Le pont du Vétéran

4 minutes de lecture

 A l’accoutumée, les dardonnes ne s’en prenaient jamais aux humains et aux autres espèces humanoïdes intelligentes. Owen l’attesta tandis que le trio remballait les affaires pour reprendre la route du col. Il avait plu cette nuit. Mais seulement une fine bruine. L’accalmie précédant la tempête. Chaque membre du groupe nourrissait l’espoir que les nuages soient stoppés par la chaine de montagnes et ne parviennent pas jusqu’au duché d’Yvrefleur.

En gravissant les premiers sentiers entremêlés et caillouteux, Aurore revint sur le sujet des amphibiens sauteurs. Elle avait lavé ses vêtements et ses cheveux sous la pluie, mais un tel traumatisme ne s’effaçait pas en l’espace d’une nuit. Afin d’atténuer ce souvenir, Owen accepta volontiers de lui parler davantage de cette espèce de crapauds volants.

Il tempéra l’image que ce premier contact avait gravé dans l’esprit de la jeune fille. Absolument pas hostiles ou belliqueux, au contraire, ces animaux apparaissaient distants et effarouchables. A contrario de certaines espèces agressives, comme les fenns, qui nécessitaient que des chevaliers de la caste des Ours arpentent leur territoire afin de contrer toute éventualité d’attaque. Seuls des guérisseurs venaient de temps en temps vérifier la bonne santé des dardonnes dans leurs nids.

La raison de leur comportement inhabituel se privait d’incertitude : on les avait mis en rogne, les avait chassés et avait anéanti toute faune alentour, leur enlevant ainsi de leur repas.

— Les Worgros, émit Théodore.

— Les Worgros… s’attrista Aurore.

— Chaque étape de notre voyage se voit ponctuée par la même conclusion : les Worgros nous précèdent et sèment le trouble dans leur sillage.

— Et si je ne porte pas mon message à Forléo à temps, ils poursuivront sur cette lancée au-delà du royaume de Koordie.

Sur ces mots peu rassurants, les trois voyageurs accélèrent le pas. Depuis leur départ de la plage ouest de l’Orion, le paysage ondulait au gré des collines, des monts et des valons. Devant eux, se dressait à présent une rampe sans équivalence. La voie menant au col montait sans se soucier d’être praticable. A l’instar de Théodore, qui s’arc-boutait régulièrement sur sa claymore pour amortir les chocs dans son genou, Owen et Aurore dégottèrent des bâtons assez solides pour engager la montée.

L’hiver regimbait à laisser sa place, ici. Evoquant les artistocrates de Kirithe, les pierres se coiffaient de perruques blanches aux mèches imitant des S. Plus le trio avancerait vers le col, plus la neige se ferait présente et épaisse. Il ne faudrait pas rester trop longtemps là-haut, car leurs vêtements ne convenaient pas aux grands froids.

Un pont particulier symbolisait la moitié de l’ascension. Owen aperçut sa reluisance inouïe en milieu de matinée. Les jours de temps dégagé, on pouvait admirer son éclat depuis l’extrême ouest du duché. Beaucoup en avaient entendu parler, mais peu l’avaient vu de leurs propres yeux. Théodore se classait dans cette catégorie.

— Le pont du Vétéran. Depuis mon plus jeune âge, mon frère me certifie qu’un peuple de géants vécut avant les hommes, les elfes et tous les autres peuples. Selon lui, ce pont en est une preuve irréfutable.

— Tu as un frère ? s’étonna Owen.

— Oui. Un frère qui dédie sa vie à l’histoire de ces mythiques ancêtres. Un explorateur, en d’autres termes. Je ne suis jamais passé par ce chemin, de peur que ce pont ne me convainque de l’existence passée de ces êtres légendaires et, par extension, d’approuver tous les voyages périlleux de mon ainé.

— Cette fois, impossible d’y échapper. Le passage suspendu est l’unique moyen de traverser la profonde crevasse.

— Je ne l’ai jamais vu non plus, s’exprima Aurore.

