Chapitre 2 : Une créature monstrueuse

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Alors que j’étais résolu à me sacrifier et suivre ce groupe qui de toute manière avait un avantage clair et net sur nous, Erika me surprit. En effet, mon amie d’habitude si enjouée et enthousiaste, venait une fois de plus de se laisser corrompre par ses émotions les plus sombres : la frustration, la tristesse, et la rage. La fleur de l’espoir était de nouveau fanée, ne laissant derrière elle qu’une existence faite de tourments et de malice. Sa chevelure avait perdu son éclat aux couleurs du soleil pour devenir aussi blanche et terne que de la neige, tandis que l’étincelle malicieuse et puérile animant son regard s’était noyée dans une mer pourpre faite de vide. Je la sentais fragile, comme prête à s’effriter si quiconque osait la toucher. Il suffisait de la considérer ne serait-ce qu’une seconde pour comprendre qu’il allait être difficile de négocier avec elle dans cet état.

Mes instincts me signalèrent un danger imminent. Cette pensée se confirma lorsque je distinguai un éclat étincelant de la même couleur que les yeux de mon amie illuminer sa poitrine. Pire encore, Erika s’éleva lentement dans les airs jusqu’à stagner à quelques centimètres au-dessus du sol. Elle fut progressivement imbibée d’un flux de puissance dont j’ignorais les propriétés en nous fixant de son regard vide duquel l’on pouvait discerner l’abolition de ses capacités intellectuelles.

Je déglutis. Les membres de « Purple Revolution » s’étaient déjà écartés, me laissant dernier être proche de la jeune fille. Le groupe de criminels resta abasourdi, à quelques mètres de ce spectacle invraisemblable, paralysé par la peur de représailles.

Mais alors que j’étais seul face à Erika, quelque chose de soudain et bref me surprit. Cela sortit de la poitrine de l’existence en désordre. De la matière flottante, de couleur pourpre, similaire à de l’énergie apparemment vivante, se déplaça rapidement jusqu’à arriver à quelques mètres de moi. Cette essence prit une apparence semblant humanoïde à première vue. Cependant, lorsqu’elle fut totalement générée, elle me fit comprendre que ce qui m’attendait était bien plus dangereux que « Purple Revolution ».

C’était un monstre. Il n’y avait pas d’autres mots pour décrire une telle chose. Elle apparut sous mes yeux, accroupie, avant de s’élever à quelques centimètres au-dessus du sol, me laissant la discerner totalement. Cette chose était remarquablement grande. Elle devait mesurer au moins trois ou quatre mètres. Sa morphologie semblait à peu près similaire à celle d’une femme lorsque l’on considérait son visage ou sa poitrine. Cependant, au-dessous de sa taille n’étaient pas dessinées des jambes, mais une longue queue faite d’écailles bleu nuit faisant plusieurs coudées de long s’enroulant autour du corps de cet être étrange. Au-dessous de cette armure reptilienne se cachait une couche de peau colorée d’un blanc cassé ressortant particulièrement en contraste avec sa chevelure violette terne ondulée, semblant composée de serpents ayant chacun leur propre volonté. Comme pour ne me laisser aucun doute sur les intentions de cette nouvelle venue, ses yeux rouges s’illuminèrent d’une lueur faite de rage, tandis que ses deux longs bras s’ouvrirent en gueules de serpent sifflant une mélodie funeste de leur langue de fourche.

« Erika… bégayai-je, terrorisé. Arrête ça, par pitié. Rappelle cette chose. »

Elle ne me répondit pas. Mon amie était comme figée dans le temps, fixant d’un regard vide le triste spectacle se déroulant sous ses yeux. Lorsqu’elle était dans cet état, il était impossible de la raisonner. Chaque fois, une puissance exceptionnelle se matérialisait en elle, avec pour contrepartie la perte de son discernement. C’était cependant la première fois qu’elle s’était incarnée en une telle créature. Je rencontrai enfin ce qui était la cause de sa soif de destruction.

