CHAPITRE 65 : CAROLINE

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"Wherever the road takes you...

Wherever the road takes us...

Know you'll always be right here."

Jon Bon Jovi

 Les deux mois de vacances scolaires se sont déroulées au rythme du calme, de la piscine, des batailles au pistolet à eau, de la joie et des rires. Les jumeaux de Nathalie sont restés avec nous, tandis que nos amoureux se sont envolés pour le Kenya. Ils sont restés trois semaines là-bas et ces trois semaines ont été bénéfiques ! Une paire de jumeaux de plus y a été conçue.

 Nous sommes dans la dernière semaine du mois d'août et j'avoue que je commence à être fatiguée, j'ai tout à fait arrêté de travailler et je passe beaucoup de temps allongée. J'ai l'impression d'avoir avalé un ballon de basquet géant et même si j'ai perdu du poids, comme lors de mes autres grossesses, j'ai pris du volume et parfois j'ai l'impression que je vais exploser. Aujourd'hui n'échappe pas à la règle. J'ai mal dormi et je descends à la cuisine afin de prendre un jus de fruits. Je suis seule, il est à peine cinq heures du matin. La maison est encore endormie, et je profite de ce sentiment de calme et de plénitude. Sentiment qui ne sera que de courte durée. En effet, j'ouvre le frigo, je me penche afin de prendre le jus de fruits et là, je sais que bébé a décidé de pointer le bout de son nez aujourd'hui. Nous n'avons pas voulu savoir si c'était une fille ou un garçon. Nous voulons un bébé en pleine forme, c'est tout ce que nous demandons et à la contraction suivante, je me dis que bébé est en pleine forme. Je m'accroche à la porte du frigo, j'espère qu'elle est solide. J'essaye de reprendre ma respiration, mais je n'y arrive pas. Les contractions se rapprochent à la vitesse de la lumière. Mon Dieu, j'ai besoin d'aide. Je referme le frigo et j'essaye de m'approcher du téléphone mural de la cuisine. Je forme le numéro d'urgence et j'ai une charmante dame qui me dit "restez en ligne". Je vous assure qu'à ce moment-là, vous avez envie que l'on s'occupe de votre cas. La contraction suivante me fait me plier en deux et je tombe à genoux "merde, pourquoi je n'ai pas appelé Thomas". Je n'arrive plus à me lever. Julian est un homme du matin et aujourd'hui j'en suis bien heureuse.

— Caro, ça va ?

— Non, pas du tout, j'ai besoin d'aide s'il te plaît. J'ai téléphoné au 911, mais je suis en attente.

— Caro, allonge-toi, je reviens dans trente secondes.

 La contraction suivante arrive et j'ai l'impression d'être déchirée en deux. Seigneur, ce n'est pas mon premier accouchement. Je ne me souviens pas d'avoir eu aussi mal. Julian revient avec des couvertures et suivi de Thomas. Il prend le combiné téléphonique en mains, il y a enfin quelqu'un. Julian fait partie de ces personnes sur lesquelles on peut compter et ce dans toutes les situations, dans n'importe quelle situation et quand je dis n'importe laquelle, c'est n'importe laquelle. Je sens que bébé est là.  Avec la meilleure volonté du monde, je ne peux pas le retenir. Julian a mis le téléphone sur haut-parleur :

— Ma grande, j'ai besoin d'aide là. Ma femme est en face de moi en train d'accoucher. Je fais quoi ? J'ai besoin d'un médecin, tout de suite.

 Cela me fait sourire entre deux contractions, il a dit "ma femme". Personne d’autre que lui ne doit dire ce genre de chose. Thomas s'est installé auprès de moi, il a déposé ma tête sur ses genoux, et serre mes mains. Il me parle et cela me fait du bien de l'entendre. Putain, ce que je peux avoir mal. J'entends toujours Julian parler

— Caro, ils sont en route, mais je pense qu'ils vont arriver trop tard, alors on va faire cela à nous trois. Vous n'étiez que deux pour le concevoir, à trois, on doit pouvoir accueillir ce bébé non ?

 Julian a pris des draps dans la buanderie, il en a mis sur mon ventre et à côté de lui.

 J'entends un infirmier ou un médecin lui parler :

— Rassurez-vous, c'est la chose la plus naturelle au monde. C'est le premier ?

— Non, le troisième pour ma femme.