Owen se régala de l’expression à la fois terrifiée et médusée de ses compagnons. Les deux bords du gouffre se connectaient au travers d’une lame de presque trente mètres de long et de cinq mètres de large. Ce n’était l’œuvre d’aucun architecte ou bâtisseur. La structure brillante, dont la matière demeurait encore aujourd’hui une énigme pour les chercheurs, transperçait la pierre de part à d’autres et se prolongeaient sous terre à une distance inconnue.

Impossible de la déloger, de l’effriter ou de la rayer. L’un des plus grands mystères de l’île de Koordie.

— Ton frère ne peut pas se tromper, déclara Aurore, sortie de son état de statue. Je suis persuadée qu’en dégageant la roche, un peu plus haut sur la montagne, nous pourrions mettre au jour un titanesque visage endormi.

— Mon frère approuverait. Il disait que le colosse s’était assis, voilà des milliers d’années, et ne s’était jamais relevé, tombant dans un profond sommeil au côté de son arme.

— Je ne m’y connais pas très bien en géologie, mais cela me semble peu probable.

Une énergie extatique émanait de la lame. Elle passa au travers de leurs bottes et gagna leurs pieds. Des vibrations de plaisir résonnèrent jusque dans leur crâne, faisant s’hérisser leurs cheveux. Pendant toute la traversée, ils oublièrent la pluie, le froid, l’épuisement et l’anxiété. Tout parut plus simple, plus enfantin. Forléo ne semblait qu’à quelques lieues… presque à portée de main.

La réalité les rattrapa dès qu’ils eurent franchi le pont, mais une pointe d’assurance subsistait en eux.

Dès lors, un sinistre vrombissement prit de l’ampleur au fil de leur progression. Le pic de la montagne dissimulait l’origine de ce bruit, mais le ciel se grisait au-dessus, indiquant une menace surnaturelle. Lorsqu’ils tournèrent au sommet du chemin, pour s’engager dans le défilé rocailleux, le phénomène assourdissant se présenta à eux : une tornade anthracite.

La tourmente tournoyante balayait les gravillons alentours et atteignait quasiment la cime de la montagne. Impossible de la contourner, elle bloquait l’entièreté du chemin. Owen s’avança et constata qu’elle ne présentait aucun danger.

— Nous devons la traverser, commanda-t-il. Tourner les talons est impensable.

Théodore le rejoignit et analysa le tourbillon venteux avec minutie. Il lui remémorait une autre tornade. Sur la plage, alors que l’armée de Koordie faisait face à l’armada worgro. Toute une partie de la flotte naviguait entourée d’une tornade similaire. A demi-mot, il fit part de ses craintes aux deux autres voyageurs. Owen comprit sur-le-champ où voulait en venir le champion.

Cependant, le choix n’était pas un luxe qu'ils pouvaient se permettre.

— Messagère, la héla le chevalier, attends ici. Nous allons nous assurer qu'aucun danger ne rôde à l'intérieur.

Owen jeta un dernier regard à Aurore puis à Théodore, et fendit la tornade de son corps.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 10 versions.

