Chapitre 18

12 minutes de lecture

Lisa était tellement déboussolée qu’elle se mit à regarder autour d’elle d’un air hagard, la bouche entrouverte et le regard perdu. Elle avait l’impression de rêver. Elle commençait à ressentir comme des bouffées de chaleur et dut s’éventer avec les mains pour rafraîchir ses joues en feu.

- Quelque chose ne va pas ? s’inquiéta Will.

- Non, non, tout va très bien ! lui assura Lisa avec un sourire gêné.

M. Bates avait revêtu pour le bal un costume qu’il n’avait encore jamais porté en cours : une veste et un pantalon d’un blanc immaculé, contrastant avec une chemise bordeaux et un nœud papillon en satin turquoise aux motifs raffinés. Il avait glissé dans la poche extérieure gauche de sa veste un mouchoir en lin turquoise qui rappelait la couleur de son nœud papillon et apportait la dernière touche à son côté dandy.

Lorsque Lisa se présenta devant M. Bates, son visage avait déjà viré au rouge écrevisse. D’une main tremblante, elle lui tendit son ticket. L’espace d’un instant, l’enseignant sembla ne pas la reconnaître. Puis, une lueur de surprise traversa ses yeux, ses sourcils noirs se haussèrent – bien au-dessus de la monture de ses lunettes en écailles de tortue –, et son regard étonné finit par se transformer en un regard purement admiratif.

- Lisa Thompson, prononça-t-il d’une voix ravie en prenant son ticket.

Son nom, sorti tout droit de la bouche de l’homme qu’elle aimait, sonna comme une douce musique à ses oreilles. Elle aurait pu l’écouter en boucle, sans se lasser.

- J’adore votre costume, Monsieur ! s’exclama alors l’élève qui se tenait à côté de Will.

Lisa tourna la tête et reconnut Scott Davis. Celui-ci avait le don pour attirer l’attention sur lui.

- Vous devriez le porter en cours, il vous va très bien ! ajouta Scott.

La tête baissée sur la liste des invités pour essayer de retrouver le nom de Lisa, M. Bates répondit par un petit sourire amusé.

« Moi aussi, j’adore votre costume » aurait voulu lui dire Lisa, mais elle n’osa pas.

A la place, elle se contenta de le regarder cocher son nom sur la liste et lui rendre son billet.

- Bonne soirée ! lui dit-il avec un sourire charmant qui fit chavirer son cœur.

- Merci, répondit-elle en récupérant son ticket – encore un bout de papier qu’elle conserverait précieusement.

Will se présenta à son tour devant l’enseignant, et celui-ci, comprenant que le jeune homme accompagnait Lisa, regarda les deux lycéens d’un air bienveillant.

Craignant que M. Bates ne se fasse de fausses idées, Lisa éprouva le besoin urgent de lui préciser que Will était juste un ami, mais elle se retint finalement, de peur de vexer son compagnon. Et dire que Will se tenait, sans le savoir, devant l’homme dont Lisa était amoureuse. Lui qui désormais ne cessait de demander à la jeune fille qui était le mystérieux inconnu avec qui elle préférait sortir... Il l’avait justement sous les yeux, mais il était à dix milles années-lumière de s’en douter ! D’ailleurs, Will ne connaissait même pas M. Bates : il n’était pas son élève, et il dut par conséquent lui épeler son nom afin que l’enseignant puisse le retrouver dans la liste.

- Et voilà ! dit le prof en rendant à Will son billet. Amusez-vous bien ! ajouta-t-il à l’adresse des deux jeunes gens.

