CHAPITRE 15 : THOMAS (public averti)

10 minutes de lecture

 Nous arrivons à l'hôtel, passons prendre nos cartes magnétiques à la réception, et entrons dans nos suites. Jessica explique à son père qu'elle a besoin d'aide pour ouvrir une de ses valises. La tirette est coincée : il lui faut ses affaires. Julian comme preux chevalier qu'il est, vole au secours de sa bien-aimée en expliquant qu'il va arranger cela. Thomas n'y voit que du feu. Je ne dis rien. Ce n'est pas à moi de faire une réflexion. C'est leur vie, et ils paraissent tellement insouciants, cela fait plaisir à voir. Nous échangeons un « bonne nuit », et nous dirigeons vers la suite de Thomas. Il ouvre la porte, me laisse passer. Je suis à peine à l'intérieur que je sens son corps se lover contre le mien. Ses mains parcourent mes bras, et la chair de poule se répand sur tout mon corps. De sa main gauche, il déplace mes cheveux, dépose des baisers le long de mon épaule, de mon cou, de ma mâchoire. Il s'arrête à mon oreille, en attrape le lobe et le mordille. Je mets ma tête en arrière afin de lui en faciliter l'accès.

— Il fallait te remettre en situation, c'est bien cela  ?

— Tout à fait, mais je n'ai pas le souvenir que nous étions debout  ? Ma mémoire me fait défaut tu penses  ?

— Ta mémoire est parfaite. Nous étions allongés, j'étais en dessous de toi sur le ventre, puis sur le dos, et tes mains me procuraient le plus doux des massages que j'ai connus  ! me dit-il tout en continuant de m'embrasser.

— On est d'accord, cela est une mise en situation.

 Il me sourit, retire ma veste, passe ses mains à la hauteur de mon chemisier, et ajoute :

— Tu n'avais pas de chemisier, et je pense qu'il est nécessaire pour toi d'avoir des points précis afin de te souvenir. Je ne voudrais pas causer de défaillances à ta mémoire.

 Ses mains se sont emparées de mes boutons et les ouvrent les uns après les autres. Arrivé au col, il ouvre mon chemisier en deux, le fait descendre le long de mes bras, le jette à terre. Ses lèvres explorent toujours mon épaule. Je me retourne, insère mes doigts dans ses cheveux et lui murmure :

— Tu n'avais pas de chemise non plus.

 Je glisse mes doigts vers le premier bouton. Nos regards se croisent, je sais qu'il souhaite que je la lui enlève. Comme lui, je défais ses boutons et je laisse glisser ses manches. Mes doigts effleurent ses bras, et ma main s'arrête à nouveau sur son tatouage pour en faire le tour. Ses mains agrippent mes hanches et me tirent vers lui. Je sens son souffle, je respire son odeur, douce, masculine, virile, une odeur de nature, de terre et de vin bu au resto. Il me sourit et défait ma queue de cheval.

— J'adore tes cheveux. Ils sont magnifiques, je passerais des heures à promener mes doigts dedans me dit-il.

 Son souffle se fait sentir plus proche, et ses lèvres dessinent le contour de ma bouche en y déposant de petits baisers. Il attrape ma lèvre inférieure et la mordille légèrement. Un frisson d'excitation parcourt mon corps. Ses lèvres se font plus pressantes. Elles se déposent sur ma bouche, et sa langue vient rejoindre la mienne afin de la goûter, afin de prendre possession de ce qui semble lui appartenir. Il me colle à lui, me fait reculer afin d'entrer dans sa chambre. Il referme la porte à clé. Je comprends qu'il ne veut pas que l'on soit dérangé et j'adore cette idée.

 Pour fermer la porte à clé, il bouge d'un pas. J'en profite pour suivre le mouvement et le coller contre la porte. Il se laisse faire, accompagne le mouvement. Mes doigts remontent le long de ses bras, se rejoignent sous sa gorge, passent le long de son cou et descendent explorer un chemin qu'ils ont conquis dans le courant de la journée. Les ombres dansent sur son corps faiblement éclairé par la lune. Mes doigts dessinent le contour de ses pectoraux et de ses tablettes de chocolat.

