CHAPITRE 43 : THOMAS (public averti)

10 minutes de lecture

 Un sourire s'est dessiné sur ses lèvres, je sais qu'elle a envie de moi, mais elle va faire durer le suspense le plus longtemps possible, je dois l'y aider et j'essaye de penser à autre chose, mais lorsque ses mains passent entre mes jambes, pour me les faire écarter un peu plus et que son pouce effleure mes bourses, autant dire que je ne pense plus qu'à une chose, moi en elle, mais elle ne cède pas et continue de descendre le long de mes jambes, ses massages sont délicieux, mon corps a faim d'elle, je n'ai plus aucune tension en moi, enfin si, au centre de mon corps, mais ce n'est pas une tension physique, c'est purement sexuel, j'ai envie de cette femme. Elle termine par mes pieds, en massant chacun de mes orteils. Elle m'écarte encore plus les jambes et je me laisse faire, je suis complètement soumis à sa volonté.

 Je sens la table bougée faiblement, j'ouvre un œil et je la vois grimper à genoux sur la table. J'ai passé mes bras en-dessous de ma tête afin d'avoir un coussin pour pouvoir profiter du spectacle qu'elle m'offre. Lentement, elle s'est installée entre mes jambes, elle me regarde, me sourit et enlève son soutien gorge. Ses seins jaillissent de celui-ci. Ils sont contents de pouvoir en sortir, elle a aussi un problème de vêtements en ma présence. Elle a maigri, mais ses formes sont toujours très féminines. Elle s'est assise sur ses talons, elle n'a pas l'air de souffrir de sa jambe. La cicatrice est présente, mais bien dessinée. Elle a pris de l'huile dans ses mains et elle se masse le tronc. Mes yeux ne se détachent pas de ses mains qui parcourent son buste. Je déglutis plusieurs fois, ce sont mes mains qui devraient être là, mais je ne fais aucune remarque, je savoure simplement : c'est délicieux. Elle me sourit, ses yeux sont pétillants, espiègles et j'adore les voir ainsi  ! Le programme n'est pas encore terminé et ce qu'elle m'a donné jusqu'à présent n'est qu'un avant-goût.

 Elle se penche sur ma jambe droite et dépose des petits baisers jusqu'à la hauteur de mon genou, passe à l'autre jambe et redescend jusqu'au pied, puis elle remonte sur la même jambe, s'arrête à mi-hauteur de mes cuisses, me fait endurer le même stratagème en passant sur l'autre jambe. La troisième fois, elle reprend à la hauteur de mes orteils et monte, lentement mais invariablement. Je pense que si elle s'arrête maintenant, je vais pousser un cri de guerre, j'ai envie de cette femme, et je n'arrive plus à me contrôler. Ses doigts ont suivi le chemin tracé par ses lèvres, elle est sur ma jambe gauche et je sens son souffle se rapprocher dangereusement de mon anatomie intime, ses lèvres déposent de petits baisers sur mes bourses, puis elles remontent le long de ma verge. Ses doigts me malaxent et j'adore ses mouvements. Ses lèvres continuent leur ascension et s'arrêtent à la hauteur de mon gland, elle me regarde, me sourit, passe sa langue sur ses lèvres. Ses doigts ont rejoint mon gland et son pouce et son index me font endurer la plus délicieuse des tortures.

