Chapitre 40

23 minutes de lecture

Note de l'auteur : avec ce quarantième chapitre s'achève le premier livre de "In Love". Je remercie tous mes lecteurs d'avoir suivi cette histoire jusqu'au bout, en particulier iphigenia pour ses nombreux commentaires ! J'espère que les aventures de Lisa vous ont plu et vous donneront envie de lire le second (et dernier) livre de la saga, dont la publication devrait commencer pour les vacances de Noël. D'ici là, portez-vous bien ! :)

________________________________________________________________________________________________________


Le concert du Jimmy Jam Band dura près d’une heure, le temps pour Astrid de raconter en détails les trois semaines qu’elle venait de passer à Hawaï à faire de la randonnée, du surf et du farniente sur la plage. Lisa, qui n’avait pas autant de choses à dire de ses propres vacances, se contentait d’écouter en silence, tout en sirotant son frappuccino et en grignotant les cookies aux Smarties qu’elle avait commandés par gourmandise. A bien y réfléchir, l’événement marquant de son été à Greentown serait sans doute le court moment où elle avait aperçu M. Bates parmi le public du Pink Panther Orchestra...

- Déjà six heures ? s’exclama Astrid, alors que le dernier morceau du Jimmy Jam Band s’achevait sous un tonnerre d’applaudissements et qu’elle consultait son téléphone portable. On ne va pas tarder à y aller, déclara-t-elle en se tournant vers Kevin. On doit être de retour à la maison pour sept heures. Mes parents nous attendent pour qu’on aille fêter ensemble l’anniversaire de mon père au restaurant.

- Très bien, dans ce cas, je vais rentrer aussi, répondit Lisa en imitant ses amis qui se levaient de table.

- L’arrêt de bus le plus proche est celui en face du bowling, informa Kevin. Si on se dépêche un peu, on devrait pouvoir y être d’ici dix minutes, pile avant l’arrivée du prochain bus pour Mill Spring.

Lisa, qui n’avait aucune idée de l’heure à laquelle passait son bus à cet arrêt, se borna à suivre ses camarades. Ils se frayèrent tant bien que mal un chemin parmi les passants en goguette, durent jouer des coudes au milieu d’un attroupement de spectateurs qui acclamaient un groupe de jazz-rock, et arrivèrent sur le parking du bowling juste au moment où un bus dépassait le poteau marquant l’arrêt.

- Ouf ! Ce n’était pas le nôtre ! s’exclama Kevin, qui venait d’avoir une petite frayeur.

- Non, c’était le mien…, compléta Lisa en regardant d’un air blasé le bus qui s’éloignait sur la route et qui portait l’inscription « Clayton », écrite en lettres lumineuses orange.

- Vas-y ! Si tu cours vite, tu devrais pouvoir le rattraper ! l’encouragea Astrid.

Mais Lisa, qui n’était pas une grande sportive, ne se sentait pas la motivation de piquer un sprint. Surtout pas après avoir bu un grand verre de frappuccino et s’être empiffrée de cookies...

- Bof, tant pis, fit-elle. J’attendrai le suivant…

En rejoignant l’arrêt de bus, elle s’aperçut alors avec horreur que le prochain bus pour Clayton ne passait pas avant sept heures et demi.

- Encore une heure vingt à attendre ! lança Astrid en rigolant. Eh oui, c’est ça d’habiter dans un trou paumé !

- On ne peut pas dire non plus que Mill Spring soit le centre du monde…, rétorqua Lisa.

- Non, mais au moins le bus pour Mill Spring passe un peu plus souvent ! Tiens, d’ailleurs, le voilà qui arrive !

- Salut Lisa ! A la prochaine ! s’exclama Kevin, avant de s’approcher du car qui venait de s’arrêter devant lui.

Lisa enrageait. Il ne lui restait plus qu’à prendre son mal en patience et trouver le moyen de tuer le temps jusqu’à sept heures et demi. Elle songea brièvement à appeler sa mère pour lui demander si elle pouvait venir la chercher en voiture, mais elle se dit que cela ne ferait que l’embêter, compte tenu des difficultés de circulation pour entrer dans Greentown : la plupart des rues étaient fermées aux voitures pour accueillir les festivités, et les quelques avenues qui n’étaient pas coupées étaient embouteillées par les véhicules, qui continuaient d’affluer dans la ville et essayaient de se garer.

Même si Lisa avait un peu de mal à l’admettre, son dernier espoir était Joey. Le garçon devait encore être au Cocoon, à cette heure-là. Avec un peu de chance, le dernier concert des Midnight Owls touchait à sa fin, et Joey n’allait pas tarder à remballer et à reprendre sa voiture pour rentrer à Clayton. Lui qui avait passé les quatre derniers mois de l’année scolaire à faire du covoiturage avec Lisa, cela ne le dérangerait sûrement pas de la dépanner.

