Chapitre 4 :Premier Contact avec Izrath

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J’oubliai l’espace d’une nuit tout ce qui s’était passé, notamment concernant Izrath et Toratura, la princesse des serpents. Lorsque je repris connaissance, je constatai avec surprise que je n’avais même pas la moindre courbature après l’effort d’hier, alors qu’une séance de sport trop violente me laissait généralement en kit Ikea du lendemain. Les talents de guérisseuse de Zéphyra étaient encore plus puissants que je ne le pensais.

Hakaze n’était plus dans son lit, mais je savais où elle se trouvait, puisqu’un nuage de fumée noire comme l’ébène émanait de la cuisine. Je bondis du divan, afin de m’y précipiter avant que la catastrophe ne devienne plus importante.

Les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent en me voyant. Elle appela son Izrathienne à la rescousse afin qu’elle fasse disparaître la vapeur noire de l’atmosphère, avant de remettre en état mon grille-pain explosé au milieu de la salle, visiblement objet du litige. Mon appareil reprit sa forme initiale, l’état dans lequel il se trouvait avant que le cataclysme Hakaze ne vienne le détruire. Cette dernière, visiblement blessée dans son orgueil, entama son offensive avant que je ne déploie la mienne.

« Ton grille-pain est stupide. Dis-moi qui sur cette terre ressent le besoin d’avoir des fonctions tactiles pour un truc aussi simple !?

— Erika, soupirai-je, dépité. Quand elle a vu le gadget elle a absolument voulu l’acheter.

— Oui, eh bien dans tous les cas, pour se faire des tartines, ça laisse à désirer. »

Ainsi nous convînmes qu’il était préférable que je sois celui préparant le petit-déjeuner. J’en profitai pour donner des conseils sur la manière d’utiliser le petit électroménager à Hakaze qui, semblant vraiment attentive, me scrutait avec insistance. La moindre prouesse que j’accomplissais l’émerveillait, ce qui m’indiqua qu’elle n’était vraisemblablement pas une femme d’intérieur. Cela me fit sourire.

« Donc concernant Izrath, entamai-je déterminé alors qu’elle mangeait goulûment ses tartines grillées, c’est une dimension de laquelle proviennent des Izrathiens, mais nous les humains, nous pouvons passer chez eux aussi ?

— En théorie c’est possible oui, répondit Hakaze la bouche pleine. Mais pour l’instant personne n’a trouvé un procédé concret pour y accéder. Il faut savoir, Reisuke, que depuis 1979, les personnes liées à des Izrathiens sont plutôt mal vues au Japon. Le sujet est devenu tabou, et le nombre d’individus liés à Izrath a baissé en conséquence.

— Serait-ce lié à cette catastrophe s’étant déroulé cette année-là ? L’explosion de la centrale qui a séparé en deux Tokyo, le « Purple Requiem » ?

— Précisément. Avant cet incident, Izrath était connu de pas mal de personnes, et beaucoup possédaient une relique quantique. Le Kvantiki était une énergie renouvelable surpassant le gaz et l’électricité, et naturellement, Tokyo était prospère. Seulement, depuis la catastrophe, plus personne ne fait confiance à cette énergie, et tout a été mis sur le dos d’Izrath. Si je devais faire une estimation, je dirais que 5 % de la population connaît encore son existence. »

Voilà pourquoi ces personnes se battaient avec des pouvoirs semblant incroyables. Tout s’emboîtait finalement dans mon esprit. Erika avait un lien avec une Izrathienne, et cette fédération ESTER également. « Purple Revolution » quant à eux étaient loin d’imaginer cela, puisque cette dimension parallèle était un sujet tabou.

« Certaines personnes ont encore des reliques quantiques en leur possession et se servent des Izrathiens pour des objectifs personnels et parfois peu louables, avoua Hakaze. Par leur faute, tout le monde croît que le Kvantiki et Izrath sont la source de problèmes. Et moi, je veux faire taire ces dires, ainsi que laver le nom des scientifiques ayant travaillé dans le but de rendre cette énergie accessible à tous. Je suis une agente de la fédération ESTER branche japonaise, et c’est mon travail.

