Chapitre 3 : Intrusion et Mauvaise Foi

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Encore sous le coup des évènements du jour, je réussis néanmoins à assurer une prestation dans la moyenne de mes compétences lors de notre concert. La voix cristalline d’Erika combinée à l’intonation forte et grave du leader de notre groupe, Kôsei, avait subjugué l’auditoire. Il fallait dire que tous nos fans venaient exclusivement pour les voir enflammer la scène. Notre leader savait jouer de tous les instruments que l’on pouvait imaginer, en plus d’avoir une présence vocale particulièrement impressionnante sur scène, tandis qu’Erika, elle, resplendissait comme une idole en ajoutant toute l’émotion demandée par notre art.

Dans l’ombre, nous étions présents, moi, Kenny Delacour, et Marc Seiu, respectivement les deux guitaristes et le batteur. Personne ne prêtait attention à nous tant le duo de vocalistes prenait toute la lumière. Cela ne nous atteignait pas à vrai dire. Nous étions des amoureux de la musique, et non de la gloire. Pouvoir créer le champ dans lequel pouvaient s’épanouir de telles fleurs était notre seule motivation lorsque nous produisions nos mélodies.

Notre activité terminée, nous rentrâmes, Erika et moi. La pauvre était épuisée après avoir montré de telles prouesses lors du concert, mais aussi et surtout en conséquence de l’apparition de son monstre. Nous n’en avions pas encore reparlé. C’était un tabou éphémère qui ne pouvait être brisé sous aucun prétexte. Mais l’atmosphère était lourde, et au fond, nous étions l’un comme l’autre concernés par ce que l’on avait vécu ce jour. Erika, qui était d’habitude intarissable, restait dans le mutisme. Elle fixait le siège avant du bus dans lequel nous nous trouvions comme si elle allait y trouver le sens de la vie. Je n’avais pas le courage de l’interrompre, alors je l’imitai avec celui qui était devant moi. Elle me remarqua. Cela lui tira un petit rire.

« Tu as raison, j’ai l’air d’une imbécile. Inutile de faire comme moi pour me le prouver. »

Je souris. J’étais satisfait d’avoir pu l’amuser, même si cela n’avait duré qu’une fraction de secondes. Nous allions bientôt rentrer. Erika allait pouvoir longuement se reposer de cette journée éprouvante, c’était tout ce qui comptait.

Nous descendîmes juste devant chez moi, avant d’y entrer. Marie avait l’habitude que sa nièce découche pour dormir chez moi, je ne pris donc pas la peine de la prévenir. Et puis, je ne voulais pas l’alerter sur ce qui s’était passé cet après-midi. Alors nous entrâmes sans passer la voir.

Ma seule autre compagnie depuis le décès de mes parents, c’était Ginpei, mon labrador couleur sable. Il était arrivé dans la famille deux ans avant que je ne devienne un orphelin, et il paraissait encore être un jeune chien. Pour une étrange raison, il avait cessé de grandir, et alors qu’il avait déjà quatorze ans, tout le monde ne lui en donnait que quatre au maximum. Il était cependant très craintif. Dès qu’un étranger passait la porte, il fuyait. Ma tutrice m’a dit qu’il devait avoir subi un traumatisme plus tôt, mais je ne pouvais pas dire ce que c’était.

« J’adore vraiment cette pièce ! s’exclama Erika qui était dans ma chambre. »

Et pour cause, la moitié de mes décorations la concernaient. Cet univers que je m’étais construit à mes heures perdues mettait en scène les moments les plus mémorables partagés avec mon amie, ainsi que tout ce que j’avais obtenu par son intervention dans ma vie : notre groupe de rock, nos récompenses, nos délires et quelques cadeaux qu’elle m’avait offerts. Il suffisait d’un coup d’œil dans cette pièce pour se rendre compte qu’Erika représentait à elle seule la plupart de mes souvenirs.