 Je tends la tête afin de pouvoir l'embrasser sous le lobe de son oreille, et quelques instants plus tard, ce son guttural que j'adore franchit ses lèvres à nouveau. Je ne m'en lasse pas, j'adore cela. Mes lèvres parcourent sa gorge, font le contour de sa pomme d'Adam et descendent encore. Sa clavicule est douce et fortement marquée pour la carrure athlétique qu'il a. J'ai l'impression d'emprunter un chemin que je connais par cœur et que malgré tout je veux encore découvrir. Nos mains se sont mêlées à nos corps. Je sens ses doigts sur mes flancs. Ils montent et descendent sans relâche.

 Nos corps se cherchent. Je me recule d'un demi-pas afin de pouvoir embrasser ses pectoraux. Je m'attarde sur ses tétons. Ils sont durs, et je les agace en les suçant lentement, puis de façon plus sauvage. Ses mains se perdent dans mes cheveux, et sa main appuie ma tête sur son corps lorsque mes baisers se font plus conquérants. Je ne m'en lasse pas. J'adore son buste, et je suis surprise lorsqu'il me soulève le visage de ses deux mains. Je veux continuer, je veux plus, je n'ai eu qu'un avant-goût, la cerise sur le gâteau, mais moi je veux la crème qui se trouve en son centre. Je lui souris et je lui dis :

— Tu te souviens, j'aime les mises en situation. Je pense que c'est dans ce genre de situation que nous étions.

— Tu fais erreur ma princesse, tu as déjà eu droit à l'exploration de mon haut. Si mes souvenirs sont bons, nous étions d'accord pour faire un échange. J'explorais ta poitrine, et tu explorais mes jambes, me dit-il un sourire carnassier sur les lèvres.

 J'ai l'impression d'avoir un prédateur en face de moi et j'ai la chance d'être sa cible.

— Tu penses que c'est là que nous en étions arrivés ? je lui demande tout en frottant mon bassin sur son membre.

 Son jean noir me semble encore plus étroit que le bleu de cet après-midi. Il est vraiment mal à l'aise dans ces vêtements. Il me sourit et ajoute :

— Tu sais que j'ai une mémoire d'éléphant. Oui nous en étions arrivés là, et je veux ma part du gâteau  !

— Tu veux, tu veux... Vous êtes bien exigeant, Monsieur Da Vinni.

— C'est une de mes qualités ou un de mes défauts, comme tu veux, mais il va falloir faire avec.

  Il me serre contre lui, me retourne et me plaque contre la porte.

— À chacun son tour, princesse. Je ne suis pas le seul à devoir encaisser  !

 Il se déplace d'un pas et enlève la ceinture de son jean. Puis il en ouvre le bouton, et je déglutis en voyant son membre prendre plus de place. Il ouvre la fermeture éclair de son pantalon, son boxer apparaît ainsi que toute sa masculinité. Il passe sa main dans son pantalon afin de permettre à son membre d'avoir plus de place. Il glisse son pouce sous l'élastique de son boxer noir, et son gland émerge, tout rose.

 Je ne peux retenir mon corps, et ma langue humidifie mes lèvres. Je n'ai qu'une envie, sentir cet homme en moi. Il s'avance à nouveau, lève mon menton et promène son pouce sur mes lèvres. Ses doigts descendent le long de mes épaules, jouent sous les bretelles de mon soutien-gorge, les font descendre, et sa bouche explore le contour de la dentelle.

 Ses mains agrippent mes hanches et me tirent vers lui afin de lui faciliter un passage entre mon dos et la porte. Ses doigts se faufilent dans la fermeture et ouvrent mon soutif qu'il jette à terre. Ses lèvres continuent de dessiner la forme de ma poitrine. Mes seins sont gonflés, durcis par sa présence. Il me regarde et attrape à nouveau mes lèvres. Ses pouces se perdent sur mes tétons, et je ne peux m'empêcher de pousser un petit cri lorsque ses lèvres happent mon sein gauche. Mes mains se referment sur son cou afin d'attirer son visage encore plus près de mon corps.