Recommandations

Défi
fleur rose


Il était une fois, une jolie jeune fille qui vivait dans un village, son nom était Dina. Elle était bonne,
généreuse, gentille, souriante et riait facilement. Elle était estimée par les villageois. Elle aidait les gens dans la peine, prenait le temps de les écouter, partageait leurs joies, les tristesses et les déboires de la vie. Une jeune fille compréhensive ayant le cœur sous la main. Très pieuse, elle se rendait à l’église chaque dimanche.
Mais lorsqu’elle rencontra Nico tout changea. C’était un jeune homme intelligent avec beaucoup de bagou, il réussit à la séduire. Ce n’était pas sa beauté qui l’attira la jeune fille mais l’influence exercée sur elle. Nico était jaloux, possessif et manipulateur. Dina semblait hypnotisée et buvait ses paroles comme des paroles d’évangiles. La jeune femme ne prêta guère attention jusqu’où il la détenait. Elle l’aimait. C’était l’homme de sa vie car ils se marièrent à l’église. Le bonheur et l’amour se lisaient sur leurs visages. Mais très vite, cela se dégrada.
Nico commença à critiquer les amis de Dina, même de longues dates. Comme par exemple Flora, pauvre fille gouvernante ayant perdu son travail chez les « Rosiers ». Des gens de mauvaise foi, l’accusant de vol. Elle se retrouva sans travail, dans la rue car sa réputation était faite. Au début, Flora sympathisa avec Nico. Mais la voyant toujours traîner dans la rue, il mit dans la tête de Dina qu’elle était fainéante et il ne fallait pas la fréquenter de peur de déteindre sur elle. Alors Dina passait à côté de Flora sans lui parler. Flora tenta de lui parler mais Dina ne répondait pas.
Flora ne comprenait pas ce qu’il se passait. Pourquoi Dina était-elle ainsi ? Flora tenta d’aller chez Dina mais elle n’ouvrit pas la porte.
Elle lui cria :
- « Va-t’en sale gueuse ! Ne mets pas les pieds chez nous ! Bonne à rien ! »
Nico rajouta :
- « Ne reste pas plantée devant nous comme un haricot ! Fiche le camp. Tu comprends ce qu’on te dit ou tu es une godiche ? »
Nico sortit sa tête de la fenêtre avec un regard méchant. Alors la pauvre Flora partit en larmes et toute tremblante de peur. Elle chercha un coin tranquille. Flora n’osa plus s’approcher d’eux.
Le lendemain, Dina se réveilla la première avec une surprise. Elle se regarda dans la glace. La couleur de ses cheveux se changea en gris. Ses cheveux bruns n’existaient plus. En une nuit.
- « Quelqu’un m’aurait-il jeté un sort ? Flora peut-être ? »
C’était un choc pour elle. Ses cheveux représentaient toute sa beauté. Elle secoua Nico encore dans son lit pour lui montrer ses cheveux. Ses yeux étaient exorbités en la voyant.
- « C’est affreux ma pauvre Dina ! Comment vas-tu retrouver ta couleur naturelle ? C’est cette… Flora ! Elle est mauvaise ! Elle t’a jeté un sortilège pour te punir !
- « Nico ! Arrête de dire des bêtises ! »
- « Mais non ! Cette vagabonde ne se fait pas d’argent même avec ses habits de mendiante. Elle porte tout le mal en elle. Tout le monde a peur d’elle. Personne ne veut de Flora. Il y a bien une raison ? »
- « Tu as raison. Elle empeste ! … Elle n’a rien dans le ventre ! Aucun courage ! Dis mon petit Nico, tu veux bien aller au marché ? Nous n’avons plus rien ! »
- « Bien sûr ma grosse Doudoune ! »
Nico s’en alla au marché avec son panier. Pendant ce temps Dina balaya sa maison sans s’apercevoir du changement sur elle. Une énorme verrue poussa au niveau du menton.
A son retour de marché, Nico poussa un cri d’horreur en la découvrant ainsi. Le panier lui tomba des mains. Sous ses yeux, le visage de Dina se rida comme une vieille pomme.
- « Quelle horreur ma pauvre Dina ! Tu es affreuse ! »
