Chapitre 80 :  Deux amis inséparables

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Pour ce chapitre je vous propose : Sur mon épaule des Cowboys Fringants, une musiuqe qui va plutôt bien avec ce que je veux transmettre dans ce chapitre, bon il faut remplacer "ma blonde" par "mon blond" même si Allan n'est pas blond, enfin bref bonne lecture et bonne écoute avec vous.

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Allan mais qu’est-ce qu’il t’arrive putain… ce n’est pas toi que j’ai en face de moi là. Alors qu’il ne me lâche pas du regard il finit par dire :

Al : Putain Zach tu fais chier ! Pourquoi t’as écrasé mon bédo, c’est le seul truc que j’ai trouvé pour me calmer… merde !

Z : Pourquoi… Oh ! Simplement parce que je ne veux pas voir mon meilleur ami crever.

Al : Ton meilleur ami ? T’as enfin décidé de ne plus me rejeter alors.

Z : Allan… je… je suis désolé.

Mes excuses sont pitoyables… Je vois mon meilleur ami, au plus mal. J’ai du mal à le reconnaître, je suis sûrement la cause de cet état et tout ce que je trouve à dire c’est « Je suis désolé ». Vraiment pitoyable. Je m’assoie à ses côtés sur le banc, pouvoir me retrouver de nouveaux auprès de lui me fait mine de rien beaucoup de bien. Je ne saurais vraiment pas expliquer pourquoi mais une sensation de bien-être m’envahit. Une question me brûle cependant les lèvres depuis maintenant une semaine, depuis que j’ai appris le décès de Victor…

Z : Allan ? Rassure-moi d’un truc, tu n’as rien à voir dans le décès de Victor ?

Al : Selon toi ?

Z : Franchement, je ne pense pas, en fait je suis sûr que non… Je sais que tu n’aurais jamais tué Victor mais en même temps, je suis terrifié par l’idée que tu l’as peut-être fait… enfin ce n’est pas clair dans mon esprit. Tout le monde essaye de me dire que tu es innocent… mais je pense que j’ai besoin de l’entendre de ta bouche.

Al : Je suis innocent Zach, le coupable c’est Jack…

Z : Encore lui, pourquoi il fait tout ça sérieux après m’avoir agressé, il s’en est pris à Victor…

Al : Pour me faire souffrir, il ne s’est pas remis du fait que je me sois écarté de lui je crois.

Z : Ah ouais, c’est vrai que t’étais très proche de ce connard avant ce fameux soir d’il y a trois ans.

Al : Ouais…. Tu sais j’ai voulu le revoir… pour qu’il me fournisse.

Z : Ah… pourquoi t’as plongé là-dedans All… Tu sais pourtant que c’est pas bon… surtout pour toi !

Al : Je sais pas ça me fait du bien… c’est le seul truc que j’ai trouvé pour oublier tout ça… après je dois pouvoir m’en passer, ça fait que cinq jours mais bon… ça me fait vraiment du bien Zach, dit-il avec une immense mélancolie dans la voix.

La sonnerie annonçant le début des cours retenti dans l’enceinte du lycée, ni Allan ni moi ne semble vouloir nous lever pour rentrer au lycée et rejoindre notre cours de philosophie du lundi matin. Je lui demande quand même par acquis de conscience :

Z : On sèche ?

Al : Ouais… flemme de bouger là.

Je le vois qui commence à se rouler de nouveaux un pète… Je n’ai pas l’énergie de le rejeter au sol, comme tout à l’heure, le voir dans cet état me fait limite comprendre pourquoi il fait ça, mais je dois l’arrêter. J’en ai fait la promesse à sa mère et puis c’est mon meilleur ami, il faut que je le protège, que je veille sur lui. Je lui demande alors :

Z : Allan… sérieux ça peut être dangereux pour toi. C’est la mort de Victor qui te mets dans cet état, tu penses que tu aurais pu l’empêcher ?

Al : Ouais… si je n’avais pas rompu avec lui de manière violente peut être que j’aurais pu empêcher Jack de faire ça… tu sais je lui ai dit pour Guillaume et toi… sur le coup de la colère, c’est sorti tout seul putain…

Z : Ah… ouais t’aurais peut-être pu éviter de sortir ça… mais bon c’est fait, on ne peut pas revenir en arrière All !

Al : Oui… et puis il m’a dit qu’il s’était laissé tuer… parce qu’il ne se voyait pas continuer sa vie sans moi… Je suis terrifié Zach… j’ai peur de ce que je suis.

Z : Déjà donne-moi ça ! Dis-je en lui prenant le contenu de ses mains et en prenant aussi le paquet de tabac et sa pochette de beuh.

Al : Rends-moi ça, Zach !

Z : Non, on discute là t’as pas besoin de fumer et puis… je suis sûr qu’avec ta maladie ça ne peut que faire empirer les choses…

Al : Je n’aurais jamais dû te parler de ça… je savais que t’allais me prendre en pitié putain !

Z : Si tu as bien fait de me le dire et puis tu sais ta mère m’a appelé en pleure pour que je veille sur toi, alors Allan je ne vais pas te laisser te bousiller la vie avec ces merdes… parce que je tiens énormément à toi et te perdre pour de bon me détruirais.

Al : … ma mère t’as appelé… tu tiens à moi… putain je suis trop con… J’en peux plus Zach… Je suis à bout.

Allan se met à pleurer… ça me brise le cœur de le voir ainsi, machinalement je le prends dans mes bras, le serre de toute mes forces et passe ma main dans ses cheveux pour tenter de l’apaiser. D’apaiser mon meilleur ami qui a plus que jamais besoin de moi, tout comme j’ai plus que jamais besoin de lui. Allez Allan mets ta tête sur mon épaule, pour que mon amour te frôle toi qui en a tant besoin.

Je crois que le doute n’est plus possible, j’aime Allan d’un amour bien plus grand que tout ce que je pensais croire. Je le serre de toutes mes forces et me fait intérieurement la promesse de ne jamais le lâcher, de ne jamais le laisser tomber et de toujours être à ses côtés. Tout se brouille dans mon esprit, pendant qu’Allan sèche ses larmes contre mon épaule, je ne sais plus vraiment vers qui se porte réellement mon amour entre Sacha et Allan. J’avais déjà eu cette réflexion durant la première crise d’Allan mais je crois que j’étais aveuglé par l’amour que je portais à Sacha. Mais là d’avoir craint de perdre Allan à plusieurs reprises, me fait vraiment réfléchir sur les sentiments que je porte à son égard. Allan qu’est ce que tu es pour moi, un simple meilleur ami ? Un amour que je m’interdis ? Alors que je le serre de plus en plus contre moi, je relève sa tête et plonge mes yeux dans les siens, j’y vois un être meurtri, triste, mais reconnaissant, heureux sûrement de m’avoir à ses côtés. Je distingue aussi une sorte de fascination, je ressens également une sorte de fascination ou plutôt une attraction qui me pousse tout doucement à rapprocher nos deux visages et refermer mes lèvres sur les siennes. La sonnerie retentie de nouveau alors que je vois Sacha au loin qui nous observe sans bouger.

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