CHAPITRE 37 : THOMAS (public averti)

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 Ses mains se font plus pressantes autour de mes hanches, il descend la fermeture éclair de ma robe et la laisse tomber à mes pieds. Je m'en sépare d'un coup de cheville. Il presse son corps dans mon dos et chaque parcelle de mon corps frémit. J'aime être auprès de lui, être à lui. Il enlève les épingles et les élastiques qui tiennent le dessus de mes cheveux et passent ses mains plusieurs fois dedans afin de les démêler. J'adore tous ses gestes, ils me semblent tellement familiers, pourtant nous nous connaissons depuis quelques mois maintenant, mais j'ai l'impression que nos corps se sont retrouvés comme s'ils s'étaient connus dans une autre vie. Son souffle est rauque et il me murmure « j'ai envie de toi », je me retourne et je l'embrasse. J'en profite pour passer mes doigts dans les boutons de sa chemise. Je sais que je suis trop lente à son goût, il est toujours plus pressé que moi, mais j'adore ouvrir sa chemise bouton après bouton. J'arrive au dernier, je l'ouvre, puis je remonte avec mes doigts le long de son ventre, de son torse afin de saisir les deux pans de sa chemise, je la lui passe au-dessus des épaules, il l'attrape par les mains et la jette au-dessus de ma robe. Il me sourit, il a un regard carnassier et je n'ai qu'une envie : être la proie que cet homme pourchasse.

 On s'embrasse, ses lèvres sont curieuses, sa bouche a faim de moi et moi j'ai faim de son corps. Mes mains redescendent et ouvrent son pantalon. Je souris, il a raison, ses vêtements sont trop petits. Il est dur comme du béton, son sexe est fier et droit dans son boxer. Son pantalon va rejoindre nos vêtements sur le tas improvisé. Il passe ses mains en dessous de mes fesses et me portent dans notre chambre, mes jambes s'enroulent autour de sa taille, mes pieds se croisent dans son dos afin d'être certaine de ne pas perdre de proximité avec le corps de cet homme. Il me dépose sur le lit et je m'allonge. Il me sourit et me dit « ne bouge pas ».

 Quelques secondes plus tard, il revient avec une cravate en soie en mains. Il grimpe sur le lit, passe la cravate autour de mon visage et cache mes yeux. Délicatement il fait un nœud à l'arrière de ma tête. Il passe un doigt entre la cravate et les cheveux afin de vérifier que cela ne soit pas trop serré.

— Couche-toi sur le lit, ma princesse.

 Je m'installe sur le dos, j'entends le « clic » de la lumière que l'on éteint. J'entends qu'il ouvre le seau à glace et puis je sens qu'un glaçon me parcoure le cou, les épaules, la gorge. Je sens son souffle sur mon corps. Il a pris le glaçon entre ses dents, c'est la raison pour laquelle je sens son haleine sur moi. Il s'installe au-dessus de moi, il est assis à cheval sur le haut de mes jambes. Ses doigts se glissent dans mon dos, il ouvre mon soutien gorge et me l'enlève. Je sens qu'il bouge sur le lit et je l'entends à nouveau fouiller dans le seau à glace. Il a repris un glaçon entre ses dents et fait des tours en forme de huit autour de mes seins. Ma poitrine se compresse, mes seins sont gonflés et se tendent vers lui. Ils veulent plus, je veux sentir ses mains sur moi, sa langue, ses lèvres, son corps. Je sens que le glaçon se dirige vers mon sein gauche et fait des huit autour de mon téton. Il fait subir le même sort à mon sein droit, puis se concentre à nouveau sur mon sein gauche. J'entends qu'il crache le glaçon et je sens ses lèvres prendre la place du glaçon. Quelques mouvements de ses lèvres glacées sur mon sein gauche me font atteindre un orgasme d'une rare intensité. Mon souffle est saccadé et j'ai à peine quelques secondes de répit avant qu'il ne reprenne un glaçon et fasse subir le même tour de magie à mon sein droit. Ses lèvres y prennent leur place et le froid de sa bouche sur mon sein me fait connaître une fois de plus un orgasme. Durant cette épreuve-là, mes mains se sont dirigées vers son corps, ses hanches, son sexe. Je l'ai pris en mains et lorsque je reprends lentement conscience, je sens que mes mains sont mouillées, il s'est répandu sur moi. Il se bouge et se couche sur moi, son souffle se calme. Il me sourit, prend appui sur un coude et m'embrasse tendrement, tout en enlevant le bandeau de mes yeux.

— Ce n'est pas juste, tu as de l'avance ma princesse.

— Négatif, je ne suis pas d'accord, je t'ai fait jouir deux fois, toi trois, c'est toi qui a de l'avance. C'est à moi de prendre une revanche, je lui dis en lui souriant.

— Tu vas me crever, mais je relève le défi  !

— J'espère bien  !!!!