« Je vais quand même téléphoner à Marie, répondis-je afin d’éviter la conversation fatidique. »

Je redescendis pour joindre la tante de mon amie. Je lui expliquai que sa nièce allait passer la nuit chez moi, et elle ne posa pas de problème, comme je m’en doutais. Cela me faisait plaisir de savoir qu’elle avait une confiance totale en moi. Car oui, Erika n’était pas autorisée à dormir chez quelqu’un d’autre, et en général, elle ne pouvait sortir que si je l’accompagnais. Marie avait très peur pour elle, au point de nous demander parfois si nous avions l’impression d’être suivis. Même quand je lui assurais que non, il fallait la convaincre avec force pour qu’elle chasse cette idée saugrenue de sa tête.

Lorsque je revins dans la chambre, Erika dormait déjà. Elle s’était écrasée sur le lit toute habillée, comme une grosse masse. Elle était désormais affalée en ronflant la bouche ouverte. Je soupirai en souriant. Mon amie la blonde n’était qu’une gamine bruyante. Chacun de ses moments de grâce et de beauté étaient souvent ruinés par des spectacles de ce genre. Je voulus m’installer à ses côtés, mais elle prenait toute la place. Alors je me couchai sur un autre lit, dans la chambre adjacente à la sienne.

Je ruminai sur ce que nous avions vécu aujourd’hui. L’émotion d’Erika ayant pris une forme reptilienne, « Purple Revolution », la fédération ESTER et ses pouvoirs, et cette femme avec « Zéphyra ». Je n’arrivais pas à tout faire s’emboîter dans mon esprit, des tas de choses m’échappaient.

J’ouvris les yeux en sursautant. Je m’étais vraisemblablement endormi. La nuit était tombée, et à en juger par les lumières encore allumées chez les voisins, il devait être aux alentours de minuit. Je me levai, il fallait que j’aille voir Erika afin de m’assurer qu’elle ne gardait aucune séquelle de nos émotions de la veille.

Je n’eus même pas besoin d’entrer dans ma chambre. L’orchestre nasal jouait son quatrième solo, et si le rythme était jusqu’ici en piano, c’était en allegro que la soliste poursuivait son récital. Alors je passai tout simplement mon chemin, le cœur léger.

Je descendis jusqu’à la cuisine. Ma radio affichait minuit trente. Alors je mis de l’eau sur le feu pour faire du thé. Mais alors que j’étais tranquillement installé en train de lire mon roman favori, ma sonnerie retentit.

C’était inhabituel de recevoir de la visite, surtout à cette heure. Ce n’était pas Erika que cela allait déranger au vu de son concert, mais cela restait étrange. Je me dirigeai vers la porte afin d’ouvrir. Je ressentais cependant quelque chose d’étrange, comme si la personne se trouvant derrière allait marquer mon existence à jamais.

Lorsque cela fut ouvert, j’eus la surprise de faire face à une femme positionnée de dos à moi. Je ne pouvais distinguer d’elle qu’une longue et magnifique chevelure brune qui lui descendait jusque les hanches, soulignant une silhouette élancée et sportive habillée de cuir. Elle était bras croisés, tapant du pied sur le palier en marmonnant des mots incompréhensibles. La femme, sûrement impatiente, ne me remarqua même pas. Il fallut que je fasse mine de tousser pour qu’elle se retourne, et là, je pus la voir de face.

Elle était superbe. Son visage était fin et harmonieux, son teint clair souligné par la couleur de sa chevelure. Deux grands yeux verts expressifs animés d’une étincelle éclairant son regard me fixaient tandis que j’étais bien trop occupé à la considérer. La femme vêtue d’un ensemble en cuir comprenant veste et mini-short était pleine d’assurance et semblait à première vue beaucoup plus mature que ne l’était Erika. Je lui donnais vingt-trois ou vingt-quatre ans. Un seul coup d’œil suffisait pour comprendre qu’elle possédait une très forte personnalité, puisqu’elle se tenait fièrement face à moi, sans aucune gêne, en toute franchise. Rien de discret, ni d’introverti ne se trouvait en elle.

