Chapitre 1 : Liens étroits

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« Lâche tes armes, jeune piaf, ce combat n'est pas ce qu'il paraît.

- Désolé patron, on dirait bien qu'il vous a eu... Et j'ai une affaire à conclure. »

L'éclair qui pourfendit la noirceur du ciel n'était qu'un faible écho à la colère qui tempétait en son cœur. Rien de ce qu'aurait pu dire Ardolon ne pouvait faire changer d'avis son comparse, son confrère, son frère.

« Alors je vais te pilonner du bon sens... À l'ancienne ! »

Deux pas plus tard, un autre bruit sourd tonna derrière lui. C'était impossible... Un intrus aurait-il pu se faufiler sans bruit dans le refuge ?

Derrière une vitre il devinait la silhouette furtive qu'il craignait le plus.

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La vie de mercenaire n'était pas facile mais celle d'une famille était plus confortable ; or le trio de ritos était une famille ou, plutôt, un tout petit troupeau. Chacun avait ses rêves et ses talents, tous gagnaient à se battre ensemble et chacun s'élevait sur l'échiquier de la rivalité. Tant et si bien qu'il leur arrivait de se séparer, voire de se voler dans les plumes, pour toujours se réunir.

Le premier se disait de sang bleu. Fils d'un chef de tribu dont Ardolon n'avait jamais retenu le nom, Valgor brillait dans un tas de domaines tels que la musique, la peinture ou l'histoire de... Ses ancêtres. Mais uniquement des siens. Il était également un excellent cuisinier et avait ce don très irritant d'être bon à tout ce qu'il voyait pour la première fois. Pourtant le plus clair de son temps filait dans l'entraînement de son corps, car il estimait que l'arc était une arme de lâche. Son admiration n'en était que d'autant plus grande lorsqu'il perdit pour la première fois un duel, contre Ardolon, dont l'enjeu était... une recette de cuisine ancestrale d'un plat à base de poisson. Par bonheur, il était le seul à être capable d'en suivre les instructions et sous couvert de la gastronomie était née une amitié solide.

Le deuxième misait moins sur la force pure que sur l'art des négociations et des coups bas. En combat comme en débat, sa tactique était de retourner contre lui l'énergie de son ennemi. Sparclige était aussi un tireur hors pair et un voleur capable de dérober à peu près n'importe quoi, même sa présence, à la vue de tous. S'il aimait voler dans tous les sens du terme, il souffrait d'une certaine fascination à tromper les autres. Ardolon avait été le premier à le mettre en défaut, après avoir vu Valgor perdre à un jeu d'adresse ; sans tricherie, son ami n'avait pu perdre un duel, et cette certitude lui permit de saisir l'astuce du bonneteau. Pour fuir l'opprobre, l'escroc de rito dut consentir à suivre ses nouveaux amis qui choisirent de payer ses dettes...

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bibigne
Ici seront regroupés tous mes textes destinés à faciliter l'apprentissage des jeunes lecteurs. J'ai choisi des mots un peu complexes pour enrichir leur vocabulaire. S'ils le souhaitent, ils peuvent chercher le sens dans le dictionnaire.

Je ne me substitue pas aux maîtres et aux Maitresses. Je veux simplement leur faire aimer la lecture.
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Défi
JustineC
Ynès ressemble en quelques points à JustineC, l'auteur que je suis. Partie à la découverte d'un marathon, son choix de l'arrêter fut bien compliqué... on peut dire aujourd'hui qu'elle s'est enfin décidée.

29ème texte du bradbury confinés/déconfinés(reconfinés), et dernier texte pour ma part de ce bradbury ^^
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Nicolas Haarman


J’aimerais: revoir les couchers de soleil de Djibouti, où le soleil prend les couleurs de l’infini.
J’aimerais: ne jamais avoir trouvé le dragon caché dans les collines parfumées de Chine et repasser devant cette grotte où un bonze et un tigre me scrutent de leur intemporalité.
J’aimerais: continuer à échanger des frites contres des autocollants paninis de Michael Jackson à Cotonou à travers le grillage et encaisser les sourires ravis.
J’aimerais: retrouver mon berger allemand, Gipsy, mon frère qu’on a lâchement abandonné, qui est mort, puisse-t-il me pardonner.
J’aimerais: dire merci à celui qui nous a tout donné en nous construisant des jouets en bois de palmier car j’étais trop occupé à être petit. Arcs, flèches, courses poursuite entre les bananiers.
J’aimerais: revoir les marées basses de Somalie, quand les trous d’eaux nous permettaient d’échapper au soleil de plomb sans se faire croquer par les squales.
J’aimerais: re-caresser les raies de Maskali, chasser le crabe, et grimper les palétuviers. Sauter dans la mangrove et ré-entendre les tonnerres de rires de ma fratrie.
J’aimerais: revoir le sourire de ce dauphin qui m’a suivi longuement de tous ses cliquetis.
J’aimerais: reprendre dans mes bras Mounir et Fateh qui n’avaient rien mais m’ont tout donné à l’usine Nestlé en Tunisie.
J’aimerais: dire à ma prof d’espagnol d’Alger qu’on n’abandonne pas ses élèves de peur d’être tuée et qu’on peut en être marqué.
J’aimerais: dire à Serge et Diouf merci de m’avoir protégé contre les français racistes de l’internat des 3 vallées, sans vous j’aurais été bien plus miné.
J’aimerais: reconstruire le temps autour d’une chicha au café des nattes.
J’aimerais: ne pas avoir pris autant de gifles et qu’on m’accepte pour ce que je suis. Et non pas pour ce que l’on voudrait que je sois.
J’aimerais: dire à toutes celles et tous ceux à qui j'ai fait du mal que c’était pas pour rien et que cela m’a servi à être meilleur aujourd’hui.
J’aimerais: revoir les paons en roue libre du jardin des Sardin. Leur dire qu’à Lyon j’y ai trouvé ma deuxième famille.
J’aimerais: dire à toutes celles et tous ceux qui m’ont fait du mal que c’était pas pour rien et que j’en ai grandi.
J’aimerais: déambuler à nouveau dans le petit bois du Lycée Cailloux en tirant sur mes 20 Mars, à refaire le monde avec mes srab de l’époque.
J’aimerais: refaire le mur à minuit pour la promesse d’un baiser jamais échangé.
J’aimerais: refaire 1000 Km en bus en sacrifiant un loyer pour une chica qui m’avait ensorcelé. Alcoy, Plaza de Dins, mon coeur s’emballe à ta pensée.
J’aimerais: être moins con mais peut-être que cela s’arrange avec les années.
J’aimerais: pouvoir dire aux gens que je les aime mais devront-ils l’accepter?
J’aimerais: effacer le j’ai aimé pour dire j’aime.
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