Chapitre 10

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Le soir du 31 octobre, Lisa sonna à la porte de la maison d’Astrid à six heures pile, heure à laquelle la blonde avait convié ses amis à venir célébrer Halloween. Astrid Lorensen habitait avec ses parents dans un quartier résidentiel de Mill Spring, un village situé non loin de celui où vivait Lisa, en périphérie de Greentown. Une ligne de bus reliait directement les deux bourgades, ce qui permettait aux deux amies de se rendre visite facilement.

Comme beaucoup de maisons du quartier, celle d’Astrid était décorée pour Halloween. Une citrouille lanterne était posée en haut des marches qui menaient à la porte d’entrée et brillait déjà dans le crépuscule. Une couronne d’ail était accrochée au heurtoir de la porte, et un petit squelette fluorescent pendait à la poignée. Lisa appuya sur la sonnette pour signaler son arrivée.

Ding dong !

Contre toute attente – ou presque –, ce fut Jack Skellington qui vint lui ouvrir.

- Bienvenue dans mon antre ! dit le squelette en tâchant de prendre une voix effrayante, avant de finalement exploser de rire en découvrant le costume de Lisa. Hahaha ! Tu l’as fait ! Tu as acheté le déguisement dont je t’avais parlé !

- Chose promise…, fit Lisa en écartant les bras pour mieux montrer sa tenue intégrale de Kermit la grenouille.

Au moins, elle ne pouvait pas dire qu’elle avait froid dans ce costume. Mais voyager en bus dans cet accoutrement avait été une expérience pour le moins folklorique. Elle ne regrettait pour rien au monde de ne pas s’être déguisée pour aller au lycée ce jour-là. M. Bates se serait bien moqué d’elle.

Astrid fit entrer Lisa et la conduisit dans le salon. Comme il fallait s’y attendre, Lisa était la première à être arrivée. Elle avait pour habitude d’être toujours à l’heure aux rendez-vous, mais manifestement cela la faisait toujours arriver trop tôt. Elle ne comprenait jamais pourquoi.

- Erf ! On crève vraiment de chaud là-dedans ! s’exclama Astrid en retirant son masque de Jack, révélant sa figure toute rouge et ses cheveux blonds ébouriffés. Je t’en prie, installe-toi, mets-toi à l’aise ! ajouta-t-elle en invitant Lisa à s’asseoir sur le canapé.

Lisa prit place dans le sofa et regarda autour d’elle. Le salon était plongé dans une lumière tamisée, provenant uniquement des bougies rouges qui brûlaient aux quatre coins de la pièce. Il y avait des toiles d’araignée un peu partout. Une enceinte Bluetooth diffusait une musique d’ambiance sombre et angoissante, qui sonnait en même temps comme une musique de Noël… C’était très étrange. Lisa distinguait le tintement des cloches, mêlé à des nappes de synthé inquiétantes, le tout recouvert par une mélodie qui semblait tout droit sortie d’une vieille boîte à musique. Ce morceau lui disait vaguement quelque chose... Au bout de quelques secondes, elle reconnut Carol Of The Bells, mais dans une version beaucoup plus obscure que l’originale. Elle devait avouer qu’Astrid avait fait un très bon choix : la musique s’accordait parfaitement avec son déguisement inspiré de L’étrange Noël de M. Jack.

- Mes parents sont sortis en ville pour la soirée. Ils ne devraient pas être de retour avant minuit. Du coup, nous avons la maison pour nous tous seuls !

A ce moment, un chat noir angora fit son entrée dans le salon. Il était recouvert de fausses toiles d’araignée, et à en juger par ses miaulements plaintifs, il n’avait pas l’air très content de son costume.

- Tiens, bonjour Chivas ! dit Lisa en se penchant pour caresser le matou qui passait à côté d’elle. Toi aussi, tu es déguisé ?

Il continua d’avancer comme si de rien n’était, faisant glisser derrière lui une traîne de toiles d’araignée.

- Il a décidé de bouder, ce soir ! lança Astrid. Il sait qu’il va devoir rester tout seul à la maison pendant que nous irons à la chasse aux bonbons.

Un quart d’heure plus tard, la sonnette de la porte d’entrée retentit à nouveau. Astrid renfila son masque pour aller accueillir son nouvel invité.

Kevin Castillo se tenait sur le seuil de la porte, enveloppé dans une grande cape noire, ses cheveux bruns plaqués en arrière avec du gel. Son visage était maquillé de blanc et ses yeux cernés de noir. Un filet de sang dégoulinait de chaque commissure de ses lèvres, et en ouvrant la bouche pour dire bonsoir à Jack Skellington, il révéla deux canines pointues.