Lisa tenta le tout pour le tout et envoya un SMS à Joey pour lui demander s’il était toujours en ville, et, si oui, s’il pouvait la ramener en voiture jusqu’à Clayton. Hélas, au bout de dix minutes d’attente insoutenable, le garçon lui répondit qu’il ne pouvait pas la raccompagner de sitôt, car son frère et sa bande avaient prévu un ultime concert à sept heures, et il comptait ensuite fêter avec eux la fin du Green Jazz Festival en passant le restant de la soirée au Cocoon.

Déçue, Lisa rangea son téléphone portable dans son sac à bandoulière et se mit à errer dans la rue comme une âme en peine. Instinctivement, elle commença à suivre à pied le chemin que prenait le bus pour aller à Clayton. Loin d’elle l’idée de rentrer chez elle en marchant – cela lui aurait pris plus de deux heures – mais elle se disait qu’au moins elle se rapprochait un peu plus de sa destination.

Elle se rappela alors que l’un des arrêts desservis par son bus après celui du bowling était celui du lycée Lincoln. Et si elle allait y faire un tour, pour passer le temps ? Bien sûr, elle savait que le lycée était fermé pendant les vacances, mais elle avait une étrange envie de le revoir… Un peu comme l’envie qu’elle avait eue de revoir M. Bates…

Ses pas la menèrent jusqu’à l’avenue Lincoln, encombrée de voitures qui cherchaient à se rapprocher du centre ville. Sans surprise, le parking du lycée était plein. Lisa consulta les horaires de bus affichés à l’arrêt et réalisa qu’il lui restait encore cinquante minutes à attendre… Cinquante minutes à flâner autour du lycée en se remémorant tous les bons moments qu’elle y avait vécus durant son année de première... Et dire que les grands murs blancs, austères et froids de cet établissement l’avaient toujours intimidée lorsqu’elle était petite... Il lui arrivait souvent de passer devant avec sa mère quand celle-ci l’emmenait en voiture au centre ville. Jamais alors elle ne se serait doutée qu’elle rencontrerait l’amour entre ces murs... Encore moins qu’elle tomberait amoureuse d’un prof de maths du nom de Harold Bates... Elle pouvait d’ailleurs apercevoir les fenêtres de sa salle de cours, au rez-de-chaussée de l’aile ouest. Combien de leçons mémorables avaient eu lieu dans cette classe !

La jeune fille continua de longer les grilles du lycée jusqu’à arriver devant le portail principal. Celui-ci était fermé, et elle dut se contenter d’observer la façade d’entrée du lycée à travers les barreaux du portail. Le drapeau américain flottait en haut d’un mât planté au beau milieu de l’allée centrale de la cour. Il était à la même hauteur que l’inscription « Lincoln High School », gravée en lettres majuscules en haut du frontispice, au-dessus des portes d’entrée de l’établissement. Lisa regarda ces portes avec des yeux brillant de nostalgie. Encore un peu plus d’un mois à attendre, et elle pourrait à nouveau les franchir !

Elle poussa sa promenade jusqu’au gymnase, dont l’entrée lui rappela ce merveilleux moment qu’elle avait passé avec M. Bates, lors du bal d’hiver de l’année dernière. Là, sur la dernière marche du perron, il s’était assis à côté d’elle, et tous les deux avaient commencé à faire plus ample connaissance. C’était ce soir-là qu’elle avait découvert qu’il avait fait ses études à Harvard, et qu’il l’avait encouragée à viser elle aussi une grande université. Sans lui, elle n’aurait jamais trouvé la motivation pour passer tous ces examens et les réussir avec autant de succès. Il lui tardait de le revoir en septembre pour lui annoncer les notes qu’elle avait eues au SAT et à l’ACT.

Lisa jugea inutile de continuer sa marche jusqu’au stade, car celui-ci ne revêtait que peu d’intérêt pour elle. Aussi décida-t-elle de revenir sur ses pas pour aller s’asseoir à l’arrêt de bus. Il n’était que sept heures, mais elle avait besoin de reposer ses jambes, et elle préférait prendre suffisamment d’avance pour être sûre de ne pas rater son bus cette fois-ci. Seule sur son banc, elle sortit son smartphone de son sac, y brancha son casque audio, plaça ses écouteurs contre ses oreilles, puis sélectionna Aquarius dans sa playlist de Within Temptation.

Elle poussa alors un soupir de soulagement, heureuse d’entendre enfin du metal, après avoir passé une après-midi entière à n’écouter que du jazz. Elle avait l’impression de se ressourcer, de retrouver enfin son élément, comme une étoile de mer restée trop longtemps au soleil et qui fêtait avec joie le retour de la marée haute.

Tout en regardant les voitures passer dans l’avenue Lincoln, Lisa savourait avec extase les riffs puissants des guitares et la voix aérienne de la chanteuse. Elle était tellement captivée par sa musique qu’elle remarqua à peine la Mini Cooper noire au toit blanc qui s’arrêta devant elle. Lorsqu’elle s’aperçut que la vitre du côté passager commençait à se baisser, elle fronça les sourcils, se demandant d’un air contrarié ce que le conducteur lui voulait… Encore un qui s’était perdu et souhaitait lui demander son chemin ? S’il avait l’intention de se rendre au Green Jazz Festival, il n’allait clairement pas dans le bon sens !