Dina alla se voir dans la glace. La glace se brisa en mille morceaux.
- « C’est horrible ! Que m’arrive-t-il ? C’est moi ?... C’était moi au moins ?... Même ma glace a dû mal à supporter mon nouveau visage ! Je la maudis cette Flora ! Je vais aller la voir ! Lui parler ! Lui dire d’arrêter de me jeter des sorts !
- « Ce n’est pas possible de te montrer ainsi ! Il ne faut pas qu’on te voie ainsi ! »
Nico ferma les volets de sa maison.
- « Je vais aller à sa recherche cette Flora et je vais te la ramener, même par les cheveux s’il le faut !
- « Fais vite mon gros minou ! Je ne vais pas tenir longtemps comme ça ! »
Nico partit sans perdre de temps. Il chercha Flora dans toute la ville. Il se renseigna de toute part. C’était inutile ! Flora ne vivait plus là et personne ne savait où elle se trouvait.
Il rentra tard dans la nuit. Dina l’attendait près du feu de cheminée. Le nez de Dina devenait crochu et des dents sortant de la bouche. Le pauvre Nico découvrit une vieille femme moche ayant l’aspect d’une sorcière. Nico désespéré de son échec, se tourna vers sa femme et il eut un moment de recul en la découvrant ainsi. Il se mit à postillonner sans s’arrêter. Dina en colère protesta d’une telle attitude la révolta.
- « Quoi ? On dirait que tu vois un monstre devant toi ! Tu vas arrêter un peu ? Tu l’as trouvé cette Flora ? Tu ne l’as pas trouvé ? Tu vas me laisser dans cet état ? Tu vas me laisser comme ça sans rien faire ?
Nico vit Dina devenir de plus en plus rouge et s’approcha de Nico. Le pauvre d’émotion lança un nuage de crachats, puis…
Nico se transforma en serpent. Dina s’arrêta, effrayée par son exploit.
- « C’est moi…C’est moi qui l’ai transformé en serpent ? Mais …Nico ! Je suis désolé ! »
- « Ah oui ? Désolé ? Et comment comptes-tu me rendre mon apparence normale ? »
- « Je ne sais pas mon chéri ! Mais une bonne nuit de sommeil ferait du bien ! Demain sera un autre jour. C’est peut-être un cauchemar que nous faisons ! »
- « Je dors où en attendant ? »
- « Ben débrouille-toi ! Ne compte pas sur moi pour te prendre dans mes mains !... Je n’aime pas les serpents particulièrement ! »
Dina alla se coucher et Nico resta parterre sur le plancher à dormir. La nuit fut particulièrement agitée pour Dina. Pendant la nuit, elle se mit à ronfler plus fort que d’habitude. Elle grossit pendant son sommeil. Pendant ce temps Nico ne pouvait pas dormir de la nuit par le bruit infernale de Dina.
Le lendemain lorsqu’elle se réveilla, elle se sentit lourde et eût beaucoup de mal à se lever. Nico en la voyant, tenta de mettre de côté son sentiment à son égard, mais là, elle était horrible à voir. Elle marchait difficilement et son état commença à la rendre malheureuse.
- « Je te jure Flora que je me vengerai ! »
Quelqu’un frappa à la porte.
- « Dina ! Ouvre- moi la porte ! J’ai besoin d’un petit service ! »
- « Allez-vous-en ! Je ne suis là pour personne ! »
- « Mon fils est malade ! Je ne peux pas aller dans le champ sans surveillance ! »
- « Débrouillez-vous ! S’il est malade, son état n’empira pas ! Allez voir si j’y suis ailleurs ! »
La pauvre femme s’en alla et déçu par l’attitude de Dina. Elle, si serviable, que lui arrivait-il ?
Dina attendit le soir où personne ne serait dans les rues pour sortir. Pendant sa journée, elle réalisa un manteau large avec un capuchon.
- « Où vas-tu ma doudoune ? »
- « Je sors et toi tu restes là ! Je vais à la recherche de Flora ! »
- « Ce n’est pas prudent de sortir seule ! »
- « Pourquoi ? Crois-tu pouvoir me défendre ? Toi un simple serpent ? »
- « Ben bien sûr ! Avec mon venin. Ta Flora je la pique ! »
Dina se mit à réfléchir.
- « Tu n’es pas bête !... D’accord ! Tu vas venir ! Tu vas te mettre sur mon épaule !
