CHAPITRE 12 : CAROLINE (public averti)

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 Il ne reste que très peu de personnes sur la terrasse. Julian et les enfants de Thomas sont en grande conversation et ils se dirigent vers l'intérieur de la suite. Nathalie est partie avec Hector. C'est une histoire qui roule entre ces deux-là. J'apprécie que nous soyons pratiquement seuls, j'adore les mains de Thomas sur mes jambes. Il m'enduit de crème solaire, me masse les jambes par la même occasion, et c'est franchement délicieux. Je profite des rayons du soleil, mais aussi de la chaleur de ses mains. Il a retiré sa chemise, et j'ai l'occasion d'admirer ses épaules carrées et musclées, un ventre magnifiquement dessiné par des tablettes de chocolat. Ses longs cheveux blonds cachent une partie de son visage quand il se baisse pour prendre ma jambe en main. De temps à autre, il remet une mèche de cheveux derrière son oreille. Je me dis qu'il doit passer beaucoup de temps au soleil pour avoir un reflet comme celui-là.

 Mes mains remontent sur ses bras pour lui mettre de la crème solaire, mais il faut avouer que ce n'est qu'une excuse afin de pouvoir passer mes doigts sur son corps. J'arrive au-dessus de son épaule gauche, et je remarque une large cicatrice. J'y dépose mes doigts à plusieurs reprises, je remets sa mèche à l'arrière de son oreille. Il me sourit. Mes ongles parcourent sa mâchoire. Les courbes de son visage sont magnifiquement sculptées, il a de magnifiques dents blanches parfaitement alignées. Avec un sourire, il m'explique :

— Rien de grave. Accident de voiture, la ceinture est restée bloquée et elle m'a déboîté l'épaule. Ce n'est rien, sans la ceinture, j'étais expulsé de la voiture.

  Mes mains effleurent son cou, sa gorge, et je descends le long de sa poitrine. Quelques poils blonds se concentrent entre ses pectoraux. Cela me fait sourire.

— À quoi penses-tu ? me questionne-t-il.

— À rien.

— Tu mens, là, allez dis-moi à quoi tu penses, je suis curieux, je te l'ai avoué cette nuit. 

— Je me dis que tu es blond naturellement, vu la couleur des quelques poils sur ton torse, et j'avoue que je me posais la question.

 Pour toute réponse, il me sourit. Ses mains ont rejoint mes deux genoux, et il s'approche de moi. Son pouce caresse ma lèvre inférieure, et il n'y a rien à y faire, je ne peux pas m'empêcher de mordre dans la pulpe de son pouce. Ses doigts s'attardent dans les quelques mèches qui tombent de mon chignon fait à la va-vite.

— Retourne-toi que je puisse mettre de la crème sur ton dos. Tu as enlevé ta chemise, tu vas brûler. 

— Ce ne sont pas les rayons du soleil qui me brûlent, ma princesse, mais chaque passage de tes doigts laisse une trace sur ma peau.

  Il me fait un clin d’œil, se lève, et s'installe à plat ventre sur le transat laissé libre par Nathalie. Je peux admirer ses larges épaules de même que ses muscles saillants autour et entre ses omoplates. Il entretient son corps c'est certain. Je m'installe sur le bord du transat, et fais glisser mes mains sur ses épaules. Il se retourne et me dit :

— Installe-toi à cheval sur moi, j'en profiterai plus. Ici les massages ne sont pas symétriques.

 Il a raison pour le côté non-symétrique, mais ce que je retiens de sa phrase sont les mots « j'en profiterai plus ». Je m'installe sur ses fesses en passant un genou de chaque côté de son corps.

— Tu as raison, c'est plus facile comme cela. 

— J'ai toujours raison. 

— Heuu.... Là je ne réponds pas.....

— Je te donne des exemples, j'ai eu raison de vous inviter hier soir, j'ai eu raison de faire transférer vos affaires non ????  m'affirme-t-il en tournant son magnifique visage vers la droite.