Je n’eus pas le temps de réfléchir davantage, puisque le monstre m’attaqua. J’esquivai de justesse en me jetant au sol. Cette créature semblait posséder une conscience bien à elle, jalouse de surcroît, puisque j’étais la seule cible de ses assauts. Était-ce parce que j’avais conseillé à Erika de la combattre ? Je n’en avais aucune idée, mais l’heure n’était pas à la réflexion. Le reptile aux cheveux de serpent tentait de m’écraser de sa puissance colossale. J’ignorais s’il était bon de riposter, et surtout, de comment le faire. Je n’étais qu’un homme et je devais rivaliser avec une telle entité, et « Purple Revolution » n’était pas près de me porter secours. Les quatre lascars s’étaient déjà planqués derrière ce qu’ils avaient trouvé dans la ruelle, n’osant vraisemblablement pas fuir de peur d’être pourchassés.

Je reculai instinctivement tandis que la créature tenta de nouveau de me porter atteinte. Je pus voir la queue de cette chose voulant m’attaquer en revers suffisamment tôt pour pouvoir anticiper cette nouvelle offensive, mais l’heure se faisait grave. Erika ne réalisait vraisemblablement pas qu’elle s’en prenait à moi, alors que son monstre semblait bien décidé à me faire la peau si je ne trouvais aucune solution pour rivaliser avec elle.

Je me baissai in extremis pour esquiver une nouvelle agression provenant d’elle. La femme-reptile laissait paraître de la frustration chaque fois qu’elle me manquait, ce qui me conforta dans l’idée qu’elle avait ses propres émotions. Ainsi, je pris une décision hâtive, et misai tout sur elle. Je courus à perdre haleine dans le maigre espace de bataille octroyé par la ruelle. Je tentai tant bien que mal de calculer les mouvements de cette chose, évitant ses assauts en sautant ou en me baissant selon l’angle de l’attaque. Je me rapprochai suffisamment d’elle en serrant mon arme, mais alors que j’allais tirer, je fus tout simplement soufflé par un coup de queue qui me propulsa au loin avant même que je ne puisse faire feu.

Je fus projeté droit contre la vitrine d’un magasin d’alimentation générale, sur la place de l’espoir. Le bruit sourd de la vitre brisée alerta les passants qui, sur mes recommandations, fuirent aussi rapidement que j’étais arrivé. Je serrai les dents, me crispant tout entier sous le poids de la douleur. Je sentais que des morceaux de verre avaient écorché mon épiderme, mais l’heure n’était pas à s’y attarder. Il fallait que je me relève.

Lorsque mon ennemie sortit de la ruelle, elle retenait en sa queue les quatre individus m’ayant menacé quelques minutes plus tôt. Ils étaient tous ligotés dans la spirale écailleuse, incapables de se mouvoir. Les derniers sceptiques qui ne m’avaient pas cru s’enfuirent afin de me laisser seul avec elle. Mon cœur battait la chamade. Je suais à grosses gouttes, intimidé à l’idée de croiser le regard de cette créature. J’avais peur. Peur de ne pas être à la hauteur, de mourir, d’abandonner le sort d’Erika à cette infâme existence.

« Du calme Reisuke, me murmurai-je en essayant de contrôler mon rythme cardiaque. C’est exactement comme un entraînement à la caserne. Tu as déjà affronté des flammes, des bâtisses fragiles pouvant s’écrouler à n’importe quel moment… Tu sais ce que c’est que de risquer ta vie pour en sauver une autre. Alors, fonce. »

Je repris ma course effrénée vers la libération de mon amie, profitant de l’espace m’étant donné pour être plus libre dans mes mouvements. Je gardai en tête l’atmosphère dégagée par une maison en flammes, ou par un sauvetage périlleux. Ainsi, lorsque le reptile tenta de me cracher une salve de venin, il me fut aisé d’esquiver l’attaque tout en conservant mon sang-froid et ma concentration. Mon objectif n’était plus de vaincre ce reptile, c’était Erika. Si je sortais la jeune fille de cet état de transe, peut-être allait-elle pouvoir rappeler cette chose une bonne fois pour toutes.

