CHAPITRE 26 : THOMAS

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 Je rentre dans sa chambre d'hôpital et je la vois étendue dans son lit, elle me paraît blafarde, ses joues sont creusées et du bleu, du mauve, du jaune sont étendus sur chaque partie de son corps qui est dénudé. Quel salaud, comment peut-on frapper une personne à ce point ? Une femme qui plus est  ! Sa femme, MA femme ! Je déteste ce gars, j'ai envie de l'étriper ! Et s'il était en face de moi, je ne me retiendrais pas ! Comment est-ce possible ? Enfin c'est toujours facile de s'en prendre à une personne plus faible que soi. Je ne connais pas son mari, je ne l'ai vu qu'une fois ici à l'hôpital mais je sais que je hais ce mec. D'accord, elle l'a trompé, je suis bien placé pour le savoir, c'est avec moi. Mais je pense que si on se tourne vers une autre personne lorsque l'on est en couple, c'est qu'il y a un manque. Si vous avez ce qu'il vous faut, vous restez chez vous, vous ne regardez pas ailleurs.

 Je n'essaye pas de trouver une excuse à ce que nous avons fait : oui nous avons trompé nos conjoints, oui nous avons passé du temps ensemble, oui nous avons passé de nombreuses nuits à faire l'amour, mais comment résister à une attraction comme celle-là ? Je n'en suis pas capable. Quand je suis près d'elle, j'ai l'impression d'être un ado, je ne vois que le côté rose de la vie, je suis simplement heureux. Caroline m'apporte ce que je cherche depuis de nombreuses années, la sérénité. Et quand je suis avec elle, je me sens à ma place.

 Je n'ai pas toujours été malheureux avec Dorothé, ça serait mentir de dire une telle chose. Nous avons connu de bons moments, notamment à la naissance de chacun de nos quatre enfants. Nous avons été heureux, ensemble, en famille, et je dois reconnaître que Dorothé a raison sur un point : elle est souvent seule avec nos enfants et je sais qu'elle a fait du bon boulot en les élevant. Ils sont aujourd'hui des ados bien dans leur peau. Ils ont de bonnes fréquentations, travaillent bien à l'école, ils n'ont pas de problème d'alcool, ni de drogue et je sais que c'est grâce à leur mère. Elle a toujours été présente. Maintenant quand je dis qu'elle est seule, oui c'est vrai, je ne suis pas souvent présent avec le boulot que je fais. Dorothé s'occupe des enfants, pour le reste, nous avons du personnel à demeure qui s'occupe des courses, de la préparation des dîners, du repassage ou encore du jardinage. Alors oui c'est vrai, elle est seule la plupart du temps pour les élever, mais elle a aussi choisi de les avoir, je ne l'ai jamais forcée, même si je suis très heureux d'avoir mes quatre enfants avec elle.

 Cela fait plusieurs années que nous sommes à la dérive. Lorsque Stéphanie et Jesse sont nés, tout allait bien, disons pas trop mal. Mais après, nous avons fait une tournée de plus de quatre cents concerts sur dix-huit mois, autant dire que je ne suis pas rentré à la maison, enfin comme aucun d'entre nous. Cela n'a pas été facile durant cette période et à la fin de l'année, lors du dernier concert, nous avons poussé un « ouf » de soulagement. Il est vrai que nous faisons ce que nous aimons. Notre métier est notre passion, mais là on avait mis la barre trop haute, une fois de plus. On a essayé d'arrêter, mais les concerts se remplissaient en quelques minutes. Tout était vendu en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, alors nous avons continué et nous avons terminé la tournée. Le dernier mois a été très difficile, physiquement, mentalement et émotionnellement. On avait perdu une dizaine de kilos chacun, on se bouffait le nez à chaque fois que l'on se parlait, enfin surtout Julian et moi. Hector et Hugo sont vachement plus calmes que nous. Nous deux, nous avons un caractère volcanique, l'un comme l'autre. Lorsque nous sommes rentrés de tournée, nous ne nous sommes pas vus durant trois semaines, pas de visites, pas d'appels. On avait besoin de prendre un break et cela nous a fait un bien fou à tous. Par contre, je sais que c'est cette année que mon mariage a basculé. À partir de ce moment-là, la vie familiale et maritale a été différente pour nous deux. Dorothé a voulu avoir d'autres enfants. C'est elle qui a évoqué le sujet en premier et j'avoue que je me sentais mal, je l'avais laissée plus d'une année seule, alors j'ai dit oui et je ne regrette pas d'avoir encore eu deux fils, Jordan et Luke.

