La bataille

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Point de vue de George Weasley :

Je courais au milieu de la bataille en lançant des sorts à mes ennemis pour les éliminer et accessoirement rester en vie.

Un mangemort me fit soudain face. Un sourire machiavélique s'étira sur son visage et je compris rapidement ses attentions. J'eus à peine le temps de me glisser derrière un tas de gravats qu'il lança le sort de la mort qui tue.

N'écoutant que mes réflexes, mon bras se tendit en sa direction et je lui lançai un sortilège aléatoire. Une demi-seconde se passa dans l'angoisse durant laquelle je me demandai si j'avais pas loupé ma cible. Finalement un bruit sourd de corps qui tombe se fit entendre. Pas très rapide ce mangemort.

Je décidai finalement de jeter un coup d'œil de derrière ma cachette pour m'assurer qu'il était bel et bien pétrifié. Oui, il l'était. Mais mon regard s'attarda sur sa poitrine. Finalement, je crus même qu'il était mort. Comment j'avais fait ça ?

Je regardai le ciel comme si il pouvait me trouver une réponse. Au lieu d'être noir parsemé d'étoiles comme chaque nuit du mois de mai, il était teint d'un mélange de rouge et de gris. Rouge pour les incendies incessants et gris pour la fumée. De temps à autre des feux d'artifices de toutes les couleurs interrompaient la monotonie comme des éclairs lors d'un soir d'orage.

«George, George !»

Je tournai ma tête et je vis une petite tête blonde stupéfaite et excitée courir vers moi. Le blondinet se glissa à côté de moi dans la planque.

«Wow tu as utilisé le sort de la mort ! C'est trop génial ! Tu crois qu'un jour je réussirai à faire comme toi ?

- Quoi ?! Mais j'ai que lancé le sort de la charcuterie !, m'exclamai-je. Merde ! Du saucisson plutôt !

- Sort de la charcuterie, s'étouffa Colin en riant. Un jour j'aimerai être aussi génial et faire d'aussi bonnes blagues que toi et Fred !»

En voyant ses blessures, j'eus l'impression qu'un détail m'échappait mais mon cerveau n'arriva pas à mettre la main dessus.

« Je pense que le monde n'a pas besoin d'un autre gamin pareil que moi et Fred. Je peux le comprendre, on est assez soulants, répliquai-je avec un air que mon jumeau qualifiait d'Hermionien, c'est-à-dire philosophique. Le monde a quand même besoin d'un peu de repos.»

Devant la mine déconfite qu'il me fit, je le rassurai :

«Mais promis, je t'apprendrai plein de blagues !»

Il me sourit à grande dent.

« Merci mon grand maître des blagues préféré !»

À ce moment, je compris ce qui clochait. Ce détail. Ce détail primordial. Comment avais-je pu le zapper ?

Colin n'avait pas l'âge requis pour se battre ici.

«Dis-moi Colin, par pur hasard tu n'aurais pas 16 ans ?, demandai-je sèchement.»

La petite bouille de Colin changea subitement d'humeur virant du grand sourire à la pâleur extrême. Il le savait qu'il n'avait rien à faire ici. Il le savait ! Comme quoi les blonds qui démentent qu'ils sont bêtes sont parfois idiots !

«O-o-oui m-m-mais, balbutia-t-il ayant dans doute peur que je le gronde.

- Pas de mais ! Pourquoi tu prends des risques ?! Tu dois rester en sécurité. En sé-cu-ri-té, articulai-je séparément pour que l'information se grave dans son cerveau.

- J'avais envie de vous aider, pas d'attendre à côté tranquillement sans rien faire.

- Colin tu me faciliterais beaucoup la tâche si tu te mettais en sécurité. Aller maintenant tu vas rejoindre la salle sur demande pour t'y cacher. Tu y seras en sécurité.»

Il hocha la tête. Pour ne pas qu'il fasse n'importe quoi, je précisai :

« Et pas de détours sauf en cas d'extrême urgence ! Pas comme une pause pipi !

- Promis. »

Nous nous levâmes de notre cachette et Colin se mit à courir. Je le regardai avec un sourire aux lèvres avant de me concentrer sur la recherche d'ennemis. N'ayant pas trouvé d'ennemis à combattre, tous étant déjà occupés pour le moment, je me reconcentrai sur Colin.

Il est courageux quand même notre petit disciple. Inconscient mais courageux. Et blagueur en toutes circonstances. Un vrai gryffondor. Fred a eu raison de l'introduire en tant que stagiaire d'été dans la boutique. Je parlerai plus tard d'une promotion au rang de vendeur de la boutique pour lui avec mon jumeau. À cet instant, Colin me cria :

« T'as vu comme je suis fort ! Je suis encore vivant ! Je peux rester au combat ?»