- « Je croyais que tu n’aimais pas les serpents ?
- « Ben oui…mais il faut bien…accepter de te prendre ! »
Dina ferma sa porte à clé et s’en alla avec Nico sur ses épaules. Personne dans les rues, la voie était libre. A l’aide de sa lanterne, elle partit tranquillement. Elle s’essouffla rapidement. Mais elle ne devait pas s’arrêter avant d’arriver dans la forêt. Toute la nuit, elle marcha et mit plusieurs heures avant de pénétrer dans la forêt. Epuisée, elle posa sa lanterne sur le sol et s’essaya près d’un arbre.
- « On s’arrête déjà ? »
Dina essaya de reprendre son souffle.
- « C’est bon Nico, tu as le bon rôle, je te porte sur mes épaules, tu ne devrais pas te plaindre non ? »
- « Non pas vraiment ! C’est agréable même ! che d’arbre.
- « Mais ça ne va pas non ? Dina ! Je ne t’ai rien fait ! »»
- « Oh tais toi ! »
Dina retira Nico de son cou, d’un coup sec et le lança en l’air. Il atterrissa sur une bran
- « Je veux dormir tranquille, je n’ai pas besoin d’une écharpe ! »
Dina s’endormit et ronfla si fort que toute la forêt se réveilla. Une chouette se mit à s’envoler. Des chiens se mirent à hurler. Les lapins et les chevreuils s’enfuirent. Des écureuils sortent de leurs nids et observent du haut de leurs branches, l’horrible femme qui dérangeait tout le monde.
Nico sur sa branche, se mit à trembler en entendant tout ce bruit et tenta de réveiller Dina. Mais elle dormait profondément.
- « Ce n’est pas rassurant tout ça ! Dina ! Si tu pouvais te réveiller, on partirait tout de suite de cet endroit ! »
Trois écureuils se mirent à rire en voyant Nico trembler. Ils regagnèrent leurs nids.
Au petit matin, Dina bien reposée de sa nuit, bailla. Nico ouvrit les yeux.
- « Nico ! Tu te ramènes ici, on repart ! »
- « Bien ma grosse doudoune ! »
Nico se laissa glisser le long du tronc.
- « Tu vas marcher à côté de moi ! »
- « J’ai le ventre creux ma douce ! »
- « Tu mangeras plus tard ! Pas de temps à perdre ! » Dina reprit son chemin et Nico à côté d’elle, la suivait. Ils marchaient longtemps, dans les fougères hautes, les ronces. Nico ne pouvait pas supporter les ronces, alors il s’installa sur les épaules de Dina.
Soudain, ils arrivèrent devant une grande grille. Deux gardes barrèrent l’entrée avec leurs épées.
- « Entrée interdite ! »
- « Nous cherchons Flora ! Laissez-nous passer ! »
- « Entrée interdite ! »
- « De quel droit … ? »
- « Dina ! Tu vois ce que je lis ? »
Dina leva les yeux et lit :
« La citée des fées. »
- « Je veux voir votre chef ! »
Les gardes se mettent à sonner une cloche.
Une fée vêtue d’une robe rose avec des étoiles apparut.
- « Que voulez-vous ? »
- « Nous voulons voir Flora ! »
- « Pourquoi pensez-vous la trouver ici ? »
- « Elle m’a jetée un sort ! Voyez comment je suis devenu ! C’est à cause d’elle ! »
- « Impossible ! Les fées utilisent les pouvoirs magiques pour le bien, pas pour créer le mal. Les sorcières utilisent la magie pour le mal. »
- « Alors Flora est une sorcière ? »
- « Non c’est une fée. Vous êtes ainsi car c’est le reflet de votre âme. Vous avez de la méchanceté en vous. On ne peut rien pour vous. Même si je vous rendais votre apparence vous la retrouverez aussitôt. Car le mal est en vous. »
- « Je veux la voir cette Flora ! »
Dina avait des yeux remplis de colère, ils devenaient rouges.
- « Je veux la voir !!! »
Elle se mit à cracher du feu. Mais les flammes n’atteignirent personne. Ni les gardes, ni la fée, ni le portail. Le pauvre Nico partit de son cou et se réfugia sur le haut du mur. Mais le mur était glissant. Il brillait. Nico tomba sur la terre.
- « Aïe !!! Calme-toi ma doudoune ! Ne te mets pas en colère ! »
Dina se mit encore à cracher du feu.
- « C’est sa faute !!! »
