CHAPITRE 33 : CAROLINE

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"I'll be there for you, these five words I swear to you

When you breathe I want to be the air for you,

I'll be there for you I'd live and I'd die for you,

I'd steal the sun from the sky for you.

Words can't say what love can do I'll be there for you"

Bon Jovi, Album New jersey, I'll be there for you, 1988

 Quinze jours sont passés depuis cette conversation plutôt sulfureuse, conversation que j'ai adorée, même si la fin ne m'a pas plu, mais je sais que je peux avoir confiance en ce qu'il me dit. Je l'ai eu au téléphone et il a travaillé avec Andy sur un plan de divorce. Je sais que l'appartement d'Aspen sera pour Dorothé, elle aime le ski, Thomas et moi pas du tout.

 De mon côté, je suis passée aussi au tribunal. Mes enfants ont voulu habiter avec moi et cela m'a fait un bien fou. Je demande simplement un divorce, je ne veux rien d'autre. J'ai proposé de ne rien vendre, mais d'ouvrir un compte commun sur lequel l'ensemble des loyers arrive, ainsi que l'ensemble des frais comme les assurances, le revenu cadastral, les frais d'entretien divers. L'avocat de Paul a expliqué que c'était tout à fait idiot comme proposition, mais bon c'est mon idée, j'attends d'avoir son accord. Pour ma part, cela me semble logique, je ne veux rien vendre, nos enfants vont y perdre au sens matériel de la chose, alors pourquoi le faire  ? En tout cas, mes enfants sont avec moi, c'est ce que je demandais. Paul et son avocat ont fait une demande de pension alimentaire. Il travaille, mais il estime qu'il a droit à en avoir une. Je ne comprends pas pourquoi, pour ma part, je n'ai fait aucune demande, ni pour moi, ni pour mes enfants. J'attends la décision du juge. S'il estime que je dois verser une pension alimentaire, je le ferai. Officiellement je n'ai plus d'emploi vu que j'ai été licenciée il y a quelques semaines. Je vis de ce que mes parents m'ont laissé : j'ai hérité de plusieurs appartements. J'ai toujours eu la bonne idée de laisser ces comptes à mon nom. Paul m'a toujours reproché de ne pas faire rentrer cet argent dans notre patrimoine commun, mais aujourd'hui je suis contente de l'avoir fait, je suis indépendante financièrement. J'ai pu acheter l'appartement avec Nathalie et nous vivons bien. On fait attention à ne pas laisser la lumière allumée dans une pièce quand nous n'y sommes pas. On ne jette rien en nourriture, c'est elle qui cuisine, elle fait cela bien mieux que moi et un soir par semaine « une soirée reste » est au menu, chacun mange un plat différent. On vit bien, si l'on veut aller au cinéma on y va, si l'on a envie d'aller voir un concert ou une exposition, on le fait. Nous avons chacune deux enfants, donc nous coupons l'ensemble des frais en deux, c'est équitable.

 En tous cas, je devrai me conformer à ce qu'établira le jugement, et je le ferai. Je ne veux pas de prise de tête avec Paul. Je suis enceinte de l'homme que j'aime, j'ai deux magnifiques enfants, et un superbe appartement. Je vis bien alors je ne veux pas me soucier de ce genre de choses. Je suis en train de fabriquer un petit être, je n'ai plus vingt ans, je donne la priorité à ce qui est important et l'argent n'en fait pas partie  !

 Mais pour l'instant, c'est session shopping avec Nathalie. Nous allons faire les boutiques, j'ai horreur de cela, mais nous sommes invitées aux MTV Awards. Nos hommes, enfin le groupe est nominé pour plusieurs catégories, meilleur groupe, meilleur album, meilleur single, meilleur clip pour leur single, et même meilleur groupe de fans. Je ne sais pas s'ils vont avoir un Award et je pense que cela ne fait pas partie de leurs priorités. Pour eux, les chiffres ne sont pas importants, mais comme ils le disent, c'est le rapport qu'ils ont avec leurs fans et là je pense qu'ils sont dans le bon.

