Chapitre 43 :Retour et révélations.

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Je peux enfin quitter cet hôpital après deux mois d'absences. Je peux enfin marcher à l'air libre, nous sommes sortis ma mère il y a quelques minutes après avoir rempli les derniers papiers demander par l’hôpital. Je profite pleinement de la situation pouvant enfin remarcher à l’air libre après quelques jours de rééducation, mais j’ai très vite eu la chance de pouvoir revivre normalement ce qui a d’ailleurs énormément surpris le Dr Sky. Même si en soit je n’ai pas vu ces deux mois passés, j’ai quand même l’impression de revivre sentant l’air frais rentrer dans mes poumons le sol sous mes pieds. Je continue à marcher au prés de ma mère qui affiche un visage radieux sûrement très contente de me revoir. Durant le trajet j’essaye de mettre toutes les choses aux clairs dans mon esprit.

Les vacances de Noël débutant dans quelques jours, nous avons convenu avec le proviseur que je ne vais pas retourner en cours pour l’instant , ayant également besoin de repos, et que je profiterais des vacances pour rattraper mon retard, « ne doutant pas une seul seconde de mes capacités d’assimilation » Selon ses dires, et il a bien raison normalement je devrais être capable de voir et comprendre les cours en une semaine je pense. Mes frères quant à eux, ont été placés en détention, pour ce qu'ils ont fait ayant tous deux l’âge de se faire condamner, je n’enrage rien que de savoir ce qu’ils m’ont fait, même si je ne me souviens que brièvement voire pas du tout de l’agression, ce n’était malheureusement pas la première fois que ce genre de chose arriver mais de là à me provoquer une crise, ils ont dû y aller vraiment fort. Mais mon géniteur s’est arrangé avec le procureur, contre une bonne somme, pour que ce « petit problème » selon lui ne s’ébruite pas trop et ainsi éviter des désagréments par rapport à son palace ou même sa petite vie de bourgeois privilégiés … Pratique n’empêche d’être l’une des plus grandes fortunes du pays et de descendre d’une famille possédant l’un des empires hôtelier les plus vaste et les plus prospère de la planète… la seule bonne nouvelle c’est que le juge en charge du divorce de mes parents a pu revoir son jugement. Et je ne suis maintenant plus obliger d’aller voir mon géniteur un week-end sur deux. Et je peux vous assurez que je ne comptais pas y retourner de toute façon.

J’arrive finalement chez ma mère et j'ai vraiment une faim de loup, je me dirige directement vers la cuisine, et me prépare de quoi grignoter avant le repas. Tout en mangeant mon pseudo sandwich de nutella, je prends mon téléphone ainsi que la carte du palace de mon oncle, que j'ai dans ma poche tout proche de mon dès porte bonheur. Je recopie le numéro sur mon téléphone.

Secrétaire: Asselus Primus Fall Palace goodmorning what could I do for you ?

Al: Good morning, could I talk with Artemis Fall please ?

S : And who are you to ask for such a request?

Al : I'm his nephew Allan Fall, the son of …je laisse une pause avant de reprendre, William, his brother.

S: Oh of course, Mr. Please wait, I put you in touch with Mr. Fall

Al : Thanks !

J'attends quelque secondes avant d’entendre au bout de mon téléphone, la voix de mon oncle Artémis Fall.

Arty : Artemis Fall I listen to you ?

Al : Oncle Artémis, c'est moi Allan.

Arty: Oh Allan, le Allan, mon neveu préféré ?

Al : Ouais, c'est bien moi.

Arty : Oh comment vas-tu mon grand ? Ça fait combien de temps que l'on ne sait plus parler, 10 ans non ?

Al : Je vais bien, merci ! Oui au moins !!

Arty : Tu as du bien changer depuis. Que puis-je faire pour toi ?

Al : En fait je t'appelle pour organiser un peu les vacances de Noël, j'aimerais bien venir dans ton hôtel, pour quelques jours ?

Arty : Mon Palace tu veux dire ? Je viens d'avoir cette appellation il y a peu et j'y tiens.

Al : Oui ton palace désolé, ça serait pour samedi pour une durée d'environ une semaine jusqu'au 26 je pense, avec trois de mes amis.

Arty : Mais bien sur tu es le bien venue et tes amis aussi, tu auras bien sûr tous les accès VIP, ainsi que la carte Premium et Gold. Veux-tu que je commande de quoi te faire venir avec la Fall Airline Company ?

