Chapitre 24

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Malheureusement, le lendemain de la Saint Valentin, Lisa eut beau dévisager M. Bates pendant toute la durée de la leçon, rien ne lui permit de savoir s’il avait trouvé la rose ou non.  Elle ne décela aucune trace de changement d’humeur dans sa physionomie. L’expression de son visage restait tout à fait ordinaire, et M. Bates donna son cours comme si de rien n’était... Comme si Lisa n’avait jamais déposé de rose rouge dans sa boîte aux lettres.

Bien sûr, elle ne s’attendait pas à ce qu’il vienne la remercier à la fin du cours pour le cadeau qu’elle lui avait offert, mais elle aurait aimé voir dans son attitude un indice lui prouvant qu’il l’avait bien reçu. Hélas, il fallait croire que le devenir de cette rose resterait à jamais un mystère pour elle...

Ce qui, en revanche, ne fit plus aucun doute pour Lisa, ce fut la nature de la relation entre Astrid et Kevin. Etonnée de ne pas avoir croisé son amie en arrivant au lycée à sept heures et demi, elle la retrouva à la fin de la matinée à la cafétéria, en compagnie de Joey et de Kevin. En particulier en compagnie de Kevin... Tous les deux étaient assis l’un à côté de l’autre sur le même banc et se regardaient les yeux dans les yeux en se souriant. Le cœur de Lisa manqua un battement lorsqu’elle vit qu’ils se tenaient par la main et que leurs doigts étaient entrelacés. Que s’était-il passé ? Qu’avait-elle manqué ? Il lui semblait qu’elle avait raté un épisode tout entier ! Il s’était pourtant écoulé moins d’un jour depuis la dernière fois qu’elle avait vu ses deux amis...

- Salut, fit Lisa en venant s’asseoir à côté de Joey, en face d’Astrid et Kevin.

Ce fut tout juste s’ils remarquèrent son arrivée. Ils étaient à présent bien trop occupés à se bécoter pour lui prêter la moindre attention. Eberluée, Lisa se tourna vers Joey pour l’interroger du regard. Le garçon se contenta de lui répondre en haussant les épaules.

- Ils sont comme ça depuis ce matin, précisa-t-il d’un air maussade. Apparemment, la Saint Valentin leur a bien profité…

Au fil du repas, les choses s’éclaircirent peu à peu pour Lisa. Les mystérieux événements de la veille se firent jour, et elle finit par comprendre que, contrairement à ce qu’il avait affirmé, Kevin avait récupéré sa liste de Valentines et découvert que le nom d’Astrid figurait à la première place de son top 5. Cela avait dû conforter ses sentiments, car il était clair aux yeux de Lisa que Kevin avait toujours eu le béguin pour Astrid – du moins depuis qu’il était arrivé au lycée Lincoln. Quant à la blonde, si elle avait cherché à cacher sa liste de Valentins à Lisa, c’était pour la seule et unique raison que le nom de Kevin apparaissait lui aussi tout en haut de son top 5. Loin de s’attendre à un tel résultat, elle en avait éprouvé un certain embarras, surtout face au principal concerné. Kevin et Astrid semblaient ainsi faits l’un pour l’autre, mais ils avaient mis un long moment avant de se l’avouer mutuellement.

Finalement, c’était Kevin qui avait fait le premier pas, en appelant Astrid sur son téléphone portable pour lui révéler qu’elle était sa Valentine, et lui proposer un rendez-vous au cinéma. La jeune fille avait accepté, lui confessant à son tour qu’il était son Valentin, et voyant un signe dans cette étrange coïncidence. C’était manifestement au cinéma que les deux amis s’étaient rapprochés de façon plus intime.

