Chapitre 8 - Larcin

13 minutes de lecture

Dimétrine, la sœur de Morloc avait pris place dans les rangs quelques jours après ce dernier. Son arrivée avait fait des émules parmi les partisans masculins même Hémolias avait souligné son extrême beauté. Les talons aiguilles de ses cuissardes martelant les pavés des sous-sols avaient alertés un bon nombre d’hommes. Depuis le retour du maître, il avait été rare qu’une jeune femme de tout juste vingt cinq ans les rejoigne mais une femme avec l’allure de Dimétrine c’était la première fois. Tous s’étaient retournés sur son passage. Le leggings en cuir noir qu’elle portait, sculptait à merveille ses jambes longues et minces. Son débardeur blanc, court, laissait entrevoir son ventre plat et le scorpion tatoué au creux de ses reins. Sa nuque fine et dégagée du fait de ses cheveux court rougeoyant, était marquée d’un second tatouage, un crucifix en dentelle. Un troisième tatouage, un serpent enroulé lui couvrait le poignet et une bonne partie de l’avant bras. Les lentilles qu’elle portait donnaient une étrange lueur verte à ses yeux.

Dès son arrivée, elle avait reçu pour mission de faire équipe avec son frère pour dérober l’âme d’Alahès. D’autres partisans avaient identifié que l’esprit était confiné dans un coffre fort au sein d’une banque. Suite au vol de la boîte contenant l’âme d’Hémolias, le Conseil avait délibérément choisi de mettre Alahès dans un lieu fréquenté des sans-pouvoirs. Cependant le jour venu, Dimétrine et son frère firent face à un coffre totalement vide, pas une seule trace de l’âme. Les heures et les jours suivants, ils s’étaient mis en quête de la retrouver. Ils ne pouvaient pas faire l’affront au Maître de rentrer les mains vides. Ils venaient de s’accorder une courte pause dans un bar de Vicard pour prendre un petit déjeuner. Morloc lisait le journal local pour apprendre au mieux la langue française quant une photo l’interpella. L’article parlait du musée archéologique de Vicard qui accueillait depuis la veille une collection privée d’objet d’art.

- Elle est ici ! – sa sœur sursauta, renversant sa tasse de café sur la table – Il faut que nous allions à ce musée.

Il interpella le serveur qui sortait servir d’autres clients installés en terrasse. Son français était approximatif mais il parvint à faire comprendre au garçon de café son souhait d’aller au musée. Le serveur parlant parfaitement l’anglais lui indiqua la direction et lui précisa que le lieu n’ouvrait pas ses portes au public avant neuf heures trente.

Ils prirent le temps de terminer le petit déjeuner puis ils partirent en direction du musée.

Avant d’agir il leur fallait s’assurer qu’Alahès était bien ici et analyser le dispositif de sécurité mis en place.

A l’ouverture du musée, Dimétrine utilisa son pouvoir pour les rendre invisibles. Elle imagina une bulle de savon qui les enveloppa elle et son frère. Tant qu’ils seraient dans la bulle, personne ne pourrait les voir ou les entendre.

- N’oublis pas qu’il ne faut heurter rien ni personne sinon la bulle éclate – lui rappela-t-elle.

Ils passèrent devant le guichet d’entrée et le portique de sécurité. Ils déambulèrent dans les différentes pièces du musée sans prendre le temps de contempler les œuvres égyptiennes, les statues grecques ni même les dieux romains. Un couloir parsemé de tapisseries de style renaissance

représentantes des scènes de vie les conduisit jusqu’à la salle principale du musée qui accueillait la collection privée mise à l’honneur. Ils firent le tour de la pièce à la recherche d’une petite boîte de bois sculptée. Morloc la remarqua alors, délicatement posé sur un tissu de velours noir à l’abri dans une vitrine. L’étiquette s’y référant la présentait comme une boîte à onguent datant de la Grèce antique. Dimétrine regarda son frère, le sourire aux lèvres :

- A toi l’honneur !

Il se concentra sur la vitre blindée. Ses yeux commençaient piquer. Sa sœur, elle, se concentra sur la bulle qui leur permettait d’être invisible. Il fallait que celle-ci supporte l’impact de l’explosion et les projections des éclats de verre. Morloc échoua une première fois.

- C’est bien plus facile de détruire des êtres vivants qu’un verre blindé ! – s’emporta t-il.

- Penses à la liberté que tu auras d’exploser tous les sans-pouvoirs que tu désires…

Il se concentra à nouveaux, plus fortement. Cette fois ses yeux le brûlèrent, ça en devenait presque insoutenable.

