CHAPITRE 32 : THOMAS (public averti)

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 Elle sort et claque la porte. Un silence de mort règne dans la pièce. Je prends ma serviette et j'essuie le vin qui dégouline sur mon visage. Julian est en face de moi un sourire sur les lèvres, je n'ai pas envie de rire, mais lorsqu'il parle, toute la table éclate de rire :

— Une chose est certaine mec, tu te reproduis à une vitesse grand V, va falloir penser à mettre des capotes avant de baiser,... me dit-il en lançant une bouteille d'eau vide vers moi.

 Julian a toujours le mot pour détendre et cela fait un bien fou. J'avoue que cela me fait rire aussi. Nous terminons notre déjeuner et je reste seul dans ma chambre, j'ai besoin de repos. Je me dirige vers la terrasse, j'enlève ma chemise et je m'installe au soleil. En prenant le pot de crème solaire en main, je me dis que la dernière fois que j'en ai reçue, ce fut Caroline qui le fit et j'ai adoré ses mains sur mon corps. Une fois de plus, mes pensées vont vers elle. J'attrape mon portable. Elle répond après trois sonneries, ce qui me semble être une éternité  :

— Bonjour, ma princesse, comment vas-tu, comment allez-vous  ?

— Bonjour, mon prince, nous allons bien, merci et toi. Que fais-tu  ?

— Je me suis installé sur la terrasse, je voulais profiter du beau temps. J'allais me mettre de la crème solaire et je me suis fait la réflexion que la dernière fois, c'est toi qui l'avait fait.

— Oui, mais nous avons été interrompus par la sonnerie de ton portable, même si c'était pour la bonne cause. J'aurais bien aimé avoir un peu plus de temps avec toi, cette fois-là.

 Je ne sais pas si c'est moi ou si j'interprète ce qu'elle me dit, mais j'ai l'impression que la conversation va prendre une tournure coquine, et cela me plaît  !

 Sa voix est enjôleuse comme à son habitude. Bon d'accord j'ai lancé la perche et je souhaite qu'il la prenne, ce qu'il fait sans tarder  !

— Qu'aurais-tu fait si j'étais resté plus longtemps ?

— Je suis certaine que nous aurions trouvé quelque chose à faire, je lui murmure.

— Réponds-moi, que m'aurais-tu fait, dis-moi de quoi te souviens-tu  ? Je sais que tu aimes être en situation pour avoir les choses bien claires dans ton esprit.

— On compare nos versions, comme cela on voit de quoi on se souvient.

— Bonne idée, tu commences, me propose-t-il.

— Ok, je me souviens qu'il faisait beau, chaud. Nous nous sommes mis sur la terrasse, tu t'es couché sur le ventre, tu as enlevé ta chemise.

— Pas mal, jusque-là je suis d'accord avec toi, et le reste  ? Tu te souviens de quoi  ? poursuit-il d'une voix douce, tendre.

 Je suis contente d'être seule dans mon lit. Cet homme me fait un effet monstre et je suis à sept mille kilomètres de lui. C'est inhumain de le désirer comme cela. Je commence à rougir, mais merci à la technologie et au téléphone, ce n'est pas le genre de chose dont il se rend compte.

— Je me souviens d'avoir pris de la crème solaire dans les mains et d'en avoir appliquée sur ton dos, tes épaules, tes bras. J'étais assise à cheval sur tes fesses, je me suis penchée vers toi et j'en ai mis sur le côté de ton visage que tu offrais au soleil, j'ai fait le tour de ta mâchoire, de l'arête de ton nez et je me suis attardée en dessous du lobe de ton oreille. J'ai découvert ce jour-là qu'une caresse à cet endroit te faisait complètement fondre, vrai ou pas ?

— Tout à fait, ma princesse  ! D'accord pour la caresse, d'accord pour la version et la suite tu t'en souviens  ? Moi j'ai des souvenirs, je voudrais les comparer, ajoute-t-il en murmurant presque.

— D'accord, je continue. Je me souviens que tu t'es mis sur le dos, tu as passé tes bras au-dessus de ta tête. J'ai remis de la crème solaire dans mes mains et j'ai laissé courir mes mains sur ton torse et sur tes bras, puis j'ai rejoint tes doigts. J'étais assise à cheval sur toi et déjà à cette époque tu avais un problème de vêtement. Tu as des jeans beaucoup trop serrés, surtout le bleu ciel que j'aime tant.

— C'est celui que je porte en ce moment et tu as raison, il est trop petit, j'ai un problème de vêtement. Mon portable a sonné à ce moment précis. Dis-moi qu'aurais-tu fait si tu avais eu du temps ?

— La question n'est pas de savoir ce que j'aurais fait, mais m'aurais-tu laissé faire ?

— Tout dépend de ce que tu aurais fait  ! Dis-le moi ma princesse, donne-moi des détails. Je veux savoir ce que tu aurais fait si mon portable n'avait pas sonné. Donne-moi ta version, je voudrais l'entendre.

