CHAPITRE 20 : THOMAS

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 Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi, elle toujours assise sur moi, moi en elle, mon corps a trouvé sa place. Nous nous fondons l'un dans l'autre, nos âmes et nos corps sont faits pour être ensemble et on l'apprécie. Je sens son souffle sur mon épaule, je lui caresse les cheveux et les embrasse. Elle remue légèrement, j'ai l'impression qu'elle se place encore plus près de moi, enfin si c'est physiquement possible. Je la serre dans mes bras, passe mes mains autour de sa taille et lui murmure  :

— Accroche-toi, nous rentrons.

 Je la soulève dans mes bras et nous rentrons dans la chambre rejoindre mon lit. En marchant, je constate que l'aube se pointe. Le ciel est magnifique, des tons de rose et de bleu se partagent l'horizon. J'entends le chant de quelques oiseaux qui s'éveillent. Je me rends compte que nous avons passé la nuit dehors, mais qu'importe, nous sommes ensemble c'est le principal. Je la dépose dans mon lit et me couche à ses côtés. Elle se pelotonne dans les couvertures, son dos vers moi. Je prends la couette, la remonte sur elle et puis je me glisse à ses côtés. Je ne me suis pas senti aussi heureux depuis de nombreuses années, je me sens bien, je suis repu physiquement mais je suis aussi serein. J'ai réussi à lui parler du côté sombre de ma vie, même si cette période n'est pas glorieuse.

 Je n'ai aucun regret et je suis fier de mes enfants, de ce qu'ils sont devenus. Même s'ils n'ont pas eu une enfance facile, aujourd'hui ils sont forts, solides, ils ont fait des études, ils ont un bon job et c'est certain que l'amour de leur mère leur a manqué, mais ils ont pu bénéficier de tout l'amour que ma famille et le groupe ont été capable de leur donner. Dorothé ne les a jamais aimés, je ne sais pas pourquoi, elle a toujours voulu que je les mette en pensionnat, je n'ai jamais cédé et lorsque nous étions en tournée, mes enfants restaient chez mes parents. J'ai eu quatre enfants avec Dorothé et je pense qu'à un moment donné de ma vie, elle a été la personne que j'ai aimée et qui m'a aimé, mais aujourd'hui je sais que mon amour est pour la femme à mes côtés.

 Je me place derrière elle et la prends dans mes bras. J'ai besoin de ce contact, j'ai besoin de sentir sa peau contre la mienne. Cette femme est mon oxygène, ma raison de vivre. Je sais que cela ne sera pas facile mais on trouvera une solution pour être ensemble. J'y crois. En pensant à cela, je me plonge dans les bras de Morphée. Je n'ai jamais connu de plus tendre début de nuit, même si je constate qu'il est un peu plus de cinq heures du matin.

 Nous sommes dans les faubourgs de Dublin, et dans deux jours, nous nous produirons à Slane Castle. C'est un magnifique site naturel dont les pelouses en pente forment un amphithéâtre naturel, sur lequel se trouve un château féodal. Ce splendide domaine appartient aux marquis de Conyngham depuis le dix-huitième siècle. De nombreux groupes s'y sont produits, Scorpions, Simple Minds, mais aussi les Red Hot Chili Peppers, David Bowie et les Stones, alors j'avoue que nous sommes fiers de pouvoir y déposer notre scène, nous aussi.

 Dublin est aussi le fief du groupe irlandais U2, et lorsque nous nous promenons dans les rues, tout nous fait penser à eux : des photos, des mugs, le Bonovox, le visage de Bono et de The Edge se trouvent partout. Il y a quelques mois, Bono et moi étions en train de discuter autour d'un bon plat lorsqu'il m'a dit : 

—  Cela serait sympa que l'on fasse un concert ensemble, qu'est-ce que tu en penses ? 

 Je dois dire que j'ai été surpris par sa question car même si Bono est un ami aujourd'hui et même un très bon ami, il reste le leader de U2, un groupe mythique. Et c'est vrai que maintenant nous aussi, nous faisons partie de ces légendes du rock, mais il a toujours été pour moi un exemple. Je lui ai répondu que j'allais en discuter avec les autres membres du groupe et nous voilà aujourd'hui à Slane Castle. Bono est un mec génial, doux, tendre, qui a le sens de l'humour et qui est engagé politiquement. Il n'a pas peur de ses opinions politiques et il utilise son nom pour de nombreuses œuvres caritatives, comme nous tous je pense, mais son nom est connu mondialement.