 Elle s'avance vers moi, elle passe un genou de chaque côté de mes hanches, elle est maintenant à cheval sur moi, son regard n'a pas quitté le mien et ses doigts ne se sont pas séparés de mon sexe. Chaque mouvement le fait grossir un peu plus dans la paume de sa main, j'essaye de résister autant que je peux, mais là je ne tiens plus lorsqu'elle met son index en bouche et puis le dépose en faisant de petits cercles sur mon gland. Je suis cambré afin d'être au plus près d'elle, mon corps veut s'unir au sien, elle s'est approchée de moi, sa main est dans mon dos et accentue encore la cambrure de celui-ci, elle me sourit, se penche et me prend dans sa bouche. Un frisson me parcourt le corps et comme chaque fois que celui-ci est présent, je jouis dans sa bouche. Ce que cela peut être bon d'être en elle, même si je ne suis pas en elle comme je le souhaiterais. Je voudrais la marquer, mais pas comme cela, malgré tout cela fait cinq semaines que nos corps ne se sont pas rencontrés, je ne veux pas lui faire de mal, elle a eu besoin de repos et la pénétrer maintenant ne serait pas une bonne idée, j'ai peur de la blesser physiquement et je ne le veux pas, même si je la désire plus que tout au monde.

 Elle me lèche sur toute la longueur de mon membre et j'apprécie sa langue qui se darde et fait de lents allers-retours. Je l'attire vers moi et je l'embrasse. J'aime l'embrasser lorsque je me suis répandu entre ses lèvres et elle l'apprécie aussi. Sa main n'a pas quitté mon sexe et s'est remise à me masser, mais cette fois-ci uniquement mon entre-jambes. Je passe ma main sur ses fesses et j'appuie dessus. Le message passe et elle se couche sur moi. Mes mains se sont emparées de ses seins, mes lèvres de sa bouche et ma langue la fouille de plus en plus profondément. Son sexe a rejoint le mien, elle a retiré sa main et ces quelques secondes sans son contact me font perdre la tête, j'ai besoin d'elle. Son sexe remplace sa main et effectue de lents massages au milieu de mon corps. Elle a des sous-vêtements en soie et le contact entre nos peaux est agréable, très agréable. Je sens sa culotte s'humidifier et cela me fait bander encore plus. J'ai pris ses poignets dans mes mains, elle a toujours un genou de chaque côté de mon corps, je remonte ses bras, elle prend appui sur ses mains et nos deux corps se retrouvent assis l'un sur l'autre. Elle est extrêmement souple et c'est quelque chose que j'apprécie dans des moments pareils, elle se soulève légèrement afin de passer ses deux jambes à l'arrière et de les croiser dans mon dos. Son sexe s'agite sur moi à une vitesse grand V et en quelques instants, elle éclate en mille morceaux. Son visage s'est affalé sur mon épaule et elle a mordu dans ma clavicule pour étouffer un cri de jouissance. Elle me regarde par après et me dit :

— Thomas je t'aime. Elle constate qu'elle m'a mordu et reprend en touchant sa morsure , Thomas, je suis désolée, vraiment.

— Moi pas, j'aime que tu me marques par tous les moyens possibles, y compris une morsure.

 Elle me sourit, passe sa main dans mes cheveux, mes mains se sont emparées de ses seins, ils sont à leur place, ils les remplissent bien, je lui caresse ses deux tétons qui se dressent fièrement à chaque passage, elle a repris le mouvement de va-et-vient sur ma verge. Elle me mordille la lèvre inférieure, sa main droite se glisse entre nous et elle me caresse la ligne qui sépare mes bourses, l'endroit le plus sensible de mon corps. Il ne lui faut que deux ou trois mouvements et une fois de plus, je jouis sur elle, dans sa main. Elle enlève sa main entre nous et se lèche les doigts, j'aime la voir faire, elle apprécie ce que je peux lui donner et je veux lui en donner plus, toujours plus.

— J'ai peur de te faire mal, physiquement ma princesse, tu ne m'as pas dit comment tu te sentais.

— J'ai besoin de te dire comment je vais physiquement alors que cela fait des heures que je te masse dans tous les coins possibles et imaginables ? me dit-elle en descendant de la table et en enlevant son slip.

 Elle est faite pour moi et j'en suis heureux.

— Ma princesse, depuis cinq semaines nous n'avons pas fait l'amour, disons que j'ai quelques réserves, je ne veux pas te blesser physiquement, ma queue n'a jamais été aussi tendue, ni aussi large.