Le verre finit par céder, explosant en mille morceaux. Les gens autour d’eux hurlèrent de peur, certains furent blessés par des éclats de verre, d’autres cherchaient à fuir. Dimétrine saisit le bras de son frère et le ramena vers elle en voyant une femme courir droit dans leur direction. Elle frôla la bulle mais la sorcière parvint à éviter que celle-ci n’éclate.

- Il est grand temps de récupérer l’âme et de partir d’ici – commenta son frère après l’avoir remercié.

Le regard de sa sœur se porta alors sur la petite sculpture de bois. Elle étendit mentalement la bulle pour envelopper la boîte. Celle-ci devint alors invisible aux yeux des autres humains encore présents. Dimétrine la prit délicatement entre ses longs doigts fins et rigola. Ils avaient réussis. Ils avaient été plus forts que le Conseil. Elle l’a mis à l’abri dans son petit sac bandoulière.

Ils profitèrent de la panique générale et de l’ouverture de toutes les issues pour s’engouffrer par une porte de service et se téléporter.

Les sous-sols du musée laissèrent la place aux remparts du château. Morloc et sa sœur les longèrent, passèrent devant le clocype et descendirent dans les catacombes. Ils avaient prévenu Dareck de la réussite de leur mission et de leur retour auprès du Maître, après de longs jours d’absence. Leur cousin avait réuni les sorciers présents. Ils parcoururent le long couloir jusqu’à la salle d’entraînement qui avait été remaniée pour l’occasion. Les machines de musculation et les anciens instruments de torture avaient disparus. Une immense table ovale occupait la quasi-totalité de la pièce. Hémolias était assis en tête de table, le fauteuil à sa gauche était vide. Dareck s’affichait fièrement à sa droite. Morloc et sa soeur s’inclinèrent pour saluer le Maître et leurs frères d’armes.

Dimétrine s’approcha d’Hémolias. Elle glissa une main dans son petit sac et en sortit la boîte contenant l’âme.

- Mon Seigneur, la voici ! – chuchota-t-elle en s’inclinant et en lui tendant le récipient.

Hémolias la prit délicatement entre ses doigts. Il la porta à ses lèvres et l’embrassa.

- Enfin ! Je suis fier de vous deux mais surtout très reconnaissant et cela envers chacun d’entre vous – de son index pointé, il fit le tour de la table – Dareck et Belloc, dans un premier temps, grâce à vous je suis revenu à la vie. Dimétrine et Morloc, vous avez sauvez ma bien aimée, grâce à vous Alahès sera bientôt à mes côtés. Vous autres, un grand merci d’avoir rejoint les rangs de vous-mêmes. Je saurais me souvenir de vos sacrifices, de vos efforts. Vous serez tous ici présents récompensés le moment venu.

- Maître ! – intervint Morloc – Je pense pouvoir dire au nom de tous, que notre seule présence à vos  côtés, que lutter avec vous est la plus belles des récompenses que nous pouvions espérer après ces siècles de clandestinité ! – tous approuvèrent d’un signe de tête.

Dareck mit un genou à terre, portant son poing droit serré sur son cœur. Il inclina la tête :

- Je vous fais allégeance en vous donnant mon âme !

Ses camarades l’imitèrent. Hémolias fut satisfait, il n’en attendait pas moins de ses partisans. Il savait que désormais tous ceux présents autour de la table le suivraient jusqu’au bout quel qu’en soit le prix à payer.

- Il est grand temps de passer à la suite de nos actions. Je maîtrise totalement mon enveloppe charnelle. Mes forces reviennent et mes dons se renforcent. Je sais que le Conseil est au courant de mon retour. Et aujourd’hui le monde sorcier a compris que le Conseil ne pourrait pas les protéger – il ricana en posant les yeux sur la boîte – Ils n’ont même pas été capable de surveiller deux petites boîtes !

Tous rigolèrent et reconnurent l’échec cuisant auquel devait faire face le Conseil.

- Cependant – intervint Dareck – le bruit court que les Elus auraient été désignés ! – des murmures parcoururent l’assemblée – Je me suis permis de prendre l’initiative d’interroger une vieille sorcière, grande amie du Conseiller suprême, certains d’entre vous la connaissent…Bertille… – Hémolias l’écoutait avec attention – Je pensais qu’Eolf lui aurait dévoilé quelques indices, mais cette folle a préféré ne rien dire. Je l’ai faite taire à jamais, je ne pouvais pas prendre le risque qu’elle raconte ma visite.