Alors je courais, encore et encore, en essayant de semer les assauts du monstre. Mes coups de feu furent facilement déviés, mais ce n’était plus mon objectif. Ainsi, lorsque j’eus tiré ma dernière balle, au lieu de foncer sur le reptile, je disparus furtivement dans la ruelle où se trouvait toujours celle qui l’avait invoqué.

« Erika ! lui hurlai-je. Il faut absolument que tu te – »

Je n’eus pas le temps de terminer que je fus saisi par l’un des bras du monstre, qui apparemment pouvait les allonger à sa guise. Elle me rappela devant son énorme visage, me tirant des gémissements de souffrance ne couvrant même pas les sifflements de rage de sa chevelure. Les serpents la composant tentèrent de me mordre à plusieurs reprises, tandis que ligoté, je tentai tant bien que mal de les repousser. J’agrippai l’un d’eux, puis l’étranglai de toutes mes forces. Cela eut pour effet de faire souffrir toutes les autres consciences, y compris la femme qui me lâcha sous la pression de la douleur.

La bête fut enragée. Ses yeux devinrent aussi noirs que du charbon tandis que la lueur les animant luisit d’un violet qui me tira des frissons. Dans un accès de fureur, elle brisa la route pour en soulever un morceau de parpaing qu’elle prévoyait de me projeter en plein visage avec sa queue. Si je me prenais cette chose, c’était la fin. Je déglutis. Je devais retrouver Erika coûte que coûte, tant que sa créature portait ce bloc de pierre et ne pouvait pas me rattraper.

Dès que je fus arrivé près de mon amie qui était toujours figée dans le temps, je sautai afin de l’agripper. Sous mon poids, elle redescendit au sol. Je dévisageai sa créature qui, à peine arrivée, montra pour la première fois depuis son apparition un signe de faiblesse.

« N’essaie pas de me lancer ça, sinon elle y passera aussi ! hurlai-je à l’intention de la créature, en espérant qu’elle me comprenne. Si tu tentes quoi que ce soit, je m’occupe d’elle !

— Tu n’oserais pas, me répondit sa voix grave et chargée de haine. Je sais à quel point tu aimes cette fille.

— Tu veux vraiment tenter le coup ? rétorquai-je en essayant de masquer au mieux ma peur. Je n’hésiterai pas si cela peut m’éviter de mourir. »

De longues secondes passèrent. Cette chose me dévisagea d’un air profond, comme si elle lisait mon âme. Elle semblait cependant une piètre lectrice, puisqu’elle mordit à l’hameçon, et reposa le parpaing au sol. Elle rappela ses serpents dans sa chevelure. Mais ce n’était pas fini. Je n’avais pas encore réglé la situation. Je n’avais pas causé la moindre égratignure à mon ennemie. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne reprenne son offensive.

« Fédération ESTER, tous ensemble ! cria une voix masculine pleine d’assurance provenant de la place. »

Un coup de feu, puis deux. S’ensuivit une salve de tirs venant acculer le reptile qui n’eut d’autre choix que de se retourner vers ce qui semblait être une garde nous portant secours. Je sortis de la ruelle afin de voir ce qui se déroulait. Quelle fut ma surprise lorsque je constatai qu’en face du monstre se trouvait une autre créature féminine, totalement humanoïde pour sa part. Une géante aux longs cheveux bruns et aux yeux de la même couleur, rayonnant cependant en permanence d’un éclat vert/jaune lui couvrant tout le corps. Une expression de détermination était dessinée sur son visage, soulignée par un regard assassin montrant des iris portant en eux le symbole de la radioactivité.

Deux solutions étaient possibles : soit j’étais dans un rêve et on allait me réveiller, soit en l’espace d’une demi-heure le monde entier était devenu un enchaînement d’évènements n’ayant aucune logique. Toujours était-il que je n’avais pas le temps de regarder ces gens affronter le monstre. Il fallait que je retourne auprès de mon amie d’enfance, et que je la stoppe.

« Erika je t’en prie, reprends tes esprits ! Reviens à moi et prends en main ton destin plutôt que de laisser cette chose te contrôler !