— Tu es donc avec ceux qui ont affronté Toratura. Cela veut dire que ton objectif est d’exterminer Erika ? Je te préviens, cela fait longtemps qu’elle lutte avec cette chose, je peux assurer qu’elle ne blesse personne de son plein gré.

— Ne t’en fais pas, me rassura-t-elle, j’ai compris qu’Erika n’était pas en coordination avec les désirs de Toratura. Je suis donc venue dans le but d’aider ta copine, tout simplement. Un ami m’a dit un jour : « Ne renonce jamais à l’espoir sommeillant en une personne ». Je laisse donc une chance à cette fille. »

Elle éveilla ma curiosité lorsqu’elle mentionna son ami ayant le même type de discours que ceux d’Erika. Il était un jeune homme qui étudiait le Kvantiki depuis un moment et s’était engagé dans la branche policière de la fédération ESTER. Il accomplissait donc beaucoup de missions en compagnie de Hakaze, qui était devenue sa partenaire officielle. Elle le désignait comme particulièrement productif, mais beaucoup trop sentimental. Il l’avait protégée dans beaucoup de piteux scénarios, ce qui faisait de lui la seule personne sur laquelle Hakaze pouvait se reposer sans une once de remise en question. Elle me certifia cependant qu’il pouvait être un sacré abruti et qu’il ne fallait pas lui donner trop de crédit.

Je voulus commenter, mais je fus interrompu par une voix plus aiguë que celle de mon interlocutrice. Cette personne, qui semblait nous écouter depuis un moment déjà, trancha l’échange d’une intonation sèche et sévère, comme une institutrice aurait réprimandé des bavardages.

« Je vois que tu te paies du bon temps pendant que je dors, siffla Erika d’une intonation similaire à celle de son reptile. »

Elle me fixait d’un air assassin, comme si j’étais coupable de quelque chose. Mais elle n’était pas vraiment crédible, puisqu’au bout de quelques secondes, elle se mit à bouder en gonflant les joues comme un enfant en bas âge. Elle me tira un petit rire qui l’agaça encore plus. Elle désigna Hakaze du doigt.

« Qui es-tu, toi ? Et qu’est-ce que tu fais ici ?

— Eh bien j’ai tout simplement passé une folle nuit d’amour avec ce jeune homme, s’amusa Hakaze tandis que je recrachai mon thé. J’ai toujours eu un faible pour les sportifs.

— Arrête de dire n’importe quoi, la coupai-je. Hakaze est venue pour parler du reptile que tu as en toi, Erika. »

Je lui fis un condensé de ce que m’avait dit Hakaze la veille et ce matin. Mon amie resta attentive, jusqu’à ce que la femme ne sorte sa relique quantique. La jeune fille eut un sursaut de surprise. Elle prit l’objet dans ses mains et le scruta quelques secondes.

« Je pensais être la seule à posséder un tel objet…

— Tu savais donc que la relique était à l’origine de ton pouvoir, conclut Hakaze, pourquoi ne pas en avoir parlé à Reisuke ?

— Qu’insinues-tu, Hakaze ? rétorquai-je, agacé. Erika serait complice de cette chose selon toi ? »

Erika posa sa main sur mon bras, me faisant comprendre que je ne devais pas m’en prendre à notre interlocutrice. Mon amie sortit à son tour un pendentif de sous son tee-shirt. Contrairement à celui de Zéphyra, il ne représentait pas un soleil d’or, mais une tête de serpent verte aux yeux pourpres qui luisaient d’un éclat étrange.

« Erika, comment as-tu obtenu ce pendentif ?

— Aussi loin que je m’en souvienne, je l’ai toujours possédé. J’ai tenté plusieurs fois de m’en débarrasser, mais rien à faire. Chacune de mes tentatives s’est soldée par un échec. Il revenait et s’accrochait à mon cou.

— Je vois, soupira Hakaze, tu ne peux donc pas l’enlever et tu ne sais où tu l’as obtenu. C’est agaçant.

