CHAPITRE 55 : THOMAS (public averti)

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 Je la prends dans mes bras de façon un peu plus proche, enfin si toutefois c'est possible. Je ne sais pas s'il y a un centimètre carré de nos corps qui ne se touche pas. Je passe ma main dans ses cheveux encore et encore. J'adore faire ce mouvement, cela me calme, me réconforte. Ses lèvres sont pleines, douces, chaudes, légèrement gonflées par les baisers que nous venons d'échanger. Ses yeux sont brillants et son regard s'est soudé au mien. Je passe mon pouce sur ses lèvres, elle me sourit et mordille la pulpe de mon doigt, comme à son habitude. Son corps est chaud et se love parfaitement contre le mien. J'ai envie d'elle comme toujours, mais je me retiens de lui sauter dessus, je la regarde plus intensément, je prends son visage dans mes mains et je me lance  :

— Ma princesse, j'ai quelque chose à te demander et cela ne peut plus attendre. Ça fait des semaines que je me dis que je dois te parler, et jamais je n'ai réussi à trouver le bon moment, le bon endroit, alors pour une fois que l'on est seul, j'en profite.

 Je respire plus profondément, sourire aux lèvres, je sais qu'elle sera positivement réceptive à ce que je m'apprête à lui expliquer, mais malgré tout, j'ai le trac. Un peu comme lorsque je monte sur la scène du Madison. Je l'ai déjà fait de nombreuses fois, mais il y a toujours cette infime part d'inconnu qui te fait avoir le trac. Mais il n'est pas question que je n'aille pas jusqu'au bout de mon idée. Je respire à nouveau et je continue sur ma lancée :

— Je t'aime Caroline, comme jamais je n'ai pu aimer une femme et comme jamais je n'aimerai quelqu'un. Cela fait un peu plus de six mois que l'on se connait et tu as totalement bouleversé ma vie. Je te dis depuis le début que tu es une tornade qui a tout emporté sur son passage, mais c'est ce que je ressens. Tu as mis ma vie sur un chemin que je pensais impossible, inatteignable, tu as mis ma vie sur les rails du bonheur. J'aime me réveiller à tes côtés, j'aime ton sourire, ta façon d'arriver derrière moi et de déposer ton visage dans mon dos, j'aime sentir tes mains sur mon corps, j'aime que tu me laves les cheveux, j'aime ta façon de faire le tour de mon tatouage, j'aime que tu remettes mes mèches rebelles en place, j'aime ton corps et les réactions de celui-çi au contact du mien, j'aime que tu viennes t'asseoir sur mes genoux en ayant enfilé ma chemise, que tu me passes de la crème solaire sur le corps, j'aime faire partie de la vie de tes enfants, de tes amis, j'aime que tu me fasses mordre dans un morceau de chocolat, j'aime les bières que tu me fais goûter, j'aime être avec toi, tu es ma muse, tu es mon oxygène, tu es le sang qui coule dans mes veines, tu es absolument tout ce que je souhaite !

 Tu as débarqué au milieu d'un concert, je t'ai invitée à dîner et je ne connaissais même pas ton prénom, mais mon corps me disait que tu étais la femme qu'il me fallait. Mon corps a compris avant mon cerveau que tu étais mon avenir. Je veux vivre avec toi, je veux que l'on voyage, que l'on marche dans Rome ou Florence, que l'on déguste des pizzas main dans la main, je veux que l'on passe la journée à se prélasser au soleil ou à faire l'amour. Je veux être auprès de toi, vivre avec toi, vieillir avec toi. Je nous vois dans cinquante ans, ici dans cette maison, pas aussi tard dans la nuit, mais assis sur la terrasse à profiter d'un magnifique coucher de soleil entourés de nos petits et arrières-petits enfants. Mon avenir se conjugue avec toi et cela fait des semaines que je cherche comment te dire cela, alors j'ai décidé que cela serait la bonne première résolution de l'année nouvelle.

 Je me recule légèrement pour prendre dans la poche de mon jean, un anneau de trois couleurs or, semblable au premier que je lui ai offert, mais j'ai fait mettre un cœur de couleur saphir au milieu. J'ai pris sa main gauche dans la mienne et je dépose un genou à terre dans le sable. Je n'ai jamais fait une demande en mariage. Lors de ma première union, j'ai épousé Sarah sur son lit à l'hôpital quelques heures avant qu'elle ne décède, on n'avait même pas d'alliance. Lors de mon mariage avec Dorothé, nous nous sommes mariés dans une chapelle à Vegas, sur un coup de tête, sans bague une fois de plus. Alors je me dis que j'ai la chance d'avoir rencontré une personne exceptionnelle, je veux y mettre la forme. J'espère qu'elle ne me trouve pas trop ridicule, enfin je ne pense pas, car je vois que sa main droite s'est déposée sur ses lèvres, ses yeux sont humides, j'ai l'impression qu'elle retient des larmes, de joie, je pense, j'espère.