« Bonsoir jeune homme, entama-t-elle d’une voix mêlant chaleur et ironie. Je me nomme Hakaze, Namatame Hakaze. J’étais à votre concert tout à l’heure.

— Bonsoir… répondis-je hésitant. Si vous venez pour des singles ou autre chose lié au groupe, c’est Kôsei notre leader qu’il faut voir.

— Oh non ne te méprends pas voyons, sourit la femme. Pour être honnête je trouve que votre musique, c’est de la merde. Je viens parler à Erika. »

Je dus réfréner une expression de frustration qui voulut s’incruster sur mon visage. J’avais bien raison : cette femme n’avait pas la langue dans sa poche, et je sentais vraiment que sa venue allait être problématique. Ainsi, je repris la parole, en tentant d’être le plus diplomate possible.

« Écoutez, je pense qu’il serait préférable que vous repassiez si vous voulez parler à Erika. Elle est bien trop fatiguée pour s’entretenir avec vous.

— Eh bien… soupira Hakaze. Si j’avais su qu’en plus d’Erika j’allais me taper son attaché-presse. Je n’ai pas de temps à perdre avec du menu fretin donc s’il te plaît appelle-la.

— Je me fiche de ce que vous pensez de moi, enchaînai-je, mais ici c’est chez moi, donc je décide des invités que je reçois. Sur ce, bonne soirée. »

Je refermai la porte. Enfin, je voulus le faire. Hakaze la bloqua avec son pied, ce qui me força à l’ouvrir de nouveau. Irrité par son obstination, je faisais déjà un effort de maîtrise de moi-même. Cependant, lorsque je vis qu’en plus c’était elle qui affichait un air agacé, je compris que la discussion allait être difficile.

« Ne connaissez-vous pas le sens du mot « non » !? criai-je. Vous allez foutre le camp une bonne fois pour toutes !

— Oh la ferme tu es lourd toi, soupira la brune alors que j’étais à deux doigts de m’en prendre physiquement à elle. J’ai fait tout ce chemin pour venir vous voir et tu me claques la porte au nez ! Sais-tu le sens du mot « galanterie » et « politesse », Reisuke !?

— Comment savez-vous mon nom… ? bégayai-je, surpris. Nous ne nous sommes jamais rencontrés auparavant. »

Hakaze tiqua pendant quelques secondes. Elle perdit rapidement ses moyens, bredouillant quelques syllabes incompréhensibles qui ne firent qu’accentuer le malaise. Au bout de trois ou quatre tentatives, elle réussit finalement à aligner une phrase.

« J’ai eu l’occasion d’entendre Erika t’appeler avant le concert, donc je connais ton nom ! sourit-elle. Totale coïncidence ! »

Je restai silencieux. La brune, gênée, reprit la parole d’une voix lasse et dépitée.

« J’ai vraiment l’air d’une personne louche n’est-ce pas ?

— Vous êtes totalement une personne louche. Maintenant bonsoir.

— Qu’il est lourd, soupira Hakaze. Écoute Reisuke. J’ai un berger allemand qui fait plus peur que toi, donc arrête de te la jouer chien de garde, je veux juste parler à ta pote ! »

Je lui claquai la porte au nez. Cette femme avait décidément un sacré problème. Ce n’était tout de même pas compliqué de comprendre qu’Erika était en train de dormir, tout de même ! Qui plus est, elle voulait tout simplement me forcer la main et rentrer chez moi sans avoir mon accord ! Eh bien c’était non.

Je retournai en cuisine afin de me servir le thé. Avec ma tasse, je me dirigeai vers la chambre où créchait Erika afin de veiller sur son sommeil. Pour mon plus grand malheur, je retrouvai dans la chambre éphémère de mon amie d’enfance la femme m’ayant harcelé pour que je lui ouvre la porte quelques minutes plus tôt. Elle était tranquillement assise sur une chaise, les jambes croisées, en me fixant d’un air snob.