 Sa voix est rauque et tendre, chaude et un brin autoritaire. J'aime l'entendre parler comme cela. Il est le prédateur qui attire sa proie, et j'ai la chance d'être cette proie. J'aime cet homme et même si je suis rouge pivoine, même si mes seins sont tendus sous le tissu de mon pyjama, même si je n'ai jamais fait l'amour au téléphone, avec lui je suis prête à franchir le cap. Je suis prête à tellement de choses avec lui. Il m'a changée, transformée. Aujourd'hui je suis heureuse, je suis sereine, j'ai confiance en moi et tout cela je le lui dois. Je m'installe confortablement dans mon lit. J'ai éteint la lampe de chevet et je reprends mon portable en mains.

— Si j'avais pu continuer, j'aurais étalé de la crème solaire dans mes mains. Je les aurais déposées sur ton torse et je les aurais promenées sur tout le dessus de ton corps, de la hauteur de la taille de ton jean jusqu'à la fin de tes doigts. J'aurais fait le tour de ton visage, de tes mâchoires. Je me serais installée confortablement sur toi, afin de pouvoir bénéficier d'une vue totale sur ton corps. Mes mains seraient descendues au milieu de tes pectoraux. Elles auraient suivi le chemin de tes tablettes de chocolat et Dieu sait que j'aime le chocolat !!!

 Je l'entends sourire à ce genre de remarque, pourtant c'est vrai, j'aime le chocolat, j'aime ses tablettes de chocolat. En fait, je l'aime lui tout simplement, pour sa gentillesse, sa douceur, sa chaleur, son charisme, tout en lui me fait rêver. J'ai la chance d'avoir vu cet homme, d'avoir été remarquée par cet homme, et aujourd'hui cet homme m'appartient pour aujourd'hui, demain et les siècles qui suivent.

— J'espère que tu goûteras très bientôt mes tablettes de chocolat, je les entretiens entre-temps, je te le promets.

— J'espère bien  ! je lui rétorque.

— Dis-moi, qu'aurais-tu fait d'autre, seulement tes mains se seraient déposées sur mon torse  ?

— Non, pas du tout, je lui murmure. Je me serais installée un peu plus bas sur tes cuisses, afin de pouvoir dessiner la ligne en V qui va de tes hanches à ton service trois pièces, c'est une ligne que j'adore  ! Ma main serait passée sous l'élastique de ton boxer et je l'aurais descendue jusqu'à la hauteur de la taille de ton jean, puis j'aurais ouvert le bouton de ce dernier et enfin ta braguette. Ensuite j'aurais attrapé ton jean sur les côtés, je me serais levée et je te l'aurais enlevé. Je me serais assise à nouveau sur toi, mais je pense que je me serais mise sur les fesses, j'aurais mis mes jambes pliées en deux le long de ton corps et tes mains auraient massé mes jambes, mes mollets et j'aurais adoré cela.

 J'imagine que ton gland dépasse de ton boxer, il est luisant, fier, dressé. J'aurais mouillé mon pouce et mon index en passant ma langue dessus, puis je l'aurais entouré entre mes deux doigts. Mon autre main aurait dessiné la forme de ton sexe et de tes bourses. J'aurais fait cela plusieurs fois d'affilée, puis je me serais mise à genoux et j'aurais déposé une longue ligne de baisers qui aurait commencé à la hauteur de tes testicules et je me serais arrêtée à la hauteur du dessous du lobe de ton oreille. Puis j'aurais fait le chemin inverse, mais quand je serais arrivée à la hauteur de ton service trois pièces, j'aurais glissé mes doigts dans ton boxer afin de l'écarter et de pouvoir libérer ta valseuse droite, je lui aurais donné de petits baisers, de petites lèches, puis j'aurais fait la même chose avec la gauche. Mes mains seraient descendues toutes les deux afin de se retrouver sur les cuisses de ton boxer. J'aurais glissé mes mains dans ton slip afin de te caresser sur toute ta longueur, ta largueur, ton épaisseur. Mes mains se seraient rejointes autour de ton gland, mes pouces effectuent quelques mouvements sur le sommet de celui-çi et quelques gouttes de liquide séminal seraient apparues. Je les aurais prises sur mes doigts et j'aurais mis mes doigts en bouche. J'adore ton goût, ta chaleur. Ta semence est douce sur ma langue, j'apprécie sa consistance et j'en veux plus, encore et encore  !

— Ma princesse, ne me laisse pas dans un tel état. Qu'aurais-tu fait d'autre, s'il te plaît.