Pestant contre cet inconnu qui venait la déranger au beau milieu de son morceau préféré de Within Temptation, Lisa retira son casque audio et se pencha en avant pour tenter de voir qui était au volant.

Elle crut alors faire une crise cardiaque.

- Bonsoir Lisa, dit M. Bates. Tu vas quelque part ?

La jeune fille ouvrit grand la bouche de stupéfaction et cligna plusieurs fois des yeux pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas.

- M. Bates ? s’exclama-t-elle d’un air ahuri.

Elle fut à deux doigts de lui demander ce qu’il faisait là, mais elle réalisa soudain qu’il devait rentrer du festival, puisqu’elle l’y avait croisé quelques heures plus tôt.

- Tu attends le bus ? s’enquit l’enseignant.

- Ah… Euh… Oui… Je… Je rentre chez moi, à Clayton…

- Si tu veux, je peux te déposer.

Lisa eut du mal à croire ce qu’elle venait d’entendre. Jamais dans ses rêves les plus fous elle n’aurait imaginé que M. Bates prononcerait un jour ces paroles.

- Vous… Vous allez à Clayton ? bégaya la jeune fille.

- Non, mais ça ne me dérange pas de faire un détour, si ça peut te dépanner. 

- Vous êtes sûr ? Mon bus ne passe que dans une demi-heure, vous savez, je peux continuer à l’attendre… 

- C’est toi qui vois…, fit M. Bates, qui ne voulait sans doute pas lui forcer la main.

A ces mots, Lisa comprit alors que son choix était déjà fait : une occasion pareille ne se présenterait pas une seconde fois. Elle n’allait tout de même pas la laisser filer !

- C’est d’accord ! s’exclama-t-elle avec un grand sourire, avant de quitter son banc et de s’approcher de la voiture de M. Bates.

Elle jeta un coup d’œil furtif à droite et à gauche pour s’assurer que personne de sa connaissance ne la voyait, puis posa sa main sur la poignée de la portière et l’ouvrit.

- Vous êtes sûr que ça ne vous dérange pas ? demanda-t-elle à nouveau d’un air un peu coupable.

- Pas du tout ! Vas-y, monte, installe-toi !

Lisa ne se fit pas prier. Elle prit place sur le siège passager, referma la portière et attacha sa ceinture. M. Bates, de son côté, vérifia qu’aucun véhicule n’arrivait derrière lui, puis engagea sa Mini Cooper sur la chaussée et reprit la route.

- Vous connaissez le chemin pour y aller ? s’enquit la jeune fille.

- Pour aller jusqu’à Clayton, oui. Après, pour aller jusqu’à chez toi, il faudra que tu me guides.

- Pas de problème ! répondit Lisa, qui se réjouissait déjà à l’idée de montrer à son prof où elle habitait.

Elle était assise si près de lui, dans cette petite auto, qu’elle se sentait légèrement intimidée. Gardant les yeux fixés sur la route devant elle, elle essayait de réaliser ce qui lui arrivait… M. Bates la raccompagnait chez elle en voiture ! Elle qui s’était sentie comblée d’avoir pu l’apercevoir ne serait-ce que quelques instants au festival... Que dire de ce qu’elle était en train de vivre ? Elle était aux anges ! Son cœur tambourinait à tout rompre dans sa poitrine, et elle évitait de regarder M. Bates, de peur de ne plus réussir à contenir son émotion.

Un prof qui ramenait une élève chez elle en voiture… Ce n’était pas commun ! C’était même plutôt dangereux... Mais en cette période de vacances, n’était-ce pas une liberté que M. Bates pouvait se permettre, sans risquer d’avoir des ennuis ?

Lisa, elle, avait une confiance aveugle en cet homme. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle elle n’avait pas hésité bien longtemps avant de monter dans sa voiture. Elle savait qu’il ne lui ferait aucun mal et qu’il agissait par pure gentillesse, sans aucune arrière-pensée. Bien sûr, elle restait consciente qu’elle pouvait tout à fait se tromper – après tout, elle ne le connaissait pas si bien que ça – et que le risque qu’elle soit montée dans la voiture d’un psychopathe n’était pas à écarter. Peut-être allait-il d’ailleurs la conduire dans un sous-bois perdu et abuser d’elle, avant de l’étrangler et de la couper en rondelles ? Lisa considéra cette éventualité d’un air songeur… Certes, elle ne se serait sûrement pas laissé étrangler, encore moins couper en rondelles, mais pour ce qui était de se laisser abuser par M. Bates… Cela ne lui aurait peut-être pas déplu !

- Alors comme ça, même pendant les vacances, tu attends le bus à l’arrêt du lycée ? s’exclama l’enseignant, tirant brutalement Lisa de ses pensées impies.