« C’est gentil de m’apporter le thé, entama joyeusement la jeune femme. Tu vois que tu peux être sympathique quand tu le veux. »

Si je m’étais écouté, j’étais ce soir en détention préventive pour homicide. Plutôt que de passer une décennie ou deux derrière les barreaux, je décidai de pousser ma diplomatie à ses limites.

« Et comment as-tu fait pour entrer ici sans les clés ? Tu n’es tout de même pas entrée par la fenêtre ?

— Eh bien si ! rétorqua fièrement l’intruse. Mais j’ai dû grimper jusqu’à l’étage étant donné que tu as fermé toutes les autres. Mais ce n’est pas grave. Je sais maintenant que tu n’as pas menti et qu’Erika dort.

— Donc tu peux repasser demain maintenant que tu as confirmation qu’elle ne te répondra pas.

— Ou bien je peux passer la nuit ici et attendre qu’elle se réveille. Une seule proposition est bonne, je penche pour la mienne. D’ailleurs, tu me tutoies maintenant, donc le plus gros de la sociabilisation est fait ! »

La tasse que je tenais dans la main céda sous le poids de mes nerfs. Elle éclata en mille morceaux, laissant le liquide chaud, presque ardent, brûler ma chair. Je me retins de hurler ma douleur, mais ce fut difficile. À la place, je me ruai à la cuisine afin de passer ma brûlure sous l’eau glacée. Hakaze me rejoint rapidement. Elle était déjà prête à se moquer de moi, je le sentais.

« Je vais appeler les flics, grognai-je. J’ai été assez patient avec toi.

— Connaissant les forces de police actuelles, même si tu les appelais, cela ne ferait que rendre la situation encore plus déplorable, soupira la femme. Arrête donc de verser de l’eau, donne-moi ta main.

— Et pourquoi faire ? rétorquai-je méfiant. »

Agacée, elle se saisit de mon membre sans même demander la permission. Elle l’essuya avec le torchon à vaisselle, me faisant grimacer de douleur. Hakaze y plongea son regard, comme pour constater les dégâts qu’elle avait causés. Elle sourit. Elle prit ma main dans les siennes et l’y enferma, avant de prendre la parole une fois de plus.

« Zéphyra, Anagénnisi1, murmura-t-elle en fermant les yeux. »

Une intense lumière similaire à un rayon de soleil surgit des paumes de ses mains afin d’inonder la mienne de leur éclat. Je restai bouche bée face à ce que faisait Hakaze, sous mes yeux. Des tas de réponses me vinrent d’un seul coup. Cette voix, Zéphyra… Je compris en quelques instants plusieurs choses importantes auxquelles je cherchais des explications.

Trente secondes passèrent, et la lumière se dissipa. La jeune femme lâcha ma main, comme si elle me la rendait après l’avoir empruntée. J’y passai mon regard, et là, je fus stupéfait. La brûlure et la douleur n’étaient plus qu’histoire ancienne. Je venais d’être soigné, exactement comme lorsqu’Erika avait éveillé son monstre et que j’étais à bout de forces.

« Tu es… cette personne qui a arrêté le temps… »

Elle ne me répondit pas tout de suite. À la place, elle me fixa d’un sourire paisible, presque affectueux, dans lequel je ne pouvais rien lire. Lorsqu’elle reprit la parole, elle était soudainement devenue plus douce et calme.

« Alors, es-tu décidé à m’écouter, Reisuke ? »

Je déglutis. Sans lui répondre, je mis de nouveau de l’eau sur le feu, cette fois pour deux tasses. Je l’invitai finalement à s’asseoir à table, ce qui sembla lui faire plaisir. Le thé infusé, je lui amenai, et m’installai face à elle.