 La vie a repris son cours, mais quelque chose était brisé, même si je pense avoir toujours été honnête avec Dorothé, elle savait ce que je faisais comme job. J'ai toujours arpenté les scènes, je ne me suis pas levé un matin en me disant, tiens, je vais être chanteur. J'ai cela au fond de moi, c'est ma passion, c'est ma vie et je n'ai fait que ce job-là.

 Maintenant, il est vrai que lorsque vous avez un job comme celui-là, on ne fait pas un neuf-cinq. Je vis le soir, j'écris la nuit et souvent je me couche à trois, quatre heures du matin, cela fait partie de l'environnement du star système. Les shows se font le soir, on commence à travailler à vingt heures, quand les autres personnes se mettent à table.

 Enfin je ne cherche aucune excuse, j'ai trompé Dorothé, j'aime Caroline, cette femme est devenue ma drogue, ma raison de vivre et la voir là dans ce lit d'hôpital me rend dingue. Elle a été battue par ce salaud et à chaque fois que j'y pense j'ai envie de lui faire la même chose. Stephen et Boris se relayent à son chevet, je ne veux pas la laisser seule, j'ai trop peur pour elle.

 Elle me tend la main en me disant de m'approcher, elle veut parler, c'est une bonne chose. Les premiers jours qu'elle était ici, elle ouvrait de temps en temps un œil, mais le refermait aussitôt. Maintenant, on peut discuter et cela nous fait du bien.

— Viens t'asseoir, il faut que l'on discute de certaines choses, demande-t-elle d'une voix écorchée.

 Je m'approche du lit et je m'assois à côté d'elle. Je prends sa main dans la mienne et nos doigts se caressent, se cherchent. Cela fait pratiquement trois semaines que nous ne nous sommes pas touchés et nos corps ont besoin de ce contact, tout comme mon esprit et mon âme afin d'être en paix avec moi-même.

— Il y a un tas d'événements qui se sont passés en trois semaines, ma princesse. J'ai aussi des choses à te dire, mais toi d'abord, je lui murmure en embrassant ses doigts. Elle me paraît un peu confuse, désorientée, peut-être l'effet des médicaments qu'elle prend  ?

— Je ne sais pas par où commencer, bredouille-t-elle.

— Vas-y, dis-moi ce qui te passe par la tête et on fera le tri ensuite, je l'encourage en lui souriant. Je n'arrive pas à détacher mes yeux des siens, elle m'a manqué, énormément.

— Tu as maigri, note-t-elle.

 J'éclate de rire. Elle est sur un lit d'hôpital mais elle remarque que j'ai maigri, elle a raison j'ai perdu dix kilos en quinze jours.

— Tu t'es regardée, je lui rétorque, en prenant ses hanches dans mes mains, un vrai sac d'os.

 Elle me sourit et ses mains pressent un peu plus les miennes. J'adore ce contact, j'ai besoin de sentir sa peau sur la mienne.

— Tu as une sale gueule Thomas, tu as les traits tirés, me reproche-t-elle en plaçant sa main droite sur ma joue.

 Mon visage se love dans sa main, mes lèvres partent à la recherche de cette dernière et je dépose de petits baisers sur sa paume, puis j'ajoute en souriant :

— J'ai dit que je ferai le tri dans ce que tu dirais, mais là, c'est plutôt confus. Je sais que j'ai une sale gueule, mais tu as les mêmes cernes que moi. Ce n'est pas cela que tu veux m'expliquer. De quoi veux-tu que l'on parle ?

— Tu as raison, j'ai quelque chose à t'annoncer, mais je ne sais pas comment tu vas prendre la chose.