— Cela doit venir de mon enfance je pense. J’ai emménagé ici avec ma tante lorsque j’avais six ans, et je le possédais déjà. »

Hakaze marqua une pause pour réfléchir. Elle attrapa une feuille qui traînait sur ma table — et qui au passage était le verso de ma facture d’électricité —, et y gribouilla des tas de schémas qui semblaient l’aider à penser au problème d’Erika. Je ne comprenais pas ce qu’elle notait, mon amie non plus. Seule la brune semblait pouvoir se relire et tirer des conclusions en conséquence de ses réflexions.

« Je récapitule, reprit-elle, sérieuse. Erika débarque ici à ses six ans, soit douze ans plus tôt. Elle arrive ici avec une relique quantique dont elle ne connaît pas la provenance, et ne parvient pas à s’en débarrasser. Ce pendentif est différent du mien, puisqu’il appelle Toratura contre son gré, et la plonge dans un état de transe.

— C’est ça oui, acquiesça Erika, et j’ai tout tenté pour jeter cette chose.

— Tu ne pourras pas la jeter. Si tu n’as pas réussi à t’en défaire, c’est parce que tu as d’une manière ou une autre, conclu une alliance avec Toratura. Ce contrat, qui est exactement comme un engagement de travail de notre monde, implique des conditions dans lesquelles elle peut traverser Izrath pour venir chez nous. Tant que tu seras alliée avec elle, le pendentif te reviendra perpétuellement.

— Je suppose qu’il ne reste plus qu’à tenter de le détruire, suggérai-je.

— Impossible, soupira Erika, abattue. Ce n’est pas faute d’avoir essayé.

— Nous allons avoir besoin de l’aide d’un spécialiste, sourit malicieusement Hakaze. Venez avec moi. Je vais rendre visite à mon père. »

Elle nous expliqua que son père était une personne compétente et nous invita à la suivre. Je dus convaincre Erika qui restait méfiante à son égard, ce qui était une première pour moi. Cependant, je ne ressentais rien de mal provenant de Hakaze. Alors après quelques minutes de négociation, mon amie baissa les armes.

Nous sortîmes de chez moi après que tout le monde ait eu le temps de prendre une douche. Suivant Hakaze, nous marchâmes une bonne heure puisque selon elle, aucun transport ne desservait son coin. Sceptique, je ne remis néanmoins pas en cause ce qu’elle avançait. Le silence pesait sur le groupe. Erika était généralement celle qui faisait la conversation, mais elle était cette fois assez hostile envers notre nouvelle alliée. Cette dernière, qui menait le pas, se retourna au bout d’un moment afin de se moquer de nous.

« Alors le couple ! rit-elle. Vous avez perdu votre langue ou c’est mon charisme qui vous impressionne au point de vous laisser sans voix ? »

Nous laissâmes couler cette auto-flatterie de la part de la propriétaire de Zéphyra et nous la suivîmes. Je pris la parole, afin d’essayer de cerner au mieux le personnage qu’elle représentait.

« Dis-moi Hakaze, comment en es-tu arrivée à rencontrer Zéphyra et t’engager dans ESTER ?

— Il est vrai que je ne me suis pas présentée convenablement, sourit la brune. J’ai vingt-trois ans et je vis avec mon père, un scientifique ayant voué sa vie à comprendre Izrath et développer des gadgets plus ou moins utiles grâce au Kvantiki. Pour l’imiter je me suis intéressée à cet univers, et j’ai rencontré Zéphyra. Nous nous mobilisons tous les trois pour éviter que des Izrathiens ne se fassent utiliser par des personnes perfides.

— Je ne suis donc pas ton premier cas pratique ? demanda Erika.

— Tu es l’un des premiers à vrai dire. Je ne suis présente sur le terrain que depuis quelques années. J’ai à peine croisé une centaine de personnes possédant un lien avec Izrath.

— « À peine » cent personnes, raillai-je. Ce n’est vraiment pas grand-chose. »

Hakaze lâcha un petit rire qui me contamina. Avant que je ne puisse reprendre, elle nous indiqua que nous étions enfin arrivés chez elle et son père. Elle ouvrit une porte en bois colossale que nous franchîmes, nous laissant découvrir une gigantesque forêt à l’apparence singulière.