- Ne t’inquiète pas, nous saurons tôt ou tard qui sont les heureux gagnants du voyage sans retour dans l’au-delà – il éclata d’un rire tonitruant, inquiétant. Il posa la main sur l’épaule de Dareck – Qui qu’ils soient, laissons les vivre leurs derniers mois de liberté. Pour moi il est plus important de voir revenir Alahès ensuite nous aurons tout le temps pour les retrouver, les faire souffrir et les éliminer.

- Je me suis également permis de donner pour mission à Amable et Adélard de rechercher et ramener toutes les paires de jumeaux garçon-fille sorciers.

- Hum…- grogna le Maître en réfléchissant à toute allure – Tu as bien fait. Demande leur aussi de se concentrer sur les jumeaux garçon-garçon et fille-fille, sait on jamais.

Dareck acquiesça, Dimétrine pris la parole à son tour :

- Ne devrions nous pas non plus nous les rechercher dans le monde des sans-pouvoirs ?

- Je ne pense pas – répondit le Maître – Les conseillers sont certes peu futés mais de là à confier de tels pouvoirs à des ignorants cela serait totalement absurde et idiot…Mais gardons tout de même cette hypothèse en tête. Morloc et Dimétrine passez dans l’équipe de recrutement, Belloc vous briefera. Dareck, je te laisse le soin de trouver le corps parfait pour Alahès. Chers amis, cette prise de pouvoir sera un jeu d’enfant ! D’ici quelques mois nous serons à la tête du monde, plus personne n’osera nous affronter. Nous serons les seuls maîtres.

Depuis l’annonce aux jumeaux de leurs existences de sorciers et la réception de leurs premiers pouvoirs, Anna ne leur avait pas laissé une minute de repos. Ils la retrouvaient tous les jours dès le matin jusqu’à la fin de l’après midi pour s’entraîner. Ils alternaient entre la fabrication de potion, l’écriture de formule et le combat. Gabriel se révélait doué pour les formules, il avait une certaine aisance à trouver les rimes et il s’était amélioré sur les potions. Il avait compris l’importance de suivre la recette au gramme près. Angélique devenait une combattante hors pair, elle gagnait chaque jour en force et en rapidité. Ils s’amélioraient et apprenaient vite mais les Elus ne s’étaient pas encore manifestés, il n’y avait pas encore suffisant de magie qui coulait dans leurs veines.

Gabriel et sa sœur s’écroulèrent dans le canapé en revenant de chez leur grand-mère, épuisés. Ils étaient arrivés à temps pour ne pas être vu avec les mains pleines de fioles de potions, juste avant que Rémi et leurs parents ne rentrent à la maison.

- Vous êtes dans un sale état tous les deux ! Qu’est que vous avez fait ? – ne manqua pas de faire remarquer leur frère.

Angélique jeta un coup d’œil à son débardeur noir, celui-ci était couvert de poussière.

- Rien de spécial. On a juste aidé Anna à faire un peu de jardinage…

- Elle vous fait refaire tout le jardin non ? Depuis le début de la semaine vous y passer vos journées…

- Viens nous aider ! – le coupa Gabriel – d’ailleurs elle aimerait que tu ailles lui rendre visite…

- Les garçons ça suffit ! – intervint Kathy qui venait de rentrer dans le salon avec un plateau contenant des verres et des boissons – J’ai commandé des pizzas pour ce soir.

- Cool ! – s’enjoua Rémi en se vautrant dans le canapé à côté de sa sœur, un verre de soda à la main.

- Vous avez entendu parler du vol qu’il y a eu au musée archéologique ? – demanda leur père en allumant la télévision pour regarder les informations locales. Ses trois enfants et sa femme hochèrent la tête en guise de non.

- Qu’est-ce qu’il y a eu ?

- Je n’en sais pas plus. J’ai entendu des gens en parler devant le tribunal.

- Nous retrouvons en direct, notre envoyé spécial, devant le musée archéologique de Vicard où un cambriolage a eu lieu dans le courant de la matinée, peu de temps après l’ouverture au public. Des dizaines de personnes ont été blessées par l’éclatement d’une vitrine…

D’après des sources proches de la police, les cambrioleurs n’avaient volé qu’une seule petite boîte en bois sculptée sans qu’aucune alarme ne se déclenche.

Les enquêteurs avaient passé des heures à visionner les bandes de vidéo surveillance mais ils ne parvenaient pas à expliquer ce qui s’était passé. Sur la séquence vidéo, personne ne s’était approché de la vitrine où se trouvait la boîte mais la vitre qui la protégeait avait littéralement volé en éclat et la boîte s’était mystérieusement volatilisée.