— Bonne nouvelle ?

— Oui, certainement une bonne nouvelle. Tu sais, je n'ai rien prémédité, je n'ai rien fait pour, enfin si, enfin non, on a fait, mais pas dans le but du résultat que j'ai maintenant. Je prends la pilule, tu sais bien, je n'ai rien prévu et je ne sais pas comment c'est arrivé, enfin si je sais comment c'est arrivé, mais je ne sais pas quoi te dire Thomas, je ne te demande rien, mais j'estime que tu dois savoir, mais merde, je suis en train de m'embrouiller... ce n'est pas clair du tout ce que je te raconte.

— Là, on est d'accord, je n'ai rien compris. Oui je sais que tu prends la pilule, mais le reste, c'est du charabia ma princesse. Alors tu respires un grand coup, tu essaies de former des phrases que je saisisse. Prends ton temps, mais essaye d'être plus claire, d'accord ?

 Elle garde le silence, je ne sais pas quoi penser, il y a trente secondes, elle ne s'arrêtait pas et maintenant, plus un son ne sort de sa bouche. Elle me regarde et prend ma main droite qu'elle déplace de sa hanche à son ventre. Elle me sourit et là, mon cœur a cessé de battre. Je la dévisage et je presse doucement ma main sur son ventre, les larmes montent dans mes yeux et je les laisse courir sur mes joues. Je sais que cela ne fait pas très viril, mais je fais partie de ces mecs à grande gueule qui laissent voir leurs sentiments.

— Je n'ai rien prémédité Thomas, je prends la pilule, et quand je dis que l'on n'a rien fait pour, c'est faux avec tout le temps que l'on a passé à faire l'amour, cela se comprend aisément. Je ne demande rien, je sais que tu as déjà six enfants et rien n'était planifié et tu es en tournée et je...

 Je lui coupe la parole en plaquant mes lèvres sur les siennes, mes larmes se mêlent à nos baisers. Nos lèvres ont faim les unes des autres, mon corps a faim d'elle et je me retrouve à genoux au-dessus d'elle. Je prends appui sur mes bras, de chaque côté de son buste. Elle est trop faible pour supporter mon poids, je lui souris et je déclare  :

— C'est génial, je vais être papa, c'est génial ma princesse. Depuis quand le sais-tu, pourquoi tu n'as rien dit ? Tout se passe bien ? C'est une fille ou un garçon, enfin cela n'a aucune importance, l'important c'est que vous alliez bien l'un comme l'autre, mais bon une fille cela serait super, enfin un petit mec aussi et...

 Là c'est elle qui m'embrasse et me fait taire. Elle quitte mes lèvres et passe ses mains dans mes cheveux en essayant de remettre ma mèche derrière mon oreille. Bon sang comme ce geste m'a manqué. Je ferme les yeux et je respire un grand coup. Elle répond à mes questions lentement, sans détacher son regard du mien.

— Je le sais depuis aujourd'hui, donc je ne pouvais rien te dire plus tôt. Oui cela se déroule bien, comme pour mes autres grossesses, je perds du poids, mais Stephen et Mélanie étaient en bonne santé. Je n'ai aucune idée s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon, cela ne fait que six semaines que je suis enceinte. Je suppose que l'on a fêté le succès de Slane Castle me dit-elle en souriant.

— C'est une merveilleuse nouvelle, ma princesse, merveilleuse nouvelle  !

— Tu es certain, ce n'était pas prévu, on a déjà des enfants chacun de notre côté, alors comme je te l'ai...

 Je dépose mes lèvres sur les siennes puis j'ajoute  : c'est génial, je vais être papa, c'est génial, génial, génial !

— Thomas, je suis sérieuse, je ne demande rien, mais je veux que tu saches. Ce bébé a été conçu dans l'amour, je veux que tu sois au courant, mais si tu ne veux rien de plus, je ne te demanderai rien, me dit-elle en passant son pouce le long de mes mâchoires.