— C'est toujours plus rapide alors ! Ne vous inquiétez pas et écoutez-moi. Lavez-vous les mains soigneusement.

 Ce qu'il fait.

— Madame doit remonter les jambes légèrement. Les genoux pliés. Vous voyez quoi ?

— C'est possible si je vous dis que je vois les cheveux du bébé ? Une tache toute blonde. Le bébé est là. Merde, j'ai besoin d'aide !

— Calmez-vous Monsieur, on va vous aider.

 J'ai pris la main de Thomas et je l'ai serrée, fort, trop fort, mais la contraction est insupportable. J'ai attrapé la main de Julian et je lui dis :

— Julian regarde-moi, j'ai besoin d'aide. Le bébé est là. S'il te plaît, attrape mon bébé, je ne veux pas qu'il soit sur le sol. Maintenant Julian !

 Julian s'est mis devant moi et une contraction de plus, bébé se retrouve dans ses mains. Quel soulagement.

 Thomas m'embrasse tendrement. Ses larmes se sont mêlées aux miennes. Merci Seigneur, merci Julian ! Notre bébé est arrivé, enfin ! J’ai accouché en moins de dix minutes, montre en main. Le médecin avait raison, pour le troisième c’est rapide, très rapide.

 Je vois Julian prendre une paire de ciseaux et des pinces à linge. Il a trempé le tout dans un bol d’alcool blanc.

— Et mec, c’est à toi de couper le cordon ombilical, j’en ai assez fait pour la journée, ça suffit  !

 Thomas dépose ma tête sur des couvertures, se met en face de moi et coupe le cordon. Ces deux hommes sont assis devant moi à contempler un petit être, mon fils, ma fille, je ne sais pas. J’essaye de m’asseoir, ou du moins de bouger de façon à voir mon bébé, mais je n’y arrive pas encore.

— Les gars, s’il vous plaît, bébé va bien  ?

— Très bien, me répondent Julian et Thomas en chœur.

 Leurs yeux sont humides, Thomas se remet derrière moi et m’aide à me relever, et là enfin je vois mon fils, il est aussi blond que son père. Mon fils, enfin  !

 Julian a les joues maculées de larmes, il s’approche de moi et dépose mon fils dans mes bras. En le déposant, il lui essuie le visage et les cheveux. Ce bébé est magnifique, c’est mon bébé  ! Un enfant né dans l’amour et la joie. Je me suis installée du mieux que j’ai pu dans les bras de Thomas, et nous contemplons notre enfant. Julian s’est adossé à une armoire, il se passe la main dans les cheveux. On entend toujours le médecin lui parler :

— Monsieur, s’il vous plaît, dites-moi ce qu’il se passe, Monsieur  !

— T’inquiète pas mec, elle l’a mis au monde, son bébé et toute seule. Faites à votre aise.

 Il raccroche et balance le téléphone un peu plus loin.

 Mon fils s’est calmé dans mes bras, et au son de la voix de son papa. Je tends la main vers Julian, j’ai envie de l’avoir auprès de moi. Ce que je peux aimer ces deux hommes, cela en deviendrait presque affolant. Julian me sourit, prend ma main, se met à genoux et se rapproche de nous. La main de Thomas se dépose sur nos deux mains jointes.

— Putain mec, si tu me fais encore un coup pareil, je t’envoie sur Mars  ! Cela fait deux de tes enfants que je mets au monde, je suis pas médecin  ! Je suis KO  !

— Merci Julian, merci pour tout, je lui dis. Tu sais, un jour Thomas m’a dit que s'il y avait une personne sur la planète en qui je pouvais avoir confiance, c’était toi. Il a raison, tu viens de nous aider à donner naissance à notre enfant, merci Julian, merci.

 Il s’approche de nous et nous embrasse tous les deux. J’entends le bruit de l’ambulance, ils arrivent enfin.

 Jessica entre dans la cuisine « c’est quoi tout ce remue-ménage ? » demande-t-elle.

 L’avantage c’est qu’il ne faut pas répondre à la question, elle le voit. Elle s’approche de nous, nous regarde tous les trois et dit à son père « j’ai un frère ou une sœur de plus ? »

— Un frère, ma chérie ! Un frère de plus.

 Le médecin arrive enfin, il nous ausculte, puis il demande,

— Qui était au téléphone ?