 Je raconte cette histoire à Caroline qui me sourit et qui m'explique que c'est une grande fan de U2 et de Bon Jovi aussi. Elle les a vus de nombreuses fois en concert et même si je sais que c'est tout à fait idiot, une pointe de jalousie s'insinue dans mes veines. Le temps qu'elle a passé à voir U2 et les Bon Jovi, elle ne le consacrait pas à nous. Au cours de la journée, j'apprends qu'elle aime la musique en général et qu'elle a vu de nombreux concerts. Un autre groupe « concurrent » si je puis dire, fait également partie de ses favoris. Elle aime aussi 30 Seconds To Mars, ce que je peux comprendre, j'adore la voix de Jared, j'aime le son de leur musique et il est vrai qu'un morceau comme « Closer To the Edge » est un monument de la légende du rock.

 La journée se déroule comme un rêve. Après un brunch, nous sommes partis à pied sillonner les rues de Dublin. J'ai enfilé une casquette pour cacher mes longs cheveux, j'ai mis une paire de lunettes solaires, et nous déambulons dans la ville, main dans la main comme n'importe quel couple de touristes, comme n'importe quel couple d'amoureux.

 En marchant, on apprend à se connaître, on passe par Saint Patrick, on va boire une Guinness en faisant le tour de la brasserie, je nous réserve une table chez Jamson. Le repas est succulent et la dégustation de whisky exceptionnelle. Cette balade me permet de savoir que Caroline est mariée depuis une vingtaine d'années et qu'en ce moment cela ne va pas bien entre eux, elle a deux ados à la maison, un fils Stephen et une fille, Mélanie, tous deux bons élèves, équilibrés, qui ont de bonnes fréquentations. Elle leur a expliqué qu'elle avait besoin de temps pour savoir quoi faire de sa vie et qu'elle prenait un break de trois mois avec Nathalie pour suivre notre tournée. Son mari a l'air d'avoir pris cela de façon moins relaxe, mais d'après ce que je comprends, le gars vit pour son travail et rien d'autre ne compte et aujourd'hui elle n'accepte plus la situation. Elle me raconte aussi qu'elle travaille avec Nathalie et que son travail ne lui apporte plus rien non plus, elle veut changer de vie. Elle ajoute qu'elle fête ses quarante ans cette année et que c'est « Now Or Never ».

 J'aime l'entendre utiliser des titres de chanson ou des bouts de phrase de nos chansons, je me dis que c'est pour cette raison-là que je suis heureux de faire mon métier, et plus encore si c'est la femme dont je suis tombé amoureux qui emploie ces mots. Je n'ai plus de cadavre dans le placard comme on dit, je lui ai expliqué le côté sombre de ma vie, le reste ne me fait pas peur, enfin sauf peut-être une chose que je n'ai pas encore réussi à lui dire, trois petits mots qui vont changer ma vie et qui, j'espère, changeront la sienne aussi. Je ne peux pas les prononcer maintenant, pas encore, pas tout de suite. Elle me sort de ma rêverie en passant ses doigts autour des miens et en me disant :

— À quoi pense mon prince ? Un magnifique sourire sur les lèvres.

— Je pense à toi, à ce que tu viens de me raconter. Je pense qu'il nous reste encore de nombreux jours pour être ensemble, heureux et les emmerdes on s'y confrontera dans quelques semaines. Je sais une chose, je ne te laisserai pas filer, jamais, lui dis-je en embrassant chacun de ses doigts.

 Cela fait un bien fou, un break de deux jours, même si, comme je l'ai dit, mon job, c'est ma passion. Beaucoup de gens voient le côté glamour de la vie de rock star et très peu voient les heures de répétition, les nuits sans sommeil car on a une partition de musique et pas une seule parole à mettre dessus. C'est un monde à part dans lequel on vit, je commence ma journée quand la plupart des autres se mettent à table afin de diner en famille. Je n'ai aucun regret, j'aime ce que je fais et si je devais recommencer, je le ferais sans aucun problème. J'exerce un boulot qui me passionne avec des personnes en or. Très peu de gens ont cette chance, je le sais et je profite de ces moments magiques que nous connaissons lorsque nous montons sur scène.