Par galanterie, Will invita Lisa à passer devant lui pour franchir les portes du gymnase, et la jeune fille s’exécuta, non sans une certaine frustration. Non seulement elle avait horreur d’entrer la première dans une salle remplie de monde, mais il était clair maintenant que M. Bates pensait qu’elle et Will sortaient ensemble... Si seulement elle avait pu trouver un moyen de lui prouver le contraire... Peut-être aurait-elle dû lui montrer qu’elle n’avait pas de corsage au poignet ? Ces fleurs que les filles portaient comme des bracelets pour aller au bal leur étaient généralement remises par leur cavalier ; or, Will ne lui en avait pas offert... Peut-être aurait-elle dû aussi venir au bal sans se faire accompagner ? Mais lorsqu’elle se serait présentée toute seule devant M. Bates, il aurait sans doute pris pitié d’elle... A la place, elle venait de faire naître dans ses yeux une lueur d’admiration, et cela, c’était plus que ce qu’elle avait osé espérer. Grâce à cet instant magique où elle avait vu l’effet de sa robe dans le regard de l’homme qu’elle aimait, sa soirée était comblée.

Le gymnase était fabuleusement décoré. A vrai dire, Lisa eut du mal à le reconnaître. Des boules à facettes et des flocons de neige bleus et argentés scintillaient au plafond. Des cascades de guirlandes lumineuses tombaient sur de longs rideaux bleus et blancs qui tapissaient les murs. Il y avait déjà un peu de monde dans la salle, mais la plupart des invités s’étaient soit assis dans les gradins pour discuter, soit retrouvés autour de la buvette pour prendre un verre – sans alcool, naturellement –, et personne ne s’était encore hasardé à danser sur la piste.

- Tiens, voilà James et Steve ! lança Will en désignant les deux lycéens d’un mouvement de tête. Ils m’ont l’air bien entourés…

Le guitariste et le chanteur des Screaming Donuts étaient assis tout en haut des gradins, en compagnie de deux jeunes filles, dont l’une était Jennifer Aspell. Elle était vêtue d’une robe de cocktail rouge au décolleté fort prononcé, assortie à un corsage à rose rouge qu’elle portait au poignet gauche. Will et Lisa montèrent les marches des gradins pour rejoindre leurs amis. Qui aurait cru que les Screaming Donuts se retrouveraient au complet au bal ce soir-là ? Eux qui s’étaient pourtant vu refuser le droit de jouer en première partie… Au fond, ils n’étaient pas très rancuniers. Ils auraient pu tout aussi bien boycotter le bal à eux quatre. Mais chacun semblait avoir eu une raison particulière de venir quand même. Finalement, si jamais le Lincoln Jazz Band avait un empêchement, les Screaming Donuts pourraient toujours monter sur scène pour les remplacer. Même si jouer du punk rock en tenue de soirée ne paraissait pas idéal…

- Salut vous deux ! s’exclama James en voyant arriver Will et Lisa. Je ne savais pas que vous comptiez venir ensemble ! Je vous présente Jennifer.

- Enchanté, répondit Will en jetant un regard direct et sans vergogne sur le décolleté de la jeune fille.

- Et voici Emily, ajouta Steve en présentant la jeune fille brune assise à côté de lui.

Mais Will ne quitta pas des yeux le décolleté plongeant de Jennifer, et James dut se racler la gorge pour faire sortir son camarade de sa contemplation.

- Il paraît que c’est Tom Hernandez qui sera aux platines pour animer la soirée après le concert d’ouverture, annonça James.

- Quelqu’un a une idée du temps que dure le concert du Lincoln Jazz Band ? demanda Emily.

- Pas trop longtemps, j’espère…, répondit Steve. Je sens que ça va m’ennuyer à mourir…

- Pas si tu mets ça dans ton verre de jus de pomme ! répliqua James avec un sourire malicieux, en montrant la petite flasque en métal qu’il avait cachée dans la poche intérieure de sa veste.

Tout d’un coup, le regard de Steve s’illumina.

- Allez, donne ton verre ! s’exclama James en riant.

Steve lui tendit son gobelet en plastique à moitié rempli de jus de pomme, et James y versa quelques gouttes d’un liquide transparent.

De l’alcool au lycée ? Lisa était dépitée… Dire que ce bal aurait pu avoir une atmosphère bon enfant… Il allait sans doute être gâché par des individus comme James qui ne respectaient aucune règle…

- Je vais me chercher un verre, moi aussi, déclara Will, sans doute motivé à l’idée de le compléter d’alcool.

Voyant que Jennifer et Emily tenaient déjà un verre encore plein à la main, il demanda à Lisa :

- Tu veux quelque chose ?

