Chapitre 30 : La sanction.

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===Point de vue d’Allan ====

Je suis la CPE dans son bureau, alors que je continue de marcher pour rejoindre son bureau je sens le stress monter en moi. J’ai vraiment peur d’avoir une énorme sanction, mais en même temps je le mériterais peut-être, après tout j’ai quand même envoyé un mec à l’hosto. Alors que l’on pénètre dans son bureau, une grande salle avec des vitres donnant sur la vitre, ce qui lui permet de toujours observer nos moindres faits et gestes. Et au centre de la pièce se trouve un immense bureau en chêne massif, sur lequel elle s’installe y sortant un dossier avec écrit « Allan Fall ». Elle m’invite à m’asseoir sur la chaise en face d’elle et elle commence par me demander :

CPE : Alors Allan, comment cela se fait-il que tu ais frappé ce pauvre Victor, d'une telle violence ?

Al : J’ai mes raisons madame.

CPE : Allan !!! Réponds à ma question !

Al : Ca ne vous regarde pas.

CPE : Allan, calme-toi je suis là pour t’aider et essayer de comprendre le pourquoi du comment tu as fait ça. Alors s’il te plait calme toi et explique pourquoi tu as frappé Victor.

Al : Il était d’embrasser Zach… de le forcer.

CPE : Ce n’est pas une raison Allan. Tu le sais bien.

Al : Mais je ne pouvais pas le laisser embrasser mon meilleur ami comme ça. C’est du grand n’importe quoi. En plus Zach est déjà pris. Alors je ne laisserais personne briser son bonheur.

CPE : Je ne dis pas que tu aurais dû laisser Victor embrasser Zachary, mais que tu aurais pu et aurais dû réagir différemment.

Al : Je le sais bien madame, mais sur le coup j’ai pas réellement réfléchi… mais je peux vous garantir que je regrette mon geste.

CPE : Je comprends Victor sera également convoqué à son retour quant à toi, tu comprends bien qu’il faut que je te sanctionne. Allan tu n’es pas quelqu'un de violent je le sais, mais ce que tu as fait mérite une sanction, tu as eu de la chance que les parents de Victor n’aient pas porté plainte. Ça reste dans le cadre du lycée.

Al : Ouais.

CPE : Tu auras donc une semaine d’exclusion, ainsi que trois heures de retenue à ton retour, j’espère que tu ne recommenceras pas. Et tu devras bien sûr faire tes excuses aux frères Starver.

Al : C’est déjà fait.

CPE : De quoi ?

Al : Je leur ai demandé pardon au deux.

CPE : D’accord, je vais aussi te demander d’écrire une lettre d’excuses aux parents de Victor car ce que tu as fait est inadmissible, tu le comprends bien ?

Al : oh que oui madame…

CPE : Allan, tu n’es pas un mauvais élève, tu es apprécié de tous, et malgré ton passé, et la situation difficile de ta famille, j’aimerais que tu ne partes pas sur un chemin qui ne te correspond pas.

Al : Oui madame.

CPE : Sur ce tu peux disposer, au revoir Allan et j’espère ne pas te revoir dans ces conditions.

Al : Au revoir madame.

Je quitte ensuite le bureau avec la boule au ventre, la CPE a certes compris plus ou moins la situation et je m’en sors plutôt bien, mais ça n’empêche pas le fait que je l’ai frappé. Et puis elle remet sur le tapis mon passé avec Aldwin, dont le personnel éducatif et bien sûr au courant. C’est allé assez loin cette affaire et puis surtout elle remet sur le tapis mes problèmes familiaux. Enfin bref, je n’ai pas envie de repenser à tout ça et rejoins Zach qui m’attendait devant la Vie Scolaire.

Z : Alors… ça s’est passé comment ?

Al : Relativement bien.

Z : Du coup t’as une sanction j’imagine.

Al : Ouais exclusion la semaine prochaine trois heures de colles à mon retour et écrire une lettre d’excuses aux parents.

Z : Ouais assez logique.

