur la gauche, le vent agitait le rideau d'une fenêtre ouverte, comme une vague de doigts tapotant le bureau d'un élève qui s'ennuie agressivement.

Le corps de Nadine Rougemont était sur le coffre, de la tête aux hanches. Le reste était en vrac au pied de celui-ci. Une cascade de sang, de tissu et de viscères reliait les deux parties. On voyait le bas de la colonne vertébrale, comme si elle avait été nettoyée. La section était nette, en contraste avec le reste qui paraissait comme déchiré.

Le coffre semblait intact. Du sang et quelques morceaux de chair ou de vêtements étaient plaqués sur le métal et il fallait nettoyer les engrenages, mais il n'était pas abîmé. J'étais rassuré et j'avais honte de l'être. L'inspecteur Longtrèfle restait en retrait, à côté de la fenêtre ouverte. Derrière ses lunettes carrées, son visage était durci par la colère et le dégoût. J'ai trouvé que c'était un peu théâtral.

— Vous pouvez aller voir la famille en haut ? Je vais faire le tour de la pièce, je lui ai demandé.

— Oui oui.

Je n'ai pas fait le tour. Je me suis assis et j'ai regardé le corps et le coffre et j'ai trouvé ça beau.


2015, Boris

Pendant la nuit j'ai fait quelques cauchemars fatigants. J'ai rêvé que le coffre était vivant et que ses engrenages étaient des dents là pour concasser des gens. Il me poursuivait dans un labyrinthe plein d'yeux, des murs avec des globes oculaires de différentes tailles empilés les uns sur les autres. Un chevalier en armure dorée se battait avec un prêtre aux ailes qui gueulait que les gens étaient laids. En retrait, Blandus le petit chien bouffait des trucs trop gros pour lui sur une table vide et je voulais lui dire de partir, d’arrêter de la salir, mais je n'osais pas.

Je me suis réveillé sans savoir le dénouement. Je m'étais beaucoup battu, j'avais beaucoup couru et j'étais crevé. Je me suis levé pour me servir un verre d'eau. Je l'ai bu en regardant par la fenêtre. Les impressions se ternissaient et j'oubliais. La ville se faisait chier, ma rue de deux heures du matin se faisait chier. Même pas un chat pour aller perturber les lampadaires et les vitrines allumées. Du rien éclairé pour personne.

Je n'ai pas réfléchi aux choses qui s'étaient passées. J'avais les yeux vides et le cerveau endormi, endolori par mon rêve. J'avais envie qu'il pleuve. J'avais envie de mettre de la musique calme, du piano, regarder par la fenêtre en buvant du thé. Je me suis recouché, vérifié le réveil et me suis rendormi assez vite, en ignorant la sensation d'être observé par quelque chose de bienveillant et de triste, comme si la table et la chaise du coin du bar de Yolande s'étaient installées entre mon bureau et mon armoire. Je mettais ça sur le compte de la fatigue et de l'ambiance.

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CV

Ce texte participera à un appel à texte, merci de me donner un maximum de conseils et de point à améliorer !
Chaque chapitre correspond à une réécriture du texte. Seule la dernière version en date peut être annotée, sinon je serait vite perdu ^^

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