 Mon anneau en main, je reprends mon discours :

— Ma princesse, nous n'avons plus vingt ans, je ne veux pas perdre de temps. Cela fait un peu plus de six mois que l'on se connaît, mais pour moi c'est plus que suffisant pour te demander en mariage, j'espère que pour toi cela sera assez pour me répondre positivement. Voudrais-tu s'il te plaît, ma princesse, me faire l'immense honneur d'accepter de devenir ma femme ?

 Je lui passe l'anneau au doigt et je me concentre sur ses réactions. Les larmes coulent le long de ses joues, un sourire se dessine sur ses lèvres. Elle se met à genoux aussi et m'embrasse en passant ses mains dans mes cheveux. Je viens d'avoir sa réponse, mais je veux entendre un mot, un seul, je veux entendre le mot « oui », j'en ai besoin. Je lui prends le visage dans les mains et la regarde  :

— Cela veut dire oui  ?

— Bien sûr que cela veut dire oui  ! me confirme-t-elle. Oui, oui, oui Thomas, cent fois oui, mille fois oui. Je suis la femme la plus heureuse de la planète Thomas. Je t'aime et oui j'accepte avec beaucoup d'honneur de devenir madame Thomas Da Vinni.

— Madame Thomas Da Vinni, cela sonne bien, j'apprécie beaucoup.

— Je t'aime Thomas.

— Moi aussi, je t'aime ma princesse.

 Nos mains se sont jointes, nos lèvres aussi. J'ai envie d'hurler tellement je suis heureux. Je nous relève et je la prends dans mes bras. Nous tournons sur le sable des dizaines de fois en rond. Elle m'a dit oui, elle m'a dit oui, elle m'a dit oui ! C'est le plus beau jour de ma vie. La femme que j'aime vient d'accepter de m'épouser.

 Ses lèvres sont douces, chaudes, humides. Une fois de plus nos corps sont réveillés. On a faim l'un de l'autre et rien ne peut assouvir cette sensation. Elle passe ses jambes autour de ma taille et les croise derrière mon dos. Ses jambes sont longues et musclées et encerclent parfaitement mon corps. Ses mains se perdent dans les boutons de ma chemise. Ses doigts électrisent ma peau à chaque fois qu'elle passe d'un bouton à un autre. Elle me regarde un sourire sur les lèvres, se déplace légèrement afin de mordiller le dessous du lobe de mon oreille et comme chaque fois, elle me ferait jouir en quelques minutes en titillant cet endroit précis.

 Je la dépose par terre et je passe mes pouces sous les bretelles de sa robe, elle m'accompagne dans le mouvement, passe ses bras en dehors et laisse tomber sa robe au sol. Je me débarrasse de ma chemise et une fois de plus je constate que mon pantalon est bien trop petit. Ses mains glissent sur mon torse, elle s'approche de moi et embrasse ma poitrine du côté gauche, elle se déplace en explorant mon bras, puis continue de déposer de petits baisers dans mon dos. Elle fait une boucle complète et se retrouve à nouveau devant moi. Ses mains caressent mes abdos et ses lèvres repartent dans l'autre sens, mais cette fois-ci elle me dit de mettre mes bras au-dessus de ma tête, je m'exécute sans poser aucune question. Ses lèvres m'embrassent en faisant à nouveau un cercle complet et lorsqu'elle arrive au milieu de ma poitrine, ses lèvres remontent et m'embrasent.

 Elle est d'humeur joueuse, je le vois dans ses yeux, elle a l'intention de jouer cette nuit et je suis le jouet dont elle va se servir. Ses lèvres repartent en sens inverse et descendent au milieu de ma poitrine. Arrivées à mon nombril, elles le sucent sans aucune retenue. Mes mains passent dans ses cheveux et appuient sur son crâne. J'en veux plus, beaucoup plus et elle aussi. Ses lèvres remontent et rencontrent à nouveau ma bouche. Sa langue est chaude et explore ma bouche avec avidité. Elle se colle à la mienne et les deux se procurent un massage extrêmement doux qu'elles apprécient beaucoup. Son baiser est tantôt doux, tendre, passionné ou extrême. Ses lèvres se séparent des miennes et une fois de plus entament une descente. Elles ne vont pas remonter de sitôt et rien que l'idée me fait bander encore plus. Caroline a mis ses genoux dans le sable et ses mains ouvrent ma ceinture, ma braguette. Elle descend mon jean le long de mes jambes. Je m'en sépare d'un mouvement de chevilles. Ses mains font des allers-retours sur toute la longueur de mes jambes, chaque passage laisse une traînée de feu sur ma peau.