- Ah, euh… Oui, c’est surtout une question d’habitude…, répondit la jeune fille, qui crut bon de ne pas avouer à son prof à quel point elle s’ennuyait du lycée.

- Tu es allée faire un tour au festival ? 

- Oui, j’y ai passé l’après-midi avec des amis… Et vous ? demanda Lisa, même si elle connaissait déjà la réponse.

- Moi aussi, j’y suis resté quelques heures. J’ai été surpris de voir autant de monde... C’est comme ça chaque année ?

- J’imagine que oui… A vrai dire, c’est la première fois que j’y vais... 

- Vraiment ? s’étonna M. Bates. Mais pourtant tu habites à côté !

- En fait, ce n’est qu’il y a peu de temps que j’ai commencé à m’intéresser au jazz, expliqua Lisa, sans préciser à M. Bates qu’il était justement la raison pour laquelle elle avait développé un tel intérêt. Je ne m’y connais pas encore très bien, mais ce festival m’a permis de découvrir pas mal de groupes sympas… 

- Lesquels, par exemple ?

- Hmmm…, fit Lisa d’un air pensif. Je dirais que le concert que j’ai le plus aimé, c’est celui des Midnight Owls. Ils se produisaient devant le Pass’Port jeudi après-midi…

- Ah oui, je me souviens de les y avoir vus ! s’exclama M. Bates. Je ne connaissais pas ce groupe avant, et ç’a été pour moi une très belle découverte !

- Pour moi aussi ! J’espère qu’ils reviendront au festival l’année prochaine !

Ce qu’elle espérait surtout, c’était que M. Bates serait d’accord pour y retourner avec elle. Dans un an, elle ne serait plus son élève, elle ne serait même plus au lycée. Elle pourrait dès lors se permettre de lui demander s’il voulait bien l’accompagner au Green Jazz Festival, ne serait-ce que pour y passer ensemble un après-midi. En attendant, elle préférait ne rien lui révéler de ses projets secrets, et profiter plutôt de l’instant présent. Ce n’était pas tous les jours qu’elle avait le privilège de se faire raccompagner en voiture par son prof de maths !

L’intérieur de sa Mini Cooper était d’une propreté impeccable. Rien à voir avec la Fiat 500 de Joey, dans laquelle traînaient toujours des emballages de barres chocolatées, des cannettes de soda vides, ou même des copies de cours. Ici, Lisa pouvait enfin poser ses pieds sans risquer de marcher sur quelque chose. Elle appréciait également la façon dont M. Bates conduisait : ni trop vite, ni trop lentement, en respectant consciencieusement les stops et les feux rouges, les priorités à droite et les cédez-le-passage. Sa conduite était souple et fluide, sans à-coups, ce qui témoignait certainement de ses longues années de pratique. Lisa espérait qu’un jour elle saurait conduire de la même manière… Même si, pour cela, il lui faudrait déjà avoir le permis. A bien y réfléchir, elle se félicitait de ne toujours pas l’avoir passé : si elle l’avait fait – et si elle avait eu une voiture –, elle n’aurait pas été obligée d’attendre le bus pour rentrer chez elle ce soir, et elle n’aurait jamais eu la chance de se faire ramener par M. Bates.

- En tout cas, je ne m’attendais pas à vous croiser à Greentown, dit-elle sur le ton de la conversation. La plupart des gens que je connais ici partent en général très loin pendant les vacances d’été…

- En fait, je pars demain matin, répondit M. Bates avec un sourire. Comme mon avion décolle d’Oakland à huit heures, je ne voudrais pas me coucher trop tard… C’est pour ça que j’ai préféré ne pas rester trop longtemps au festival, ce soir.

- Oh ! Et vous partez où ?

- A Paris.

- Waouh ! s’exclama Lisa, qui en resta bouche bée. Quelle chance !

Paris... La ville des amoureux ! Elle aurait rêvé que M. Bates l’y emmène avec lui. Mais peut-être y allait-il déjà avec quelqu’un d’autre ? Lisa n’osa lui poser la question, et lui demanda à la place :

- Vous y restez combien de temps ? 

- Une semaine… J’espère que ce sera suffisant pour voir tout ce que j’ai prévu de voir… C’est la première fois que j’y vais. 

- Je n’y suis jamais allée non plus, mais je suis sûre que vous allez vous y plaire ! Personnellement, j’adorerais monter tout en haut de la Tour Eiffel pour admirer la vue !

- Haha ! C’est déjà sur ma liste de choses à faire ! confirma M. Bates. Et toi, alors ? Pas de voyage de prévu, pour ces vacances ? A moins que tu ne sois déjà partie ?

