Final

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Le jour avait finit par se lever, Marcel était toujours en vie, blessé, mais en vie. Un bruit le réveilla, lourd, suivit d'une porte qui se ferma d'un claquement métallique.

  • Merci et à ce soir. Surtout n'oublies pas mon fenouil ! s'exclama l'objet de ses fantasmes à l'encontre de l'humain qui venait de la déposer délicatement.

Marcel ne savait pas quoi faire, devait-il sortir avant qu'elle ne tombe sur lui, ou encore devait-il faire semblant de dormir ? Il était perdu, ce n'était pourtant pas l'imagination qui lui avait manqué à l'époque où il échaffaudait mille et un stratagèmes pour la rencontrer.

Il patienta un peu, le temps que l'humain pataud s'en aille. Il redressa ses moustaches autant que possible, sa course effrénée ayant âbimé laissée quelques traces. Marcel prit son courage entre deux pattes et sortit de sa cachette. L'astre jaune l'aveugla autant que la beauté de son hôtesse.

De près, elle était encore plus désirable. Ses oreilles tombaient négligemment devant ses yeux bleu et sa volumineuse crinière rousse mettait magnifiquement en valeur son petit minois.

Elle le vit. Sa stupéfaction fut telle qu'elle en perdit le brin de foin qu'elle était en train de déguster. Marcel tenta gauchement de paraître séduisant en bombant le poitrail, en vain. La jolie lapine restait figée par cette rencontre inattendue.

  • Bonjour... dit-il, incertain de la conduite à tenir. Je m'appelle Marcel, je suis ton voisin, enfin je l'étais. Je vivais à la lisière, parmis les racines de ce chêne, dit-il tout en montrant de son oreille valide la direction. Cela fait des lunes que je désire te rencontrer, quel est ton nom ?
  • Plume, répondit-elle toute timide. Que faites-vous dans mon parc ?
  • Je me suis réfugié, j'ai été pourchassé par une bête sauvage dans la nuit ! Ton parc était ouvert et je m'y suis engoufré laissant le chasseur sur sa faim.

Marcel lui fit un récit épique de sa mésaventure nocturne, il se représenta comme une héro. Plume tapait inconsciemment de la patte, la peur l'ayant conquise. Néanmois, de l'admiration émanait de son regard, elle était conquise par ce beau mâle.

Ils firent connaissance ainsi plusieurs jours durant et Marcel pu enfin concrétiser son amour avec Plume. Ils étaient heureux, le jeune coupla partageaient les rations de la jeune lapine, c'était juste, mais l'amour les nourrissait tout autant.

L'humain venait la mettre à l'abri, tous les soirs, peu avant la tombée de la nuit. Pendant que sa moitiée dormait au chaud, Marcel rêvait de leur avenir à deux ou plus ... Jusqu'au jour où elle revint un matin, très faible. Inquiet, Marcel vint la voir, son adorable petit nez était rouge. Le jeune garenne, sentit l'odeur caractérisque du sang. Plume avait été contaminée par le mal, le même que celui dont fut victime son frère quelques semaines plutôt.

Plume mourrut, quelques heures plus tard, emportant avec elle leurs lapereaux à naître...

" Cette année là, un nombre incalculable de lapins sauvages et domestiques furent victimes du nouveau virus VHD 2. Cette maladie est mortelle à presque cent pour cent des cas, à moins que le lapin soit vacciné. Ce virus est véhiculé par les lapins sauvages. Marcel était porteur sain, il a donc ainsi tué indirectement sa bien aimée. Les vaccins sont imoprtants, pensez-y !"

Fin

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