 Thomas continue sa lente et longue exploration. Ses doigts montent, descendent le long de mes flancs. Il s'abaisse, plonge lentement en déposant de petits baisers sur la ligne qui sépare mes seins en deux et va jusqu'à mon nombril. Il me regarde, se met à genoux et ouvre le bouton de mon jean, ensuite il descend la braguette et abaisse mon pantalon. D'un mouvement de cheville, je m'en débarrasse. Il va rejoindre le reste de mes vêtements qui sont déjà à terre. Il s'assied sur ses talons, et ses doigts déambulent à l'extérieur de mes jambes, son regard est coquin, son souffle est chaud, il me sourit, remet en place ses cheveux et s'approche de mes jambes.

 Des baisers arrivent par milliers depuis mes genoux et remontent jusqu'à mes hanches. Mon corps ne m'obéit plus. Je suis totalement sous l'emprise de cet homme. Ses lèvres suivent le contour de la dentelle de mon slip, et mon corps ne fait que s'avancer vers lui. Il s'approche encore et glisse un genou puis le second entre mes jambes afin de m'obliger à les écarter un peu plus. Je ferme les yeux et je savoure cette douceur, cette gentillesse, cette délicatesse. Sans arrêt, ses mains défilent entre mes genoux et mes flancs. De petits frissons me parcourent tout le corps. Mes mains se perdent dans ses cheveux afin d'attirer son visage encore plus près, enfin si cela est toutefois possible. Il dépose ses doigts sur le tissu humide de mon slip. Quelle sensation merveilleuse. Il ajoute un petit mouvement de pression supplémentaire à chacun de ses passages. Il me sourit et approche ses lèvres de mon petit paquet de nerfs, délicatement il lèche le tissu. Ma tête est inclinée vers l'arrière. Je ne contrôle plus rien, je sais que j'ai besoin d'une seule et unique chose, de la présence de cet homme. Il faufile ses doigts sous mon sous-vêtement et parcourt mes chairs humides et gonflées, il déplace mon slip afin de déposer un petit baiser sur mon bouton rose. Il se retire, recommence, encore et encore.

 Mon corps va exploser s'il continue à cette cadence. Mais il décide de changer de technique, passe les doigts sous l'élastique de mon slip, et le fait descendre le long de mes jambes. Délicatement, il prend ma jambe droite, la soulève pour enlever ma culotte, fait la même chose avec ma jambe gauche, mais au lieu de remettre ma jambe sur le sol, il la dépose sur son épaule et en embrasse l'intérieur en partant de ma cheville jusqu'au haut de ma cuisse. Ses doigts caressent l'extérieur de ma jambe et se pressent sur mes fesses lorsque ses lèvres se déposent sur mon intimité trempée, dégoulinante. Sa seconde main prend possession aussi de mes fesses, et il me plaque la vulve sur ses lèvres. Sa langue fouille mes chairs humides, comme elle a pu fouiller ma bouche il y a quelques minutes. Un doigt me pénètre, et sous la cambrure de mon corps, un deuxième, puis un troisième le rejoignent. Ses doigts bougent en moi avec douceur mais fermeté. Sa langue n'arrête pas de titiller mon clitoris. Des papillons me montent dans le ventre, mon corps est parcouru de spasmes. Mes doigts s'enroulent dans ses cheveux, et lors d'un ultime coup de langue, j'explose sur lui en milliers de morceaux. Mes jambes ne me portent plus. Je sens sa main me soutenir, et je m'affale le long de la porte. Ses doigts sont toujours en moi et effectuent de lents et délicieux mouvements de rotation.

— Doucement, ma princesse, me dit-il tout en m'embrassant dans le cou.

 Ses lèvres cherchent les miennes, il a mon goût sur la langue. Il s'insère en moi avec ses doigts, avec sa langue. Son corps est collé au mien, et une fine pellicule de transpiration le fait briller dans la nuit. Il me sourit, embrasse ma lèvre inférieure.