- Oh, non, ça ne risque pas…, soupira Lisa. D’habitude, je ne quitte jamais la Californie pendant les grandes vacances… Ma mère préfère toujours rester à la maison pendant ses congés, alors je n’ai pas vraiment le choix… J’espère juste qu’elle sera d’accord pour m’accompagner jusqu’à Boston le mois prochain et visiter le MIT avec moi… Mais pour cela, il faut d’abord que j’arrive à la convaincre, et ce n’est pas gagné… Les billets d’avion coûtent tellement cher…

- Ne t’en fais pas trop pour ça, la rassura M. Bates. Tu sais, ce n’est pas si grave si tu n’as pas l’occasion de visiter l’université dans laquelle tu veux aller l’année prochaine. Ce n’est pas ça qui t’empêchera d’y être admise.

- Vraiment ? s’étonna Lisa. Pourtant, la plupart des lycéens profitent de leurs vacances d’été pour faire la tournée des universités auxquelles ils veulent postuler… Je pensais que c’était un prérequis pour pouvoir y entrer…

- Pas du tout, la détrompa l’enseignant. Bien sûr, il est toujours bon de chercher à établir un premier contact avec l’université qui t’intéresse et de voir concrètement à quoi elle ressemble, mais si tu ne peux vraiment pas t’y rendre – pour des raisons de distance, de coût de transport ou que sais-je encore – cela ne devrait en aucun cas te pénaliser dans ta candidature…

Lisa, qui se sentait soulagée par les explications de M. Bates, se tourna vers lui pour l’observer d’un air reconnaissant. Cet homme avait vraiment un don pour la réconforter. Avec lui, même ses doutes les plus tenaces finissaient par disparaître. Elle aurait voulu le remercier, mais il semblait tellement concentré par la route qu’elle se contenta de le regarder en silence. Laissant promener ses yeux sur le col ouvert de sa chemise, dont il avait défait les deux premiers boutons, elle remarqua que le haut de sa poitrine était totalement imberbe, ce qui n’était pas sans lui déplaire. Elle était si proche de lui qu’elle pouvait sentir son parfum, si délicat et pourtant si enivrant… Une odeur suave, fruitée et boisée, qui émanait vraisemblablement de son cou, dont elle pouvait admirer la peau blanche et délicate, jusqu’au moindre pore...

Lisa reporta subitement son attention sur la route pour ne pas se laisser griser. Ils avaient quitté la banlieue de Greentown et roulaient désormais en rase campagne, au milieu des champs de maïs et de blé. M. Bates reprit la discussion en demandant à Lisa ce qu’elle faisait de beau durant ses vacances, et la jeune fille se fit un plaisir de lui détailler les activités auxquelles elle s’adonnait pour occuper son temps libre : balades dans la nature, guitare, photographie, lecture…

- Qu’est-ce que tu lis, en ce moment ? s’enquit l’enseignant.

- Je me suis replongée dans la série des Harry Potter, répondit Lisa. Pour l’instant, j’en suis au troisième tome : Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban.

- Ah ! J’ai cru voir que J.K. Rowling avait sorti un nouveau tome, récemment : Harry Potter et l’Enfant maudit. Est-ce que tu l’as lu aussi ?

- Oui, mais il s’agit en fait d’une pièce de théâtre, et pas d’un vrai roman, ce qui m’a un peu laissée dubitative… J’avoue que j’ai eu du mal à m’accrocher à l’histoire… Pour moi, ce bouquin ne fait pas vraiment partie de la saga Harry Potter.

- Si tu le dis… J’avoue que je n’ai lu aucun des Harry Potter. J’ai dû voir le premier film à la télé, un soir, mais c’est tout… 

- Qu’est-ce que vous lisez comme bouquins ? questionna Lisa à son tour. A part des bouquins de maths, bien sûr !

- Hahaha ! Non, heureusement, je ne lis pas que des bouquins de maths ! Je lis beaucoup de science-fiction et de romans d’anticipation… Des séries comme Dune de Frank Herbert, ou Fondation d’Isaac Asimov. En ce moment, je relis Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick. C’est une uchronie dans laquelle l’Allemagne nazie et le Japon remportent la Seconde guerre mondiale et se partagent les Etats-Unis.

- L’histoire m’a l’air très intéressante, commenta Lisa, qui prit soin de mémoriser le nom du bouquin pour chercher à se le procurer.

- Ils en ont fait une série télévisée, mais je te conseille de commencer par le livre. Il y a beaucoup de différences entre les deux, notamment au niveau des personnages, et tu risques d’être déçue par le roman si tu regardes la série en premier…

- C’est noté ! acquiesça la jeune fille, enchantée par les conseils de son prof.

Les trente minutes de route jusqu’à Clayton passèrent comme un éclair pour Lisa. Lorsque le panneau marquant l’entrée de son village apparut sur le bord de la chaussée, elle eut comme un pincement au cœur à l’idée qu’elle allait à nouveau devoir se séparer de M. Bates. Ce dernier venait de réduire son allure et se penchait en avant comme pour mieux analyser la situation devant lui.

- C’est là que je vais avoir besoin de ton aide, déclara-t-il. Je dois continuer tout droit ou bien tourner quelque part ?