La fée s’en alla.
- « Nico ! Trouve le moyen de rentrer dans cette forteresse ! »
Nico apeuré s’avança vers elle.
- « Hum ! Je ne vois pas comment ! Les murs sont recouverts de glace ! »
- « Ah oui ? Ça m’étonnerait avec le feu aurait dû briser la glace ! »
- « Oui tu as raison ! Suis-je bête ! Cela doit être une protection indestructible ! »
Dina essaya de montrer un visage plus calme.
- « Messieurs ? Comment expliquez-vous tout ça ? Vous devez savoir non ? »
Aucun garde ne répondit.
- « Bon ! Ils ne veulent pas répondre ! A votre aise ! Nico ? Viens j’ai à te parler ! »
Nico et Dina s’éloignèrent des gardes. Lorsqu’ils furent assez loin, Dina put parler tranquillement.
- « Il faut trouver le moyen d’entrer dedans ! Nico tu vas te mettre dans un buisson et t’avancer discrètement pour réussir à entrer entre les barreaux. »
- « Ben voyons ! Tu me prends pour une bonne poire ou quoi ? Avec ma chute, j’ai mal partout ! »
- « Arrête de te plaindre sale reptile ! »
- « Je te signale que ton idée est nulle ! Ton sale reptile pense que tu devrais me balancer par-dessus le mur ! »
Pendant ce temps, la fée Rose alerta Flora.
- « Tu as Dina la sorcière et Nico le serpent qui pensent… »
- « Oui je sais ! Mais ce n’est pas moi qui suis en cause de l’état de Dina ! Je n’ai fait d’aucune utilisation de pouvoirs magiques ! »
Flora regarda le miroir magique.
- « Reine Rose…Nico rentre par le jardin, il va me trouver ! »
- « Pas de panique ! Nous allons te protéger ! Lilas, Iris, Capucine, Daphné, Narcisse et Camélia sont prêtes à te défendre. D’ailleurs, je vais les appeler et elles vont restées auprès de toi. Il ne s’approchera pas de toi. »
La reine Rose souffla dans un cornet de lis. Toutes les fées se hâtèrent au signal d’appel de danger de leur reine. Les six fées toutes belles, les unes comme les autres avec des robes correspondantes à la couleur de leurs prénoms. Si deux fées portaient la même couleur, elles avaient sur leurs robes des dessins (des ronds, des fleurs, des quartiers de lunes).
Lilas portait une robe mauve avec des petits ronds, Iris avait la couleur violette et jaune au centre, Capucine c’était de l’orange ; Narcisse du jaune, Camélia du rose foncé et Daphné avec une robe blanche.
- « Bien il n’y a plus qu’à attendre » soupira Flora.
Nico flânait à droite, à gauche, prenait tout son temps. Il était émerveillé de découvrir un joli jardin avec des parterres de fleurs toutes aussi belles les unes comme les autres.
- « Oh quand je vais raconter ça à Dina ! Pouf ! Je ne sais même pas si cela va l’intéressé… le parfum de ses fleurs embaume l’atmosphère ! Ce n’est pas le tout mais il faut trouver cette Flora pour la tuer ! »
Il arriva devant une grande maison ressemblant à un champignon géant. Il s’approcha en voyant la porte entrouverte.
- « C’est peut-être un piège ! »
Il entra tout doucement, regardant tout autour de lui. Personne. Il continua à s’avancer. Pas un bruit. Les fées l’attendaient dans une pièce. Il trouva une porte. Il vit de la lumière par la serrure. Le reflet de la lumière se projeta sur le mur. Pas de doute. Il devait s’approcher de Flora. Il sentit différentes odeurs. Soudain, il entendit une voix :
- « Entrez donc ! On vous attendait ! »
Deux fées Pervenches et Bleuet ouvrirent les deux portes de chaque côté. Un fauteuil trônait la pièce avec la reine Rose. Flora se tint à côté d’elle avec toutes les fées qui l’entourèrent. Il n’avait aucune chance de l’atteindre avec la barrière magique. Flora se trouva dans un faisceau de lumière qui inondait la pièce. Nico se trouva sans voix éblouit par le spectacle.
- « Oh Flora ! Enfin je trouve sale femme ! Femme du diable ! Je vais te tuer ! Je suis venu pour ça et je ne partirai pas sans t’avoir…piqué avec mon venin ! »