- Waouh ! se récria Astrid en sursautant. Je ne t’avais pas reconnu ! Vas-y, entre, fais comme chez toi !

En arrivant dans le salon, Dracula fut salué par Kermit la grenouille, qui sirotait tranquillement un verre de jus de raisin, affalée dans le canapé.

- Hey ! Salut Kevin ! Pas mal, le costume !

Kevin faisait partie des élèves qui, comme Lisa, avaient préféré ne pas porter leur déguisement d’Halloween au lycée pour éviter de s’attirer la honte. Il avait choisi d’attendre la soirée d’Astrid pour faire une surprise à la blonde. Dommage qu’elle ait gardé son masque et qu’il n’ait pas pu voir sa tête au moment où elle lui avait ouvert la porte.

Les autres invités ne tardèrent pas à arriver. A six heures et demi, Lindsey Barnett et Alison Woods, deux amies qu’Astrid avaient rencontrées respectivement à l’atelier théâtre et à l’atelier poterie, se joignirent à la fête. Elles étaient frigorifiées. Il fallait dire que Lindsey avait eu la merveilleuse idée de s’habiller en Harley Quinn, version Suicide Squad, avec un chandail blanc troué, un mini-short bleu et rouge et une paire de collants à carreaux. Pas vraiment la tenue la plus adaptée pour aller se balader dans les rues par une froide soirée d’automne... Alison n’avait pas été plus maligne, puisqu’elle avait opté pour un déguisement de Supergirl, composé entre autres d’une mini-jupe rouge et de bas nylon. Au moins, elle pouvait s’emmitoufler dans sa cape rouge pour se réchauffer...

Kevin semblait particulièrement ravi de se retrouver au milieu de toutes ces filles, même s’il ne s’intéressait vraiment qu’à une seule d’entre elles. Hélas, Astrid ne remarquait absolument rien de l’attention qu’il lui témoignait.

- Bon, eh bien, je crois que nous sommes au complet ! déclara-t-elle.

A cet instant, un nouveau ding dong retentit, et tout le monde tourna la tête en direction de la porte d’entrée. Qui cela pouvait-il bien être ? Un silence de mort s’installa dans le salon, uniquement perturbé par la petite musique de Jingle Bells, jouée dans une version qui donnait la chair de poule. Les invités d’Astrid écarquillaient les yeux d’effarement et attendaient avec angoisse que leur hôte se décide à aller ouvrir la porte. La scène était digne d’un mauvais film d’horreur.

Astrid remit son masque de Jack Skellington sur la tête et entrebâilla la porte d’entrée en gardant la chaîne de sécurité.

- Qui est là ? demanda-t-elle.

- Je suis Gandalf le blanc, répondit alors une voix forte et solennelle, et je reviens vers vous en ce moment décisif.

Dans le salon, Lisa, Kevin, Lindsey et Alison s’entre-regardèrent d’un air incrédule.

- Joey ? C’est toi ? s’exclama Lisa.

- Non, mon nom est Gandalf le blanc ! répondit le sorcier en faisant son apparition devant le petit groupe. Et j’apporte avec moi Glamdring, l’épée-soeur d’Orcrist, forgée par les elfes de Gondolin ! s’écria-t-il en brandissant au-dessus de son chapeau pointu une épée à la lame étincelante.

- Je croyais que tu comptais passer toute la soirée à jouer à World of Warcraft ? s’étonna Kevin.

- Non, finalement, je me suis dit que ce serait plus sympa de venir vous montrer Glamdring. Vu que je n’ai pas pu l’apporter avec moi au lycée, puisqu’elle n’entrait pas dans mon sac de sport… C’est d’ailleurs pour ça que j’ai encore perdu le concours de costumes, j’en suis sûr.

- Le déguisement de James Cooper en Elvis Presley était vraiment nul, commenta Astrid en retirant à nouveau son masque pour respirer. Je ne comprends pas que tout le monde l’ait élu meilleur costume d’Halloween.

- C’est parce qu’il est populaire au lycée, faut pas chercher plus loin, répliqua Lindsey.

- Comme s’il avait besoin de ces deux cents dollars…, ajouta Lisa d’une voix dépitée.

Gandalf confia son épée Glamdring à ses amis pour qu’ils puissent l’admirer, puis alla poser son bâton de mage dans le porte-parapluies.