 Il me sourit, attrape ma main, lèche mes doigts, un doigt sur deux, et me fait lécher les autres. Mon Dieu, cet homme est d'une sensualité inégalable. De simples gestes peuvent devenir un mouvement sensuel. Son corps représente le péché originel sur Terre. Il se bouge, se lève et mes yeux ne peuvent se détacher de son corps. Il se met devant moi, attrape mon slip et me l'enlève. Mes jambes s'écartent impulsivement, mon corps à envie de lui, maintenant. Il s'installe sur moi, ses bras le soutiennent, mais je ne le veux pas, je veux l'avoir contre moi sur toute la longueur de son corps, je lui caresse les avant-bras et je lui murmure :

— Laisse-toi aller  !

— Non, j'ai peur de te faire mal ma princesse, je suis trop lourd, me dit-il en reprenant appui.

— Monsieur Da Vinni, quand vous me ferez mal, je vous le dirai, je te veux en moi, maintenant, s'il te plaît, je veux te sentir totalement, s'il te plaît  !

 Il me sourit, laisse descendre son bras gauche et s'installe un peu plus sur moi.

— Ça va ?

— C'est presque parfait, je lui dis en l'embrassant et en caressant son bras droit.

 Il cède et se laisse aller sur moi. J'aime le poids de son corps, j'aime sentir ses muscles rouler sur moi. J'agrippe ses fesses, il me sourit et se place parfaitement au-dessus de moi, son regard est vissé au mien. Son sexe commence à se mouvoir en moi de façon lente et régulière. Je sens que les muscles de ses jambes se contractent, ainsi que ceux de ses fesses. Mes jambes se sont écartées encore plus et je sens sa main droite passer sous mon postérieur, mes jambes se replient vers ma poitrine, et il me sourit. Il accélère la cadence et c'est de plus en plus délicieux. Son corps est au service du mien et ne veut qu'une chose me donner du plaisir. Il m'embrasse sur la joue, sur les lèvres, dans le cou. Je resserre ma prise sur son fessier, je veux le sentir encore plus profondément en moi. Il a compris le message et ses mouvements sont plus longs. Il passe sa main gauche sous mon arrière-train, se met sur les genoux et m'entraîne avec lui. Il m'empale plus profondément sur sa verge, en écartant mes jambes le plus possible. Ses mouvements sont lents, mais très profonds, de plus en plus profonds. Son gland vient buter au fond de mon vagin et j'adore cette sensation. Sa main droite me caresse les fesses, sa main gauche s'est déposée entre nous et ses doigts fouillent mon mont de Vénus, quelques secondes plus tard, son pouce m'entraîne dans une jouissance sans fin. Il capte mon regard et me murmurre « regarde-moi ma princesse et jouis pour moi ». Ses mots me transportent dans un monde que je ne connais pas. J'éclate en milliers de morceaux sur lui, sur sa main, sur son corps. Si mon regard est resté visser au sien quelques secondes, il m'a emmené dans un endroit merveilleux, mais qui défile derrière mes paupières. Je sens que mes mains sont dans ses cheveux et j'entends ce magnifique son gutturale qui sort de sa gorge, cela me fait ouvrir les yeux, je le vois il sourit, sa tête est rejetée en arrière, ses yeux sont clos, des frissons parcourent son corps, je souris et je lui dis « regarde-moi mon prince et jouis pour moi ». Son corps se cambre et je l'entends gémir pendant qu'il se répand en moi en de longues poussées chaudes et épaisses.

 Nous nous écroulons sur le lit. Je suis la première à ouvrir les yeux. Il est couché sur mon corps et j'adore le sentir ainsi. Je passe ma main dans ses cheveux afin de dégager son visage. Mes doigts traînent sur ses lèvres, mon pouce caresse sa lèvre inférieure et nous inversons les rôles, c'est lui qui mordille mon pouce. Il me sourit et ajoute :

— Encore deux nuits comme celle-là et je suis dans une chaise roulante  !

— Deux nuits, je prends le pari ?!

— Pari tenu ma princesse, confirme-t-il en souriant et en me faisant un clin d'œil.

 Il bouge, se retire et m'embrasse tendrement. Ses doigts se perdent dans mes cheveux et un « je t'aime » franchit ses lèvres.

— Je crève de faim, ma princesse. Le sexe est délicieux, le vin excellent, mais j'ai besoin d'autre chose que de nourriture spirituelle. Veux-tu quelque chose ?

— Oui volontiers, tu me fatigues, j'ajoute en embrassant son épaule. Je voudrais s'il te plaît du fromage et des raisins blancs.

— Les femmes enceintes mangent des fraises d'habitude.

— Pour moi, les raisins seront parfaits. Je t'aime Thomas.

 Ses mains laissent tomber le téléphone et me prennent le visage. Il ne m'a jamais contemplée avec une telle profondeur, son regard est en feu, son sourire est fauve. Il me sourit et m'embrasse lentement et très longuement. Mais si nos corps sont satisfaits dans l'ensemble, nos estomacs crient famine et nous rappellent à l'ordre en émettant de drôles de sons. Cela nous fait rire et il me dit :

— J'ai vraiment faim ma princesse. Je vais passer commande.

