Orée

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 Habituellement, la forêt de l’Orion était un endroit féérique. A l’instar des contes pour enfants, on pouvait y entendre les oiseaux chanter, les feuilles danser et les cours d’eau chatoyer de mille couleurs. Même durant la saison des froids, les frondaisons couvraient le lieu d’une ombre rassurante et intimiste.

Si un voyageur s’aventurait au cœur de ce bois verdoyant, il pouvait y découvrir une forteresse. La grandeur de ses tours n’avait d’égal que la somptuosité de ses murailles. Le lierre y grimpait et tendait la main à une kyrielle de fleurs bigarrées. Une aura magique en émanait. Et ce n’était pas étrange car ce fort abritait l’avenir des magiciens de Koordie. La plus grande école au service du Lion.

Hélas, avec la décadence de la magie lors de la bataille, la forêt avait perdu de son charme habituel. A l’orée du bois, les trois compagnons prirent un temps pour constater les dégâts. Aussi terne et morbide qu’une sépulture, l’aspect de ces arbres faisait froid dans le dos.

— C’est si triste de voir la nature ainsi affligée par la disparition de la magie, s’exprima Aurore.

— Messagère, dites-vous que c’est pour réparer cela que nous traversons le royaume.

— Au moins, nous n’aurons pas à affronter la faune locale, relativisa Owen. Cette dégradation a dû les faire fuir.

Le ventre de la jeune fille gargouilla. Owen suggéra de prendre une pause ici, avant de pénétrer dans la forêt. Ils devaient déjeuner et prendre des forces. La forêt pouvait être parcourue de bout en bout en une demi-journée. En outre, ils n’avaient pas à rejoindre la sortie est de la forêt. Quitter le bois par le nord était leur objectif ; la route en serait raccourcie.

Par cette voie, ils suivraient un chemin certes plus long, mais surtout plus sûr. Aurore demanda si, malgré tout, ils passeraient près de la forteresse des apprentis magiciens. Owen acquiesça.

Les trois voyageurs s’installèrent sur un gros rocher plat pour remplir leur estomac. Pour la première fois de la journée, Théodore dut supporter le regard sombre du chevalier errant. Une Hyène… Que devait-il faire ? Que lui imposait son devoir, son honneur ? Se taire, se décharger de toute implication dans le passé commun à leurs deux factions ou implorer l’absolution.

Comme si elle lisait dans son esprit, Aurore mit le sujet sur le tapis.

— Ne serait-il pas nécessaire de crever l’abcès ? entama-t-elle. Depuis qu’Owen a évoqué son appartenance à la caste des Hyènes, vous ne daignez plus vous parler ni même vous regarder. Théodore, je sens que ce sujet vous tracasse. Y a-t-il un conflit entre les Hyènes et les Champions de la foi ?

Owen ricana mauvais. Le mépris suintait de ses pupilles.

— Ah ! Le peuple et son ignorance. Pour une messagère, tu n’es pas au courant de grand-chose.

Théodore resta cloitré dans son mutisme. Il sentit qu’Owen aurait pu lui cracher dessus pour cette couardise.

— Gamine, reprit Owen. Désires-tu entendre la version de la victime, ou celle du bourreau ?

— Eh bien ! Théodore ne semble pas disposé à parler, alors allez-y.

Owen décida de n’épargner à Aurore aucun détail. Le conflit s’était déclaré lors de « l’inique procès d’Ulurès ». C’était ainsi que les chevaliers errants nommaient cet abject évènement, ayant eu lieu douze ans plus tôt.

Aurore l’interrompit pour se faire confirmer que cette appellation était liée à l’archipel d’Ulurès, loin au nord. Owen opina du chef. Onze chevaliers errants de la caste des Hyènes avaient été dépêchés sur ce territoire pour y analyser la géopolitique.

Le régime était à ce moment-là déchiré entre deux partis. Les politiciens à la tête d’Ulurès étaient ouverts à un armistice avec le royaume de Koordie et à un partage du savoir magique. Mais toute une partie de la population était, a contrario, complétement fermée à ce genre d’alliance. Pour eux, les guerres avec Koordie étaient encore trop récentes.

Le rapport fut établi tel quel par les Hyènes. Les conseillers royaux de Koordie n’entendirent et ne retinrent que la possibilité d’entériner un accord de paix avec l’archipel septentrional.