- Fred n’est pas venu avec toi ? demanda Lisa.

- Non, il dit qu’il n’aime pas fêter Halloween. Il doit être enfermé chez lui en train de geeker.

- Ce que tu avais prévu de faire, à l’origine…

A sept heures, quand la nuit fut complètement tombée, Astrid annonça qu’il était temps de sortir pour aller récolter des bonbons. Elle prêta à Lindsey un blouson en cuir rouge pour qu’elle ne meure pas de froid, distribua à chacun un sac à friandises orange en forme de Jack o’ Lantern, puis enfila pour de bon son masque de Jack Skellington.

- Tout le monde est prêt ? demanda-t-elle à ses amis, une main sur la poignée de la porte d’entrée.

Joey remit Glamdring dans son fourreau, empoigna son bâton de sorcier d’un air déterminé et s’écria :

- En avant !


De nombreux enfants grouillaient déjà dans le quartier. A la lueur des lampadaires, ils couraient dans les rues en rigolant et en essayant de se faire peur les uns les autres. La plupart étaient déguisés en morts vivants, en vampires ou en sorcières. Un gamin vêtu d’une combinaison de squelette phosphorescente passa en courant à côté de Kevin. Celui-ci tenta de l’effrayer en lui montrant ses crocs, mais le jeune garçon ne fut nullement impressionné et se contenta de lui répondre en lui tirant la langue. Astrid, en revanche, eut un succès absolument terrifiant. C’était surtout son masque qui épouvantait les gosses. Ils étaient pétrifiés à la vue de ce crâne rond et blanc comme une grosse balle de golf, de ces deux trous noirs à la place des yeux et de ce sourire édenté qui s’étirait d’une oreille à l’autre. Lorsqu’Astrid s’approchait d’eux, les plus timorés s’éloignaient timidement en évitant de la regarder, et les plus farouches s’enfuyaient carrément en hurlant.

- Veneeeez, les enfaaaaants ! chantonnait Astrid d’une voix nasillarde qui donnait froid dans le dos. Approchez ! N’ayez pas peur !

Elle avança lentement vers un groupe de gamins cloués sur place, en tendant vers eux ses mains recouvertes de gants noirs et blancs qui imitaient les os d’un squelette. Lisa et Alison étaient pliées en deux de rire. Elles se tenaient littéralement les côtes. Lindsey, elle, observait la scène d’un regard plutôt réprobateur.

- Arrête, Astrid ! dit-elle. Tu vas les traumatiser !

Un petit garçon se mit effectivement à pleurer. Joey dut intervenir pour empêcher Astrid d’aller plus loin.

- Et si on allait chercher des bonbons ? proposa-t-il en tirant Jack Skellington par la manche de son queue-de-pie à rayures noires et blanches, et en l’entraînant avec lui vers la maison la plus proche.

Les six amis entrèrent dans un petit jardin parsemé de fausses pierres tombales. A l’aide de son bâton de magicien, Joey frappa à la porte d’entrée, sur laquelle était clouée une chauve-souris desséchée.

- Vous croyez que c’est une vraie ? demanda Alison avec inquiétude.

La porte s’ouvrit en grinçant. Une vieille grand-mère apparut dans l’entrebâillement.

- Qu’est-ce que c’eeest ? s’enquit-elle d’une voix flétrie par l’âge.

- C’est Halloweeeeeen ! répondit joyeusement Lindsey.

- Allô qui ? fit la vieille en plissant les yeux et en tendant l’oreille.

- Des bonbons ou un sort ! s’écria Lisa d’une voix qu’elle tenta de rendre menaçante, même si son costume de Kermit la grenouille produisait clairement l’effet inverse.

- Ah, oui… C’est vrai…, fit la grand-mère avant de s’éclipser quelques secondes derrière la porte.

Elle réapparut avec un panier plein de friandises.

- Tenez, les enfants… Voici des chocolats…, dit-elle en remplissant les sacs que lui tendaient les ados. Allez, maintenant, rentrez bien ! Soyez sages, surtout... Et joyeux Noël !

La petite bande quitta le jardin en pouffant de rire, avant de continuer sa tournée à travers le quartier. Toutes les maisons ou presque célébraient Halloween, si bien qu’au bout d’une heure de porte-à-porte, les sacs à bonbons des six amis étaient déjà pleins à craquer.

- Allez, une dernière maison pour la route ? lança Astrid en s’approchant d’un jardin dans lequel ils n’étaient pas encore entrés.