Les jumeaux échangèrent un regard. Ils comprirent que ce larcin avait un lien avec leur nouveau monde. Kathy croisa le regard des jumeaux. Elle était devenu livide, cette boîte lui rappelait une vieille légende que sa mère lui avait conté enfant. Leur père et leur frère regardaient les images d’un air perplexe, incrédules.

- Oh ben ça alors ! – s’exclama Rémi – Des magiciens cambrioleurs !

- La magie n’est qu’illusion, chaque tour à une explication concrète et rationnelle – philosopha son père.

- Et si c’étaient des sorciers ?

Pierre éclata de rire. Les jumeaux échangèrent un regard inquiet. Kathy fixa son fils, se leva et s’emporta contre lui :

- Les sorciers, la magie et tout ce qui va avec CA N’EXISTE PAS !!! Il est grand temps que tu grandisses un peu Rémi !

La sonnette retentit :

- Ca doit être les pizzas…

Elle quitta le salon, énervée. Rémi resta stupéfait :

- Qu’est-ce qui lui prend à maman ?

- Le surmenage sûrement – le rassura son père, sans être convaincu lui-même.

Le restant de la soirée se passa sans plus d’incidents, même plutôt dans une agréable ambiance. Après le repas, les jumeaux se retrouvèrent dans la chambre d’Angélique. Depuis tout petit ils avaient pris l’habitude de discuter un peu avant de s’endormir.

- Tu crois que maman se doute de quelque chose ? Sa réaction a été étrange. J’ai eu l’impression qu’elle reconnaissait l’objet volé…J’aimerais bien savoir exactement ce qu’il s’est passé entre elle et Anna – commenta Angélique.

- Hum…on finira par le découvrir. Toi aussi tu penses que le cambriolage est l’affaire de sorciers ?

- Sûrement. Une vitre qui vole en éclat comme cela sans que personne ne s’en approche c’est quand même curieux. Comment ont-ils pu faire ?

- Peut être que certains sorciers ont le pouvoir de se rendre invisible. Ca doit être cool ce don. Il pourrait nous être utile pour masquer notre identité : s’infiltrer dans le camp adverse sans être vu ; et en plus ça nous permettrait de cacher notre secret… Angie tu m’écoutes ?

Elle était perdue dans ses pensées :

- Voler une boîte en bois ? Pourquoi ? – son frère secoua la tête – et si ça avait un lien avec Hémolias ?

- Comment ça ?

- Je ne sais pas, peut être qu’elle contenait ses pouvoirs…

- Nous en saurons certainement plus demain – il embrassa sa sœur sur la joue - Allez bonne nuit petit Ange.

La panique s’était emparée du conseil. En effet les conseillers avaient reconnu que le cambriolage était l’œuvre de sorciers malveillants et tous savaient ce que la boîte volée renfermée : l’esprit d’Alahès. Le récit d’Anna sur ce qu’il s’était passé chez Bertille n’avait fait que renforcer leurs inquiétudes. Après une longue réunion d’urgence, Igor était resté dans le bureau du Conseiller Suprême :

- Eolf ! Il faut se rendre à l’évidence, il est trop tard. Les Élus ne seront jamais prêts à temps. Alahès va sans doute renaître dans les jours qui viennent, ils ne leur manquent plus qu’un corps et ce n’est pas difficile à trouver. Il va nous falloir suivre de très prés toutes les affaires de disparitions, de fugues, d’enlèvements…

- Ne vous inquiétez pas mon cher ami. Ils seront prêt à temps, ils ont un fort potentiel, ils apprendront vite. Vous avez pu en juger par vous-même, ils vous ont réservé un accueil des plus chaleureux.

- Je pense que nous devrions immédiatement les intégrer à l’école de magie, ils pourront développer leurs pouvoirs et leurs connaissances bien plus rapidement.

- Les intégrer totalement à l’école va éveiller des soupçons sur eux. Anna et moi nous chargerons de les faire évoluer, ils intégreront l’école à mi temps, nous les ferons passer pour de futurs enseignants en formation. Je vous fais confiance pour organiser tout ceci. Est-ce que vous pourriez aller avertir le Président de la République que nous avons trouvé les Élus et que nous les préparons ? Sans lui dévoiler qui ils sont mais il faut qu’il retrouve un peu d’espoir pour ne pas semer le trouble auprès des sans-pouvoirs. Une chance pour nous que le Président actuel soit un sorcier…

Igor acquiesça et sorti du bureau, Eolf s’asseyant dans son fauteuil, enfonça sa tête entre ses mains. Il pensait tout comme son camarade, le temps allait leur manqué pour former les jumeaux mais ils n’avaient pas le choix. Les jumeaux avaient été désignés et ils devaient suivre leur destin.