- Heureusement que tu as posé ta tête sur mon épaule, confia Kevin en caressant la main d’Astrid. Sinon, jamais je n’aurais osé prendre les devants…

Lisa n’en croyait pas ses oreilles. Astrid ? Poser sa tête sur l’épaule de Kevin ? Pourquoi cela lui paraissait-il si invraisemblable ? Jamais Astrid n’avait témoigné la moindre attirance pour Kevin ! Lorsqu’elle avait un faible pour un garçon, elle ne se gênait pas pour le faire savoir à Lisa, mais en ce qui concernait Kevin, elle avait toujours fait preuve de la plus totale indifférence. C’était à n’y rien comprendre... C’était surtout terriblement injuste ! Pourquoi Astrid pouvait-elle sortir avec un garçon dont elle n’était même pas amoureuse, et pourquoi Lisa devait-elle garder ses distances avec l’homme qu’elle aimait à la folie ?

Apparemment, tout se faisait à l’envers… Lisa, pour qui l’amour était un préalable à toute relation de couple, voyait aujourd’hui les jeunes de son âge commencer à sortir ensemble sans sentiments, par simple affinité ou attrait physique, l’amour ne naissant que plus tard – si d’ailleurs il naissait un jour. Cela lui faisait de la peine de constater qu’elle pensait à contre-courant. Certes, sa manière de voir les choses devait paraître atrocement vieux jeu, mais après tout, M. Bates n’était-il pas lui aussi un peu rétro ? Peut-être raisonnait-il de la même façon ? Peut-être avait-elle ainsi ses chances avec lui ? Toutefois, à bien y réfléchir, elle réalisa que c’était justement le contraire : si M. Bates attendait d’être amoureux d’elle avant de sortir avec elle, alors elle n’avait absolument aucun espoir d’entamer la moindre liaison avec lui !

En attendant, c’étaient toujours les mêmes qui profitaient du bon temps, et toujours les mêmes qui restaient célibataires… Astrid devait en être à son quatrième petit ami. Joey, quant à lui, n’avait jamais eu de succès avec les filles…

- Vous êtes allés voir quel film ? demanda-t-il en trempant une frite dans son ketchup. Fifty Shades Of Grey ? lança-t-il avec un sourire égrillard.

- C’est Fifty Shades Darker, en ce moment, rectifia Astrid en roulant des yeux. Et non, on est allés voir Split, au Fremont. 

Split ? répéta Joey. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus romantique… 

- Fifty Shades Darker non plus, je te signale… 

- Pourtant, il est sorti exprès le jour de la Saint Valentin !

- Je ne pense pas que ce soit le film le plus adapté pour un premier rencard, commenta Kevin. Tandis que Split… C’était pas mal, non ? s’enquit-il en se tournant vers Astrid.

- Je t’avoue que je n’ai pas trop fait attention au film, lança la blonde en adressant à Kevin un sourire complice, avant de lui faire un petit bisou sur la bouche.

Joey, visiblement contrarié par un tel spectacle, tenta de calmer sa frustration en mordant à pleines dents dans son burger au poulet. Lisa, pour sa part, se disait que Split n’était peut-être pas non plus le film le mieux adapté pour un premier rencard… Le mot « split » ne signifiait-il pas « rompre » ? Pour elle, c’était un mauvais présage… Bien sûr, elle s’abstint de tout commentaire à l’égard de Kevin et Astrid, mais elle ne put s’empêcher de se demander combien de temps durerait leur relation. Un mois ? Deux mois ?  Avec une légère pointe d’ironie, elle se dit que les paris étaient ouverts.


Si la Saint Valentin avait manifestement fait des heureux, elle ne semblait pourtant pas avoir fait le bonheur d’Ashley Westbrook. Lisa fut surprise de l’air abattu de son élève lorsqu’elle la retrouva le mercredi après-midi à la bibliothèque. La tête baissée sur son cahier d’exercices, Ashley releva à peine les yeux lorsque sa tutrice vint s’asseoir en face d’elle.

- Quelque chose ne va pas ? demanda timidement Lisa.

Ashley ne lui répondit que par un haussement d’épaules, en évitant toujours de croiser son regard. Quelque chose au fond de Lisa lui disait que cela avait un rapport avec la Saint Valentin...