Tout ce qu’elle voulait pour le moment, c’était revoir M. Bates, mais elle se contenta de répondre :

- Un verre de jus d’orange, merci.

Will partit en quête des boissons et Lisa s’assit à côté de Jennifer pour l’attendre. La jeune fille à la robe rouge lui tournait quasiment le dos pour continuer de parler avec James, Steve et Emily. Lisa essayait de suivre la conversation, mais le bruit de la musique l’empêchait d’en entendre plus de la moitié, et elle finit par laisser tomber. Elle reporta son attention sur les décorations autour d’elle. La salle de sport avait été transformée en véritable salle de concert, à en juger par la scène installée à l’une des extrémités, à l’endroit où se tenaient habituellement les buts. Une douzaine de chaises et de pupitres avaient été placés sur l’estrade, à côté de la batterie et du piano, et quelques élèves terminaient les derniers préparatifs : réglage des micros, mise à disposition de bouteilles d’eau au pied des pupitres pour les musiciens... A la vue de ces bouteilles, Lisa se dit que le concert risquait d’être long. Elle commençait déjà à se demander ce qu’elle faisait là… Il était huit heures moins cinq, le Lincoln Jazz Band allait commencer à jouer dans quelques minutes, et de toute évidence, M. Bates était toujours occupé à vérifier les billets des invités dans le hall d’accueil… Peut-être même y passerait-il toute la soirée ? Dans ce cas, Lisa ne devait pas s’attendre à le revoir de sitôt… Eventuellement à la sortie, lorsqu’elle repasserait devant lui pour quitter le gymnase… Mais pas plus. Certes, c’était déjà mieux que rien : M. Bates aurait très bien pu ne pas venir au bal d’hiver. Mais quand même… Elle avait naïvement espéré le voir assister au concert de jazz… Hélas, c’était sans se douter qu’il serait préposé au contrôle des billets à l’entrée du gymnase.

- Et voilà ! s’exclama Will en revenant vers Lisa avec son verre de jus d’orange à la main.

- Merci, fit la jeune fille avec un large sourire.

Elle récupéra son gobelet et but une gorgée. Elle devait avouer que le retour de Will la soulageait grandement. Il n’y avait que lui qui semblait se préoccuper d’elle. Le reste de la bande n’avait fait aucun effort pour l’intégrer à la discussion et elle s’était sentie complètement ignorée. Si seulement Will n’était pas un don Juan… Les égards qu’il lui témoignait lui causeraient encore plus de satisfaction.

- Une petite goutte ? proposa James en ressortant sa flasque.

- Sans façon, répliqua Lisa d’une voix catégorique.

- Volontiers, répondit Will en présentant son verre de Coca.

Lisa se demanda si c’était la frustration de ne pas avoir pu jouer sur scène ce soir qui poussait les garçons de son groupe de punk rock à boire, ou si c’était simplement leur comportement naturel… Auquel cas, il y avait de quoi s’inquiéter.

A huit heures pile, les lumières dans la salle s’éteignirent, et seule la scène fut éclairée par des spots bleus et blancs. Amber fit son entrée sur le plateau, vêtue d’une magnifique robe courte en satin vert, qui contrastait fabuleusement avec ses cheveux roux et épousait les formes parfaites de sa poitrine et de sa taille. L’organisatrice du bal d’hiver fut accueillie par un tonnerre d’applaudissements, des cris de joie et quelques sifflements admiratifs. Lisa se demanda si elle aurait eu droit au même accueil en montant sur scène avec son groupe de punk rock... Probablement pas.

Pendant l’annonce du groupe qui allait se produire sur scène, Lisa jeta un regard vers les portes d’entrée du gymnase. Des élèves continuaient d’affluer, ce qui signifiait que M. Bates devait être débordé… Ne pouvait-il pas se faire remplacer par un de ses collègues ? Au moins le temps du concert ? Lisa apercevait justement Mme Pearson, la proviseure adjointe, et Mme Sullivan, la prof de communication, qui discutaient toutes les deux près des gradins d’en face, en surveillant les lycéens du coin de l’œil. Au lieu de papoter, elles feraient mieux d’aller prendre la relève de M. Bates pour lui permettre de profiter du concert !

