Chapitre 5: Sous la pluie (partie 2)

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La lune, maintenant haute dans le ciel surplombait la forêt et m'offrait une vue imprenable sur mes congénères cachés dans les buissons alentours, malgré la pluie qui se faisait de plus en plus épaisse. Cette semaine, nous étions gâtés ! C'était déjà la troisième proie humaine que nous trouvions en trois jours. D'un seul regard circulaire, j'ordonnai à tous de ne faire aucun bruit. L'humain semblait désorienté, et cela paraissait plutôt anormal. Aucune proie jusqu'à aujourd'hui n'avait remarqué notre présence avant de se retrouver avec mes crocs fichés dans le cou.

Il fallait tout de même rester prudent. Même seules, ces bêtes pouvaient se révéler très dangereuses, et je ne voulais aucune perte. Du moins de notre côté !

Tout en faisant glisser ma langue le long de mes babines, je contournai ma cible à travers les feuillages de manière à ce que je me retrouve dans son dos. Sans un bruit, je sortai alors des taillis très lentement, et après m'être étiré de tout mon long, je bondissai sauvagement sur l'humain, et d'un coup sec refermai ma mâchoire sur la tendre chair de son cou exposé.

Après avoir émis un sinistre gargouillement et fait des grands moulinets dans le vide à la recherche de son assaillant invisible, l'homme avait croulé sous mon poids, et gisait maintenant à même le sol, face contre terre. J'étais très content de mon timing, et après un hurlement féroce pour montrer au reste de la meute qu'il ne fallait en aucun cas me sous-estimer, je commençai le partage de la viande.

Une fois l'attribution terminée, je m'apprêtais à déchiqueter le délicieux met, mais au moment où je me retournai vers celui-ci, je constatai avec amertume que la malédiction avait encore frappé. Cela faisait maintenant 3 jours que la meute n'avait rien mangé. Et bien sûr, vous comprendrez que ce n'est sûrement pas à cause de mes remarquables talents de chasseurs. Non, depuis trois jours, après la visite de la mystérieuse créature, toutes les proies que nous tuions se transformaient en loups. Je fis signe aux autres de se disperser et demandai à mes compagnons les plus proches d'emmener la nouvelle proie avec les autres. Il faudra chasser, encore et encore. Il ne faudra pas s'arrêter tant que la meute criera famine !

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