 Malgré tout, en arrivant sur le site de Slane, cela me semble tout de même vachement impressionnant. Des fans sont déjà assis dans l'herbe, j'essaye de passer incognito, cela marche, personne ne se doute que c'est moi qui circule sur la pelouse. Cela nous a coûté un pont en assurance afin d'être certain que s'il devait arriver un problème au château et/ou au site, nous serions couverts. Il faut être réaliste, nous faisons partie des plus grands groupes de rock, et d'après ce que j'ai pu voir en termes de vente, nous avons vendu deux cent quatre-vingt mille tickets et les Irlandais, trois cent mille. Nous allons nous retrouver devant un public de pratiquement six cent mille personnes, aucun groupe au monde ne l'a fait, ni les Stones, ni les Beatles et aujourd'hui, nous partageons l'affiche avec U2. Malgré tout, une petite appréhension court dans mes veines, Bono et six cent mille fans, c'est impressionnant  !

 Nous avons fait nos répétitions et je reconnais que le son de la guitare de Julian mélangé au son de The Edge est renversant. De nombreux fans étaient déjà présents, quand je dis « nombreux », je parle de plusieurs milliers de personnes. Nous sommes en coulisses et avons décidé de faire monter les deux batteurs Hector et Larry, suivis des deux bassistes Hugo et Adam, les deux guitaristes Julian et The Edge et puis nous deux, et je sais que vous pensez que c'est idiot, mais j'ai le trac. Je grimpe sur scène avec Bono, une de mes idoles et même s'il est un ami, quand il est sur scène, on ne voit que lui.

 Pour éviter de mettre la pression, je me retire dans une loge et téléphone à mes enfants. C'est Stéphanie qui décroche et cela me fait un bien fou d'entendre le son de sa voix. Mes trois garçons Jessie, Jordan et Luke sont à ses côtés. Ils me souhaitent tous les quatre bonne chance et un bon concert en me faisant promettre d'envoyer des photos. Ce que je ferai. Mon appel terminé, Caroline entre dans la loge, elle se place derrière moi et me masse les épaules. Son contact me fait un bien fou, je me laisse aller, ma tête s'installe dans le creux de son buste. Je ferme les yeux et elle continue lentement, calmement. Sans aucun mot, elle arrive à apaiser la tension que j'ai dans les épaules. Une dizaine de minutes plus tard, je me sens vraiment bien, calme, reposé et prêt à chanter. Ces petits gestes prouvent une fois de plus que je ne me trompe pas, j'ai besoin de cette femme. Elle sent elle aussi que la tension s'est relâchée, passe devant moi, se met à genoux et dépose ses mains sur mes genoux.

— Tu fais partie des meilleurs, au même titre que Bono, Mike Jagger ou Jon Bon Jovi. Tu as énormément travaillé pour y arriver, alors vas-y, donne-toi à fond, donne le meilleur de ce que tu as là, me dit-elle en plaçant sa main sur mon cœur.

 J'attrape sa main et j'embrasse ses doigts.

— Merci, je sais que l'on peut y arriver, mais j'avoue que je suis impressionné  ! Tu restes auprès de moi, s'il te plait  ?

— Je suis là et j'y reste, aucun souci me répond-elle.

 Sa voix me réchauffe, je sais qu'avec elle auprès de moi, je peux escalader des montagnes. Je lui prends les mains et demande qu'elle s'installe sur mes genoux. Je sais c'est une position délicate pour nous deux, une position que l'on adore, mais en ce moment, j'ai besoin de l'avoir auprès de moi. Je respire son odeur et Julian entre.

— Désolé, je ne voulais pas vous interrompre, dit-il.

— Il faut absolument que tu apprennes à frapper à la porte, je lui réponds en souriant.

— Non, il ne doit pas le faire. Les étrangers le font, mais pas les gens que l'on aime, lui dit-elle en lui faisant un clin d'œil.

 Je constate qu'une fois de plus Julian a mis une femme dans sa poche, je ne sais pas comment il fait, mais aucune ne lui résiste, aucune  !

— Je t'aime toi, lui déclare-t-il en l'embrassant sur la joue.

— Et mec, on y va. On monte sur scène dans cinq minutes.

 Caroline se lève, embrasse Julian sur la joue, moi sur les lèvres et nous lance :

— Allez messieurs, au boulot et merde. Amusez-vous, éclatez-vous  !

 On sort tous les trois et on retrouve le groupe et U2. Bono s'avance et me demande « Prêt ?» en me faisant une accolade. Je lui réponds « Toujours » avec un clin d'œil.

 Il a remarqué Caroline, enfin tout le monde la remarque, sa chevelure blonde et ses magnifiques yeux bleus ne passent pas inaperçus  !

— Bonsoir, enchanté de faire votre connaissance. J'avoue que s'ils ont des personnes aussi charmantes dans l'équipe, je comprends pourquoi ils commencent à rafler toutes les nominations, dit-il en prenant Caroline par les épaules.