Sans M. Bates pour distraire le regard de Lisa, la performance du Lincoln Jazz Band lui parut fade et ennuyeuse. Il fallait dire qu’elle n’aimait pas vraiment le jazz. La présence de M. Bates aurait tout changé. Mais à aucun moment il ne fit son apparition dans la salle, et pire encore : Lisa finit par se retrouver toute seule assise sur son banc. Tout commença avec James et Jennifer qui décidèrent de se joindre aux quelques danseurs qui s’étaient lancés sur la piste, entraînés par le rythme de la musique du jazz band. Puis, quelques minutes plus tard, Steve et Emily choisirent de les imiter. Enfin, ce fut au tour de Will de s’excuser auprès de Lisa, non pas parce qu’il souhaitait aller danser lui aussi, mais car il devait retrouver une amie qu’il venait d’apercevoir dans les gradins d’en face. Lisa se doutait depuis le début qu’il allait l’abandonner à un moment ou à un autre, mais elle ne pensait pas que ce moment arriverait aussi tôt…

Délaissée de tous, Lisa se demanda avec amertume ce qui lui avait pris de venir au bal… Tout ça pour avoir la chance d’apercevoir M. Bates quelques secondes… C’était fait, maintenant qu’elle l’avait aperçu, elle pouvait rentrer chez elle !

Mais il n’était que huit heures et demi… Elle ne pouvait pas rappeler sa mère à cette heure-là pour lui demander de revenir la chercher. Cela aurait été admettre son échec – et causer beaucoup de peine à sa mère, qui avait été si contente de voir sa fille aller au bal d’hiver dans son ancienne robe de soirée. Non, elle devait rester. Si elle ne pouvait voir M. Bates, au moins elle savait qu’il était là. C’était d’ailleurs cela le plus terrible : savoir qu’il était là, sans réussir à le voir. Il ne se trouvait qu’à quelques mètres d’elle, mais le mur immense du gymnase le masquait à sa vue. Si seulement elle était capable de voir à travers les murs...

Le concert de jazz lui parut durer une éternité. Elle consultait l’heure sur son téléphone portable toutes les cinq minutes et regrettait de ne pas avoir installé sur son smartphone quelques jeux stupides pour passer le temps. Son forfait téléphonique peu coûteux ne lui permettant pas d’aller sur internet, son portable ne lui était au final d’aucun secours pour vaincre l’ennui. Pourquoi diable n’avait-elle pas pensé à apporter un bouquin ?

- Tout va comme tu veux ? s’enquit Will, qui repassa la voir au bout de quelques minutes, avec un nouveau verre de Coca à la main.

- Bof…, fit Lisa en haussant les épaules.

Que pouvait-il espérer de mieux comme réponse ? Il venait de la laisser tomber sans scrupule quelques instants plus tôt. Elle avait bien le droit d’être maussade.

- Tu n’as pas l’air de trop t’amuser…, constata Will.

Ça, c’était le comble ! Non seulement il la larguait comme une vieille chaussette, mais en plus il s’étonnait de ne pas la voir s’amuser !

- J’aurais préféré jouer sur scène à leur place, répondit-elle en désignant les Lincoln Jazz Band d’un petit mouvement de tête, pour tenter d’expliquer son air morose.

Mais en vérité, elle n’était même plus sûre d’avoir envie de jouer à leur place. Plus elle observait la scène et le public, plus elle se disait que cela l’aurait beaucoup trop intimidée. Non, ce dont elle avait vraiment envie, c’était de revoir M. Bates. Encore et encore. C’était son idée fixe. Son obsession. Elle ne demandait pas grand-chose, pourtant : elle voulait juste le revoir. Revoir son magnifique costume blanc, avec son mouchoir de poche et son nœud papillon turquoise. Revoir son doux visage, son regard pénétrant et son sourire affable.

- Dis-toi que dans quelques mois, on sera en train de jouer à leur place au bal de promo ! s’exclama Will en guise de réconfort.