- Si tu as besoin d’en parler, je suis là, lui dit-elle. Tu sais, il n’y a pas qu’en maths que je peux t’aider… 

- Désolée, je ne pense pas que ce soit l’endroit idéal pour en parler, commenta Ashley en jetant un regard méfiant autour d’elle.

Comme à son habitude, M. Bates était assis au fond de la salle, en train de corriger des copies, et Lisa dut admettre que si son élève voulait lui parler de choses personnelles, la présence de son prof de maths à proximité devait la refroidir légèrement...

- Si tu veux, on peut aller au Gourmet’s ? suggéra Lisa.

- Non, ce sera moins pratique pour travailler…, reconnut Ashley. Et puis, on s’était dit qu’on irait là-bas pour fêter ma réussite au prochain devoir de maths, pas vrai ? Si on y va dès maintenant, je risque de perdre le peu de motivation qu’il me reste pour avoir une bonne note… 

- Dans ce cas… Je te propose de commencer par l’exercice 3 page 198.

Ashley tourna les pages de son manuel jusqu’à tomber sur la page 198, puis commença à lire la première question de l’exercice 3. Hélas, elle ne parvint pas à rester concentrée très longtemps. Au bout de quelques secondes seulement, elle releva la tête de son bouquin et demanda à sa tutrice :

- Tu es déjà allée au Mollie’s Diner ?

- Non, mais on peut y aller aussi, si tu préfères, proposa Lisa en croyant bien faire.

- Non merci, répliqua alors Ashley d’une voix sans appel. Pour rien au monde je ne remettrai les pieds dans cet endroit.

Lisa entrouvrit la bouche de stupéfaction.

- Pourquoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ? ne put-elle s’empêcher de demander.

Elle songea bêtement à une intoxication alimentaire, mais Ashley la détrompa aussitôt :

- C’est là-bas que j’avais mon rencard de la Saint Valentin, hier soir…

- Ah…, fit Lisa en comprenant que son élève allait commencer à se livrer malgré tout.

- Je sais... Un repas de Saint Valentin dans un diner… Pas très glamour, comme soirée ! Le fait est que tout le monde n’arrêtait pas de parler de ce restaurant, et que j’étais très curieuse de voir à quoi il ressemblait… 

- Il paraît que leur milkshake à la banane et au beurre de cacahuètes est un délice !

- Je confirme. J’en ai bu deux en attendant que mon Valentin daigne rappliquer… Il m’a fait poireauter pendant une heure. 

- C’est pas vrai ? s’exclama Lisa, scandalisée. J’espère qu’il s’est excusé en t’apportant une rose rouge !

Lisa, qui venait de laisser échapper ces mots sans réaliser qu’ils pouvaient être entendus par M. Bates, prit soudain conscience de son étourderie et se mit à rougir d’un seul coup. Quelle idiote elle faisait ! Autant crier dans toute la bibliothèque que c’était elle qui avait déposé une rose rouge dans la boîte aux lettres de son prof de maths !

- Ça ne risque pas, répliqua Ashley. D’abord, il n’est pas du genre à s’excuser. Ensuite, j’ai horreur des roses. Je trouve ça beaucoup trop cliché. 

- Trop cliché ? répéta Lisa, qui sentit ses joues s’échauffer davantage sous l’effet cette fois de la contrariété. Moi, je trouve ça plutôt romantique.

Sur ce, elle jeta un petit coup d’œil en direction de M. Bates, pour voir s’il l’avait entendue. En la circonstance, elle aurait aimé qu’il soit témoin de la façon dont elle défendait les roses rouges en soutenant qu’elles étaient le symbole même de l’amour. Malheureusement, l’enseignant semblait bien trop absorbé par la correction de ses copies pour suivre ne serait-ce qu’une bribe de la conversation de ses deux élèves.