— D'accord pour ces coups-là, tu as raison, je lui dis en appuyant un peu plus sur ses épaules.

— Tu vois, j'ai toujours raison, confirme-t-il en roulant les yeux, tout en profitant des rayons du soleil.

 Je continue à découvrir son corps. Ses muscles se délient sous mes doigts. De ma main droite, j'enlève ses cheveux qui tombent sur son cou et sur ses épaules. Ils sont soyeux, doux. Il a une masse impressionnante de cheveux pour un homme. Quelques cheveux gris apparaissent dans le bas de son crâne. Mes deux mains se rejoignent au centre de sa nuque, et je caresse chacune de ses vertèbres. Je me déplace légèrement pour arriver à la ceinture de son jean. Je remonte lentement, puis je répète mes mouvements. Quand j'arrive la seconde fois au haut de son dos, je me penche vers lui et je lui dis :

— Décroise tes mains de sous ton visage,

 Il s'exécute directement et pose ses mains à plat sur le coussin du transat. Je me redresse, et reprends mon massage. Mes doigts se faufilent le long de ses épaules, avancent lentement le long de ses biceps. Je m'attarde dans le creux de son coude, je rejoins ses poignets. Je dois me pencher légèrement sur lui afin de poursuivre ma découverte. Mes doigts massent les siens. Il les écarte afin que les miens puissent s'insérer parmi les siens. Je m'attarde entre chacun de ses doigts, remontant sur la face extérieure et massant ses ongles. Il a de grandes mains musclées, de longs doigts. Je sais que je passe beaucoup trop de temps dans cette position, mais je me délecte de son corps. Je suis assise sur ses fesses et je me félicite d'avoir mis un bermuda en jean. Mon corps est irrésistiblement attiré par le sien, et mon entre-jambe devient de plus en plus humide à chaque massage que je lui fais. Je remonte le long de ses bras. Son biceps gauche est souligné d'un tatouage. Le « S » de Superman taillé dans une forme de diamant. Je suis le contour de son tatouage et il me murmure :

— Lorsque nous avons fait notre tournée de 1994-1995, on a fait quatre cent quatre-vingt-cinq shows en un an et demi. On était vidé, liquidé, liquéfié. On avait perdu chacun une dizaine de kilos. Je les ai toujours encouragés à faire cette tournée, je savais que c'était dingue, mais on y est arrivé, on a réussi. Quand on eut terminé, Julian m'a dit que je n'étais pas Superman, mais on l'a fait, c'est comme cela que je me suis fait tatouer.

 Mes doigts continuent leur parcours : je monte, je descends le long de son dos, je presse mes mains dans sa nuque, je m'attarde sur ses flancs, j' effleure la ceinture de son boxer qui dépasse légèrement de son pantalon. Je recule plus bas sur le haut de ses jambes. Il faut que je trouve une solution au fait que mon corps ne soit plus dans une position aussi intime que celle-là. J'ai beau changer de position, regarder aux alentours, rien n'y fait. En ce moment, je n'ai qu'une envie, c'est de lui arracher ses vêtements. Je veux voir l'entièreté de son corps, je veux faire courir mes mains sur son corps, sur tout son corps. Je ne sais pas s'il pense à la même chose que moi, mais c'est à ce moment précis qu'il choisit de se retourner, et m'adresse ces quelques mots :

— Tu as fait la face A, il y a toujours une face B. De plus, bien souvent la face B est meilleure que la face A.