 Julian lève la main. Il a l’air tellement crevé qu’il ne peut plus parler !

— Bravo Monsieur, vous avez fait du bon travail  !

 Les ambulanciers me mettent sur une civière et me transportent dans l’ambulance. Thomas a pris une chemise et enfile des baskets. Il grimpe avec moi dans l’ambulance.

— Où est Julian ?

— J’arrive ma belle, mais tu m’as mis KO, j’ai besoin de reprendre mes esprits.

— C’est bien une réflexion de mec !!! Je te signale que c’est moi qui viens d’accoucher, allez viens  !

 Julian grimpe aussi dans l’ambulance et je vois plusieurs membres de la famille arriver. Jessica leur raconte que notre tribu s'est aggrandie. Des cris et des pleurs de joie se font entendre lorsque nous partons pour l’hôpital. Thomas me serre dans ses bras en me disant que notre fils est magnifique et que j’ai fait un sacré boulot, pour reprendre son expression. Fiston s’est installé dans les bras de son parrain, il dort à poings fermés. Tout à coup, j’entends Julian pleurer, comme un enfant. Thomas se déplace et le prend dans ses bras.

— Petit frère, tout va bien, nous allons tous bien et grâce à toi. Tu as fait gérer comme un chef. Merci, cent mille fois merci.

 Il a pris Julian dans ses bras et le berce. Je l’entends murmurer « je sais à quoi tu penses, mais Caro va bien, très bien »

— Je suis content que ce soit un fils, tu imagines, Jessi t’a souri quand elle est née et aujourd’hui tu es mon gendre, tu imagines, si cela était arrivé avec chacune de mes filles ?

 Thomas le berce toujours, mais un large sourire se fraie un chemin entre ses larmes.

— Merde, mec, c’est moi qui fais ce genre de réflexions, pas toi  !

 En cours de journée, nous sommes installés dans une chambre au calme. Thomas a pris notre fils dans ses bras et lui chante une chanson. Julian est toujours présent. Les autres membres de la famille arrivent. Stephen et Mélanie sont les premiers à entrer dans la chambre. Ils sont heureux d’avoir un frère de plus. Mélanie est très sensible, et elle prend son frère dans ses bras en pleurant. Stephen étant beaucoup plus direct, il nous dit :

— Il a un nom mon frère  ? Vous y avez pensé  ?

— Oui, son prénom est Marco. Je lui réponds.

— Marco, très italien, mais bon c’est normal avec joli papa  ! dit-il en souriant à Thomas.

 Un peu après minuit, tout le monde rentre à la maison. Thomas a demandé à avoir un lit auprès de nous. Julian est le dernier à partir. Il s'assied sur mon lit, prend mes mains dans les siennes, me sourit.

— Putain, ma belle si j’avais su que tu allais bouleverser nos vies comme tu viens de le faire, j’aurais engagé une courtisane pour éloigner Thomas  !

— Tu aurais pu engager une armée de courtisanes, rien ne peut me détourner de Caro, absolument rien ! Thomas s’est assis de l’autre côté du lit et a déposé une main, sur les nôtres.

— Caro, tu te souviens de ce que je t’ai dit, le premier jour où tu es arrivée dans notre suite à Londres  ?

— Oui, je m’en souviens, et toi tu te souviens de la réponse  ?

— Oui, et je sais que tu ne m’as pas menti quand je vois le résultat. Merci ma belle de t’occuper de lui comme tu le fais. Il a changé avec toi et en bien merci de m’avoir fait retrouver mon frère  ! Merci  !

— De quoi vous parlez  ? nous demande Thomas.

— Secret, nous répondons à l’unisson.

— J’ai l’impression d’être de trop, nous annonce Thomas.

— Non, pas du tout, mec. Tu restes, je rentre à la maison. J’ai besoin de repos. Bonne nuit les amoureux.

— Bonne nuit Julian et merci.

 Il se lève, nous embrasse et quitte la chambre.

— De quoi parliez-vous  ? me questionne Thomas

— De toi, bien sûr  ! Julian a eu peur que je me serve de toi, de ton nom, de ton argent, je ne sais pas. Il ne t’avait plus vu comme cela depuis, depuis… des années.