- Enfin bref, conclut Ashley. Je n’ai pas très envie de parler du restant de ma soirée… Disons pour faire simple que ça ne s’est pas vraiment passé comme je l’avais imaginé…

Lisa se demandait qui était le garçon avec lequel Ashley avait eu son rendez-vous au diner, mais elle n’osait l’interroger à ce sujet, de peur de paraître indiscrète. Elle se contenta d’observer son élève se replonger en silence dans la lecture de l’exercice qu’elle lui avait donné. En étudiant plus attentivement les traits de son visage, elle comprit bientôt que si Ashley fronçait aussi douloureusement les sourcils, ce n’était pas parce qu’elle essayait de se concentrer, mais parce qu’elle était en proie à une profonde tristesse. Sans le savoir encore vraiment, Lisa avait face à elle une jeune fille en train de renoncer.

Une semaine plus tard, Lisa eut le regret d’apprendre qu’Ashley avait encore eu un C à son dernier devoir de maths. L’élève de seconde était venue lui communiquer la triste nouvelle devant les casiers du couloir principal. Elle se répandit en invectives contre M. Bates – ce que Lisa eut naturellement du mal à encaisser –, puis lui fit part de sa décision d’arrêter les séances de soutien. Lisa eut beau essayer de la raisonner, de lui dire que tout n’était pas perdu, qu’elle pouvait encore se rattraper, rien n’y fit. Ashley semblait avoir définitivement jeté l’éponge.

- Je suis nulle. Tu ne peux plus rien pour moi, déclara-t-elle, avant de tourner le dos à Lisa et de s’en aller d’un pas traînant.

Dépitée, Lisa commença à culpabiliser. Cela faisait déjà le deuxième élève qu’elle voyait abandonner ses séances de soutien en cours de route... Etait-elle une si mauvaise prof ? Pourquoi n’arrivait-elle pas à garder ses élèves ? Même Ashley, qui avait semblé si motivée au départ, venait de la laisser tomber. Leurs séances n’avaient duré qu’un mois, et il était désormais clair que jamais elles n’iraient ensemble déguster un chocolat chaud au Gourmet’s.


Si Ashley avait fini par perdre pied en mathématiques, Lisa, au contraire, se retrouvait sur un petit nuage. Pour son plus grand bonheur, elle était devenue l’élève favorite de M. Bates, celle pour laquelle il n’avait pas tari d’éloges au dernier conseil de classe, celle à laquelle il faisait appel dès qu’un élève qui passait au tableau paraissait en difficultés. « Lisa ? Est-ce que tu pourrais l’aider ? » demandait-il alors, et la jeune fille se faisait un plaisir de venir au tableau débloquer la situation, sous le regard encourageant de M. Bates. Lisa avait définitivement remplacé Arthur sur la première marche du podium. La note qu’elle obtint au devoir consacré aux fonctions quadratiques fut non plus un A+, mais un A++.

- A++ ? répéta Joey d’un air ahuri, lorsque Lisa fit connaître sa nouvelle note à ses camarades, un midi à la cafétéria. Mais c’est n’importe quoi ! Ça ne veut plus rien dire ! Maintenant, c’est comme si un A était devenu une mauvaise note !

- Non, non, rassure-toi, lui dit Lisa avec un sourire malicieux, je pense qu’on ne peut vraiment parler de mauvaise note qu’à partir de C.

C’était précisément la note que Joey venait de recevoir à son dernier contrôle, et la remarque de Lisa le piqua au vif. Il bougonna quelque chose d’incompréhensible dans sa barbiche naissante, avant de croquer rageusement dans sa part de pizza au pepperoni. Depuis que Kevin et Astrid sortaient ensemble, Joey semblait particulièrement à cran. Il n’arrêtait pas de se plaindre de son célibat, et il était évident qu’il crevait de jalousie envers son ami. Le bonheur de celui-ci ne faisait que l’exaspérer. Avec le recul, Joey regretta amèrement de ne pas avoir participé au Dollar de la Saint Valentin. « Si j’avais su que ça marchait aussi bien… » répétait-il sans cesse.