— Je vais faire baisser la tête de ce preux chevalier, me dit-elle en me prenant une fois de plus entre ses lèvres. Même s'il lui faut quelques minutes de plus que les deux premières fois, j'explose une fois encore entre ses lèvres. Je ne suis jamais rassasié de cette femme, je n'en ai jamais assez. Elle grimpe à nouveau sur la table, s'essuie les lèvres et le menton et m'embrasse.

— Je te veux en moi, maintenant. C'est très agréable de te sentir jouir ainsi et de te goûter, mais je veux plus, je te veux toi en moi, maintenant, me dit-elle une fois de plus en s'empalant sur moi.

 Je n'ose pas bouger, je la laisse faire, elle connait son corps ainsi que le mien à la perfection. Elle s'installe délicatement sur moi, je vois que malgré tout, cela la gêne physiquement. Le médecin nous a prévenus que la première fois pouvait être douloureuse pour elle et je pense que ce l'est même si elle ne me dit rien et qu'elle m'embrasse. Au fur et à mesure que ma langue fouille sa bouche, ma verge prend possession de sa féminité, elle retrouve sa place d'instinct. Elle se glisse sur moi, lentement et me laisse la pénétrer de toute ma masculinité. Elle commence à se mouvoir sur moi, de petits mouvements, puis de plus en plus longs et de plus en plus lascifs.

 Mes mains aggripent ses hanches, je lui souris et je lui demande si je peux m'occuper de la cadence. Elle dépose ses mains sur les miennes et imprime un rythme à nos hanches.  Je lui fais basculer son bassin de façon à pouvoir la caresser avec mon corps, elle n'a pas encore lâché mes mains. Je la laisse faire, je suis son rythme, mon corps s'adapte au sien. Au bout de quelques instants, elle lâche ma main droite, puis la gauche, ses mains me caressent le torse, la nuque, le dos, sa bouche se fait plus avide sur la mienne. Ma verge a trouvé son rythme, sa place et c'est en souriant qu'une fois de plus je nous emmène dans un lieu que seuls nous deux connaissons. Elle y arrive la première, mais un mouvement de son bassin me fait la rejoindre une fraction de seconde plus tard. Nous sommes assis l'un sur l'autre, l'un dans l'autre, le torse appuyé l'un contre l'autre. Ce que je peux aimer cette femme, je suis fou amoureux d'elle. C'est à cet instant précis que je sais ce qu'il me reste à faire, je vais lui demander de m'épouser, je veux que le monde entier sache que je suis l'homme le plus heureux de la planète et c'est grâce à elle et uniquement elle.

 Je pense que pour aujourd'hui nous sommes rassasiés l'un de l'autre, enfin pour aujourd'hui seulement. Elle est couchée sur moi, je me suis étendu sur le dos et elle a suivi mon mouvement, je laisse courir mes doigts le long de sa colonne vertébrale. Je sens un sourire se dessiner sur ses lèvres, je sais qu'elle aime que je passe mes doigts comme cela sur elle. Je l'embrasse dans les cheveux et je lui dis :

— Je ne t'ai pas fait mal  ?

— Rien que du bien, seulement du bien, ajoute-t-elle en jouant avec les poils de ma poitrine.

— Certaine  ? je lui demande en levant son menton vers moi et en passant mon pouce sur ses lèvres.

— Tout à fait certaine.  Au début cela m'a gênée, mais cela n'a duré que quelques mouvements, je te le promets. Le reste était exceptionnel comme toujours, me dit-elle en se relevant et en déposant un léger baiser sur mes lèvres.

— Je retire tout de même ce que j'ai dit, je ne vais pas tenir le coup...

— De quoi parles-tu  ?

— Il y a quelques semaines, je t'avais dit que je pouvais encore tenir deux nuits comme celles-là, là je déclare forfait.

— Donc je gagne par abandon si je comprends bien  ? me confirme-t-elle en me regardant. Elle a mis sa main sur mon torse et y a déposé son menton.