  Pour l'occasion, nous allons donc faire les boutiques de hautes coutures.  Je veux que nous soyons resplendissantes, l'une comme l'autre, et nous le serons  ! Nous passons la journée ensemble, à flaner, et allons déjeuner .  Nous entrons chez Nathan. Nous sommes accueillies avec joie par Véronica, une charmante petite rousse pétillante, à laquelle nous expliquons que nous sommes invitées aux MTV Awards et que nous devons briller de mille feux. Véronica propose à Nathalie une robe de soirée, avec de longues manches et un décolleté arrondi de couleur framboise. Sa tenue est complétée par une pochette et des escarpins blancs, elle est tout simplement ravissante  ! Je suis certaine qu'Hector va aimer. Véronica nous explique qu'il suffira d'un brushing dans les cheveux pour terminer la tenue, chose qui sera faite le grand jour. De mon côté, Véronica me propose une robe dans les tons rose poudré, modèle long, manche ¾ et décolleté plus carré. Des escarpins et une pochette complètent la tenue. Véronica me propose de faire une longue et large tresse à partir des racines avec ma chevelure. Elle a raison, elle connait son métier, nous avons de l'allure toutes les deux.

 Cela fait des jours et des jours que nous n'avons pas approché nos hommes. Bien sûr nous les avons vus via YouTube, via un journal quelconque pour une interview. Nous les avons eus au téléphone et via Skype, mais cela fait des jours que nous ne les avons pas tenus dans nos bras et ils nous manquent. Thomas et Hector en particulier, mais le groupe en général. Ils ont une douceur de vivre lorsqu'ils sont ensemble que tout le monde envie. Lorsque vous entrez dans une pièce et qu'ils y sont, il y a de la joie, du bonheur, de la simplicité qui se dégagent de cette pièce et vous n'avez qu'une envie c'est vous y installer à votre tour. Nous avons fait la connaissance du groupe un beau soir du mois de juin, nous nous sommes installées et nous ne sommes jamais reparties. Nous attendons que de petites retouches soient faites, je commence à avoir une poitrine envahissante, les avantages d'après Thomas, ou les désavantages selon Véronica, de ma grossesse.

— À quoi penses-tu, me demande Nathalie ?

— Au fait que nous nous sommes incrustées dans le groupe il y a quelques semaines et que depuis, nous ne sommes pas reparties, je lui réponds.

— Tu regrettes  ?

— Non, absolument pas même si tout s'est enchaîné très vite peut-être trop vite, je ne sais pas, et toi  ?

— Non, je suis heureuse, j'ai trouvé un équilibre, enfin. Je me sens bien, même si je me suis séparée et, entre parenthèse, je te signale que nous n'avons plus de boulot et que nous avons des enfants à nourrir...

— Tu as raison, on n'a plus de boulot, mais je me sens libre, je me sens bien, beaucoup mieux qu'en début d'année. Je sais, on devrait travailler. Thomas m'a proposé que l'on ouvre le fan club officiel dans d'autres langues.  On a la chance de parler plutôt bien l'allemand, l'italien, le français  et l'espagnol.  On pourrait en ouvrir un à la fois, qu'en penses-tu ?

— Bonne idée, mais je vais être très terre à terre, cela va nous permettre de payer nos factures  ? On a acheté un appart, tout de même.

— Oui, je sais tout cela, mais on serait sous un statut d'employée comme n'importe qui au sein de l'équipe. On n'a pas besoin de bureau, tout se fait via internet, on peut les suivre, on peut vivre avec nos enfants, faire un mix des deux, trouver un équilibre comme cela. Cela vaut la peine d'essayer, tu serais d'accord  ?

— Pourquoi pas, à analyser, me répond Nathalie en levant son verre et en ajoutant « à nous ».