« Je vais te montrer quelque chose, me dit-elle calmement. Regarde. »

Elle passa sa main dans son corsage, trifouillant quelque chose qui semblait être dans son soutien-gorge. Elle en ressortit quelque chose d’étrange : un pendentif semblant en or représentant une espèce de soleil dessiné à l’ancienne, comme une vieille relique égyptienne ou aztèque. Cela semblait à la fois aussi éclatant qu’un collier neuf, mais aussi usé qu’une babiole antique. C’était plutôt fascinant à vrai dire.

La brune s’adressa à moi en essayant de captiver mon attention.

« Ceci est une relique quantique. Le soleil de Zéphyra. Par cet objet, je peux appeler Zéphyra, la commandante des armées du sanctuaire céleste. Elle possède des pouvoirs qui lui permettent de se battre, et elle me prête allégeance au travers d’une alliance que nous avons conclue.

— Zéphyra… répétai-je, comme pour me le graver en mémoire. C’est un esprit, un familier ?

— Non, ni l’un ni l’autre. s’amusa Hakaze face à mon ignorance. Laisse-moi t’expliquer un peu. Nous, sur terre, nous sommes dans une dimension nous étant propre. Mais il en existe une autre, dont les propriétés sont différentes. Son nom est Izrath.

— Izrath ? Qu’est-ce que c’est que ça ?

— Izrath est une dimension dans laquelle cohabitent des espèces différentes de nous. Ces êtres grandissent dans une atmosphère différente, baignée dans l’énergie quantique de leur monde, le Kvantiki2. Cette force abstraite inondant en permanence leur monde leur a permis de développer des pouvoirs, des facultés diverses, dont tous les Izrathiens jouissent. La relique quantique que tu vois est un objet qui me permet de communiquer avec Zéphyra d’Izrath et d’ouvrir une passerelle qui l’amène dans notre monde à nous.

— Et donc, ce reptile qu’Erika possède en elle serait un habitant d’Izrath ?

— Précisément. Le reptile en question est une habitante de la province Citrine d’Izrath. Le nom par lequel elle se fait appeler est : Toratura, la princesse des serpents. Elle est une membre de la famille royale du royaume reptilien d’Izrath, fille de Draekort. Ils sont connus pour être féroces, ils sont toujours en guerre. Je ne sais pas comment Toratura est entrée en contact avec Erika, mais une chose est certaine, elle a un objectif précis et je me dois de savoir lequel.

— Je vois. Donc si je récapitule. Izrath possède des créatures magiques, et ces babioles permettent de les appeler. Toratura est une Izrathienne, et on ne sait pas ce qui l’amène ici.

— C’est bien cela, approuva Hakaze.

— Cela explique tout ce que j’ai vu aujourd’hui… Pas étonnant que je ne comprenais plus rien à ce qui se déroulait sous mes yeux. Et donc, sais-tu comment aider Erika ?

— Je ne peux pas me prononcer pour le moment. Il faut que je m’entretienne avec elle d’abord. Je compte sur ta coopération, Reisuke. Peut-être pourrons-nous empêcher Toratura de nuire, et la renvoyer à Izrath. »

Finalement, la venue de Hakaze n’avait pas été si vaine, bien au contraire. J’avais désormais le début d’une piste concernant Erika, ainsi que cette princesse des reptiles, dont le nom n’était autre que Toratura. Grâce à l’aide de l’intruse, je pus enfin discerner un chemin me menant à la paix de mon amie d’enfance, et c’était tout ce dont j’avais besoin.

J’installai une couche de fortune à Hakaze sur le divan, puis je m’installai dans l’autre, et nous parlâmes jusqu’à nous endormir tous les deux dans le salon.

Je ne réalisais pas encore que les prochains jours de ma vie allaient être les plus décisifs pour nous tous.

1Mot grec pour « Régénération ».

2Mot grec pour « Quantique ».

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