Non mais quel inconscient celui-là ! Crier au milieu d'une bataille ! Ça revient à danser la Macarena devant Voldy ! Un bon coup pour se faire tuer ça !

«Regarde devant toi blodi- COLIN ! DEVANT TOI ! »

Colin n'eut que le temps de se retourner qu'un sort vert facilement identifiable le percuta en pleine tête. Le blond s'effondra.

Je vis entièrement rouge. Je me jetai sur ce meurtrier. Mon adversaire n'eut pas le temps de cligner des yeux que je l'attaquai avec une multitude sorts différents.

"Sourdinam ! Silencio! Imobilis !"

Le mangemort se retrouva sourd, muet et immobilisé. J'aurai pu le laisser comme ça mais ça n'aurai pas vengé Colin.

"Diffinito !, continuai-je."

Le mangemort fut coupé en plusieurs morceaux. C'est vrai que ce n'était pas vraiment beau à voir. Mais il l'avait bien mérité ce connard. Il avait tué Colin, il avait tué un innocent qui n'avait rien à faire dans le combat, il avait tué un ado qui avait juste eu une poussée de courage due à ses hormones d'adolescent.

Ma fureur s'évanouit enfin et au lieu de repartir combattre, je restai éberlué devant le mangemort. Car j'avais tué un humain. Même s'il était un mangemort et qu'il avait choisit un destin macabre, il restait un humain. Un humain tué par moi. Je suis un meurtrier. Un meurtrier. S'il y avait une chose que Fred et moi détestions, c'est les meurtriers.

Des multitudes de questions surgirent dans ma tête. Ça se fait de tuer une personne qui a tué un être cher étant cher à toi ? Je suis vraiment un meurtrier ? Parce que j'ai pas utilisé un sort impardonnable là. Mais juste avant j'en avait utilisé un. Mais si je l'avais pas tué, il m'aurait tué et beaucoup d'autres personnes sans doute. On peut tuer des gens pour se protéger ? Je crois que oui. Mais merde réfléchis George ! C'est le but d'une guerre !

Malgré les milliers de question qui trottaient dans mon esprit, une me revenait tout le temps : Fred m'accepterait-il de nouveau ? Car nous nous étions promis, juré et craché sur le sol de ne tuer personne dans la Tête de Sanglier. Je n'avais pas envie de vivre un bout de temps avec un Fred me faisant la tête.

Je pris la résolution d'y repenser plus tard en me rendant compte que j'en était déjà à mon sixième mangemort pétrifié. Heureusement que ma parie "réflexes" à pris le dessus. N'empêche que ça aurait été drôle de me voir la bouche ouverte comme un poisson au milieu des combats. Comme quoi les cours de l'AD ont servit à quelque chose ; et pas qu'à cramer le derrière du crapaud rose qui nous servait de prof.

Un cri strident retentit m'arrachant une bonne fois pour toute de mes pensées. Je courus vers l'endroit de la provenance du son. Arrivé, le spectacle que je vis me glaça le sang.

Lavande Brown marinait par terre dans son sang, les entrailles ouvertes au niveau de l'estomac. Elle poussait de faibles gémissements. Ses joues griffées de telle manière que l'on voyait les os du dessous étaient inondées de larmes. Fenrir Greyback était penché au dessus d'elle. Il releva sa tête et du sang dégoulina le long de sa mâchoire. Il n'avait pas l'air de trouver ça répugnant car il se léchait les babines.

« Oh mais voici un nouveau festin sur pattes qui vient se joindre à la fête.»

Sur ces paroles, il mit sa main sur son ventre, se relécha et me dévora des yeux pour me montrer que j'étais son futur dessert.

Il décida de bondir sur moi. Il prit son élan et il sauta. Fermant les yeux et m'attendant à un impact, je m'exclamai quand je fus poussé au sol par une autre personne.

Je rouvris rapidement les yeux et je découvris que Lupin s'était interposé pour me sauver et faisait face à la bête. Reprenant mes esprits, je voulus m'élancer dans le combat mais Lupin haussa le ton de sa voix me dissuadant de l'aider :

«J'ai des comptes à lui rendre.»

Puis le dernier maraudeur et la bête s'engagèrent dans une lutte sans merci. J'étais paralysé de frayeur.

[NDA : Lupin s'est fait mordre par Greyback quand il avait l'âge de 5 ans. C'est pour ça que Lupin veut se battre seul. C'est ça vengeance personnelle. Mais ça George ne le sait pas.]

Un gémissement me tira de ma paralysie. Lavande. Je rampai vers elle.

Arrivé à son niveau, j'essayai de la soigner avec plusieurs sorts. Sans grand succès.

« George, murmura-t-elle presque inaudiblement. On ne peut pas soigner cette blessure. Elle est trop profonde.

- Je refuse de voir encore quelqu'un mourir ! Vulnera Sanentur !