 Je ne trouve pas les mots justes, Thomas est heureux pour le bébé qui vient de naître, mais je me rends compte qu’il a mis très longtemps à accepter la mort de Sarah. Il me sourit et ajoute :

— Tu sais, depuis que je te connais, tu as apaisé les démons qui vivaient en moi et aujourd’hui, je suis capable de dire que j’ai été au trente-sixième sous-sols lors de la mort de Sarah. Il m’a fallu des mois, des années pour accepter sa mort, mais aujourd’hui je suis capable d’en parler. J’ai aimé Sarah, comme un fou, mais ce que je peux ressentir pour toi, je n’arrive pas à le définir. Je suis incapable de mettre des mots sur ce que je ressens. J’ai compté les jours, les semaines, les années qui ont suivi la mort de Sarah. Plus d’une nuit je me suis réveillé dans mon lit en hurlant.  Plus d’une nuit Julian s’est précipité dans ma chambre pour me prendre dans ses bras et m’expliquer que c’était un cauchemar. Aujourd’hui je suis en paix avec moi-même, ma princesse, et c’est grâce à toi. Alors, on peut parler de Sarah, j’en suis capable. Mais je te remercie de la délicatesse que tu as envers moi et envers elle. Merci aussi pour ce magnifique bébé que tu viens de me donner. Il est splendide, tout comme sa maman  ! Je t’aime ma princesse  !

 Un baiser très doux clôt son discours.

— Je n’osais pas parler de Sarah, j’ai compris que tu avais vécu des moments difficiles  lorsqu’elle est partie. Je suis contente que tu puisses vivre en ayant arrêté de compter les jours. Je veux que tu saches que je t’aime, je suis heureuse avec toi, je suis heureuse d’avoir eu Marco avec toi. Je veux d’autres enfants avec toi, enfin si tu le veux aussi.

— On s’entraîne dès que l’on peut. Demain  ?

— Après-demain qu’en penses-tu  ?

— Quand tu veux ma princesse, et aussi souvent que tu le voudras. Je t’aime Caroline.

— Je t’aime Thomas.

 Un baiser nettement moins chaste se joint à nos paroles. Une de ses mains a quitté les miennes afin de remettre de l’ordre dans son pantalon, et j’avoue que cela me fait sourire. Je viens d’accoucher il y a moins de vingt-quatre heures et je n’ai qu’une envie, c’est faire l’amour avec cet homme qui est assis face à moi.

— Rigole, j’ai toujours autant de problèmes avec mes vêtements. Faut vraiment que j’achète d’autres modèles de pantalon.

— Moi, j’adore tes pantalons, ils te vont très bien.

— Je vais aller prendre une douche ma princesse, je ne peux pas rester comme cela pour la nuit, je n’arriverai pas à dormir, et je me dis que tu as besoin d’un peu de repos.

 Un clin d’œil et un baiser plus tard, Thomas se lève, se déshabille et va prendre une douche. Son corps est toujours aussi splendide. Ses muscles roulent dans son dos, ses hanches sont au sommet de cette splendide ligne en V que j’aime tant. Je ne me lasse pas de le regarder et il s’en rend compte. Il est arrivé à la porte de la salle de bains, mais il fait demi-tour, nu comme un ver et tendu comme un arc. Il s’approche du lit, grimpe dessus et m’embrasse tendrement. Ses mains ont agrippé les miennes, et heureusement car je n’ai qu’une envie c’est de passer mes mains sur son corps.

— Ma princesse, ne me regarde pas comme cela. Je ne vais pas résister et il n’est pas question que tu te fatigues à cause de moi. Tu as besoin de repos.

— Monsieur Da Vinni, je vous regarde comme je veux  ! Je t’aime Thomas et oui j’ai envie de toi et je n’y peux rien, même si je suis dans l’impossibilité de faire de toi ce que je veux, j’en ai envie, rien à faire.

— Un peu de patience.

— Quelques jours et tout devrait rentrer dans l’ordre.

— Pas question que je te touche sans l’autorisation du médecin  ! Tu n’as rien à dire à ce sujet. Je veux que ce corps soit en parfait état de marche. Je veux encore pouvoir en jouir des nuits entières. Je t’aime, ma princesse.

— Je t’aime, Thomas, et marché conclu, tu as l’autorisation de jouir de mon corps pendant des nuits entières.

 Il descend du lit et se rend  vers la salle de  douche. Morphée me prend dans ses bras en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. La journée a été longue pour tout le monde.

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Voilà, à tout de suite.
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