- Ce sera la prochaine à droite, répondit Lisa, qui sentait son cœur s’emballer de plus belle à la pensée que M. Bates allait bientôt découvrir sa maison.

Le chemin jusqu’à chez elle était un vrai labyrinthe. Après avoir tourné à droite, comme Lisa le lui avait indiqué, l’enseignant dut ensuite tourner à gauche, puis encore à gauche, et enfin à droite. Il arriva ainsi dans une impasse, au bout de laquelle se dressait la maison de Lisa et de sa mère : un pavillon d’un étage, à la façade jaune pale, qui donnait sur un jardin rempli de fleurs et d’arbustes.

- Et voilà ! s’exclama la jeune fille. C’est ici !

M. Bates gara sa Mini Cooper juste devant le perron et coupa le moteur.

- Vous voulez venir boire un verre à la maison ? lui proposa Lisa pour le remercier. Je pense que ma mère sera ravie de vous revoir !

- Non, non, ça va aller, merci. Je ne voudrais pas rentrer trop tard chez moi… Il me reste encore ma valise à préparer pour mon voyage de demain.

- Ah, c’est vrai…, fit Lisa, un brin déçue de ne pas avoir réussi à retenir M. Bates un peu plus longtemps – au moins, elle avait essayé. Merci beaucoup de m’avoir raccompagnée, en tout cas ! C’est vraiment très gentil de votre part.

- Mais je t’en prie. Ça m’a fait plaisir de pouvoir te rendre service.

Lisa détacha sa ceinture à contre-cœur, ouvrit sa portière, puis se tourna une dernière fois vers M. Bates pour lui dire au revoir.

- Profitez bien de votre séjour à Paris ! lui souhaita-t-elle avec un aimable sourire.

- Je n’y manquerai pas ! lui répondit l’enseignant d’une voix joviale. Bonne fin de vacances !

Sur ce, la jeune fille descendit de voiture et referma la portière derrière elle. M. Bates redémarra le moteur, et la Mini Cooper noire au toit blanc fit demi-tour dans la rue pour repartir par où elle était arrivée. Lisa la regarda s’éloigner d’un air attendri, en prenant soin de noter dans sa tête le numéro de sa plaque d’immatriculation : X3N 2R9.

Son cœur continuait de battre la chamade lorsqu’elle poussa la porte d’entrée de sa maison. Elle était encore sous le coup de l’émotion, mais elle s’efforçait de se calmer, pour éviter que sa mère ne se pose des questions en la voyant.

- C’est moi ! annonça-t-elle, avant de se diriger vers la cuisine.

Amanda Thompson s’y trouvait justement, déjà occupée à préparer le dîner en épluchant des courgettes, pendant qu’une tarte cuisait dans le four en répandant dans la cuisine une délicieuse odeur de pêches. A la vue de sa fille, elle reposa son couteau et sa courgette sur la planche à découper, et lui demanda sans préambule :

- Qui c’était ?

Les joues de Lisa se gonflèrent comme celles d’un hamster, mais elle ne parvint pas à retenir sa joie plus d’une demi-seconde, et elle se mit à exploser de rire. Amanda haussa les sourcils d’étonnement.

- Je ne sais pas qui c’était, mais il avait l’air drôle, en tout cas…, constata-t-elle avec une pointe d’agacement dans la voix.

Ces mots ne firent qu’accentuer l’hilarité de Lisa. C’était plus fort qu’elle ! Elle ne pouvait s’empêcher de rire à l’idée de ce qui venait de se passer : son prof de maths l’avait ramenée en voiture depuis le lycée et déposée chez elle juste devant la fenêtre de la cuisine ! Sa mère, qui était aux premières loges, avait évidemment dû être surprise de voir Lisa sortir de cette mystérieuse Mini Cooper, d’autant plus qu’elle n’avait manifestement pas réussi à identifier son conducteur.

- Tu ne le croiras jamais…, parvint enfin à articuler Lisa, malgré son fou rire. C’était…

- C’était ? s’impatienta Amanda.

- C’était M. Bates ! s’écria Lisa, avant d’éclater à nouveau de rire comme une hystérique.

- M. Bates ? répéta sa mère en fronçant les sourcils. Ton prof de maths ?

- Oui ! répondit la jeune fille d’une voix suraiguë.

- Il t’a conduite en voiture jusqu’ici ?

- Je sais ! C’est dingue !

- C’est surtout perturbant..., commenta Amanda en reprenant son couteau de cuisine et en se mettant à découper sa courgette en rondelles, alors qu’elle n’avait même pas fini de l’éplucher. Qu’est-ce qu’il voulait ?

- Mais rien ! répondit Lisa, qui commençait seulement à s’inquiéter de voir que sa mère était loin de partager sa joie. Il voulait juste m’éviter d’attendre le bus encore une demi-heure pour rentrer à la maison.

- C’est toi qui lui as demandé de te raccompagner ? questionna Amanda en coupant son légume avec une certaine brusquerie. Qu’est-ce que tu faisais avec lui, au juste ?