 Après une petite heure, Veronica revient vers nous avec nos robes, et un essayage plus tard, nous sommes splendides. L'équipe de Véronica a fait des merveilles et nos tenues tombent parfaitement chez l'une comme chez l'autre. Je pense que nous allons surprendre nos hommes. Nous ne sommes pas du genre à être tirées à quatre épingles toute la journée. Nous sommes plutôt du genre « casual », des vêtements pratiques, souvent un jean et des baskets. En regardant nos reflets dans le miroir, je constate que nous sommes vraiment belles. Je n'ai jamais aimé le dicton qui disait « l'habit ne fait pas le moine », en nous voyant, nous constatons que l'habit fait tout, c'est certain. Nos regards se croisent et nous nous sourions, Nathalie me tend la main et je la saisis. Elle sert mes doigts et me fait un clin d'œil dans le miroir. Nos vies ont changé, nous avons changé et en bien, cela se voit.

 Dans trois jours, nous serons à Londres, mais avant, je dois faire face à mon divorce. Le lendemain, une réunion est prévue avec mon avocat et la partie adverse. J'avoue que je suis anxieuse, mais bon je préfère que cela se termine au plus vite. Nathalie m'accompagne au tribunal. Nous nous rendons dans le bureau du juge, c'est une femme, je croise les doigts, j'aurai peut-être de la chance. Nos avocats respectifs exposent leur idée. Paul est assis, il ne m'a même pas dit bonjour, tant pis, c'est dommage que cela se termine de cette façon mais c'est comme cela. Une fois de plus la juge me demande si je confirme bien « ne rien demander, ni pour moi, ni pour mes enfants » et je lui rétorque que je ne veux absolument rien. J'estime avoir gagné, mes enfants sont avec moi. Beaucoup diront que j'ai perdu en immobilier, en argent ou en voiture, mais je veux juste être libre et vivre tranquillement avec Thomas, je ne demande rien d'autre. La juge fait la même chose du côté de Paul. Elle parait un peu sceptique et le lui fait savoir en lui disant « madame ne demande rien, ni pour elle, ni pour vos enfants, elle a perdu son emploi et vous lui demandez de payer une pension alimentaire, c'est un peu exagéré Monsieur. De plus, il ne faut pas oublier que Madame a porté plainte suite aux coups que vous lui avez infligés ».  Elle ordonne aux deux avocats de s'approcher. Je l'entends murmurer, mais je ne comprends pas ce qu'elle dit. Après plusieurs minutes, elle prononce son jugement et j'avoue que je suis soulagée. Je ne demande rien, Paul ne doit rien verser, moi non plus et il a accepté de ne rien vendre. Je pensais que cela aurait été plus difficile. En sortant du bureau, il s'approche de moi et j'ai un mouvement de recul. Sa dernière approche a été physique et je suis restée plusieurs jours à l'hôpital. Il me connait, nous avons vécu vingt ans ensemble, il perçoit mon mouvement et s'arrête. Les mains dans les poches, il me dit  :

— Bonjour. Merci de n'avoir rien demandé, merci de ne pas vendre, nos enfants y auraient perdu. Tu avais raison sur ce coup.

— Bonjour Paul, c'est ce que je pense, et puis nous avons toujours dit que si cela devait arriver, on ne vendrait pas, je ne fais qu'appliquer ce que l'on a dit.

— Tu as gagné de toute façon, nos enfants habitent avec toi et aucun des deux ne veut plus me voir. Je suis désolé de t'avoir frappée, je n'aurais pas dû.

— J'accepte tes excuses et tu as raison, tu n'aurais pas dû. Je te laisse le choix pour l'ouverture des comptes, fais-moi suivre les documents, je les signerai.

— Je le ferai. Caroline, je suis désolé, je sais que je n'ai pas été facile à vivre.

— Je suis aussi désolée que cela se termine ainsi, mais on ne pouvait pas continuer ainsi. Cela fait des années que je ne suis plus heureuse. Je n'ai rien dit pour les enfants, mais aujourd'hui ils sont grands. Rien à faire, je n'accepte pas que tu me frappes. Personne ne mérite d'être frappé et ce pour aucune raison. J'espère que tu trouveras le bonheur, sincèrement.

— Je te souhaite aussi d'être heureuse. Je peux te demander un service  ?