Cependant Eolf devait trouver une solution. Faire absorber autant de pouvoirs par leurs organismes en si peu de temps serait quelque chose de dangereux, cela pouvait avoir plusieurs effets mais c’était pourtant la seule solution possible.

Il s’imagina Anna debout devant lui. Quelques secondes plus tard, Anna apparu dans un éclair :

- Je suis désolé de te déranger à cette heure-ci mais nous devons agir vite. Penses tu que tes petits enfants pourraient absorber tous leur pouvoir en même temps ?

- Tu n’y penses pas ! Une telle chose pourrait les tuer, leurs organismes ne sont pas habitués – Anna réfléchi un moment avant d’ajouter – Mais il est vrai que le temps nous presse…Hémolias devient de plus en plus fort et le fait que la boîte qui renferme l’esprit d’Alahès soit entre leur mains…

- Le temps qu’ils lui trouvent un corps, qu’elle reprenne ses forces et qu’elle contrôle sa nouvelle enveloppe charnelle cela nous laisse encore quelques précieux jours, peut être même une quinzaine de jours en étant optimiste. Ensuite Hémolias ne les laissera pas tranquille, il fera tout pour savoir qui ils sont. Je te confis ces deux sphères de pouvoir, donne-leur demain. Essayes aussi de les amener au Conseil au cours de la semaine prochaine afin que je leur accorde quelques pouvoirs supplémentaires.

Anna prit les sphères étincelantes qui contenaient les futurs pouvoirs de ses petits-enfants et quitta la pièce.

Le fait d’apprendre le retour imminent du plus puissant allié d’Hémolias ne lui mettait pas du baume au cœur. Elle devait se rendre à l’évidence que les jumeaux - et le monde entier, sorcier ou non – allaient connaître des heures sombres.

Annotations

Recommandations

OD'UN

Je commençais à blaguer quand mon regard s'est posé plus attentivement sur le tableau. Il y a une émanation vaporeuse de ces montagnes rocheuses, une lumière particulière, un coin de paradis comme il devrait y avoir sur toute la Terre. Nettoyons-là, par respect de ces beautés.
2
1
0
0
jean-paul vialard

Tu vois, il faudrait dire le tout du monde en quelques mots. Le tout. Autrement dit toi, moi, les autres, les paysages, les rides de  terre, le miroir de l’eau, la face de platine qui regarde le ciel, l’émotion, là, au creux du ventre. Il faudrait dire le rare de l’aube, l’immobile ligne du silence, les maisons blanches au loin, leurs yeux fermés - des hommes et des femmes y dorment, pliés sur la graine de leur sommeil -, le vent qui habite quelque creux, peut-être le corps d’une carpe enfouie sous le dais immensément liquide. Tu vois, il faudrait être ici au bord de l’étang où vibre la lumière, plus bas sur la côte, peut-être dans une anse marine. Il y aurait une grande bâtisse blanche nommée « La Amistad », des barques de pêche, des filets étendus sur des plages de galets, de vieux messieurs vêtus de noir sous les bouquets des arbres. Il faudrait encore poursuivre sa course folle, quelque part vers les pôles ou sous l’horizon de l’équateur. Puis revenir ici, ne pas bouger, surtout ne rien dire et attendre que les images viennent, corolles qui déplieraient lentement leur douceur dans l’immuable du temps.
4
7
0
5
Laura Trouillot
Le mensonge est quelque chose que les gens trouvent facile. Mais mentir peut avoir aussi des conséquences désastreuses sur l'avenir du monde entier...
Comment est-ce que l'on peut se remettre lorsque l'on apprends que notre vie entière est un mensonge ? Comment peut-on mentir et manipuler à ce point ?

M & B vont vous expliquer comment, et surtout pourquoi, leurs vies à basculer du jour au lendemain à cause d'un tout petit mensonge...


Copyright © 2018

Ce livre est une fiction entièrement écrit par mes soins. Les personnages principaux sont des inspirations avec des personnes réelles. Je mettrais tout dans la description. Tout ce que j'utilise sera utilisée en fonction fictives. ( je mélange plusieurs de mes anciennes fictions pour plus de contenus)
© Par propriété exclusive de l'auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites ; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle.
0
0
0
15

Vous aimez lire MF JEANLAT ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0