Préambule

Une minute de lecture

Je me souviens de la mort.

Tout était sombre autour de moi, je flottais dans une noirceur profonde, insondable. Pourtant, il me semblait que des lumières brillaient au loin, çà et là, me rassurant par leur présence réconfortante. L'ensemble ressemblait beaucoup à un ciel noir d'encre parsemé d'étoiles étincelantes. Je ne me sentais pas en danger, ni menacée ; pourtant je savais que cela signifiait ma fin.

Je me sentais en paix, en harmonie avec cette éternité à la fois noire et lumineuse ; j'étais en béatitude et pourtant, la petite parcelle d'humanité qui restait en moi ne cessait de supplier « pas maintenant, s'il vous plaît, laissez-moi vivre ! ».

En y repensant aujourd'hui, je ne comprends pas cette frénésie de vivre. Après tout, la vie est parfois belle, mais elle est souvent douloureuse et cruelle, alors que cette éternité qui m'englobait semblait tellement accueillante, chaleureuse ; divine même. Je ne ressentais aucune émotion, à part un bonheur hors-norme, une véritable extase ; j'étais enfin entière, j'étais là et cela me semblait logique d'être ici et non ailleurs. J'étais une petite particule, libérée de son alourdissante enveloppe charnelle, qui flottait dans un immense océan noir comme l'univers, exempt de gravité, nageant dans l’ivresse du bonheur à l'état pur. C’était grisant ; je vivais un moment de félicité.

J'aurais dû me taire et rester là à tout jamais, à flotter dans cet univers merveilleux, mais non, il a fallu que mon esprit hurle à en perdre la raison : « laissez-moi vivre ! »

Malheureusement, ces pitoyables prières ont été entendues.

Des tréfonds de l'abîme qui m'entourait et venue de partout à la fois, une voix, ou plutôt une pensée vibrante de pureté et de puissance, me répondit : « Tu vivras. Mais pas ici, et pas maintenant. »

Alors, l'univers se métamorphosa.

Annotations

Recommandations

Elise David
Marguerite, jeune femme vivant seule dans les bois hostiles et sombres de la grande forêt des Landes va devenir amie avec des volatiles venant se percher sur le rebord de sa fenêtre.
N'ayant aucun être humain à moins de 10 kilomètres à la ronde, elle devint donc amie avec des oiseaux.
Mais un jour, les oiseaux ne vinrent pas à la rencontre de Marguerite et la jeune femme va faire une sanglante découverte sur le perron de sa bicoque....
4
1
8
1
Défi
Lucile Lanaia

« chère famille et amis, je m'en vais rejoindre un monde paisible, je l'espère. D'après mes 20 ans d'expérience je n'ai retiré que du positif de ce viol et de ce harcèlement, qui m'ont poussé à écrire cette lettre aujourd'hui. Je suis heureuse de vous annoncer mon suicide, la fin d'une vie brutale, je m'en vais vers un monde peu banal, je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Mais je n'ai pas peur de l'inconnu, après tout, on m'a toujours dit « qui ne tente rien n'a rien » et aujourd'hui j'applique cette citation pour m'élever dans la nuit. Je vais devenir comme une étoile qui brille et qui vous guidera dans les moments difficiles. J'ai appris que ma vie est une erreur, j'ai choisi la solution la plus simple qui est partir pour rejoindre un nouveau monde, c'est un nouveau départ, je retourne a zéro. Je ne pleure pas, ne pleurez pas car je suis enfin heureuse. Je m'apprête à commettre l'irréparable, je ne suis pas sur de regretter ce choix. La vie m'a tourmenté, ce n'est qu'une réponse honnête et sincère. Je m'excuse d'avoir causé des désagréments, je me doute que ma vie n'étais pas voulu, je n'ai pas été l'enfant désiré, vous ne porterez plus ce poids sur vos épaules. Je serais simplement plongé dans une inconscience infinie, voir le noir pour l'éternité, et reposer en paix six pied sous terre.

Avec tout mon amour. »


*les défis étaient "le cruel mis en beau" et "à la fin, la mort" qui m'ont inspiré un texte un peu tristou mais très inspirant quand même... défi très original j'ai beaucoup apprécié !*
3
2
7
1
plumeau
Texte écrit dans le cadre de mon atelier d'écriture, le sujet était de commencer son texte par " La vie est un voyage" et d'y inclure les mots suivants :
- j'y crois pas !!
- scarabée bousier
- diaphane
- encre sympathique
- sirop d’érable
- p’tit LU
- silence assourdissant
- surjeteuse
- repiquer des salades
- je (ou tu ou il ou nous ou vous ou elles !!!) viens du fond de mon enfance
0
0
0
4

Vous aimez lire La Corneille ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0