— Oui, tu sais que si je peux je le ferai.

— Parle à nos enfants, je voudrais les voir.

— Je le ferai. Ils n'ont pas aimé ton attitude. Je suis en tort c'est certain, mais en aucun cas je ne méritais les coups que tu m'as donnés, en aucun cas  !

— Je sais, j'ai été trop loin et j'en suis désolé. Tu leur parleras  ?

— Oui, je le ferai. Bonne journée, au revoir.

— Bonne journée à toi aussi.

 C'est bizarre, une page de ma vie se tourne, vingt ans qui viennent de se terminer devant un juge. Enfin j'estime que cela se termine bien, du moins pour moi, je pense que Paul y perd beaucoup plus que moi. Plusieurs de nos amis m'ont dit de ne pas partir, car je savais ce que j'avais, c'est vrai je suis partie, je connais Thomas depuis quelques mois et je suis déjà enceinte de lui, mais le peu que je connais de cet homme me donne envie d'en découvrir plus tous les jours. Cela ne sera pas simple : il vit aux quatre coins de la planète, dans tous les fuseaux horaires et parfois, nous nous téléphonons en étant en pleine nuit pour l'un ou pour l'autre, mais cela ne change rien, on a besoin l'un de l'autre, on a parfois juste envie de s'entendre. Quelques mots, de longs discours, une discussion banale ou torride, de quelques secondes ou jusqu'à ce que la batterie du portable soit plate, peu importe, le plus important est d'entendre l'autre.

  La fin de la semaine arrive enfin et nous voilà en route pour Londres et les MTV Awards, et surtout pour retrouver des personnes que nous aimons, deux hommes en particulier  ! Mes enfants s'occupent de ceux de Nathalie et en réalité ils sont très contents de ne pas avoir leurs mamans respectives sur le dos. Je pense que nous sommes des mamans "cool", l'une comme l'autre, même s'il y a des règles qui existent et qui sont respectées. Nos enfants travaillent très bien à l'école. Mes ados ont aussi un job de trois jours semaine chacun. Ma fille fait du baby-sitting chez une « working girl overbookée » toute l'année. Elle va chercher deux sœurs à l'école, les accompagne à la maison, fait les devoirs, met la table et prépare souvent le dîner. Les trois filles s'entendent très bien, et ma fille aime son job. C'est près de la maison et bien payé. Tout le monde s'y retrouve. Mon fils travaille comme professeur de tennis, il donne des cours à de petits groupes de quatre enfants âgés de six à douze ans. Là aussi, cela lui plaît, c'est facile d'accès et bien payé.

 Nous les laissons tous les quatre ensemble, nous savons qu'ils se débrouilleront bien. Stephen a un côté très strict, qui est nécessaire aux jumeaux et Mélanie a un côté soft, un côté maman poule, les deux ensemble fonctionnent à merveille.

 Nous sommes à la gare, et prenons l'Eurostar en direction de Londres. Une petite heure et demie plus tard, nous sommes arrivées et attendues par Boris. Les gars arrivent un peu plus tard, ils traversent une fois de plus l'Atlantique. Nous avons hâte de les voir. Nous avons rendez-vous directement dans la salle de réception, Boris nous y conduit.

 Il est toujours aussi charmant. Il nous accueille à bras ouverts, prend nos valises et nous donne toutes sortes de consignes pour ce soir.

— Bonjour les filles, vous avez fait bon voyage  ?

— Bonjour Boris, oui excellent, merci. Tu vas bien  ?

— Très bien, merci. Je vous accompagne à l'hôtel, vous avez une heure pour vous changer, puis nous montons en voiture et nous devons traverser Londres. J'ai fait préparer une petite collation, car vous mangerez, seulement ce soir après la cérémonie. Je vous attends dans le hall de l'hôtel pour 18h20, cela vous va  ?

— Nous serons prêtes, c'est promis, je lui confirme.