Alors qu’ils arrivaient à hauteur du portail, ils se heurtèrent à un petit groupe d’enfants qui voulut leur griller la priorité, sans doute pour aller frapper à la porte en premier et récolter les meilleures friandises. Joey se plaça alors en travers de leur chemin et sortit Glamdring de son fourreau. L’épée magique dans la main droite et le bâton de sorcier dans la main gauche, il joignit les deux armes devant lui et les brandit en criant d’une voix puissante : « Vous ne passerez paaaaas ! », avant d’abattre son bâton contre le bitume du trottoir. Les gamins écarquillèrent les yeux et ouvrirent grand la bouche d’émerveillement.

- Waouuuh ! Trop fort !

- Génial ! 

- C’est qui ? C’est Dumbledore ? 

- La voie est libre ! s’exclama Gandalf en se retournant vers ses acolytes. Allez-y ! Filez, pauvres fous !

Les cinq amis se précipitèrent dans le jardin et coururent jusqu’à l’entrée principale. Astrid frappa à la porte de toutes ses forces et ses camarades entonnèrent à l’unisson : « Des bonbons ou un soooort ! »

La porte en chêne s’ouvrit sur un gros barbu vêtu d’un t-shirt noir Jack Daniel’s et coiffé d’un bandana aux motifs du drapeau américain. Le biker avait un cigare dans la bouche et un verre de bourbon à la main.

- Ouais, c’est pour quoi ? demanda-t-il d’une voix rauque. Ah, vous voulez des bonbons…

Sur ce, il passa dans la pièce d’à côté un bref instant, et s’en revint les bras chargés d’un gigantesque ver de terre rouge et vert en gélatine.

- Tenez, les mômes, prenez ça, dit-il en chargeant Astrid du bonbon géant. Et amusez-vous bien ! grogna-t-il avant de refermer sa porte en la claquant.

Astrid et ses amis restèrent ébahis. Jamais ils n’avaient vu une sucrerie en gélatine de cette taille. Le ver devait bien faire un mètre de long et peser plus de deux kilos. Inutile de préciser qu’Astrid était bien encombrée, avec ça.

- Qu’est-ce qu’on va en faire ? demanda-t-elle.

- On va le manger, pardi ! répliqua Lisa.

- Mais il est énorme ! Comment peut-on manger un truc pareil ?

- Il suffit de le couper en morceaux ! 

- C’est vrai, on n’a qu’à le trancher en six parts égales, ajouta Lindsey.

- Ça tombe bien, Joey a son épée Glamdring avec lui ! lança Kevin. Vas-y, Gandalf ! Sors ton épée magique et découpe-nous ce ver de terre en rondelles !

- Eh, doucement, doucement ! tempéra Joey. Mon épée n’est pas faite pour ça !

- Elle sert à quoi, alors ?

- Elle sert à tuer des orques et d’autres créatures maléfiques !

- Et ça ? Tu ne crois pas que c’est une créature maléfique ? s’exclama Kevin en saisissant le ver de terre par un bout et en le secouant devant Joey.

Mais ce dernier refusa de combattre le lombric gélatineux, et Kevin débarrassa Astrid de son fardeau en acceptant de le porter sur ses épaules. En sortant du jardin, les six amis repassèrent devant la bande de gosses qui avaient voulu les devancer et qui étaient restés attendre devant le portail. Les gamins regardaient d’un air envieux le ver géant posé autour du cou de Dracula. Eux non plus n’avaient jamais vu une chose pareille.

- Circulez, y’a plus rien à voir ! s’exclama Lindsey.

- On a tout raflé, vous pouvez rentrer chez vous ! renchérit Alison.

La chasse aux bonbons avait un côté addictif. Même après cette trouvaille inattendue et une récolte plus que satisfaisante, Astrid persuada ses camarades d’aller frapper une toute dernière fois à la porte d’une maison.

- Cette fois-ci, c’est vraiment la dernière ! promit-elle en s’approchant d’un petit pavillon bleu ciel avec une citrouille lanterne posée sur le rebord d’une fenêtre. Tenez, d’ailleurs, cette maison était à vendre, il n’y a pas si longtemps... Je suis curieuse de savoir qui l’a achetée.

Les six lycéens se rassemblèrent devant la porte d’entrée et ce fut Lisa qui tambourina dessus.

- Des bonbons ou un soooort ! s’exclama le groupe en chœur.

Au bout de plusieurs secondes d’un suspense insoutenable, la porte s’ouvrit, et Harold Bates apparut dans l’encadrement.

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