Présomptueuse ou insouciante, Owen ne put placer d’adjectif précis sur leur conduite. Le résultat fut là : ils envoyèrent en Ulurès un groupe de magiciens haut placés, protégés par d’émérites Champions de la foi.

La mission des diplomates paraissait simple. Cependant, ils avaient totalement omis la présence de personnes dont les plaies causées par la guerre étaient encore suintantes.

— Les magiciens n’ont pas pu rentrer sur le territoire ? s’enquit Aurore.

— Oh, si ! Ces pervers les ont laissé fouler leurs terres. Ils les ont gentiment accueillis et ont refermé la chausse-trape derrière eux.

Lors de la cérémonie de la signature du pacte de paix, des assassins étaient intervenus. Sans différenciation, ils avaient décimé koordiens et uluriens. Malgré leur entrainement et leurs compétences, les Champions de la foi ne purent rivaliser face à la férocité des meurtriers.

Une missive fut envoyée en Koordie, pour expliquer la situation. Afin d’éviter un scandale et de brusquer le peuple koordien, il fut alors décidé de garder sous silence cette triste journée. Pire, dans l’optique d’éviter de maculer la réputation des magiciens et l’honneur des Champions, la faute fut imputée aux Hyènes.

Leur procès fut réalisé en catimini. L’inique procès d’Ulurès. Pour marquer l’exemple, toutes les Hyènes durent revenir en Koordie.

— Nous eurent l’obligation d’assister à leur mise à mort. Je suis sûr que, au fond de leur cœur putride, les dirigeants des Champions jouissaient de pouvoir nous infliger un tel supplice. Les relations entre nos factions n’ont jamais été faciles. Mais ce procès fut l’apothéose de notre antagonisme.

— C’est… inconcevable.

— Et pourtant véridique.

— Théodore, aviez-vous connaissance de cette histoire ?

Owen était prêt à affronter le Champion. Ici et maintenant, ils concrétiseraient la haine qu’alimentaient leur faction l’une envers l’autre depuis si longtemps. Mais lorsque Théodore releva la tête, des larmes coulaient le long de ses joues. Ses yeux criaient au désespoir et imploraient le pardon.

L’ire d’Owen s’effrita comme un mur vermoulu, et laissa place à un dégoût indescriptible. Pas uniquement pour le Champion, mais également pour lui-même.

— Aarh ! Sois maudit, Champion. Que la mort t’emporte loin de moi.

Owen cracha ses dernières phrases en empaquetant ses affaires pour reprendre la route. Entre le pleureur et l’irascible, la jeune fille affichait un sourire exultant. L’abcès avait été percé.