- « ça suffit maintenant ! Vous n’avez aucune raison de lui en vouloir ainsi ! » Arrêta la reine Rose.
-Elle a transformé ma bien-aimée en horrible sorcière ! C’est à cause d’elle ! »
- « C’est là que vous vous trompez ! Flora n’a rien fait. Dina est la seule responsable…c’est sa méchanceté, son âme est noire ! »
- « Excusez-moi mais vous l’avez déjà dit ! ce genre d’explication n’est guère satisfaisant… »
- « Je n’ai pas fini et n’interrompez jamais une reine c’est manquer de respect ! Dina a les dispositions pour être une sorcière ! »
- « Pardon ? »
La fée Bouton d’or s’avança vers Nico avec un livre ouvert avec une photo ressemblante de Dina.
La fée Bouton d’or continua :
- « Son arrière-grand-mère était une sorcière redoutée et redoutable. Elle possédait des pouvoirs dont elle avait seule le secret. Il est dit que les sorcières étaient dans la famille en sautant toutes les trois générations. Cela arrivait vers l’âge de trente six ans. Si elle n’a pas d’enfants, elle sera la dernière sorcière. »
- « Ouais mais moi alors quel est mon avenir dans tout ça ? Je resterai un serpent ? »
- « Oui car Dina à loin d’avoir l’étoffe de son arrière grand-mère. D’ailleurs celle-ci a péri à cause du redoutable grand sorcier « Balvadar ». Ils se sont mesurés dans un duel qui mit fin à sa vie. On dit que son âme est restée dans le manoir de Balvadar et quiconque qui s’empara de celle-ci périra. »
La fée bouton d’or referma le livre.
- « Je crois des excuses à Flora seraient la bienvenue ! » Déclara reine Rose.
Nico réfléchit, hésita, soupira.
- « Et puis quoi encore ! »
- « Vous êtes vraiment trop orgueilleux pour accepter vos torts ! » S’exclama la reine Rose.
- « Ce n’est pas mon amie et lorsque je raconterai tout ça à Dina…Il est temps pour moi de vous quittez ! »
Nico fit semblant de partir, il se retourna d’un seul coup en essayant d’atteindre Flora. Mais la barrière magique l’empêcha et disparut. Dina vit apparaître Nico devant ses yeux.
- « Alors ça y est, son compte est fait avec Flora ? »
- « Quoi ? Euh … Où suis-je ? Dina c’est toi ? »
- « Tu en fais exprès ou quoi ? Si tu es devenu amnésique, je vais te faire retrouver la mémoire ! »
Dina prit un bâton.
- « C’est bon Dina ! si on rentrait chez nous ? J’ai faim ! »
Dina eût ses cheveux redressés.
- « Tu te moques de moi ou quoi ? »
- « Ah oui Flora…Flora…Flora… »
Dina se rapprocha de Nico.
- « Morte…Morte…Morte… »
Dina eut un sourire.
- « Ah ! Tu ne pouvais pas le dire plus vite ! »
- « Oh ! Bien sûr mais hum ! Ça ne te permettra pas de te rendre ton apparence…car …ton arrière grand-mère était une sorcière… »
- « Oui ben tu me raconteras ça en chemin ! »
Nico et Dina reprirent le chemin du retour.
Bientôt la nuit allait tomber à la citée des fées. A la tombée de la nuit, les fées se transforment en fleurs. Nico cacha la vérité à Dina. Dina et Nico ne revirent plus jamais Flora. Dina resta une sorcière redoutable et redoutée dans le pays et fut la dernière des sorcières de sa lignée.
FIN
1
2
26
13
Défi
phillechat
Le Noël de Marie
4
2
0
4
pierre françois

La pluie creuse les rides 
de l'éternité 
en gage pour Icare 
tombé du ciel 
une technique approximative 
intercesseur entre 
les oiseaux et la tortue 
la chute brutal 
d'un nuage trop lourd 
les restes mnésiques 
d'un lointain poison 
résidus carboné 
d'une dagyde d'ébène
les poinçons d'acacia
épinglent la vie 
sur les murs salis
d'un espoir fuyant 
je ne sais trop bien 
quel bien-être ou quel mal-être
ou simplement 
le non-être
libre à vous de choisir 
0
0
0
0

Vous aimez lire Florian Guerin ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0