- Ça ne sers plus à rien d'essayer, me dit une voix plus masculine.»

Lupin. Ma tête se retourna brusquement pour vérifier que mon oreille ne me jouait pas un tour et que mon ancien professeur se tenait vraiment à côté de moi. Oui, il était bel et bien vivant, blessé, mais vivant ; et le cadavre de Greyback gisait plus loin.

Lavande poussa un dernier gémissement et les yeux levés vers le ciel rendit son dernier souffle.

Une mort en plus sur ma pauvre conscience. Je n'ai pas pu la sauver non plus. Je fermai les yeux de Lavande.

Lupin posa sa main droite sur mon épaule pour me essayer de me rassurer.

«Bonne chance pour la suite George. Fais attention à toi, dit-il la mine sombre.»

L'espace de quelques secondes, j'eus l'impression que la phrase avait un double sens que je n'avais pas compris.

Lupin me jeta un dernier coup d'œil, enleva sa main et partit vers le centre de la bataille.

Je regardai Lavande. Un tas de souvenirs resurgirent dans mon esprit. Des souvenirs de l'année dernière plus précisément. Sa romance avec Ron. Le sourire totalement bêta du con qui me servait de petit frère. Les messes basses que j'avais avec Fred à propos d'elle. La façon dont on s'était comporté avec elle lors de son passage à la maison familiale. Peut-être qu'elle ne méritait pas tout ce que Fred et moi on lui avait subir et toute cette haine que l'on avait à son égard sans la connaître réellement. Peut-être que c'était juste sa crise d'adolescence ? Peut-être, mais on ne le saura jamais.

Pendant que je philosophais, mon côté "réflexes" avait encore pris le dessus. La conclusion est que quatre ennemis gisaient stupéfiés à mes pieds.

Voyant un mangemort ayant sa baguette rivée sur moi, je me remis à courir. Il fallait bien survivre, non ?

«Vous avez combattu vaillamment. Lord Voldemort sait reconnaître la
bravoure.»

Cette voix glaciale m'arrêta. Je me demandai si les autres l'avaient aussi entendu. À en juger du fait que tous le monde s'était arrêté, je n'étais pas le seul.

« Mais vous avez aussi subi de lourdes pertes. Si vous continuez à me résister, vous allez tous mourir, un par un. Je ne le souhaite pas. Chaque goutte versée d'un sang de sorcier est une perte et un gâchis.»

De la peur mêlée à de la colère monta en moi. Comment face de serpent pouvait-il nous dire ça après toutes ces pertes qu'il avait causées ?!

« Lord Voldemort est miséricordieux. J'ordonne à mes forces de se retirer immédiatement.»

Miséricordieux ? Mon nez oui ! (Pour ne pas dire c*l)

« Vous avez une heure. Occupez-vous de vos morts avec dignité. Soignez vos blessés.»

Dignité ? Il en a lui ? Parce qu'être chauve ça passe mais ne pas avoir de nez c'est se trimbaler sans dignité.

« Maintenant, je m'adresse à toi, Harry Potter. Tu as laissé tes amis mourir à ta place au lieu de
m'affronter directement. J'attendrai une heure dans la Forêt interdite. Si, lorsque cette heure sera écoulée, tu n'es pas venu à moi, si tu ne t'es pas rendu, alors la bataille recommencera. Cette fois, je participerai moi-même au combat, Harry Potter, je te trouverai et je châtierai jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme, jusqu'au dernier enfant qui aura essayé de te cacher à mes yeux. Une heure.»

C'est cruel. Je regardai autour de moi pour m'assurer que ce n'était pas un piège et que les mangemorts n'allaient pas attaquer d'une seconde à l'autre, mais je ne vis que des morts et des blessés allongés sur la pelouse.

Des brancards venus tout droit de l'infirmerie, sous l'œil observateur d'une madame Pomfresh totalement épuisée, débarquèrent et commencèrent à emporter les blessés. Des groupes d'élèves se formaient autour des morts pour les pleurer et les emporter dans la grande salle visiblement. Je me mis à marcher vers celle-ci en espérant que ma famille et mes amis aillent bien. Je ne supporterai pas que quelque chose soit arrivé à ceux que je chéris tant.

Mes yeux commencèrent à me piquer alors que je passai près de l'endroit où j'avais vu Colin s'effondrer. Je devais me retenir de pleurer si je voulais rassurer les plus jeunes d'entre nous. Je devais me retenir. Je devais me retenir. C'était qu'une poussière das mon œil. Je pleurerai plus tard dans les bras de Fred, comme on l'a toujours fait. Je lâchai quand même une petite larme discrète.