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Défi
fleur rose


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généreuse, gentille, souriante et riait facilement. Elle était estimée par les villageois. Elle aidait les gens dans la peine, prenait le temps de les écouter, partageait leurs joies, les tristesses et les déboires de la vie. Une jeune fille compréhensive ayant le cœur sous la main. Très pieuse, elle se rendait à l’église chaque dimanche.
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Nico commença à critiquer les amis de Dina, même de longues dates. Comme par exemple Flora, pauvre fille gouvernante ayant perdu son travail chez les « Rosiers ». Des gens de mauvaise foi, l’accusant de vol. Elle se retrouva sans travail, dans la rue car sa réputation était faite. Au début, Flora sympathisa avec Nico. Mais la voyant toujours traîner dans la rue, il mit dans la tête de Dina qu’elle était fainéante et il ne fallait pas la fréquenter de peur de déteindre sur elle. Alors Dina passait à côté de Flora sans lui parler. Flora tenta de lui parler mais Dina ne répondait pas.
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- « C’est affreux ma pauvre Dina ! Comment vas-tu retrouver ta couleur naturelle ? C’est cette… Flora ! Elle est mauvaise ! Elle t’a jeté un sortilège pour te punir !
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- « Tu as raison. Elle empeste ! … Elle n’a rien dans le ventre ! Aucun courage ! Dis mon petit Nico, tu veux bien aller au marché ? Nous n’avons plus rien ! »
- « Bien sûr ma grosse Doudoune ! »
Nico s’en alla au marché avec son panier. Pendant ce temps Dina balaya sa maison sans s’apercevoir du changement sur elle. Une énorme verrue poussa au niveau du menton.
A son retour de marché, Nico poussa un cri d’horreur en la découvrant ainsi. Le panier lui tomba des mains. Sous ses yeux, le visage de Dina se rida comme une vieille pomme.
- « Quelle horreur ma pauvre Dina ! Tu es affreuse ! »
Dina alla se voir dans la glace. La glace se brisa en mille morceaux.
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- « Ce n’est pas possible de te montrer ainsi ! Il ne faut pas qu’on te voie ainsi ! »
Nico ferma les volets de sa maison.
- « Je vais aller à sa recherche cette Flora et je vais te la ramener, même par les cheveux s’il le faut !
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Nico partit sans perdre de temps. Il chercha Flora dans toute la ville. Il se renseigna de toute part. C’était inutile ! Flora ne vivait plus là et personne ne savait où elle se trouvait.
Il rentra tard dans la nuit. Dina l’attendait près du feu de cheminée. Le nez de Dina devenait crochu et des dents sortant de la bouche. Le pauvre Nico découvrit une vieille femme moche ayant l’aspect d’une sorcière. Nico désespéré de son échec, se tourna vers sa femme et il eut un moment de recul en la découvrant ainsi. Il se mit à postillonner sans s’arrêter. Dina en colère protesta d’une telle attitude la révolta.
- « Quoi ? On dirait que tu vois un monstre devant toi ! Tu vas arrêter un peu ? Tu l’as trouvé cette Flora ? Tu ne l’as pas trouvé ? Tu vas me laisser dans cet état ? Tu vas me laisser comme ça sans rien faire ?
Nico vit Dina devenir de plus en plus rouge et s’approcha de Nico. Le pauvre d’émotion lança un nuage de crachats, puis…
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- « C’est moi…C’est moi qui l’ai transformé en serpent ? Mais …Nico ! Je suis désolé ! »
- « Ah oui ? Désolé ? Et comment comptes-tu me rendre mon apparence normale ? »
- « Je ne sais pas mon chéri ! Mais une bonne nuit de sommeil ferait du bien ! Demain sera un autre jour. C’est peut-être un cauchemar que nous faisons ! »
- « Je dors où en attendant ? »
- « Ben débrouille-toi ! Ne compte pas sur moi pour te prendre dans mes mains !... Je n’aime pas les serpents particulièrement ! »
Dina alla se coucher et Nico resta parterre sur le plancher à dormir. La nuit fut particulièrement agitée pour Dina. Pendant la nuit, elle se mit à ronfler plus fort que d’habitude. Elle grossit pendant son sommeil. Pendant ce temps Nico ne pouvait pas dormir de la nuit par le bruit infernale de Dina.
