Les gens du voyage - Papa.

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Gens du voyage – Papa.

Note : N’ayant pas d’inspiration en ce moment, j’ai demandé à plusieurs personnes de mon entourage de me donner chacune une phrase, et un groupe nominal. A partir de ça, je vais écrire des histoires dont le titre sera le groupe nominal de chacun. A chaque écrit, je devrais placer la phrase donnée. Le groupe nominal et la phrase pouvant n’avoir aucun lien, l’histoire doit, elle, avoir un sens.

Je continu avec mon Papa.

Groupe nominal – Titre : Gens du voyage.

Phrase : Tu es belle.

Gens du voyage :

Je lis tranquillement un livre quand un poids viens s’affaler brutalement sur mes épaules.

« Eh les enfants, allez-y doucement. Je sais que je ne suis pas en sucre mais quand même ! 

- Papa ! Avec Mathis on se posait une question !

- Dites-moi, c’est quoi votre question ?

- Comment vous vous êtes rencontrés avec Maman ? »

Aaaaah, c’est une très belle histoire ça ! Et si ça peut les tenir en place cinq minutes, je ne dis pas non.

« Vous voulez que je vous raconte ?

- Ouiiiiii !

- Très bien, asseyez-vous. »

Et je commence mon récit comme n’importe quel narrateur : Tout commence à l’époque où j’étais adolescent. Je devais avoir environ 16 ans, et maman en avait 15.

« Wah c’était il y a longtemps ! »

Allez hop, prend ça le vieux ! Non mais je vous prie, je ne suis pas si vieux que ça en plus. Je me contente de sourire à Maelle. Ce n’est pas méchant venant d’une enfant, c’est sincère. Je ne sais pas si c’est mieux d’ailleurs ahah. Enfin bon, passons. Je me promenais en ville avec des amis, et on est passés devant un grand terrain vague, où il y avait tous pleins de camping-car et de caravanes. Ce terrain vague se situait juste à côté d’une zone commerciale, donc je passais souvent là en voiture. Et que ce soit en voiture ou à pied avec des amis, je voyais très souvent une jeune fille dehors, en train de lire, de jouer avec d’autres ados, ou entrain de dormir sur un transat.

« C’est maman !

- Mais dis donc, tu veux spoiler mon histoire ou quoi ? »

On rigole et je continue : Je la trouvais très jolie, et elle portait beaucoup de robes, ça lui allait très bien. C’est vrai qu’elle me plaisait, mais moi j’étais timide, je n’osais pas aller la voir, alors j’ai attendu très longtemps avant de me lancer.

« Combien de temps ?

- Oh, je ne sais pas. Environs un ou deux mois.

- D’accord. »

C’est Papy qui m’a encouragé à y aller. Un jour j’étais à table et je pensais à elle. Papy a vu que j’étais pensif et il m’a demandé si je pensais à une fille. J’ai rougi en lui disant que oui, mais que je n’arrivais pas à lui parler car j’avais peur qu’elle ne m’aime pas. Alors il m’a dit que si je ne tentais pas, je ne saurais jamais si c’était réciproque.

« C’est quoi réciproque ?

- Hum, c’est quand toi tu éprouves quelque chose envers quelqu’un, et que l’autre éprouve la même chose envers toi.

- Et éprouver quelque chose c’est quand on ressent des trucs pour quelqu’un.

- Oui voilà c’est ça ! »

Alors le lendemain j’ai pris mon courage à deux mains et je suis allé sur ce terrain vague pour la voir. Les gens du terrain vague, ce sont des gens du voyage. Ils bougeaient beaucoup. Et moi je suis un sédentaire, c’est-à-dire que je ne voyage pas tout le temps, le long de l’année j’ai une maison fixe dans laquelle je reste. Et quand je suis allé la voir, les gens me regardaient bizarrement car ils n’ont pas l’habitude que des sédentaires viennent les voir. Je me suis approché de Maman, sous le regard de son père pas très rassuré.

« Et tu lui as dit quoi ?

- Je lui ai dit : Tu es belle.

- C’est tout ? Après vous êtes ensemble ?

- Noooon ! Ça ne se fait pas comme ça ahah. Mais ça lui a fait beaucoup plaisir, et on a discuté. Ensuite on s’est revus presque tous les jours, et elle est venue dans mon lycée. Puis un jour on s’est mis ensemble, et on a eu deux enfants, des petits monstres !

- Eh ! C’est même pas vrai on est pas des monstres !

- Ah bon ? Je croyais moi ! »

Mathis réplique en disant qu’ils sont très sages, ce que je ne peux pas contester, c’est vrai. Mais ils ont beaucoup d’énergie, infatigables ces gosses j’vous jure ! Alors, la morale de l’histoire ?

« C’est qu’il faut pas avoir peur d’aller dire à Maman qu’on l’aime !

- Ahah, oui voilà. »

Et ils sont partis en courant voir leur mère pour leur dire qu’ils l’aimaient.


Pour Papa.

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