Les portes de la grande salle étaient grandes ouvertes. Un brouhaha où se mêlaient des sanglots et des cris de colère contre les mangemorts parvinrent à mon oreille. Je me hissai sur la pointe des pieds pour repérer ma famille. Trouvés ! Ce n'était pas vraiment difficile en même temps vu que un groupe de rouquins se démarquent facilement du lot.

Mais mon sourire de fierté de les avoir remarquer disparut rapidement en voyant Lupin et Tonks allongés sur le sol main dans la main. Un hoquet de surprise m'échappa. Mes larmes tant retenues se sont mises à couler silencieusement. Le dernier des Maraudeurs est mort. C'était la vraie fin des Maraudeurs cette fois. Et le petit Teddy qu'allait-il devenir ?

Une main se posa sur mon épaule. Je me retournai vivement avec un sourire d'espoir, baguette saisie en position de combat ; le sourire d'espoir étant pour le fait que ce soit bien Lupin qui ait posé sa main sur mon épaule comme il l'avait fait plus tôt (même si je savais qu'il était mort, j'espérai que ce ne soit qu'une illusion de mon cerveau fatigué) et la baguette en position de combat : au cas où ce serai un mangemort (on ne sait jamais).

« Aie !

- Désolé p'pa.»

J'avais sans faire exprès heurté mon père avec ma baguette. Merde.

«Tu vas bien ? dit mon père dès qu'il eut remis ses lunettes correctement.

- Oui parfaitement, rétorquai-je ironiquement avec une pointe de tristesse. J'ai juste vu Colin se prendre un avada, Lavande déchiquetée et Lupin mort avec sa femme et j'en passe. Qu'est-ce qu'il y a de pire à voir ? Sinon je vais bien et toi ?»

Visiblement j'aurais dû me taire car pour la première fois depuis le début de la conversation, je pris le temps de détailler le visage de mon père. Il était dévasté. Il pleurait encore plus que moi.

«Viens.

- Il se passe quoi ?

- F-f-fred.»

Je blêmis. Sans attendre mon père, je me mis à courir aussi vite que je le pouvais, bousculant quelques personnes au passage. Essouflé, je m'arrêtai un court instant. Des larmes coulèrent du coin de mes yeux. Il ne pouvait rien lui être arrivé. Non ! C'est qu'un malentendu ou quiproquo. Qu'un quiproquo George, qu'un quiproquo. Focalise-toi sur le quiproquo. Je repris ma folle course jusqu'à ce que j'arrivai à l'endroit où se tenait ma famille.

Toute ma famille était en pleurs. Ma mère sanglotait presque allongée sur un corps. Les larmes que j'avais retenu depuis longtemps se mirent à couler et mon regard se brouilla. Je ne vis plus le reste de la salle, que le corps que mon cerveau avait réussi à distinguer dans la pénombre. Ce corps si familier. Celui de mon jumeau.

«F-f-fred ? Fred ! Non !, criai-je en sanglotant. Non !»

Mes mains vinrent se poser sur ma bouche pour étouffer le hurlement de désespoir qui menaçait de sortir de mon cœur. J'eus l'impression que quelqu'un s'amusait à arracher les moreaux de mon cœur un à un tellement j'avais mal à la poitrine. Mes bras commencèrent à trembler. Mes genoux flanchèrent et ma mère s'écarta juste à temps pour me laisser la place de m'affaler sur mon jumeau. Je fourrai ma tête dans la veste qu'il portait, identique à la mienne mais verte. Elle sentait le cramé et était déchiquetée tout comme le pantalon qu'il portait. Je voulus attraper sa main pour la mettre son mon dos mais dès qu'elles entrèrent en contact, ma main frissonna et retomba. Sa main, si chaude d'habitude, était glaciale. Glaciale comme celle d'un mort.

Non il ne peut pas être mort ! Pas mon jumeau ! Ça ne devait pas se passer comme ça ! On devait gagner cette guerre, fêter ça, rentrer à la boutique et être heureux. Pourquoi ? Pourquoi le destin s'acharne-t-il comme ça sur moi ? D'abord Colin, puis Lavande, Lupin et Tonks et enfin Forge. Pourquoi il a fallut que j'ai un jumeau et qu'on me l'enlève ? Je ne pouvais pas être né seul pour ne pas avoir à souffrir ?

«Ne me quitte pas Forge, chuchotai-je à mi-voix.»

Je ne reconnus pas ma voix tellement elle était amplifiée par le son de mes sanglots.

«S'il-te-plaît, je t'en supplie.»

Mes dernières paroles ne firent que redoubler mes larmes et mes sanglots. Qu'est-ce que j'allais devenir sans mon jumeau qui avait toujours été là à mes côtés ? Je n'en savais rien du tout. Je relevai ma tête et je regardai son visage comme si cela m'apporterait une réponse. Mais tout ce que je vis fus un sourire narquois, son sourire de mort qui me narguait.

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