Le lendemain lorsqu’elle se réveilla, elle se sentit lourde et eût beaucoup de mal à se lever. Nico en la voyant, tenta de mettre de côté son sentiment à son égard, mais là, elle était horrible à voir. Elle marchait difficilement et son état commença à la rendre malheureuse.
- « Je te jure Flora que je me vengerai ! »
Quelqu’un frappa à la porte.
- « Dina ! Ouvre- moi la porte ! J’ai besoin d’un petit service ! »
- « Allez-vous-en ! Je ne suis là pour personne ! »
- « Mon fils est malade ! Je ne peux pas aller dans le champ sans surveillance ! »
- « Débrouillez-vous ! S’il est malade, son état n’empira pas ! Allez voir si j’y suis ailleurs ! »
La pauvre femme s’en alla et déçu par l’attitude de Dina. Elle, si serviable, que lui arrivait-il ?
Dina attendit le soir où personne ne serait dans les rues pour sortir. Pendant sa journée, elle réalisa un manteau large avec un capuchon.
- « Où vas-tu ma doudoune ? »
- « Je sors et toi tu restes là ! Je vais à la recherche de Flora ! »
- « Ce n’est pas prudent de sortir seule ! »
- « Pourquoi ? Crois-tu pouvoir me défendre ? Toi un simple serpent ? »
- « Ben bien sûr ! Avec mon venin. Ta Flora je la pique ! »
Dina se mit à réfléchir.
- « Tu n’es pas bête !... D’accord ! Tu vas venir ! Tu vas te mettre sur mon épaule !
- « Je croyais que tu n’aimais pas les serpents ?
- « Ben oui…mais il faut bien…accepter de te prendre ! »
Dina ferma sa porte à clé et s’en alla avec Nico sur ses épaules. Personne dans les rues, la voie était libre. A l’aide de sa lanterne, elle partit tranquillement. Elle s’essouffla rapidement. Mais elle ne devait pas s’arrêter avant d’arriver dans la forêt. Toute la nuit, elle marcha et mit plusieurs heures avant de pénétrer dans la forêt. Epuisée, elle posa sa lanterne sur le sol et s’essaya près d’un arbre.
- « On s’arrête déjà ? »
Dina essaya de reprendre son souffle.
- « C’est bon Nico, tu as le bon rôle, je te porte sur mes épaules, tu ne devrais pas te plaindre non ? »
- « Non pas vraiment ! C’est agréable même ! che d’arbre.
- « Mais ça ne va pas non ? Dina ! Je ne t’ai rien fait ! »»
- « Oh tais toi ! »
Dina retira Nico de son cou, d’un coup sec et le lança en l’air. Il atterrissa sur une bran
- « Je veux dormir tranquille, je n’ai pas besoin d’une écharpe ! »
Dina s’endormit et ronfla si fort que toute la forêt se réveilla. Une chouette se mit à s’envoler. Des chiens se mirent à hurler. Les lapins et les chevreuils s’enfuirent. Des écureuils sortent de leurs nids et observent du haut de leurs branches, l’horrible femme qui dérangeait tout le monde.
Nico sur sa branche, se mit à trembler en entendant tout ce bruit et tenta de réveiller Dina. Mais elle dormait profondément.
- « Ce n’est pas rassurant tout ça ! Dina ! Si tu pouvais te réveiller, on partirait tout de suite de cet endroit ! »
Trois écureuils se mirent à rire en voyant Nico trembler. Ils regagnèrent leurs nids.
Au petit matin, Dina bien reposée de sa nuit, bailla. Nico ouvrit les yeux.
- « Nico ! Tu te ramènes ici, on repart ! »
- « Bien ma grosse doudoune ! »
Nico se laissa glisser le long du tronc.
- « Tu vas marcher à côté de moi ! »
- « J’ai le ventre creux ma douce ! »
- « Tu mangeras plus tard ! Pas de temps à perdre ! » Dina reprit son chemin et Nico à côté d’elle, la suivait. Ils marchaient longtemps, dans les fougères hautes, les ronces. Nico ne pouvait pas supporter les ronces, alors il s’installa sur les épaules de Dina.
Soudain, ils arrivèrent devant une grande grille. Deux gardes barrèrent l’entrée avec leurs épées.
- « Entrée interdite ! »
- « Nous cherchons Flora ! Laissez-nous passer ! »
- « Entrée interdite ! »
- « De quel droit … ? »
- « Dina ! Tu vois ce que je lis ? »
Dina leva les yeux et lit :
« La citée des fées. »
- « Je veux voir votre chef ! »
Les gardes se mettent à sonner une cloche.
Une fée vêtue d’une robe rose avec des étoiles apparut.
- « Que voulez-vous ? »
- « Nous voulons voir Flora ! »
- « Pourquoi pensez-vous la trouver ici ? »
- « Elle m’a jetée un sort ! Voyez comment je suis devenu ! C’est à cause d’elle ! »