Lisa, de son côté, semblait parfaitement indifférente devant l’idylle de Kevin et Astrid. Tout ce qui comptait, pour elle, c’était son amour pour M. Bates. Néanmoins, plus elle observait ses deux camarades, plus elle était choquée par le comportement d’Astrid à l’égard de Kevin. Ce dernier avait tout de l’amoureux transi : ses yeux de merlan frit étaient constamment rivés sur la blonde, il était bourré d’attentions pour elle et cherchait à satisfaire ses moindres désirs. Astrid, à l’inverse, agissait comme bon lui semblait, sans se préoccuper de ce que Kevin pouvait penser. Elle se conduisait comme si l’adoration qu’il lui portait était naturelle, et faisait parfois à peine attention à lui. Il arriva même un jour où, sortant de son cours de poterie, elle passa devant lui sans le voir, alors que le pauvre garçon l’avait attendue pendant près d’un quart d’heure devant la porte de l’atelier. Témoin de la scène, Lisa se dit que jamais elle n’aurait ignoré M. Bates de la sorte si elle était sortie avec lui. Au contraire, elle passait son temps à le chercher partout et croyait même l’apercevoir à des endroits où, en réalité, il ne se trouvait pas. Encore une fois, elle était sidérée par le contraste entre sa passion pour M. Bates et l’insouciance d’Astrid.

Pour autant, s’il y avait bien une chose que Lisa et Joey ne pouvaient pas reprocher aux deux amoureux, c’était d’avoir coupé les ponts avec eux pour mieux profiter de leur nouvelle vie de couple. Les quatre amis continuaient de partager tous ensemble leurs repas à la cafétéria, et hormis les bisous que se faisaient Kevin et Astrid, tout semblait indiquer que rien n’avait changé dans le groupe. Lisa et Joey, cependant, avaient de plus en plus le sentiment de tenir la chandelle… Ils commencèrent d’eux-mêmes à faire bande à part, du moins en ce qui concernait les sujets de conversation à table, et pendant que Kevin et Astrid discutaient de ce qu’ils allaient faire ensemble le week-end, Lisa et Joey parlaient entre eux de leurs dernières découvertes musicales.

- Tu connais Within Temptation ? demanda Joey à Lisa.

- Il me semble que Will m’en avait parlé, il y a quelque temps, mais je n’ai jamais écouté leurs morceaux, répondit la jeune fille.

- C’est un groupe de metal symphonique. J’ai tous leurs albums dans ma voiture. Si tu veux, je pourrai te les faire écouter. Tu fais quoi cet après-midi ? 

- J’ai répétition avec mon groupe aux studios. 

- Vous finissez vers quelle heure, d’habitude  ? 

- Cinq heures, pourquoi ? 

- Ah... Je songeais à te ramener en voiture, mais je finis les cours à trois heures, et en général je rentre directement chez moi. Mais je peux toujours t’emmener en voiture au lycée demain matin ! Il me semble qu’on commence les cours à la même heure, non ? 

- Les miens commencent à huit heures moins le quart, dit Lisa en songeant avec délice au cours de maths de M. Bates qui marquait toujours le début de ses journées.

- Les miens aussi. Dans ce cas, je passe te chercher devant chez toi vers sept heures et quart, ça te va ?

- Parfait ! répondit Lisa avec un sourire. Comme ça, je pourrai dormir une demi-heure de plus !

La jeune fille se demandait cependant pourquoi Joey ne lui proposait que maintenant de faire du covoiturage. Cela faisait depuis le mois d’avril de l’année dernière que Joey avait une voiture, et jamais encore il n’avait offert ses services à Lisa, qui continuait de prendre le bus tous les matins et tous les soirs. Après tout, elle n’allait pas se plaindre. C’était une occasion à saisir, et cela lui permettrait de passer un peu plus de temps avec son voisin de quartier. Du moment qu’il ne la faisait pas arriver en retard au lycée pour le cours de M. Bates !

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