L’espace était recouvert d’une pelouse en friche dans laquelle s’épanouissaient des fleurs et des plantes d’une incroyable diversité. Le centre de ce qui était comparable à une prairie était quant à lui bien dégagé, comme pour laisser place à la faune alentour. Je fus stupéfait par ce spectacle. Certaines de ces espèces ne pouvaient pas pousser sous le climat japonais, et pourtant elles resplendissaient, et évoluaient vraisemblablement sans artifice quelconque. Une colonie d’arbres se dressait fièrement tout autour de nous, comme pour délimiter l’endroit. Ils s’élevaient majestueusement dans les airs et nous procuraient une fraîcheur irréprochable en bloquant les rayons du soleil au-dessus de nous. Quelques-uns d’entre eux, bien chanceux, parvenaient à illuminer la forêt d’une bénédiction agréable tandis que la douce brise nous caressant le visage s’écrasait frénétiquement sur le feuillage de la végétation, brisant le silence par un délicat frottement nous chatouillant les oreilles.

Je n’avais aucun mot suffisamment puissant pour illustrer ce que je ressentais en ces lieux. J’étais comme chez moi dans cet espace semblant écarté de toute civilisation. J’enviais quelque peu Hakaze et son père, j’aurais bien voulu vivre une éternité ou deux dans cette forêt moi aussi.

« C’est magnifique, murmurai-je, émerveillé.

— N’est-ce pas ? me sourit Hakaze. J’aime beaucoup cet endroit. J’y passe la plupart de mon temps. Mon père et moi nous sommes installés ici lorsque j’avais une dizaine d’années, et nous ne sommes jamais partis.

— Ton père vit ici ? s’étonna Erika, aussi abasourdie que moi.

— En effet, il vit ici également. L’espace nous sert de logement, mais aussi et surtout de repaire pour le travail. Au fond de la forêt, nous avons installé un laboratoire dans lequel nous effectuons nos recherches. Par ailleurs, étant donné que cet endroit regorge de Kvantiki, il sert aussi de refuge aux Izrathiens qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent retourner chez eux et sont bloqués ici.

— Tiens tiens, nous interrompit l’écho d’une voix loufoque chantonnant dans la forêt. Dame Hakaze est de retour !

— Eh bien, soupira Hakaze, vous allez bientôt connaître l’un d’eux. Je vous en conjure, ne jugez pas tout le peuple avec ce seul échantillon. »

Lorsque je pointai mon œil interrogatif vers l’endroit d’où provenait la voix grave, je distinguai une silhouette imposante. Sa présence se rapprocha de plus en plus de nous, me laissant apercevoir une carrure d’homme s’avançant d’une démarche assurée. Une cape flottait dans son dos, cela lui donnait un certain charisme. Lorsqu’il fut suffisamment proche, je pus le considérer. Il était un chevalier en armure, exactement comme dans les romans de fantaisie. Un grand blond à la touffe de cheveux ébouriffée et aux grands yeux verts expressifs. Je le reconnus directement. Il était ce chevalier qui avait affronté Toratura. Je n’aurais pas cru qu’il était un Izrathien. Pour être honnête, si ce n’était pour le reflet étrange animant son regard, je n’aurais pas pu le différencier d’un humain.

« La vie m’honore une nouvelle fois de votre sainte présence, dame Hakaze, déclara le chevalier en pliant un genou et se prosternant devant la jeune fille. J’ose espérer que damoiselle Zéphyra se porte bien également.

— Arrête de m’appeler comme ça, Medrawt, soupira la brune. Zéphyra se repose après un dur labeur. J’espère que tu as honoré le tien de ton côté.