Al : Merci Oncle Artémis, je veux bien oui.

Arty : Parfait !! Tu n'auras qu'à te présenter à l'aéroport et un avion t'attendras, See You bye !!

Al : Thanks See you !!

Voilà une bonne chose de faites, maintenant il faut que j'essaie de recoller les morceaux avec Victor, je pense que cette surprise va lui faire oublier nos différents. Je m'empresse donc d'imprimer tous les dépliants concernant le Asselus Primus Fall Palace, en Californie. Et les activités qu'il y a autour. Puis j'envoie un message à Victor : " Salut Vic !! Est ce qu'on pourrait se voir cette après-midi, j'aurais quelque chose à te montrer ? <3 "Je laisse un petit cœur à la fin même si au fond de moi j'ai horreur de faire ça, mais bon c'est pour lui montrer que malgré tout je l'aime quand même ce con. Sa réponse ne tarde pas à arriver : " D'acc pas de soucis, je viens te prendre vers 14h." Son message est quand même assez cru, il m'en veut réellement de lui cacher quelque chose, mais il m’est impossible de lui parler de ma maladie, je ne veux pas l'inquiéter... Je l'aime trop pour ça, je regarde ma montre il est 12h30, ce qui me laisse 1h30 pour me préparer, mais avant ça :

Al : Maman !!!!

Ma : Oui Allan, je suis là qu'est-ce qu'il y a ?

Al : Victor passe me chercher vers 14h, on mange bientôt tu penses ?

Ma : Victor c'est ton petit copain c'est ça ?

Al : Yes ! C'est lui.

Ma: D'acc pas de soucis Allan, je vais préparer à manger de ce pas pour que tu sois à l'heure.

Al : Merci Maman t'es la meilleure !!

Ma : Mais de rien mon fils, allez va vite te faire beau pour ton copain.

Je n'en reviens quand même pas qu'elle l'accepte comme ça, mais je pense comprendre pourquoi elle est si gentille avec moi elle doit sûrement se dire que je n'ai peut-être plus beaucoup d'années à vivre avec ma maladie et il faut donc que je puisse vivre ma vie comme je l'entends et que je sois heureux. Elle compense aussi peut être le fait que ses deux fils ainés soient restés avec leur père plutôt qu’elle. Mon père en était ravie et lors de leurs divorce il a même dit " Je ne veux pas de raté dans ma demeure, prend le si cela te fais plaisir, moi je garde mes fils, lui je te le laisse." J'avais beaux n'avoir que quatre ans ces mots raisonnent encore dans ma tête...

C'est avec ses pensées funestes que je prends une douche, qui me fais le plus grand bien, sentant à nouveaux la chaleur de l’eau sur mon corps... Je sors de la douche me recoiffe vite fait, et vais choisir des vêtements dans ma chambre j'opte pour une chemise blanche que je laisse ouverte sur un t-shirt blanc également, ainsi qu'un pantalon noir et je prendrais mes chaussures blanches, pour être parfait pour aller voir Vic. Mes vêtements choisis je descends manger, puis sors de la maison il est 13h50, j'attends pendant 5 minutes avant de voir arriver ce magnifique brun qui fait battre mon cœur, malgré moi. Je le rejoins dans la rue, je n'ose pas le prendre dans mes bras pour l'embrasser même si l'envie est vraiment présente. Je le regarde, il me regarde, rien.

V : Salut Al, on va au parc si tu veux ?

Al : Euh Ouais pourquoi pas ?

On commence à marcher tranquillement côte à côte, sa présence me fais du bien mais je sens un froid entre nous qui me glace le sang, j'aimerais pouvoir tous lui dire qu'il n'y est pas de secret entre nous, mais cela m'est impossible, je ne peux pas lui parler de ma maladie, je ne veux pas en parler à lui ni à personne d'autre, je ne veux pas que les êtres qui me sont cher me voit différemment, juste parce que je peux mourir d'un jour à l'autre. Comme toi Aldwin c'est quand même drôle, tout nous liés... Mais je n'en mettais pas rendu compte, maintenant tu vois j'ai Victor à mes côtés mais il m’en veut car je ne lui dis pas les choses, l'histoire se répète plus ou moins, ce ne sont pas les mêmes choses que je dois lui dire mais je n'y arrive pas encore une fois... je suis incapable de dire quoique ce soit... Il réagirait comment à savoir que je pourrais mourir demain peut-être, voudrait-il tout faire pour que je sois heureux, me surprotéger et ça m'emmerderais, je ne demande pas ça moi, je veux simplement profiter de ma vie. Victor me coupe dans ma réflexion :

V : Tu voulais qu'on se voie pour quoi au fait ?