 Il s'installe à plat sur le dos, les bras relevés au-dessus de la tête. Son corps est splendide, ses pectoraux sont sculptés dans un bloc de granit, aucun défaut. Les tablettes de chocolat sont présentes, et une seule idée vous passe par la tête quand vous les voyez  : goûter au chocolat. Sa taille est marquée, ses hanches sont solidement bâties, il porte un jean taille basse, et une magnifique ligne en V part de ses hanches et se dissimule dans son boxer. Je me posais la question à savoir s'il pensait à la même chose que moi, et la réponse est oui. Son jean est tendu à la hauteur de sa fermeture éclair. Je me positionne au-dessus de lui, rien à faire mon entre-jambes vient buter à la hauteur de sa braguette. Mon sexe est contre le sien, et une fois de plus, merci à Monsieur Denim pour l'invention du jean. Je souris en espérant que ma moiteur ne va pas traverser mes sous-vêtements, ni mon bermuda. Enfin cela ne le choquerait pas, lui ne se cache pas de son état. Je lui masse le torse, je dessine ses pectoraux, ses abdos, je m'aventure jusqu'au V qui dessine ses hanches et il se laisse faire, même si à plusieurs reprises il passe sa main pour remettre son pantalon de façon plus confortable. J'avoue que cela me fait plaisir de le voir ainsi. Je sais, ce n'est pas agréable pour lui, mais je me dis que c'est moi qui le mets dans cet état-là. Un homme adulé par des millions de femmes, et c'est moi qui m'occupe de lui. Je me penche légèrement en avant afin de passer mes mains sur sa gorge, sur sa mâchoire et en-dessous du lobe de ses oreilles. Après quelques va-et-vient sous ses oreilles, j'entends un son guttural qui franchit ses lèvres.

— J'adore ça princesse,  me dit-il.

 Je continue mes mouvements, en passant sur ses mâchoires, en dessinant l'arête de son nez et en longeant à nouveau le long du lobe de son oreille. Je vois qu'il déglutit plusieurs fois, mais sans rien dire. Il humidifie ses lèvres, et une fois de plus ce son franchit ses lèvres. J'adore cela  ! Je souris bêtement car mon corps s'est installé plus confortablement au-dessus du sien, et j'ai l'impression que c'est une position que nous connaissons depuis toujours. Je suis à ma place, assise à cheval le long de son érection. Il faut que je me concentre sur autre chose, mon slip est trempé, mon soutien-gorge ne cache absolument plus mes tétons dressés qui ne veulent qu'une chose : le corps de Thomas.

 J'essaye de me concentrer sur mes mouvements, mais invariablement mon esprit dévie et se retrouve sur son corps. Des images jaillissent dans ma tête. Elles ont toutes un point commun : le corps de Thomas complètement nu, à l'abandon sous mes mains. Ce n'est pas cela qui va arrêter la fontaine que j'ai entre les jambes, ce n'est pas cela qui va permettre de remettre ma poitrine au calme. Je ferme les yeux et laisse aller ma tête en arrière en offrant mon visage au soleil. Quelques secondes plus tard, Thomas s'est relevé, il est assis face à moi, il a pris mes mains dans les siennes, nos doigts sont enroulés les uns aux autres. Ses pouces massent l'intérieur de ma paume. Je remets mon visage vers l'avant et je me retrouve face à lui. Un brasier brûle dans ses yeux. Ils sont de couleur bleue, mais là j'ai l'impression qu'ils sont rouges. La passion coule dans ses veines. Il a mis ses cheveux sur le côté, une partie de son visage est exposée au soleil, l'autre est dans l'ombre de ses cheveux. Il glisse sous moi et rapproche nos deux corps. Un sourire carnassier se dessine sur son visage, un sourire de prédateur, et j'ai la chance d'être la proie à laquelle il s'intéresse.

— Merci pour le massage, cela m'a fait un bien fou, me dit-il en embrassant chacun de mes doigts sur leur bout.

 Mon regard rencontre le sien, et des milliers de papillons se glissent dans mon ventre. Mes jambes se resserrent automatiquement le long des siennes. Il retourne mes mains, dépose de petits baisers sur l'intérieur de mes poignets. Il étend mes doigts, et laisse courir ses lèvres à la hauteur de chacune de mes phalanges, de bas en haut. Lorsqu'il arrive à l'extrémité, il prend chacun de mes doigts entre ses lèvres afin de les sucer. Son regard ne quitte pas le mien. À ce moment-là, je sens que mes sous-vêtements sont définitivement trempés, et que le tissu du bermuda ne va pas résister longtemps, surtout que ses hanches ondulent sous les miennes. Son érection est de plus en plus grande, de plus en plus large, de plus en plus dure. Je ne peux m'empêcher de fermer les yeux et de savourer ce moment. Plus rien n'existe, lui et moi, moi et lui contre le reste du monde. Mon Dieu, s'il vous plait, aidez-moi à comprendre ce qui m'arrive, jamais un homme ne m'a mise dans un état pareil.