— Évidemment, reprit le chevalier d’un air snob. Que ne ferais-je pas pour ma chère et tendre dame du lac ? Vous faites brûler ce petit cœur de moi, damoiselle Hakaze. Vous m’animez de la fougue d’un jouvenceau1 voulant conquérir le petit cœur d’une jeune pucelle2 ! Et croyez-moi, je suis le meilleur lorsqu’il s’agit de – »

Le héros du jour s’arrêta net lorsqu’il notifia ma présence. Il agita sa tête, faisant des allers et retours entre moi et Hakaze, d’un rythme frénétique. Il bégayait en même temps « toi, et lui, toi, et lui, ensemble ? ». Impossible de s’y tromper, le dénommé Medrawt vit en moi un rival en amour, et cela sembla déclencher en lui une réaction aussi spontanée que pathétique, qu’il confirma lorsqu’il vint geindre à Hakaze.

« Je ne puis y croire, dame Hakaze ! hurla le chevalier d’une voix brisée par le chagrin. Je ne puis croire à cette cruauté que vous infligez à votre dévoué serviteur ! N’était-il pas suffisant d’avoir amené un homme ayant brisé ce petit cœur de moi, qu’il faille renouveler cette vile couardise3 une seconde fois !? Cet amour de moi est brisé ! Piétiné ! Traîné dans la boue ! Dans le trépas4 !

— Nous n’avons aucune relation ensemble Medrawt, soupira l’intéressée, et nous n’en aurons jamais.

— Han ! Les mots cruels de cette bachelette5 que je comptais épousailler viennent s’abattre tristeusement6 sur ce petit cœur de moi ! Que l’on me mortisse 7si je ne puis impressionner cette damoiselle pour laquelle même la vergogne ne me trouillerait point8 !

— Silence, le coupa Hakaze, ferme. Ces deux-là sont mes invités. Va prévenir mon père que je les lui amène afin qu’il mette fin à ses travaux. »

Le chevalier s’arrêta, net. Hakaze semblait avoir une certaine influence sur lui. Il baissa la tête, semblant essayer de se convaincre lui-même qu’il devait obéir à la brune, mais il ne sembla pas y parvenir.

« Je ne puis pas ! Je ne suis point venu pour me souffrir d’accord !? Je ne puis tolérer cela ! Lorsque vous avez amené ce bon gaultier 9la dernière fois, je suis devenu le second plan de votre vie ! Et là, vous voudriez m’en amener un autre !? Mortecouille 10! Je ne puis laisser ma dame du lac se faire arracher à ce petit cœur de moi de la sorte ! »

L’Izrathien rumina, puis se retourna vers moi en me désignant du doigt. La colère et la frustration étaient inscrites sur le visage du blond dont les yeux luisaient d’un éclat bien plus fort que lorsqu’il affichait une expression neutre. Sans me laisser le temps de m’expliquer, il prit la parole en me dévisageant.

« Toi là-bas ! Je suis Medrawt, le gardien de ce saint lieu que tu oses fouler de ton pied de malotru. Je suis le responsable de la sécurité de mes pairs ! Je ne puis tolérer l’infiltration d’un gueux à l’allure dévergoigneuse11 accompagné de sa gourdasse12 toute aussi lacrimable 13!

— Je ne suis pas venu pour ton territoire, mais simplement pour rencontrer le père de Hakaze !

— Ha ! Voilà que le vil coquebert14 dévoile ses intentions scélérates ! Bien ! Toi qui oses pénétrer ces lieux pour me voler ma vie, viens donc subir le courroux de l’épée du chevalier noble ! »

Devant l’insistance de cet être respirant entêté, je n’eus d’autre choix que de me soumettre à ses règles si je comptais progresser. Je devais affronter le responsable de la sécurité des lieux afin de gagner mon droit de séjour ici… Mais de quelle façon ? Lorsqu’il me balança une épée qui se planta dans le sol, je compris alors que je m’étais fourré dans un sacré bourbier.

1Mot désignant un jeune homme.

2Pucelle dans ce contexte désigne simplement une jeune fille non mariée.

3Lâcheté, traîtrise.

4La mort.

5Autre mot pour désigner une jeune fille.

6Tristement

7Que l’on me tue

8Ne me ferait pas peur

9Ce joyeux luron

10Marque de frustration, de surprise.

11Dévergondée, Honteuse.

12Gourde, Idiote.

13Déplorable.

14Nigaud.

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