Lisa avait beau réfléchir, elle ne voyait pas trop comment les Screaming Donuts pouvaient réussir à se faire choisir pour animer le prochain bal de promo, alors qu’ils venaient de se faire rejeter au bal d’hiver – et ce, malgré une performance sans faute à l’audition… Une chose était sûre, cependant : plus jamais elle ne remettrait les pieds dans un bal.

- J’y retourne, lança Will. A tout à l’heure !

- C’est ça, marmonna la jeune fille.

Lorsque le concert de jazz se termina enfin, Lisa profita de l’entracte pour aller remplir son verre à la buvette. Elle reprit du jus d’orange, mais dut avouer qu’elle n’aurait pas été contre un petit remontant, pour l’aider à chasser son ennui, compenser sa frustration et se donner le courage de rester un peu plus longtemps à la soirée. Elle repensa à la flasque de James, et le chercha machinalement des yeux. Elle ne le vit nulle part. C’était certainement mieux ainsi.

Elle retourna s’asseoir à la même place et sirota son verre de jus d’orange, tout en regardant les organisateurs du bal s’occuper du changement de matériel sur la scène. La batterie, le piano, les chaises et les pupitres furent évacués pour laisser place à une grande table rectangulaire, sur laquelle furent posés une paire d’enceintes, un ordinateur portable, un vieux lecteur de cassettes et une table de mixage. L’équipement de Tom Hernandez, le DJ de la soirée. Lisa espérait qu’il avait de bons goûts musicaux…

Tom, toujours vêtu de son fameux blouson en cuir noir, fit une entrée discrète sur la scène. Il salua le public d’un air humble, sélectionna un vinyle parmi ceux que contenait un énorme cageot en plastique, le plaça sur l’une des platines et lança sans plus tarder le premier morceau de son set : Get The Party Started, de la chanteuse Pink.

Lisa sourit. Elle devait admettre que c’était un bon début.

Annotations

Recommandations

Défi
Anne Cécile B


Leurs yeux s'interrogeaient, pleins de convoitise, essayant de sonder leur pensée, jaugeant leur désir. Celui-ci s'y reflétait intensément, délivrant le signal attendu depuis des heures, peut-être des jours ou des semaines.
Puis le regard tomba sur les lèvres de l'autre, bombées, roses, luisantes de l'humidité qu'y avait passé la langue gourmande, avide de découvrir une nouvelle saveur.
Les mains s'effleurèrent, mais bien vite ce furtif contact se renouvellerait, les doigts s'entremêlant fièvreusement, recherchant un encouragement dans la pression fugace.
Enfin, la bouche tant désirée se rapprocherait, et avec elle son souffle fiévreux, se mêlant d'abord à celui de l'autre.
Enfin, les peaux découvriraient leur douceur , se pressant légèrement au début, pour ensuite s'étreindre de concert avec le plaisir qui croissait.
Les lèvres s'entrouvriraient pour assaillir de caresses la langue de l'autre, l'enveloppant, la contournant, la poursuivant. Le parfum du fruit défendu se répandrait bientôt jusque dans leurs âmes.
Puis, la vue se troublerait pour complètement abdiquer, l'esprit tout entier tourné vers le toucher qui l'embrasait.
Un incendie se déclarerait progressivement dans la poitrine, pour prendre lentement la délicieuse route du Sud.
Est-ce que les amants succomberaient tout de suite à cet appel ou choisiraient-ils de laisser s'éterniser le baiser? Attiseraient-ils le désir en s'alanguissant sur chaque délicieuse étape ou l'éteindraient-ils en l'assouvissant sans attendre?
La suite leur appartenait, ils devraient encore longuement questionner leur envie mutuelle avant de s'abandonner au plaisir suprême.
12
15
2
1
CloeLicorne

