Droit de rire accordé II

Une minute de lecture

Chapitre 2:

Arriver à la clairière, je fis quelques tours au pas à Mi Na, puis au trots, puis au galop. Quelques changements de main et je m'arretas au millieu.

Je descendis de Mi Na. Je lui flattai l'encolure et lui desserer la selle quand Raphaël s'approchit.

- Tes parents sont repartis chez toi. Ils vont chercher tes affaires. Tu restes 2 semaines chez moi, comme c'est les vacances d'été.

-Coooooool! Je pourrai faire plein de promenade avec Mi Na, dresser ses petits...

-Oui. Tu pourras faire tout cela. Quand tu auras fini de t'occuper de Mi Na et de ses pouliches, rejoins moi dans le salon.

-Ok d'acc.

Je pris les rênes de Mi Na et parti vers son box. Arrivé à son box, je la dessella et la debrida, puis je fit un pansage compet à elle et à ses pouliches. Je la mit dans son box et parti ranger son arnachement et le materiel de pansage.

Chapitre 3:

J'arrivai dans le salon 10 minutes plus tard. Mon parrain m'y attendait.

-Lily, je vais te montrer ta chambre. Suis moi.

Je le suivis et découvris ma chambre. Je suis souvent venue dormir, mais mon parrain venait de repepeindre ma chambre et avez acheté des meubles.

Merci Raphaël! Elle est superbe!

-De rien. Veux-tu te promener dans les boxs, où preferes-tu ranger tes affaires?

-Je vais ranger mes affaires, puis j'irais me promener dans les boxs.

-OK, alors je te laisse.

Raphaël part, je suis seule. Je RIANGE mes affaires.

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 Toujours pressés, en avant d'eux-mêmes, fébriles, courant de-ci de-là, affairés, ils perdraient jusqu'à leurs mains. Impossible de leur donner une satisfaction un peu prolongée.
 Enthousiastes, impétueux et « en pointe », mais toujours pour peu de temps, diplomates-papillons, posant partour des jalons qu'ils oublient, avec une police et un état-major possédant des dizaines de codes secrets extrêmement ingénieux, dont on ne sait jamais lequel appliquer, qui changent et se truquent à nouveau constamment.
 Joueurs (du matin au soir occupés à jouer aux dés leur fortune, qui change de mains d'un instant à l'autre, à ne plus savoir jamais qui est l'endetté, qui le créancier), escamoteurs, combinards, brouillons, non par confusion et brume de l'esprit, mais par une multitude de clartés surgissant hors de propos, logiciens effrénés, mais criblés de fuites et de départs intuitifs, prouvant, par raisonnement, l'existence ou la non-existence de tout ce qu'on veut, distraits, roublards et presque infatigables, entrant (mais pour peu d'heures) dans le lit et le sommeil à la fois, en sortant pareillement, comme une porte qu'on ouvre et qu'on ferme, se fâchant pour un rien, distraits de leur colère par moins que rien, par mouche qui vole, affectés comme voile à tous les vents, tout en larmes très sincères au chevet du père malade, mais dès qu'il a fermé l'œil, courant au testament, discutant l'héritage, assis sur le lit encore chaud, l'enterrant en un tournemain (ça vaut mieux ; sans quoi ils l'oublieraient jusqu'à ce qu'il pue).
 Se prosternant devant leurs dieux comme mécaniques remontées à fond, des centaines de fois, puis repartant d'un bond, sans se retourner ; aimant comme ils adorent, vite, avec ardeur, « et puis n'en parlons plus », se mariant sans préméditation, au hasard d'une rencontre, sur-le-champ, et divorçant de même, travaillant et faisant marché ou métier d'artisan en pleine rue, dans le vent et la poussière et les ruades des chevaux ; parlant comme mitrailleuse tire ; à cheval tant qu'il se peut et au galop, ou, s'ils sont à pieds, les bras en avant, comme s'ils allaient enfin dégager et débroussailler pour de bon cet Univers plein de difficultés et d'incidents qui se présente sans cesse devant eux.
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Ô moi, bel être de lumière, j'aime prodiguer mon ombre à la belle qui me tourne autour et m'étourdit.
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Parfois, elle s'approche et me touche, alors je frémis. Elle l'ignore mais je lui parle au travers du vent messager. Une fois, elle s'est accrochée, elle a voulu me grimper. J'ai ris, trop gros, trop imposant, je savais que seuls ses amis aux quatres pattes aiguisées pouvaient rivaliser avec ma majesté.
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Je ne pleure pas, non, je continue à aspirer lumière, carbone et ses pensées, qui depuis sa fenêtre éclairée, tous les soirs, d'un long regard, me sont adressées. Alors, nous sourions.
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