- « Impossible ! Les fées utilisent les pouvoirs magiques pour le bien, pas pour créer le mal. Les sorcières utilisent la magie pour le mal. »
- « Alors Flora est une sorcière ? »
- « Non c’est une fée. Vous êtes ainsi car c’est le reflet de votre âme. Vous avez de la méchanceté en vous. On ne peut rien pour vous. Même si je vous rendais votre apparence vous la retrouverez aussitôt. Car le mal est en vous. »
- « Je veux la voir cette Flora ! »
Dina avait des yeux remplis de colère, ils devenaient rouges.
- « Je veux la voir !!! »
Elle se mit à cracher du feu. Mais les flammes n’atteignirent personne. Ni les gardes, ni la fée, ni le portail. Le pauvre Nico partit de son cou et se réfugia sur le haut du mur. Mais le mur était glissant. Il brillait. Nico tomba sur la terre.
- « Aïe !!! Calme-toi ma doudoune ! Ne te mets pas en colère ! »
Dina se mit encore à cracher du feu.
- « C’est sa faute !!! »
La fée s’en alla.
- « Nico ! Trouve le moyen de rentrer dans cette forteresse ! »
Nico apeuré s’avança vers elle.
- « Hum ! Je ne vois pas comment ! Les murs sont recouverts de glace ! »
- « Ah oui ? Ça m’étonnerait avec le feu aurait dû briser la glace ! »
- « Oui tu as raison ! Suis-je bête ! Cela doit être une protection indestructible ! »
Dina essaya de montrer un visage plus calme.
- « Messieurs ? Comment expliquez-vous tout ça ? Vous devez savoir non ? »
Aucun garde ne répondit.
- « Bon ! Ils ne veulent pas répondre ! A votre aise ! Nico ? Viens j’ai à te parler ! »
Nico et Dina s’éloignèrent des gardes. Lorsqu’ils furent assez loin, Dina put parler tranquillement.
- « Il faut trouver le moyen d’entrer dedans ! Nico tu vas te mettre dans un buisson et t’avancer discrètement pour réussir à entrer entre les barreaux. »
- « Ben voyons ! Tu me prends pour une bonne poire ou quoi ? Avec ma chute, j’ai mal partout ! »
- « Arrête de te plaindre sale reptile ! »
- « Je te signale que ton idée est nulle ! Ton sale reptile pense que tu devrais me balancer par-dessus le mur ! »
Pendant ce temps, la fée Rose alerta Flora.
- « Tu as Dina la sorcière et Nico le serpent qui pensent… »
- « Oui je sais ! Mais ce n’est pas moi qui suis en cause de l’état de Dina ! Je n’ai fait d’aucune utilisation de pouvoirs magiques ! »
Flora regarda le miroir magique.
- « Reine Rose…Nico rentre par le jardin, il va me trouver ! »
- « Pas de panique ! Nous allons te protéger ! Lilas, Iris, Capucine, Daphné, Narcisse et Camélia sont prêtes à te défendre. D’ailleurs, je vais les appeler et elles vont restées auprès de toi. Il ne s’approchera pas de toi. »
La reine Rose souffla dans un cornet de lis. Toutes les fées se hâtèrent au signal d’appel de danger de leur reine. Les six fées toutes belles, les unes comme les autres avec des robes correspondantes à la couleur de leurs prénoms. Si deux fées portaient la même couleur, elles avaient sur leurs robes des dessins (des ronds, des fleurs, des quartiers de lunes).
Lilas portait une robe mauve avec des petits ronds, Iris avait la couleur violette et jaune au centre, Capucine c’était de l’orange ; Narcisse du jaune, Camélia du rose foncé et Daphné avec une robe blanche.
- « Bien il n’y a plus qu’à attendre » soupira Flora.
Nico flânait à droite, à gauche, prenait tout son temps. Il était émerveillé de découvrir un joli jardin avec des parterres de fleurs toutes aussi belles les unes comme les autres.
- « Oh quand je vais raconter ça à Dina ! Pouf ! Je ne sais même pas si cela va l’intéressé… le parfum de ses fleurs embaume l’atmosphère ! Ce n’est pas le tout mais il faut trouver cette Flora pour la tuer ! »
Il arriva devant une grande maison ressemblant à un champignon géant. Il s’approcha en voyant la porte entrouverte.
- « C’est peut-être un piège ! »
Il entra tout doucement, regardant tout autour de lui. Personne. Il continua à s’avancer. Pas un bruit. Les fées l’attendaient dans une pièce. Il trouva une porte. Il vit de la lumière par la serrure. Le reflet de la lumière se projeta sur le mur. Pas de doute. Il devait s’approcher de Flora. Il sentit différentes odeurs. Soudain, il entendit une voix :
- « Entrez donc ! On vous attendait ! »