- Rien du tout ! C’est lui qui m’a vue à l’arrêt de bus et qui s’est arrêté pour me demander si je voulais qu’il me ramène en voiture, c’est tout !

Pas convaincue, Amanda continuait de s’acharner sur sa courgette, mettant dans chaque coup de couteau un peu plus de violence, comme si elle essayait de passer ses nerfs sur ce pauvre légume.

- A l’avenir, je préférerais que tu t’abstiennes de faire revenir ton prof ici, déclara-t-elle froidement.

- Quoi ? se récria Lisa en fronçant les sourcils d’incompréhension.

La jeune fille se sentait de plus en plus perdue. Cette conversation prenait une tournure à laquelle elle ne s’était pas du tout attendue. Certes, elle s’était doutée que sa mère réagirait bizarrement en apprenant que c’était M. Bates qui venait de la reconduire en voiture, mais certainement pas à ce point.

- Ne recommence pas, c’est tout.

- Mais je n’ai rien fait de mal ! Et lui non plus, d’ailleurs !

- Tu n’as peut-être rien fait de mal pour l’instant, mais il me semble que tu as déjà fait un certain nombre de bêtises qui pourraient te coûter très cher par la suite…

- Comme quoi, par exemple ? lança Lisa sur un ton de défi.

- Comme prendre ton prof en photo dans la rue, par exemple… 

A ces mots, le cœur de Lisa se glaça d’effroi. Un silence de plomb s’abattit d’un seul coup sur la cuisine, uniquement rompu par le ding sonore de la minuterie du four, qui choisit pile cet instant pour retentir dans la pièce. La tarte était prête…

- Co… Comment tu le sais ? bégaya Lisa d’un air déconfit.

- J’ai trouvé sa photo sous ton oreiller. La prochaine fois, tu essaieras de mieux la cacher.

Lisa entrouvrit la bouche de stupeur. La nuit dernière, elle avait eu le malheur de sortir ladite photo du tiroir de son bureau pour l’embrasser tendrement avant de la glisser sous son oreiller et de s’endormir. Un risque qu’elle ne prenait que rarement… Jamais elle ne se le pardonnerait.

- Tu… Tu as voulu faire mon lit ? demanda Lisa avec horreur.

- J’ai voulu laver tes draps, corrigea Amanda. Je ne sais pas ce que tu fais avec cette photo, mais je ne veux plus la voir traîner dans ta chambre, c’est compris ?

Lisa, qui craignait d’avoir compris le sous-entendu de sa mère, regarda celle-ci avec des yeux terrifiés. Le couteau de cuisine qu’elle tenait toujours dans sa main lui donnait un air menaçant. Avait-elle deviné que sa fille était tombée amoureuse de son prof de maths ? Le visage cramoisi de Lisa ne lui laissait probablement pas le moindre doute à ce sujet...

Désemparée, la jeune fille ne trouva rien de mieux à faire que de filer à toutes vitesses dans sa chambre, pour vérifier avec un dernier espoir si sa mère disait vrai, et voir si la photo y était encore… Elle la trouva effectivement sur son lit, posée bien en évidence sur la couette, comme la preuve irréfutable de son crime.

Anéantie, Lisa s’effondra sur son lit en éclatant en sanglots. Elle se recroquevilla sur elle-même et serra la photo de M. Bates contre son cœur comme pour la cacher. Il n’y avait plus rien à faire. A moins de réussir à remonter le temps et empêcher sa mère de découvrir cette photo, elle était impuissante...

Son amour pour Harold Bates n’était désormais plus un secret.

Annotations

Recommandations

Défi
Anne Cécile B


Leurs yeux s'interrogeaient, pleins de convoitise, essayant de sonder leur pensée, jaugeant leur désir. Celui-ci s'y reflétait intensément, délivrant le signal attendu depuis des heures, peut-être des jours ou des semaines.
Puis le regard tomba sur les lèvres de l'autre, bombées, roses, luisantes de l'humidité qu'y avait passé la langue gourmande, avide de découvrir une nouvelle saveur.
Les mains s'effleurèrent, mais bien vite ce furtif contact se renouvellerait, les doigts s'entremêlant fièvreusement, recherchant un encouragement dans la pression fugace.
Enfin, la bouche tant désirée se rapprocherait, et avec elle son souffle fiévreux, se mêlant d'abord à celui de l'autre.
Enfin, les peaux découvriraient leur douceur , se pressant légèrement au début, pour ensuite s'étreindre de concert avec le plaisir qui croissait.
Les lèvres s'entrouvriraient pour assaillir de caresses la langue de l'autre, l'enveloppant, la contournant, la poursuivant. Le parfum du fruit défendu se répandrait bientôt jusque dans leurs âmes.
Puis, la vue se troublerait pour complètement abdiquer, l'esprit tout entier tourné vers le toucher qui l'embrasait.
Un incendie se déclarerait progressivement dans la poitrine, pour prendre lentement la délicieuse route du Sud.
Est-ce que les amants succomberaient tout de suite à cet appel ou choisiraient-ils de laisser s'éterniser le baiser? Attiseraient-ils le désir en s'alanguissant sur chaque délicieuse étape ou l'éteindraient-ils en l'assouvissant sans attendre?
La suite leur appartenait, ils devraient encore longuement questionner leur envie mutuelle avant de s'abandonner au plaisir suprême.
12
15
2
1
CloeLicorne