— Rei… murmura la jeune fille tandis que je resserrai mon étreinte. Qu’est-ce qu’il se passe… ? »

J’avais beau essayer de la ramener à elle, il n’en était rien. Elle était plus inaccessible que jamais. Erika était liée à cette chose. Plus le reptile se défendait avec ardeur, moins je pouvais raisonner mon amie. Elles dépendaient de la motivation et l’énergie de l’autre. L’humaine n’étant pas celle qui dominait dans le rapport de force, elle subissait donc tous les états d’âme du reptile.

Mais à force de paroles, Erika se calmait, tout doucement. J’entendais également la fédération ESTER maîtriser notre ennemie. J’y jetai un œil. La géante semblait s’être alliée avec un chevalier blond en armure, et tous deux étaient suffisamment forts pour contenir les attaques du monstre. Mais ce n’était pas encore fini. L’hostile créature, dans un accès de rage, poussa un hurlement synchronisé avec Erika qui se laissa de nouveau happer par la colère. Elle me repoussa de quelques mètres.

Je me relevai péniblement. J’étais à ma limite. En tombant, j’avais enfoncé les morceaux de verre plantés dans ma chair, ce qui m’avait affaibli au point de ne plus pouvoir faire de gestes brusques. Il fallait cependant que je raisonne Erika. Quelqu’un devait lui porter secours.

Mais alors que tout était sur le point de basculer, je sentis une lourde présence arriver dans notre espace.

« Zéphyra ! hurla une voix féminine que je ne connaissais pas. Time Freeze ! »

Au moment même où elle prononça ces mots, le temps autour d’Erika et moi sembla s’arrêter. Seul le combat entre ESTER et mon ennemie continuait, tandis que le reste du monde resta en suspens. Quelqu’un arriva dans la ruelle où nous étions. Je ne pouvais pas discerner son visage ni son corps puisque l’individu était couvert d’une longue cape noire masquant son identité. Il se plaça entre moi et Erika, avant de prendre la parole.

« Ce n’est pas comme ça que tu résoudras tes problèmes Reisuke, dit la même voix que celle ayant arrêté le temps. Regarde plutôt. »

Une seconde suffit. La personne donna un coup de poing en plein dans l’estomac d’Erika, laissant cette dernière gémir un cri de douleur avant de s’écrouler au sol. Les cheveux de mon amie reprirent leur couleur d’origine, tandis que son monstre disparut en une pluie de fines lumières s’évaporant dans les airs. Désormais inconsciente, la jeune fille venait d’être calmée par la force, ou plutôt, réduite au silence.

Je restai subjugué, les yeux écarquillés. Mais avant que je ne puisse protester, l’être semblant vraisemblablement féminin me coupa la parole.

« Sois heureux que j’étais dans le coin. Je vais régler ce problème pour toi. Zéphyra ! Time Rewind ! »

Une seconde suffit pour que l’environnement autour de moi ne change. Les dégâts avaient disparu. Tout était redevenu exactement comme cela l’était avant l’intervention de « Purple Revolution ». La fondation ESTER s’était éclipsée, tandis que la foule avait repris son activité d’origine, comme si rien ne s’était passé. La personne s’éclipsa, nous laissant Erika et moi complètement guéris de nos blessures, non pas sans prévenir au préalable qu’elle s’était chargée de nos assaillants.

Tant de questions se bousculèrent dans mon esprit, et je n’étais pas le seul. Erika, venait juste de reprendre connaissance, me fixait, aussi subjuguée que moi. Je n’avais pas eu le temps de demander des comptes à cette personne, ni aux autres. Et pourtant j’aurais voulu savoir comment mon amie avait-elle sorti ce monstre, et surtout, quelles étaient toutes ces facultés que toutes ces personnes avaient employées.

« Bordel ! s’exclama la voix d’un adolescent que je connaissais. Ils font quoi, Erika et Reisuke !? »

Je déglutis. Le temps avait vraiment été rembobiné, puisque la voix qui venait de la place de l’espoir n’était autre que celle de Kenny Delacour, le guitariste du groupe. Nous échangeâmes un regard, Erika et moi. Nous nous mîmes d’accord pour reporter nos questions au soir même, puis nous nous rendîmes finalement sur les lieux du concert de « The Fallen Moon », le cœur lourd des évènements du jour.

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