— Ma princesse, je suis aux anges et oui je sais que nous avons des enfants chacun de notre côté, mais un de plus qui sera un mélange de toi et moi, cela serait formidable, enfin un, deux, trois, autant que tu voudras m'en donner, je suis heureux d'avoir un enfant avec toi.

 Je m'assieds entre ses jambes, j'essuie mes larmes, elle se redresse à son tour en faisant monter le dessus de son lit, elle me prend dans ses bras et me sourit, j'aime sentir que ses mains se perdent dans mes cheveux. Son souffle me chatouille le cou, je ferme les yeux et je la serre dans mes bras. Un bébé, on va avoir un bébé, ce sera mon septième enfant, mais c'est toujours aussi agréable à entendre. On reste de nombreuses minutes dans cette position, en fait jusqu'au moment où l'infirmière entre et nous fait une remarque :

— Dites donc vous deux, c'est fini oui  ! Thomas que faites-vous dans son lit, allez ouste, dehors, elle doit se reposer, ordonne Thérésa, une charmante infirmière qui s'occupe de Caroline depuis son admission dans le service.

— Thérésa, mon éducation ne me permet pas de vous dire ce que nous faisons dans ce lit, je lui réplique en lui souriant et en lui faisant un clin d'œil.

Je sors du lit afin qu'elle puisse travailler et vérifier que tout va bien pour Caroline et pour mon bébé. Mon bébé, ces mots tournent en boucle dans ma tête, mon bébé.

— Il est toujours comme cela Caroline ? lui demande-t-elle

— Non, aujourd'hui il est calme, ironise Caroline en souriant.

— Vous ne devez pas vous ennuyer tous les deux ! Je ne veux rien savoir, nous gronde Thérésa. Trêve de plaisanterie, il va falloir être calme pendant quelques jours, vos ligaments sont en compote Caroline, alors aucun mouvement d'ouverture, ni de rotation. Je me suis bien faite comprendre ?

— Promis, répond Caroline.

— Je vais prendre régulièrement des douches froides, je vais faire un effort, je lui promets.

— Vous avez besoin de repos Caroline, vous avez été sérieusement frappée, rouée de coups, il faut que votre corps se repose. Le docteur Lemmens a déposé plainte aussi contre votre mari. Ne lui en voulez pas, mais il ne supporte pas de voir une femme battue amenée aux urgences. Sa maman est décédée suite aux coups que son père lui avait infligés, c'est la raison pour laquelle il a porté plainte et il ne la retirera pas, pour aucune raison.

— Il n'y a aucun souci pour la plainte, je lui explique.

— Bonne nuit, les amoureux, nous lance-t-elle en quittant la chambre.

— Thomas, je ne veux pas que ton nom soit traîné dans la boue. Si tu es mentionné d'une façon ou d'une autre, je refuse de porter plainte.

— Parce que je suis le leader des  Hard Night,  tu refuses de le faire, alors qu'un salaud t'a rouée de coups  ? Tu portes plainte avec ou sans mon nom, je m'en tape. Je veux qu'il paie pour ce qu'il t'a fait et le chapitre est clos, tu dois te reposer, j'ajoute en regardant Caroline.

— D'accord, me dit-elle en souriant .

 Je sais qu'elle le fera, je le vois dans ses yeux. Il faut qu'il écope pour les sévices qu'il a fait subir à la femme que j'aime et à mon enfant. Je ne supporte pas que l'on touche aux miens. C'est ma famille, je veux en prendre soin et vivre avec eux le plus longtemps possible.

— Je suis fatiguée Thomas, m'apprend-elle d'un ton las.

 Elle redescend son lit et s'installe pour dormir. Je m'assieds sur le rebord et je lui souris, je me penche vers elle et je dépose un baiser sur son front. Je reste là quelques instants, sa peau me manque, son odeur aussi, j'ai un besoin vital de cette femme, c'est une véritable drogue, une addiction. Elle a déposé sa main valide sur ma poitrine et mon corps s'embrase. L'adrénaline coule dans mes veines par ce simple contact, et depuis trois semaines, c'est la première fois que je suis à nouveau à l'étroit dans mon pantalon, et même si c'est très désagréable physiquement, posez la question à n'importe quel homme, aucun d'entre nous n'aime avoir son service trois pièces compressé dans un pantalon je peux vous l'assurer, une sensation de bien-être m'envahit. Son corps a besoin du mien et le mien n'a pas oublié le sien. Mes lèvres descendent sur l'arrête de son nez et trouvent les siennes, tout en y déposant un baiser chaste. Elle me sourit et se moque de moi  :

— Je pense que vous avez un souci de pantalon monsieur Da Vinni, se moque-t-elle en me souriant.