 Nous nous installons dans nos chambres respectives, puis Nathalie frappe à ma porte afin que nous puissions nous aider mutuellement à nous habiller et à nous coiffer. Nous sommes très sobres, très chics, je pense que nous allons plaire à nos hommes. Comme prévu, nous retrouvons Boris dans le hall à 18h15. C'est la première fois que nous le voyons en smoking et ça lui va vraiment bien .

— Waouh !!!!!!!, Vous êtes magnifiques, l'une comme l'autre, s'exclame-t-il, en nous embrassant sur la joue et en nous tendant un bras à chacune.

 Nous traversons le hall à son bras et j'entends un client qui dit à un autre « Regarde, il ne se cache pas lui, il a deux nanas pendues à son bras  ! »

 Londres, le soir c'est des bouchons à n'en plus finir ! C'est une ville superbe, mais le trafic est infernal. Bien sûr nous y sommes déjà venues de nombreuses fois. J'ai fait la cité en métro, alors l'animation qui se trouve dans la ville le soir, je ne la connais pas. Il y a un flot de voitures, de bus, de taxis, de piétons, c'est affolant, cette cohue est ininterrompue  ! Nous sommes mi-septembre, il fait beau, chaud pour la saison, le ciel est dégagé, la nuit sera belle c'est certain  ! On dit de New York que c'est la ville qui ne dort jamais, mais je pense que les grandes capitales ne dorment pas beaucoup non plus.

 Nous arrivons à 19h30 comme prévu. Boris nous ouvre la porte et nous accompagne en haut des marches, afin de nous introduire dans la salle de réception. Le tapis rouge est déroulé, des bougies brûlent dans tous les coins, de splendides tentures rouges ornent les fenêtres, des chandeliers habillent les tables, ainsi qu'un service blanc, des verres en cristal, le tout déposé sur des nappes bleues. Le contraste est saisissant et attire le regard. Tout est structuré, à sa place, rien ne dépasse, le décor est somptueux. Boris nous accompagne et nous explique que notre table est au milieu de la salle. Si on voulait faire dans le discret, c'est fichu.

 Boris ajoute : « va falloir être sage les filles, même si cela fait de nombreux jours que vous ne les avez pas vus  ! »

 Ils sont sur place, je ne les ai pas encore repérés, mais mon corps réagit. J'ai l'impression d'avoir un radar en moi, la cible est verrouillée et elle se nomme « Thomas ». Je sais qu'il est là, Boris me l'a dit, mais je sens qu'il est là, mon corps me le dit. Il doit y avoir plusieurs centaines de personnes dans cette salle et si Boris la connait, ce n'est pas notre cas, malgré tout, mon corps transmet la bonne direction à mes yeux et ceux-ci se fixent au regard de Thomas. Il est à croquer, il a lui aussi un smoking noir avec des revers en soie, une chemise en soie, le tout brille sous les lumières, un nœud papillon dans les tons rose poudré comme ma robe. Il a aussi mis un nœud dans ses cheveux, je ne l'ai jamais vu avec les cheveux attachés et cela lui va à ravir, même si j'avoue qu'en ce moment mes mains ne souhaitent qu'une chose, enlever ce nœud et passer dans ses mèches rebelles. Les autres membres du groupe sont présents aussi, et si Thomas est à tomber, Julian est tout à fait irrésistible, smoking aussi, avec les nœuds assortis à la couleur verte de ses yeux. Je ne sais pas s'ils ont été conseillés, mais si c'est le cas, je vais devoir féliciter cette personne.

 Boris nous conduit à eux, mon regard ne se détache pas de Thomas, c'est impossible, je n'y arrive pas. Je constate qu'il déglutit plusieurs fois, il est aussi impressionné que moi, je pense. Nathalie lâche Boris en premier et se rue littéralement sur Hector. Sa course se termine dans ses bras et un baiser tendre scelle leurs retrouvailles. Je ne sais pas si je vais être capable de me contenter d'un baiser tendre, tout mon corps est tendu vers cet homme. Mon être réclame les mains de Thomas, c'est physique, rien à faire, heureusement, nous avons expliqué cela à Véronica et le tissu de notre robe n'est pas trop fin. Il ne marque pas les réactions de notre corps.

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