 Il s'exécute, je me lève du lit et je vais prendre une douche. En passant devant les fenêtres, je constate que l'aube commence à pointer. On a passé toute la nuit à faire l'amour et c'était délicieux. Il me rejoint dans la salle de bain et prend aussi une douche. Il me caresse le ventre en disant « bonjour bébé c'est papa » j'adore son sourire à ce moment-là, c'est le plus précieux des biens que je possède. Le petit déjeuner arrive ainsi que son smoking et la robe de soirée qu'il m'a commandée. Elle est splendide, bleue, en couleur dégradée. Les sous-vêtements assortis, les chaussures, la pochette et l'étole, rien ne manque. Lui a son smoking au tomber impeccable, de même que pour la chemise. Un nœud et une pochette du même rouge accompagnent son habit.

 Nous nous mettons en route afin de rejoindre le palais royal. Comme tout le monde, nous avons visité Buckingham Palace, mais le côté « public », pas les salles de fêtes. Nous nous sommes donnés rendez-vous dans le hall et tout le monde est sur son trente-et-un. Julian est à tomber, vraiment, il est resplendissant. Le reste de groupe aussi, mais rien à faire, lui, il sort du tas. Je vois Julian et Thomas discuter de certaines choses. Quand ils sont face à face, ils sont le miroir l'un de l'autre, même si l'un est blond et l'autre noir de cheveux. Mais lorsque vous les regardez, un commence la phrase, le second la termine. Un commence un geste et l'autre le termine. Nos limousines arrivent, nous avons une demi-heure afin de traverser Londres et d'arriver à destination. Nathalie s'est installée en face de moi, elle me complimente  :

— Tu es splendide dans cette robe bleue, magnifique !

— Merci, tu n'es pas mal du tout, non plus, je lui réponds.

— J'ai le trac, on n'a jamais été dans la famille royale...

— On va faire cela, comme on a fait tout le reste, avec brio  !

— J'adore ton optimisme  !

— Les filles, je suis là  ! Kate ne va pas plus résister à mon charme qu'une autre...

 La réflexion vient forcement de Julian, qui d'autre ?

— Si elle s'approche de toi et te regarde de travers, toute Kate qu'elle est, je la dégomme  ! ajoute Jessica en souriant.

 Julian la regarde et l'embrasse tendrement. Quand on dit qu'une femme peut changer un homme, cela se vérifie. Ces deux-là c'est fait pour durer c'est certain. Depuis qu'ils nous ont annoncé qu'ils vivaient ensemble, ils ne se quittent plus. Ils sont heureux, cela se voit, se ressent. Leur bonheur est communicatif. Jessica rayonne, elle est plus ronde que moi, vu qu'elle attend des jumeaux, c'est normal. Aucune des deux n'a de masque de grossesse, nous nous portons très bien, nous sommes heureuses de notre état. Nous entrons par l'arrière de Buckingham, tout est splendide, décoré avec soin et avec goût. Les voitures se suivent afin de nous faire sortir et accéder à l'entrée principale. Un cortège impressionnant se déroule devant nos yeux. Du personnel est de service pour nous accueillir, à l'ancienne. Nous sommes escortés sur le tapis rouge, et nous sommes annoncés avant de prendre place dans une immense salle de réception. Le décor est fabuleux, tout brille de mille feux. Derrière moi, une gentille boutade se fait entendre :

— Bonsoir ma chérie, toujours avec lui, tu ne veux vraiment pas m'essayer ou mieux m'adopter ?

Cela me fait sourire et j'ajoute : 

— Bonsoir Jared, je retiens ta proposition ne t'inquiète pas, j'ai ton numéro de portable.

 Nous sommes installés confortablement à la même table que le groupe de Bono et de Jared. Il y a une formidable ambiance, même si au début je dois dire que tout le monde était impressionné. Aucun d'entre nous n'a l'habitude de côtoyer ce monde-là, les princes et les princesses ne font pas partie de notre réalité. Jon, le leader de Bon Jovi entame une série de chansons et le prince William se joint à lui. Bono, Jared et Thomas feront leur show aussi. La soirée est très agréable, le repas copieux, le vin délicieux. Tout est coordonné, bien associé, rien ne manque. A la fin du repas, je me lève afin d'aller me repoudrer le nez. Si j'avais su, je serais restée à ma place. Dans le lieu de complaisance, j'ai la désagréable surprise de rencontrer Dorothé. C'est elle qui entame la conversation, qui est loin d'être agréable.

— Ah, voici la pute de mon mari. Vous allez bien, toi et ton bâtard ?

 Je ne réponds pas, je me lave les mains et je sors. Elle me suit, je descends la première volée d'escaliers. Je l'entends qui me parle, mais je ne rétorque pas. Je ne veux pas faire d'esclandre, ni aujourd'hui, ni demain. Je ne veux pas de conflit, c'est déjà assez difficile comme cela. Entre les deux volées d'escaliers, elle me tire violemment par le bras, me jette des insultes à la figure, je ne réponds toujours pas. Je veux m'en aller, mais elle en a décidé autrement, elle me pousse fortement et je tombe des escaliers. Je suis incapable de me retenir. J'entends la voix de Jared, puis je sombre dans un trou noir. Seigneur, faites s'Il vous plaît que nous allions bien, faites que mon bébé aille bien !

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