 Elle ajoute trois petits mots que je ne me lasse pas d'entendre « je t'aime ». Je l'entends répéter ces mots et ils forment le son le plus mélodieux que je connaisse. Mon cerveau enregistre ces mots, encore et encore. Je veux les entendre aujourd'hui, demain et les siècles à venir.

— Il faut se reposer ma princesse, je lui conseille en l'embrassant et en me levant.

— Où vas-tu ? me questionne-t-elle.

— Je vais me mettre dans le fauteuil.

 Son regard en dit plus que tous les mots qu'elle pourrait prononcer. Je me lève, j'enlève mes chaussures, mes chaussettes, mon pull, ma montre. J'éteins mon portable et puis je me couche auprès d'elle en la prenant dans mes bras aussi délicatement que je peux. Je ne veux pas lui faire mal, elle souffre assez comme cela.

  Elle se déplace vers le bord du lit afin que j'aie un peu plus de place. Je m'installe et elle se love dans mes bras. J'essaye de ne pas trop bouger afin de lui éviter des souffrances. Son souffle se fait sentir sur ma poitrine, et j'adore cela. Elle a ouvert les boutons de ma chemise et promène sa main sur mon torse. Elle y fait le contour de mes abdos, passe sur mes hanches, remonte sur mes pectoraux. Ses allers-retours me font un bien fou, il y a des jours que je ne l'ai pas sentie contre moi et je suis vraiment en manque, un véritable junkie !

— À quoi penses-tu ? s'enquiert-elle.

— Ne te fous pas de moi, mais je pense au fait que je n'ai jamais fait l'amour dans un lit d'hôpital, ce qui est vrai.

 Je sens qu'un sourire se dessine sur ses lèvres, lorsqu'elle approche son visage de mon torse pour l'embrasser. J'adore son geste, mais elle doit se reposer, il faut qu'elle récupère, elle en a besoin pour elle et pour le petit être qu'elle est en train de construire : mon bébé.

 Je la serre dans mes bras, l'embrasse sur le sommet du crâne et ferme les yeux. Elle est en sécurité auprès de moi. Je sais que nous sommes tranquilles, Boris est de garde, Stephen est rentré dans le midi de la France il y a quelques heures, sa femme enceinte de jumeaux a besoin de lui. Ils ont eu beaucoup de difficultés à avoir ces enfants, je sais que son épouse a fait plusieurs fausses couches, alors maintenant ils doivent prendre soin l'un de l'autre. Même si Boris est seul, je sais qu'il a pris les dispositions qu'il faut et d'autres personnes gardent aussi les portes des ascenseurs, ainsi que celles des cages d'escalier. Nous sommes en paix l'un comme l'autre. Je remonte les couvertures sur nos corps et nous nous laissons emporter par Morphée. La nuit est douce et calme, peuplée de rêves et non plus de cauchemars comme cela fut le cas pendant trois semaines.

 J'ai confiance en moi, j'ai confiance en nous et en notre avenir, je sais que l'on va y arriver, même si de nombreux obstacles sont encore au travers de notre chemin. Nous sommes faits l'un pour l'autre. Je pense qu'il existe des âmes sœurs, mais malheureusement très peu d'entre nous connaissent ce sentiment. Moi, je peux dire fièrement que je l'ai rencontrée, cette femme est ma moitié physiquement, intellectuellement, émotionnellement, sensuellement, cette femme est faite pour moi. Je m'endors du sommeil du juste, elle est dans mes bras au chaud, rien ne peut arrêter un amour comme le nôtre, absolument rien.

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