Chapitre 71 :  Je ne suis pas PD !

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POur ce chapitre je vous propose Everything is lie de Sefa et Dr Peacock, le titre étant assez évocatuers pour ce chapitre.

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A : Euh… bah je sais pas, je veux pas te perdre non plus, mais euh…

J : Tu veux devenir PD ?

Al : Bah euh…

J : Je vais te faire passer l’envie d’être PD moi tu vas voir !

Hurla-t-il en détachant sa ceinture et déboutonnant son jean. Il s’approchait de moi, avec un regard que je ne lui connaissais pas, j’étais tétanisé, je ne pouvais rien faire. Il me tira vers lui, plaqua ses lèvres sur les miennes, me faisant extrêmement mal, pour ensuite me jeter sur son lit. Alors qu’il commençait à baisser son boxer, je parviens à prendre le peu de courage qu’il me restait pour hurler :

Al : Stop Jack ! Je suis pas PD et je ne le serais jamais !

J : Très bien ! Alors tu viens avec moi, on va aller dire à ton petit copain le PD que tu ne l’es pas !

Il se rhabilla me pris par le bras et m’entraîna en dehors de chez lui. Arrivait devant la porte d’Aldwin, je commençais sérieusement à paniquer, ne sachant pas exactement ce que je devais lui dire, ni ce qui allait se passer. Jack n’hésita pas une seule seconde et s’empressa de sonner. Après quelques secondes d’attente un petit bonhomme tout blond qui ressemblais comme deux gouttes d’eau à Aldwin, mais avec des perles bleues à la place des yeux, est apparu devant nous tout sourire.

J : Bonjour ! Moi, c’est Jack et lui c’est Allan, on est des amis de ton frère, on pourrait lui parler !

S : Salut moi c’est Sacha ! dit-il avec entrain, puis se tournant vers moi, il continua, dit Allan, c’est toi l’amoureux d’Aldy, il parle souvent de toi.

C’est alors qu’une dame blonde, que je présumai être la mère d’Aldwin débarqua en furie devant la porte, et repris son fils en lui disant qu’il ne fallait pas dire ce genre de chose, que c’est mal et lui demanda d’aller chercher Aldwin dans sa chambre et lui dire que ses camarades étaient là. Puis elle me regarda d’un air grave… Je ne savais plus où me placer. Qu’est-ce que cette femme que je ne connaissais absolument pas pouvait bien avoir contre moi, au vu de ce qu’elle venait de dire à son plus jeune fils je présumais que ça devait avoir un lien avec l’amour que me portait Aldwin, après m’avoir regardé de haut en bas pendant plusieurs secondes qui m’ont paru très longue, cette femme au regard grave déclara :

MF: Allan c’est bien ça ?

Al: Euh oui !

MF : Tu peux venir avec moi, j’ai à te parler ? Se tournant vers Jack, tu peux suivre Sacha, il va te montrer où se trouve la chambre d’Aldwin.

Je laissai donc Jack, suivre le petit Sacha, jusqu’à la chambre de son frère, avec un mauvais pressentiment, aussi bien sur ce que pouvait faire Jack à Aldwin, que sur la conversation que j’allais avoir avec Mme Fowl. Elle me proposa de nous asseoir dans la cuisine pour ne pas être dérangés. Son regard grave ne s’était toujours pas atténué depuis tout à l’heure et lorsque ne nous sommes assis, il s’est même accentué d’avantages, avant qu’elle ne lance :

MF : C’est donc toi ce… Allan ! Mon fils n’arrête pas de parler de toi, il dit sans cesse qu’il est amoureux. Qu’il ne l’a pas choisi, mais moi, je sais qu’il fait erreur et qu’il confond des sentiments d’amitié et d’amour. Il ne peut pas être tombé amoureux d’un garçon, c’est contre l’ordre des choses et de la nature, et c’est dangereux pour vous ! Et tu d’accord avec ça ? Rassure-moi tu n’es pas venu pour dire à Aldwin que tu es d’accord lui et que tu l’aimes aussi ?

Al : Euh non… Je … Je ... Je ne l’aime pas. Enfin, je ne crois pas.

MF : Allan ! C’est pour votre bien ! Je dois vous empêcher de faire ça. Ce n’est pas une bonne chose d’aimer un garçon, c’est contre l’amour donné par Dieu, entre un homme et une femme. Contre l’ordre naturelle des choses. C’est dangereux pour vous. Est-ce que tu le comprends ?

Al : Euh … Oui Madame.

MF : Alors Allan, je te le demande fait comprendre à mon fils qu’il fait fausse route, moi il ne m’écoute pas mais je suis sûr que toi, il t’écoutera d’accord ! Alors je t’en supplie Allan remet mon fils dans le droit chemin de l’hétérosexualité. Il n’est pas comme ces ... Personnes.

Al : D’accord Madame, je… Je vais essayer.

MF : Merci, aller va les rejoindre.