— Ouais... tu vois cela comme ça  ?

— Je t'offre une revanche si tu veux, et pas spécialement deux nuits d'affilées.

— Là, je prends le pari et on commence dès demain si tu veux.

— Paris tenu. Thomas.....

 Elle me regarde, mais ne dit rien. Je la relève sur mon torse afin que son visage soit parfaitement au-dessus du mien. J'ai mis sa chevelure d'un seul côté de son épaule, et je dessine les contours de sa mâchoire.

— Oui, qu' y a-t-il  ? Après quelques instants, elle reprend  :

— Je voulais juste te dire que je suis heureuse, que je t'aime et que j'aime passer du temps avec toi, au lit, mais en général aussi. Tu me fais un bien fou. Je t'aime, tu as changé ma vie et je t'en remercie.

— Je t'aime aussi Caroline et toi aussi tu as changé ma vie, c'est certain. Et je suis très heureux de t'avoir rencontrée un soir à Hyde Park. Lorsque nous raconterons notre rencontre à nos enfants, on parlera d'un coup de foudre, d'une passion sans limites, d'un amour inconditionnel.

— Lorsque l'on parlera à nos enfants, tu as dit ?

— Oui bien sûr  ! Enfin je te laisse le libre choix, je ne t'impose rien, absolument rien, mais si je peux donner mon avis, oui j'espère avoir des enfants de toi. Nous avons perdu tous les deux ce bébé, mais la souffrance physique que toi tu as endurée, je ne la connais pas et si tu me dis que tu ne veux plus jamais d'enfant, c'est quelque chose que je suis en mesure de comprendre. Par contre, si tu me dis que tu en veux, c'est toi qui donnes le signal de départ. Je ne t'impose absolument rien. Aujourd'hui, demain ou dans six mois ou pas. Sache que je t'aime comme jamais je n'ai pu aimer et comme jamais je n'aimerai une femme, je t'aime telle que tu es, avec tes qualités et tes défauts, je t'aime quand tu me dis que je suis chiant et perfectionniste, je t'aime quand tu es avec moi au lit, je t'aime quand tu passes tes mains dans mes cheveux ou que tu commandes ce que j'apprécie pour manger. Je t'aime telle que tu es, je t'aime toi et oui je souhaite un enfant, des enfants, mais si tu me dis plus question, je respecterai ton choix et mon amour ne changera pas, absolument pas. Je t'aime pour aujourd'hui, pour demain et pour les siècles à venir.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Recommandations

Jean-Paul Issemick
Chronique romancée sur fond autobiographique pendant les trente glorieuses.
343
551
516
146
Pierre Sauvage
1861. L’Empire s’étend sur toute l’Europe.

L’Aiglon, fils du Grand Napoléon, règne en maître sur des centaines de millions de citoyens, de l'Oural jusqu'à l'Angleterre vaincue plus de cinquante ans plus tôt. Dans cet univers militarisé, dans une capitale en proie aux meurtres et à la violence, l’inspecteur Lepois survit, exerçant son métier à sa façon.

--------------------------

Ce roman est issu de l’univers développé dans l’éveil et se déroule deux ans auparavant. Il s'agit d'une uchronie dans laquelle Napoléon I aurait envahi l'Angleterre au lieu de filer tout droit vers l'Autriche Hongrie et Austerlitz. D'où une certaine "liberté" avec l'Histoire avec un grand H.
Il peut sans peine se lire de façon isolée (et je l’espère, il peut sans peine se lire tout court), pour qui n’aurait pas lu le précédent roman (honte sur vous !), les personnages et l’histoire étant différents.
Bonne découverte à vous et merci d’avance pour les échanges que nous aurons ensemble (en tout bien tout honneur).
262
587
2474
362
Grunni
Une nouvelle normalement courte, sans prétention, qui se créera au fil de mon imagination... je ne sais pas encore trop où tout cela va bien pouvoir mener.
17
51
52
17

Vous aimez lire Tara Jovi ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0