 Il lâche ma main gauche afin de me rapprocher de lui un peu plus. Ses hanches sont vissées aux miennes, nos deux corps ne font plus qu'un. Le brasier qui brille dans ses yeux me consume de minute en minute. Cet homme me marque de son feu intérieur. Quelque chose brûle en lui, et il me le transmet. Il passe sa main dans mes cheveux, descend le long de mon cou, avance son visage, et dépose de petits baisers sur mon épaule comme il l'a fait cette nuit. Ses lèvres parcourent mon épaule de gauche à droite, de droite à gauche et de haut en bas. Il me réserve le même genre de torture sur l'autre épaule. Ses baisers laissent une trace sur ma peau. Je suis brûlée à chacun de ses passages. Il soulève mon menton, dépose une pluie de baisers le long de ma gorge. Je tire ma tête vers l'arrière afin de lui donner plus facilement accès. Je veux que cet homme puisse disposer de mon corps, de tout mon corps. Ses lèvres descendent le long de ma poitrine, et déposent de petits baisers à la hauteur de la dentelle de mon soutien-gorge. Ses mains passent sous les bretelles de mon top et les font descendre. Il me sourit, je passe mes bras en dehors de mes bretelles et je noue mes mains dans son cou afin de pouvoir jouer avec ses cheveux. Ses lèvres dessinent le contour de mes seins. Mes seins sont gonflés, tendus, galbés. Il passe les mains sous les bretelles de mon soutien-gorge et les fait descendre elles aussi. Ses lèvres repartent à la conquête de ma poitrine. Mes mains s'agrippent dans ses cheveux, je rejette la tête en arrière, et ses lèvres remontent le long de ma gorge. Sa main droite me saisit la tête et la fait basculer vers l'avant. Nos regards se croisent, se cherchent, nos mains explorent nos corps, nos lèvres se rencontrent, enfin, c'est un véritable soulagement pour l'un comme pour l'autre. Son baiser est doux, caressant, aimant. Sa langue se fait plus curieuse, et s'introduit entre mes lèvres afin de s'enrouler autour de la mienne et d'explorer ma bouche. Son souffle est chaud, il goûte le vin fruité qu'il a bu un peu plus tôt dans la journée. Nos corps sont associés l'un à l'autre, et se coulent dans un même mouvement. Nos langues fouillent, cherchent, découvrent, apprécient leur environnement.

 Dans un coin de mon cerveau, un bruit m'attire, et lentement nos baisers se font moins profonds, ils ne sont plus qu'une caresse sur nos lèvres respectives. Il me sourit et attrape son portable.

— Tu es obligé de décrocher ?  je le questionne en espérant qu'il me dise non.

— Ce n'est pas un appel, c'est mon alarme, il est dix-huit heures trente, faut que je me mette en route, autrement je ne vais pas arriver à temps. Tu te souviens que je suis chanteur, mentionne-t-il en souriant.

— Non, pas possible  ???? C'est pour toi que toutes ces nanas criaient hier soir  ? 

—  Je me fous de toutes ces nanas-là. Je n'en veux qu'une seule qui crie pour moi, et c'est toi. Je veux t'entendre crier mon nom ce soir, et toutes les nuits qui suivent, m'affirme-t-il en m'embrassant.

— Et toutes les nuits qui suivent  ? Pas un peu présomptueux de ta part, je lui réponds en déposant un baiser sur le lobe de son oreille.

— Non, pas du tout, je persiste, et toutes les nuits qui suivent, me confirme-t-il en émettant à nouveau ce splendide son guttural que jamais je ne me lasserai d'entendre.

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