— Je t'ai dit que je voulais explorer ton corps.  Ce n'est qu'un début. Je veux connaître l'entièreté de ton anatomie, centimètre après centimètre, me dit-il tout en bougeant son pouce sur mon clitoris sensible.

 Il lui imprime de petits cercles dans un sens, puis dans l'autre. Cette torture est exquise, et mon corps en demande plus, en veut plus. Mon bassin se cambre sur sa main, il me sourit. Les miennes font des allers-retours sur ses bras, sur ses flancs. Il se déplace légèrement, et sa main libre abaisse son pantalon. Je la suis du regard lorsqu'elle se dépose sur son boxer. Il caresse son membre au travers du tissu de son caleçon. Son sexe se dresse encore plus, droit et fier, et il dépasse de l'élastique de son boxer. Il l'abaisse et se caresse.

— Regarde-moi ma princesse, me demande-t-il.

 Mais j'en suis tout à fait incapable. Mes yeux sont vissés à ses mouvements sur son gland. Il se répète plusieurs fois, et j'arrive tout de même à détacher mon regard. C'est à ce moment précis qu'il enfonce un doigt de plus dans mes chairs affamées, et que son pouce commence à faire des cercles de plus en plus rapides sur mon clitoris enflé. Il ferme les yeux une fraction de seconde. Sa main a récupéré quelques gouttes blanches qu'il porte à mes lèvres. Je suce son pouce et son index avec une avidité incroyable. Son goût est délicieux, aussi enivrant que son odeur. Il accélère la cadence, et quelques secondes plus tard j'explose encore une fois sur sa main. Mon corps est secoué, tremblant. Nos lèvres sont avides les unes des autres. Nos bouches se cherchent, se trouvent, se goûtent, se séparent. Je prends appui contre la porte et lui souris. Il s'assied à nouveau sur ses talons et sort ses doigts de mon intimité. Dans un mouvement lent et sensuel, il porte chacun de ses doigts à ses lèvres et les suce.

— Délicieuse ma princesse, me susurre-t-il .

 Je lui souris et j'approche mon visage du sien. J'embrasse ses lèvres, puis je prends chacun de ses doigts à mon tour dans ma bouche afin de les sucer. Je le vois déglutir avec difficultés plusieurs fois.

— Tu as raison, délicieux ton goût mélangé au mien.

— J'ai toujours raison, tu as oublié ? décrète-t-il d'un air taquin tout en jouant avec mes cheveux.

 On s'embrasse. Nos corps ont faim l'un de l'autre. Je veux cet homme pour moi, maintenant et pour toujours.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 4 versions.

Recommandations

Jean-Paul Issemick
Chronique romancée sur fond autobiographique pendant les trente glorieuses.
340
546
515
146
Pierre Sauvage
1861. L’Empire s’étend sur toute l’Europe.

L’Aiglon, fils du Grand Napoléon, règne en maître sur des centaines de millions de citoyens, de l'Oural jusqu'à l'Angleterre vaincue plus de cinquante ans plus tôt. Dans cet univers militarisé, dans une capitale en proie aux meurtres et à la violence, l’inspecteur Lepois survit, exerçant son métier à sa façon.

--------------------------

Ce roman est issu de l’univers développé dans l’éveil et se déroule deux ans auparavant. Il s'agit d'une uchronie dans laquelle Napoléon I aurait envahi l'Angleterre au lieu de filer tout droit vers l'Autriche Hongrie et Austerlitz. D'où une certaine "liberté" avec l'Histoire avec un grand H.
Il peut sans peine se lire de façon isolée (et je l’espère, il peut sans peine se lire tout court), pour qui n’aurait pas lu le précédent roman (honte sur vous !), les personnages et l’histoire étant différents.
Bonne découverte à vous et merci d’avance pour les échanges que nous aurons ensemble (en tout bien tout honneur).
257
575
2389
362
Grunni
Une nouvelle normalement courte, sans prétention, qui se créera au fil de mon imagination... je ne sais pas encore trop où tout cela va bien pouvoir mener.
16
50
47
17

Vous aimez lire Tara Jovi ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0