Je m’appelle Belle et j’ai dix-huit ans. Je vis dans une maison de riche. A l’époque, une de mes ancêtres nous a rendu riche en se mariant à un prince enfin je vais pas vous raconter sa vie vous la connaisser. Avant tu n’avais cas demander au père du garçon que tu trouves riche si tu peux l’épouser et le père dit oui ou non. Aujourd’hui, il n’y a plus de vie de princesse et trouver l’amour c’est pas du gâteau. Bon je ne vais vous cacher que j’aime un garçon, il est beau mais pas riche mais ça, j’en ai rien à faire. Mais lui il aime une autre fille, Elza. Super... le problème c’est qu’elle est belle et elle a du charme et en plus, une des ancêtres avait des pouvoir, avouer c’est la classe.
Se garçon s’appelle Adam, il est brun avec des yeux bleu en fait le plus troublant c’est qu’il ressemble au mari de mon ancêtre mais bon sa c’est pas bien grave. Se qui m’énerve c’est qu’il est toujours avec Elza mais pourtant il ne lui a jamais dit « Je t’aime ». J’ai deux options pour aboir son cœur, soit j’attends qu’il lui avoue ses sentiments en priant que Elza lui dit que pour elle c’est juste un ami, il sera triste et là je vais le consoler et on vera se qui se passe après ou alors je fais de mon mieux pour qu’il l’oublie. C’est vraiment pas facile de choisir, bon je vais prendre le risque, je fais l’option un. La seule difficulté c’est que j’ai pas de patience, je pense que je vais devoir attendre longtemps avant le jour J.
Ça fait déjà un mois que j’attends et je commence à en avoir sérieusement marre. En plus chez moi y a pas de wi-fi ! Je passe une super journée... Il y a deux semaines j’ai pensé que je pouvais dire à Elza « Adam t’aime et qui voudrait sortir avec toi et que tu devrais dire non car c’est peut-être un bon ami mais c’est pas un bon mec » mais elle ne va pas me croire, elle n’est pas si naïve.
Un jour comme les autres, j’entends Philipe dire à Adam qu’il devrait lui dire aujourd’hui car sinon elle va peut-être avouer ses sentiments à un autre garçon ou inversement. Il part lui dire et je saute sur l’occasion pour les espionners. Maudite branche, je voulais me cacher dans un buisson et à cause de cette branche Adam se retourne.
- Qu’est ce que... Pourquoi tu me suis Belle ?
- Euh... je ne te suis pas, j’allais dans le même direction pour rejoindre Mulan.
- Mais Mulan est assise sur le banc qui est à ta droite sous les arbres.
- Ah oui, euh merci.
Je pars à toute vistesse sans me retourner. J’avais l’air d’une gourde. Au moment où il repart vers Elza, je le suis de nouveau et cette fois je me cache dans se buisson sans faire de bruit.
- Elza !
- Adam, comment ça va ?
- Oui, je pourrais te parler ?
- Oui bien sûr.
- Non mais en privé.
- Ah, les filles je suis désolée, je vous appelle quand on a terminé.
- D’accord. lui dit Aurore.
- Voilà, j’ai une chose à t’avouer, voilà je...
- Tu ?
Elle le dit comme si elle connaissait la réponse, ça commence à m’inquiéter.
- Je... c’est dur à dire...
- Laisse j’ai compris.
Elle s’approche de lui et... vous connaissez la suite, il fallait bien qu’elle l’embrasse ! Non mais c’est pas possible, après un moin de patience mon plan tombe à l’eau. J’exprime de colère mais en même temps de la joie, je suis contente pour eux. Quand j’y réfléchis, l’amour c’est l’amour, alors que je soit à la place de Elza ou pas, j’aurais exprimée la même joie. J'accepte qu'elle l'aime et qu'il l'aime à son tour.
Fin
2
2
30
3
Djurian R


Une matinée de travail ordinaire,
Des instants qui se succèdent,
Sans queue ni tête.

Midi moins dix minutes.
L’ennui et la faim tenaillent,
Une note retient mon attention.

Un détail oublié,
Un problème à régler.
Qui attendra bien une heure de plus.

L’envie soudaine d’écrire,
Un poème, libre et sans grand intérêt,
Mais qui fait du bien à l’esprit.

Loin des mails mal écrits,
Envoyés à la va-vite.
Je me libère un petit moment.

Tiens, il est l’heure de partir.
4
5
0
0

Vous aimez lire Chaton Laveur ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0