Al : Ah surprise !!! Tu ne le sauras pas avant qu'on soit dans le parc !!

Je lui fais un de mes plus beaux sourires. Je vois très bien que celui-ci ne le laisse pas indifférents, que malgré le froid qui est toujours présent et qui me glace toujours le sang. Il est impatient de savoir ce que je lui réserve. On arrive dans le parc on trouve un banc libre, pour s'y asseoir. Le silence règne toujours entre nous, c'est finalement lui qui se lance.

V : Je tenais à m'excuser pour ma réaction à l'hôpital... Je... suis désolé. Tu dois sûrement avoir tes raisons pour me cacher ce que tu as. Si un jour tu penses que tu dois me le dire, je serais là. Si t'as besoin d'en parler je serais là.

Al : T'inquiète c'est déjà oublié, moi aussi je suis désolé de ne peux pas pouvoir te le dire, mais j'en... j'en suis incapable... tu ne me verrais plus de la même façon... si je te le disais...

V: Mais qu'est-ce que tu racontes Al, quoi que tu me dises ma vision pour toi restera là même. Avant cette soirée dans ta chambre à l'internat, on se tournais autour depuis plusieurs jours, puis on a quand même fait l’amour à peine sorti ensemble et mon dieu que c’était bon, quelque jour avant que ... que... que tu perdes connaissances après que t'es frères t'es battu, je t'ai aimé plus que tout, j'ai su que c'était avec toi que je voudrais vivre ma vie, du moins une partie de celle-ci, et puis je n'ai pas quitté ton chevet durant ces deux mois durant lesquels tu n'étais plus là, tout le monde me disait que je devais arrêter d'espérer que c'était trop tard, mais je n'ai jamais perdu espoir. Et après tu oses me dire que je risque de te voir différemment...

Al : Je ... Je... sais pas...si je peux te le dire...

V: Al, fais-moi confiance, je suis là pour ça non ? Tu peux me dire ce que tu as sûr le cœur, je ne te verrais jamais autrement, que maintenant. Je verrais toujours en toi un mec exceptionnel qui fait battre mon cœur. Un mec que j'aime.

Al : D'acc... Je sais pas trop par quoi commencer en fait.

V: Lance toi !! Vas y je t'écoute Al.

Al: En fait, j'ai une maladie inconnue dû à une anomalie aux poumons et au cœur qui fait que je perds connaissances dès que j'ai un choc émotionnel ou que je fais un effort trop important et le médecin que tu as vu la dernière fois, trouve toujours miraculeux que je m'en sorte à chaque fois, une crise de deux mois ne m'était jamais arrivé... Je peux en réalité mourir du jour au lendemain... Je ne sais pas ce que la vie me réserve chaque jour depuis ma naissance, je ne sais pas si je me réveillerais le lendemain...

V: Ah merde !! Je ne m’attendais pas à ça. Mais pourquoi tu ne m'as pas dit un truc aussi grave avant, t'en as parlé à d'autres personnes ?

Al : Je veux simplement profiter de ma vie, je ne veux pas que l'on me voie comme quelqu'un de malade, et de différent... et à part ma famille et le docteur Sky, tu es le seul et tu le resteras.

V : Je comprends Al, je te promets de tout faire pour rester le même avec toi, de profiter de chaque instant que je peux passer avec toi. Et puis tu sais on est tous dans le même bateau, personne ne sait ce que demain lui réserve, la mort peut surgir à tout moment pour chacun de nous. Alors ça ne change en rien ma vision de toi... juste merci de me faire confiance, je garderais ça pour moi je te le promets.

Al : Mer... Merci Victor.

Il s'approche de moi, me prend dans ses bras lève mon visage et m'embrasse délicatement. C'est magique, je crois que je l'aime vraiment ce mec, fait chier.

V : Sinon c'était quoi le truc que tu voulais me montrer !!!

Al : Ah oui c'est vrai !!! Je voulais te montrer ça !

Je sors de mon sac à dos les dépliants que j'ai imprimer ce matin, et lui tend en disant :

Al : Ça te tenterait d'aller passer quelques jours dans un palace en Californie ?

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