 Sa demande est plaintive, il en veut plus, il a besoin de plus et moi aussi. Je reprends :

— J'aurais abaissé ton sous-vêtement à hauteur de tes genoux, tu t'en serais débarrassé en quelques mouvements. Tu as les jambes écartées, je suis assise en face de toi, ton fier seigneur est large et fièrement dressé, tes testicules sont pleins, tendus, je voudrais en extraire le jus qu'ils contiennent. Je me mets à genoux, tout en enlevant mon t-shirt, ainsi que mon soutien gorge. Mes seins se tendent vers toi, vers ton corps. Je les prends en mains et j'attrape ton sexe avec mes seins, je le masse de haut en bas, de bas en haut, en y faisant aussi de petits mouvements circulaires, je fais subir le même sort à tes bourses, et tout comme maintenant, j'entends ce magnifique son guttural qui sort de ta gorge, j'adore t'entendre gémir. Tu as cambré le dos, ta tête est rejetée en arrière. Mes mains prennent possession de ta masculinité, de ton gland, elles effectuent quelques rapides va-et-vient, ton corps se cambre. Un fin filet de sueur court sur ta peau. Je me penche et je donne une lèche sur le dessus de ton gland, ma récompense ne se fait pas attendre, tu remplis mes mains de cette magnifique semence chaude, blanche et épaisse que j'apprécie tant !

 Je l'entends à ce moment-là jouir. Il se répand dans ses mains, son souffle s'est accéléré, sa respiration a été saccadée pendant quelques secondes. J'entends le transat qui craque, je l'imagine qu'il se couche à nouveau. J'entends qu'il se lèche les doigts, je l'envie, je voudrais avoir sa semence dans ma bouche. Il reprend son portable et me souffle  :

— Bon Dieu ma princesse, tu me mets dans un tel état alors que tu ne m'as pas touché. Tu peux imaginer l'effet que tu me fais en me touchant ? Tu me rends dingue, totalement dingue  ! Je t'aime, ma princesse.

— Je t'aime aussi, Thomas  ! Et donc je te rends dingue ? C'est bon à savoir  !

— Totalement dingue, et j'ajoute que je veux ma revanche  !

— Vous êtes exigeant, Monsieur Da Vinni  !

— Bien sûr, j'aime une femme telle que toi, alors forcément je suis exigeant c'est normal  ! C'était délicieux, ma princesse, on ne m'a jamais fait l'amour comme cela, c'était extraordinaire  !

— J'ai adoré aussi Thomas et on remettra cela, mais je t'avoue que je voudrais que l'on soit dans le même lit, tu me manques énormément.

— Toi aussi ma princesse, tu me manques. Oh attends, ne bouge pas, des invités arrivent.

 Il dépose son portable, j'entends un bruit de vêtements ainsi que la voix de Julian et d'une autre personne que je ne connais pas. Thomas reprend son téléphone.

— Ma princesse, je dois te laisser, je ne suis pas seul.

— Julian est entré, remets-lui mon bonjour.

— Julian et Andy mon avocat, sont là. Je voulais te dire quelque chose quand je t'ai téléphoné, mais tu m'as interrompu...

— Moi, j'aurais fait cela ? Que voulais-tu me dire ?

— Dorothé est passée, elle n'a pas apprécié que nous fassions nos déclarations hier soir. Et elle m'a annoncé autre chose aussi, je pense que ça ne va pas te plaire.

— Dis-moi, Thomas. Je pense que l'on doit avoir confiance l'un en l'autre. Je t'écoute, vas-y.

Je l'entends qu'il prend une grande respiration et, ce, plusieurs fois.

— Doro est passée et elle nous a annoncé qu'elle est enceinte. Ma princesse, je n'ai pas couché avec elle depuis que nous nous connaissons. Pas plus avec elle qu'avec une autre depuis que je t'ai rencontrée, c'est juré  ! On a baisé la vieille de mon départ pour l'Europe. Elle me dit que je suis le père, mais avec elle on ne sait jamais. Et puis elle m'a expliqué que toutes les déclarations que je pourrais faire ne changeraient rien et que soit je reste et je connais mon enfant, soit je pars avec toi et je ne connais pas cet enfant.

 J'avoue que j'ai du mal à enregistrer ce qu'il me dit. Dorothé enceinte  ? Merde, je ne m'y attendais pas. J'ai confiance en lui s'il me dit qu'il n'a pas couché avec elle depuis que l'on se connait, je le crois. Je sais que je peux croire ce qu'il me dit. Cela a été fusionnel entre nous, dès que l'on s'est vus.

— Ma princesse, dis-moi quelque chose, s'il te plaît, je te jure que c'est elle qui a voulu et cela a mis un certain temps d'ailleurs, mais je n'ai plus jamais couché avec elle depuis que l'on se connait.

— Je te crois Thomas, cela a été fusionnel entre nous, je n'ai aucun souci, j'ai confiance en toi, totalement et je veux que tu saches que je respecterai la décision que tu prendras.

— C'est tout décidé princesse, c'est toi et notre bébé. Maintenant, je ne la laisserai pas tomber, elle aura tout ce qu'elle veut en argent, en maison, mais elle ne m'aura pas moi, en aucun cas avec ou sans bébé à la clé. Je souhaite faire partie de la vie de cet enfant si j'en suis le père. Je veux du temps avec ce bébé, mais si elle me menace, elle n'a aucune chance, cela se fera via un juge.

— Je t'aime Thomas et je suis soulagée de ta réponse. Merci.

— Faut que je te laisse ma princesse, je te rappelle. Je t'aime Caroline, c'est toi pour aujourd'hui, demain et les siècles qui suivent.

— Je t'aime Thomas, à plus tard.

— À plus ma princesse.

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