 Ses mains passent sur mes fesses et se glissent dans mon boxer. Elle me les caresse, sa bouche a élu domicile le long de mon membre, ses baisers sont doux et tendres et je peux sentir la forme de ses lèvres même au travers de mon caleçon. Une fois de plus, je suis au garde à vous, à son service, totalement sous son emprise et j'adore cela. Ses dents ont bougé l'élastique de mon sous-vêtement et mon gland reçoit le plus doux des massages. Je me perds dans ses cheveux, et puis je ne sais plus, je suis incapable de me contrôler, incapable de lui résister.

 J'ai la tête en arrière et lorsque j'ouvre les yeux, je suis à genoux sur le sable, mes mains sont toujours dans ses cheveux, ses mains me procurent toujours de très douces caresses en-dessous de mon boxer, principalement sa main droite qui dessine mes bourses. Ses lèvres remontent le long de mon corps, elles sont humides et laissent de petites traces sur mon torse. Lorsqu'elles rejoignent enfin les miennes, nos bouches sont avides l'une de l'autre. Elle a encore mon goût en elle et j'adore cela. Nous nous sommes embrassés pendant quelques secondes ou quelques heures, je suis incapable de le dire, la seule et unique chose que je sais c'est que je suis sous l'emprise de cette femme magnifique, je suis livré à elle, je suis sous son pouvoir et je ne souhaite qu'une chose c'est y rester le plus longtemps possible.

 Au bout d'un certain temps, j'arrive à remettre une connexion entre deux neurones, et je détache mes lèvres des siennes, mais ce n'est que pour les déposer sur son corps, j'ai besoin d'elle, j'ai faim d'elle ! Mes lèvres dessinent des vagues sur ses épaules et dans son cou. Je me lève, j'enlève mon sous-vêtement au passage, et je vais m'installer derrière elle, elle se love contre mon torse, chaque point de contact de nos deux corps est un brasier. J'ai l'impression d'avoir le sang en ébullition et elle aussi je pense en entendant les gémissements qui sortent de sa bouche. Je me flatte qu'elle perde pied en premier ! C'est moi qui l'ai mise dans un état pareil. Mes mains dessinent sa poitrine, ses seins sont fermes, droits, bien dressés. Mes pouces et index jouent avec ses mamelons, j'aime les voir se dresser fièrement, je passe mon visage au-dessus de son épaule et je souffle sur sa poitrine, elle a cambré son dos afin de s'offrir plus encore. Sans prévenir, elle plaque ses mains sur mes cuisses, je continue mon manège, et quelques secondes plus tard, elle jouit pour moi, et pour moi seul.

 Je l'embrasse dans les cheveux, sur les épaules, sur son visage, j'ai besoin de cette femme et je n'arrive pas à me rassasier de son corps. Je suis devenu un véritable junkie, et plus je la goûte, plus je la veux. Elle est ma drogue, mon héroïne et j'ai besoin de ma dose quotidienne. Je glisse ma main dans son slip, mes doigts écartent ses grandes lèvres et massent ses chairs humides. Ma seconde main rejoint la première et après quelques secondes de ce massage, elle éclate une fois de plus sur mes doigts. Ses mains se sont agrippées dans mes cheveux, son souffle est rauque, sa tête est renversée sur mon épaule et je lui murmure des milliers de « je t'aime », et c'est vrai, j'aime cette femme, intensément, passionnément, à la folie, elle est absolument tout ce que je cherchais, tout ce que je veux pour aujourd'hui, demain et les siècles qui suivent.

 Je lui enlève sa culotte, je passe ses jambes au-dessus des miennes et je les écarte encore plus. La mer monte, elle a commencé à lécher nos pieds il y a quelques minutes, maintenant elle atteint nos entre-jambes. Elle a tourné son visage vers moi et ses lèvres cherchent les miennes. Nos baisers sont profonds, intenses, inassouvis, une fois de plus mes doigts fouillent son intimité et une fois encore, elle explose sur mes doigts lorsque les vagues tapent contre nos sexes. Elle se reprend plus rapidement cette fois-ci et se met à cheval sur moi, elle s'est tournée et son regard plonge dans le mien, tout comme moi je plonge en elle, je la remplis, je suis chez moi, à la maison, je trouve ma place d'instinct. Quelques mouvements ou des centaines de mouvements, je n'en ai pas la moindre idée, nous font traverser le pont qui mène à la jouissance, j'y arrive le premier, mais son sexe se contracte autour du mien et elle me rejoint.

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