Je m’appelle Belle et j’ai dix-huit ans. Je vis dans une maison de riche. A l’époque, une de mes ancêtres nous a rendu riche en se mariant à un prince enfin je vais pas vous raconter sa vie vous la connaisser. Avant tu n’avais cas demander au père du garçon que tu trouves riche si tu peux l’épouser et le père dit oui ou non. Aujourd’hui, il n’y a plus de vie de princesse et trouver l’amour c’est pas du gâteau. Bon je ne vais vous cacher que j’aime un garçon, il est beau mais pas riche mais ça, j’en ai rien à faire. Mais lui il aime une autre fille, Elza. Super... le problème c’est qu’elle est belle et elle a du charme et en plus, une des ancêtres avait des pouvoir, avouer c’est la classe.
Se garçon s’appelle Adam, il est brun avec des yeux bleu en fait le plus troublant c’est qu’il ressemble au mari de mon ancêtre mais bon sa c’est pas bien grave. Se qui m’énerve c’est qu’il est toujours avec Elza mais pourtant il ne lui a jamais dit « Je t’aime ». J’ai deux options pour aboir son cœur, soit j’attends qu’il lui avoue ses sentiments en priant que Elza lui dit que pour elle c’est juste un ami, il sera triste et là je vais le consoler et on vera se qui se passe après ou alors je fais de mon mieux pour qu’il l’oublie. C’est vraiment pas facile de choisir, bon je vais prendre le risque, je fais l’option un. La seule difficulté c’est que j’ai pas de patience, je pense que je vais devoir attendre longtemps avant le jour J.
Ça fait déjà un mois que j’attends et je commence à en avoir sérieusement marre. En plus chez moi y a pas de wi-fi ! Je passe une super journée... Il y a deux semaines j’ai pensé que je pouvais dire à Elza « Adam t’aime et qui voudrait sortir avec toi et que tu devrais dire non car c’est peut-être un bon ami mais c’est pas un bon mec » mais elle ne va pas me croire, elle n’est pas si naïve.
Un jour comme les autres, j’entends Philipe dire à Adam qu’il devrait lui dire aujourd’hui car sinon elle va peut-être avouer ses sentiments à un autre garçon ou inversement. Il part lui dire et je saute sur l’occasion pour les espionners. Maudite branche, je voulais me cacher dans un buisson et à cause de cette branche Adam se retourne.
- Qu’est ce que... Pourquoi tu me suis Belle ?
- Euh... je ne te suis pas, j’allais dans le même direction pour rejoindre Mulan.
- Mais Mulan est assise sur le banc qui est à ta droite sous les arbres.
- Ah oui, euh merci.
Je pars à toute vistesse sans me retourner. J’avais l’air d’une gourde. Au moment où il repart vers Elza, je le suis de nouveau et cette fois je me cache dans se buisson sans faire de bruit.
- Elza !
- Adam, comment ça va ?
- Oui, je pourrais te parler ?
- Oui bien sûr.
- Non mais en privé.
- Ah, les filles je suis désolée, je vous appelle quand on a terminé.
- D’accord. lui dit Aurore.
- Voilà, j’ai une chose à t’avouer, voilà je...
- Tu ?
Elle le dit comme si elle connaissait la réponse, ça commence à m’inquiéter.
- Je... c’est dur à dire...
- Laisse j’ai compris.
Elle s’approche de lui et... vous connaissez la suite, il fallait bien qu’elle l’embrasse ! Non mais c’est pas possible, après un moin de patience mon plan tombe à l’eau. J’exprime de colère mais en même temps de la joie, je suis contente pour eux. Quand j’y réfléchis, l’amour c’est l’amour, alors que je soit à la place de Elza ou pas, j’aurais exprimée la même joie. J'accepte qu'elle l'aime et qu'il l'aime à son tour.
Fin
2
2
30
3
Djurian R


Une matinée de travail ordinaire,
Des instants qui se succèdent,
Sans queue ni tête.

Midi moins dix minutes.
L’ennui et la faim tenaillent,
Une note retient mon attention.

Un détail oublié,
Un problème à régler.
Qui attendra bien une heure de plus.

L’envie soudaine d’écrire,
Un poème, libre et sans grand intérêt,
Mais qui fait du bien à l’esprit.

Loin des mails mal écrits,
Envoyés à la va-vite.
Je me libère un petit moment.

Tiens, il est l’heure de partir.
4
5
0
0

Vous aimez lire Chaton Laveur ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0