Après cette conversation des plus perturbante, je suis allé rejoindre Jack et Aldwin dans la chambre de ce dernier. Ce que je vis en arrivant me terrifia, Jack tenait Aldwin fermement par le cou et l’avait plaqué contre le mur pour lui donner des coups de poings dans le ventre. Même si après cette discussion, j’étais résolu à dire les choses à Aldwin, à lui dire que je n’étais pas comme lui et qu’il faisait erreur lui aussi, je ne pouvais pas laisser Jack lui faire du mal comme ça. Dans ce genre de situation, je savais que la violence ne résolvait rien. Je me suis alors approché de Jack avec fureur et j’ai hurlé :

Al : Lâche-le ! Jack, lâche Aldwin tout de suite

Jack se retourna vers moi, avec un regard plein de haine. Je ne pensais pas qu’il pouvait avoir autant de haine envers les personnes homosexuel… Ce jour-là, je ne savais vraiment pas quoi penser de cette différence. Est-ce que c’est réellement contre nature ? Est-ce que c’est réellement interdit, dangereux ? Je ne le savais pas. Mais ce que je savais c’est que mon ami, était homophobe et qu’on m’avait dit de ne pas être homosexuel de dire à Aldwin que je ne l’aimais pas. Jack coupa court à ma réflexion et dans toute sa fureur lança :

J : Qu’est-ce que tu veux toi ? Tu vois pas que je m’occupe de cette tafiole comme il se doit ! Attends ne me dit pas que t’as changé d’avis et que tu veux le protéger maintenant ? C’est sa mère qui t’a convaincu et t’a dit que tu pouvais baiser son fils ?

Al : Euh… Non pas du tout, mais je ne pense pas que le frapper soit la bonne solution. Laisse-moi lui dire, ce que j’ai à lui dire et va m’attendre dehors, je te rejoins.

J : Non ! Je reste, je veux être sûr de ce que tu vas faire.

Jack à lâché Aldwin et je me suis approché de lui en plongeant mon regard dans le siens. Ce regard totalement dévasté, il se tenait le ventre pour essayer d’atténuer la douleur, cette douleur procurée par les coups d’un homophobe. Est-ce qu’il méritait ça ? Sincèrement, même à ce moment, je ne le pensais pas, la violence n’était pas la solution. En voyant ce regard détruit qui cherchait dans le mien une forme de réconfort, j’ai hésité quelques instants, hésité à lui dire que moi aussi, je l’aimais. Les mots de Jack et de Madame Fowl me sont alors revenus en pleine figure. Je pensais alors que ce n’était pas à moi de décider ça, l’amour entre deux garçons était impossible, immoral et contre nature. Je me suis alors approché un peu plus d’Aldwin, je les regardais droit dans les yeux. Je l’ai poussé contre le mur et lui ait lancé en pleine figure, au plus profond de son âme des mots que je regrette tous les jours depuis :

Al : Aldwin ! Je ne suis pas comme toi, moi ! Je ne suis pas un PD alors maintenant, tu me lâches et t’arrête de m’aimer ! Me suis-je bien fait comprendre ?

Ald : Oui, tu ne peux pas être plus claire, répondis-t-il avec une immense tristesse dans la voix

Al : Très bien PD ! Et sache qu’être PD c’est une connerie alors à partir de moment je te ferais changer de voie moi tu vas voir ! Tu penseras plus être PD ! Allez sur ce, Adieu pédale !

Le visage d’Aldwin, se décomposa et des larmes coulèrent sur ses joues, malgré la violence de mes propos, je ne pouvais pas supporter plus longtemps de le voir comme ça. J’intima d’un simple regard Jack de m’accompagner hors de cette pièce et de cette maison. Il sortit avant moi et commença sa route satisfait, se pavanant comme un paon fier de sa victoire « sur un PD ». Alors que je jetais un dernier regard sur ce que je venais de faire, une petite bouille toute blonde s’approcha de moi, regarda un instant derrière pour voir son frère sur le sol les mains entre les genoux, pleurant toutes les larmes de son corps. Sacha me regarda de toute sa haine, je me suis abaissé à son niveau, les larmes commencèrent aussi à couler sur mes joues, mais j’eus la force de lui dire :

Al : Sacha, je suis désolé… Désolé d’avoir fait ça à ton frère, mais pour répondre à ta question de tout à l’heure. Non, je ne suis pas son amoureux ! Je suis vraiment désolé, Sacha… dit à ton frère, que je suis désolé… dit le pour moi. Je ne peux pas le faire moi.

Son regard, changea pour devenir un regard de compassion, ce petit me semblait alors bien plus intelligent que moi, et que les adultes qui l’entouraient, il semblait comprendre les choses, que l’homosexualité de son frère n’était peut-être pas si terrible. Il m’a souri, acquiesça et couru pour aller rejoindre son frère et le serrer dans ses bras, tandis que je quittais la pièce et laisser Aldwin seul avec cette terrible réalité, que je lui avais craché à la gueule, notre amour me semblait impossible.

A partir de ce jour, je n’ai pas arrêté une seconde, tous les jours, j’allais le voir et l’insultais, tentais de lui faire comprendre qu’il faisait une erreur en m’aimant. Toujours secondé par Jack, qui me poussait à en faire plus à chaque fois, je me laissais emporter par sa haine et son homophobie, mais jamais au grand jamais, je ne portais la main sur lui… Jusqu’à ce fameux soir où tout, absolument tout à basculé.

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