 Caroline lui sourit, le prend aussi dans les bras. Ils se font la bise sur la joue comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Je ne peux m'empêcher d'intervenir et je dis à Bono :

— Je te présente Caroline, elle ne travaille pas pour nous, enfin pas encore, mais elle partage ma vie et pour longtemps encore j'espère.

 Je la regarde, elle, en terminant ma phrase et je vois qu'elle déglutit difficilement, pourtant je pense chacun des mots que j'ai dit, chacun.

 Sur ces entrefaites, Ali, l'épouse du leader arrive en nous ordonnant :

— Allez les gars, on y va  !

 Et comme prévu, nous montons sur scène deux par deux. Je n'ai jamais vu un pareil accueil. Nous avons une standing ovation et cela nous fait chaud au cœur, je sais que je peux parler au nom de tous. Nous sommes heureux d'être là, et en ce moment même, nous ne voulons être nulle part ailleurs, mais ici à Slane Castle avec presque six cent mille personnes devant nous.

 Nos équipes ont installé nos deux scènes et un pont entre les deux afin que nous puissions passer de l'une à l'autre. Les batteurs forcément ne bougent pas, mais le reste des deux groupes passe d'une scène à l'autre. Avant de commencer, Bono me regarde, il me sourit, prend ma main dans la sienne et les soulève au-dessus de nos têtes. Je dois dire que j'ai ressenti un immense bonheur quand Oliver nous a annoncé que nous avions pulvérisé les records de « Thriller », mais aujourd'hui partager l'affiche avec U2... c'est tout bonnement indescriptible. Nous avons décidé de faire l'ensemble du concert en duo, il commence mes chansons, je commence les siennes. J'ai eu la chance de débuter en faisant des duos avec Jon, il y a presque trente ans de cela. Nous étions jeunes et insouciants et déjà à cette époque Bon Jovi était connu mondialement, mais ici et maintenant avec lui, il y a une petite étincelle de plus dans mon cœur.

 Nos équipes techniques se sont coupées en quatre et plusieurs écrans retransmettent les messages de Facebook, d'Instagram ou encore de Tweeter, l'idée est géniale et cela nous donne un coup de fouet. Nous entamons  With or Without you  et le public nous acclame. Un message arrive sur l'écran de FB qui nous dit : « les deux meilleurs groupes de rock interprétant une des plus belles balades au monde ». Nous sommes tout sourire en voyant cela et Bono prend le micro en clamant « Merci pour vos commentaires, cela fait chaud au cœur ».

 Au bout de trois heures de concert, je prends la parole en disant que nous ne serions pas là si le public ne nous y avait pas conduits. Un message arrive en répliquant  « faux, c'est ton talent qui t'a mené à nous ». Un tonnerre d'applaudissements retentit et du coin de l'œil j'aperçois que Bono applaudit aussi et ce petit geste qui peut sembler si anodin est une véritable récompense pour le groupe et pour moi.

 Nous continuons encore une heure environ, et vers minuit, nous lançons le feu d'artifice qui clôture chacun de nos concerts. La nuit est belle, douce, le ciel est dégagé. On peut dire que nous venons de faire le concert du siècle, personne n'a exécuté un spectacle comme celui-là devant autant de fans, non personne. Les prouesses techniques qui ont été réalisées ce soir-là sont incommensurables. Nos équipes techniques sont incroyables.

 Nous sortons de scène deux par deux, comme nous sommes entrés. Je quitte la scène avec Bono et en bas des escaliers, Ali et Caroline nous attendent. Elles nous félicitent respectivement, puis nous prenons chacun la femme que nous aimons dans nos bras. Caroline s'installe contre mon corps qui se coule directement au sien et je constate que cela ne lui fait pas peur, pourtant j'ai les cheveux mouillés de transpiration et ma chemise me colle au corps, mais rien n'a d'importance à part cette femme qui est présente là maintenant avec moi, sans poser aucune question.

— Bravo, c'était fantastique. Le meilleur concert que j'ai vu et pourtant j'en ai vu, ... me dit-elle en me souriant.

 Elle attrape mon visage dans ses mains, remet ma mèche rebelle derrière mon oreille, enfin elle essaye comme d'habitude, puis ses lèvres se posent sur les miennes et la planète s'arrête de tourner. Le temps est suspendu comme moi, je peux être suspendu à ses lèvres.

Note : Bono, leader de U2 est marié à une charmante Alison, Ali

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