Deux fées Pervenches et Bleuet ouvrirent les deux portes de chaque côté. Un fauteuil trônait la pièce avec la reine Rose. Flora se tint à côté d’elle avec toutes les fées qui l’entourèrent. Il n’avait aucune chance de l’atteindre avec la barrière magique. Flora se trouva dans un faisceau de lumière qui inondait la pièce. Nico se trouva sans voix éblouit par le spectacle.
- « Oh Flora ! Enfin je trouve sale femme ! Femme du diable ! Je vais te tuer ! Je suis venu pour ça et je ne partirai pas sans t’avoir…piqué avec mon venin ! »
- « ça suffit maintenant ! Vous n’avez aucune raison de lui en vouloir ainsi ! » Arrêta la reine Rose.
-Elle a transformé ma bien-aimée en horrible sorcière ! C’est à cause d’elle ! »
- « C’est là que vous vous trompez ! Flora n’a rien fait. Dina est la seule responsable…c’est sa méchanceté, son âme est noire ! »
- « Excusez-moi mais vous l’avez déjà dit ! ce genre d’explication n’est guère satisfaisant… »
- « Je n’ai pas fini et n’interrompez jamais une reine c’est manquer de respect ! Dina a les dispositions pour être une sorcière ! »
- « Pardon ? »
La fée Bouton d’or s’avança vers Nico avec un livre ouvert avec une photo ressemblante de Dina.
La fée Bouton d’or continua :
- « Son arrière-grand-mère était une sorcière redoutée et redoutable. Elle possédait des pouvoirs dont elle avait seule le secret. Il est dit que les sorcières étaient dans la famille en sautant toutes les trois générations. Cela arrivait vers l’âge de trente six ans. Si elle n’a pas d’enfants, elle sera la dernière sorcière. »
- « Ouais mais moi alors quel est mon avenir dans tout ça ? Je resterai un serpent ? »
- « Oui car Dina à loin d’avoir l’étoffe de son arrière grand-mère. D’ailleurs celle-ci a péri à cause du redoutable grand sorcier « Balvadar ». Ils se sont mesurés dans un duel qui mit fin à sa vie. On dit que son âme est restée dans le manoir de Balvadar et quiconque qui s’empara de celle-ci périra. »
La fée bouton d’or referma le livre.
- « Je crois des excuses à Flora seraient la bienvenue ! » Déclara reine Rose.
Nico réfléchit, hésita, soupira.
- « Et puis quoi encore ! »
- « Vous êtes vraiment trop orgueilleux pour accepter vos torts ! » S’exclama la reine Rose.
- « Ce n’est pas mon amie et lorsque je raconterai tout ça à Dina…Il est temps pour moi de vous quittez ! »
Nico fit semblant de partir, il se retourna d’un seul coup en essayant d’atteindre Flora. Mais la barrière magique l’empêcha et disparut. Dina vit apparaître Nico devant ses yeux.
- « Alors ça y est, son compte est fait avec Flora ? »
- « Quoi ? Euh … Où suis-je ? Dina c’est toi ? »
- « Tu en fais exprès ou quoi ? Si tu es devenu amnésique, je vais te faire retrouver la mémoire ! »
Dina prit un bâton.
- « C’est bon Dina ! si on rentrait chez nous ? J’ai faim ! »
Dina eût ses cheveux redressés.
- « Tu te moques de moi ou quoi ? »
- « Ah oui Flora…Flora…Flora… »
Dina se rapprocha de Nico.
- « Morte…Morte…Morte… »
Dina eut un sourire.
- « Ah ! Tu ne pouvais pas le dire plus vite ! »
- « Oh ! Bien sûr mais hum ! Ça ne te permettra pas de te rendre ton apparence…car …ton arrière grand-mère était une sorcière… »
- « Oui ben tu me raconteras ça en chemin ! »
Nico et Dina reprirent le chemin du retour.
Bientôt la nuit allait tomber à la citée des fées. A la tombée de la nuit, les fées se transforment en fleurs. Nico cacha la vérité à Dina. Dina et Nico ne revirent plus jamais Flora. Dina resta une sorcière redoutable et redoutée dans le pays et fut la dernière des sorcières de sa lignée.
FIN
1
2
26
13
Défi
phillechat
Le Noël de Marie
4
2
0
4
pierre françois

La pluie creuse les rides 
de l'éternité 
en gage pour Icare 
tombé du ciel 
une technique approximative 
intercesseur entre 
les oiseaux et la tortue 
la chute brutal 
d'un nuage trop lourd 
les restes mnésiques 
d'un lointain poison 
résidus carboné 
d'une dagyde d'ébène
les poinçons d'acacia
épinglent la vie 
sur les murs salis
d'un espoir fuyant 
je ne sais trop bien 
quel bien-être ou quel mal-être
ou simplement 
le non-être
libre à vous de choisir 
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