Al : N’empêche exclusion, la semaine où Victor revient où j’aurais pu lui parler… le destin se joue bien de moi parfois.

Z : Ouais, mais tu n’y peux rien.

Al : Ah et elle a dit qu’elle convoquera Victor à son retour.

Z : Ouais logique, bon on remonte à l’internat gros ?

Après avoir acquiescé on se dirige tous les deux à l’internat, dans ma poche un briquet, j’fais des étincelles par série de trois, réflexe bizarre je sais. Et j’voudrais que ce moment ne s’arrête pas. Euh qu’est-ce que je raconte moins dans ma poche un dé je le tourne entre mes doigts par série de trois, réflexe bizarre je sais, mais quand je stress, quand je me sens bien machinalement mes doigts attrapent ce dé et le font bouger entre eux.

La fin de la semaine arrive, assez rapidement le vendredi soir, je vais chercher ma valise dans la salle des sacs, avant de quitter le lycée pour ne pas y retourner avant une semaine. Bien évidemment une semaine d’exclusions ne signifie pas des vacances et en plus de la lettre d’excuses, je devrais rendre par mail un travail tous les jours, que le lycée m’auras fourni. Après un long trajet en bus, je rentre chez moi et croise ma mère :

M : Allan ? Je peux te parler 5 minutes ?

Al : J’imagine que tu veux me parler de ma semaine d’exclusion et mes heures de retenues, le lycée t’a prévenue.

M : Oui Allan, est-ce que je pourrais savoir ce qu’il s’est passé ?

Al : T’en parleras pas à Papa ?

M : Ne t’inquiètes pas, tu sais bien que j’ai très peu de relation avec lui et puis il n’est pas au courant de ce que tu as fait, je me suis arrangé avec le lycée ne t’inquiète pas.

Al : Ouais, merci !

M : Alors il s’est passé quoi mon fils ?

Al : J’ai frappé quelqu’un.

M : Ne me dit pas que tu as recommencé à prendre un de tes petits camarades en grippe.

Al : Non maman, ne t’inquiètes pas je ne recommencerais pas ce que j’ai fait avec Aldwin…

M : Je sais bien mon chéri dit-elle en me prenant dans ses bras… Je sais bien.

Al : Merci Maman.

M : Alors qu’est-ce qu’il s’est passé mon grand ?

Al : Celui que j’ai frappé était en train d’embrassé Zach, je ne pouvais le laisser faire ça, mais je n’aurais pas dû réagir comme ça. Surtout que…

Je fis une pause dans mon explication, j’étais à deux doigts de dire que je l’aimais, je ne sais pas si ma mère prendrais bien le fait que l’un de ses fils, son préféré le seul dont elle à la garde, le seul qui lui reste, étant donné que mes frères sont restés au prêt de mon géniteur. Je ne sais pas si elle accepterait le fait que je sois gay. C’est alors qu’elle me sort de mes réflexions en disant :

M : Surtout que tu pensais l’aimer ?

Al : Hein !!! Que- Quoi ?? Comment tu sais.

M : Je suis ta mère Allan, je le sais depuis longtemps que tu préfères les garçons aux filles déjà à son époque, je savais que tu l’aimais, mais ce n’étais pas à moi de te le faire savoir et je ne savais pas ce que tu faisais à ton petit camarade… Mais j’ai bien compris que tu en étais amoureux, lorsque je t’ai vu dévasté après sa disparition. Et j’ai également compris que tu avais ou as une attirance pour Zach, et j’imagine bien au vu de ta réaction que tu sembles également être attiré pour ce … Victor c’est bien ça ?

Al : Ouais.

Je n’en reviens pas et ne parvint pas à dire autre chose que ce simple mot. Ma mère le savait donc alors que moi-même je l’ignorais et le refuser plus ou moins pour moi. Elle a même remarqué que j’éprouvais quelque chose pour Zach. Décidemment tout le monde le remarque sauf moi, et lui, il semblerait. Mais Zach n’est pas disponible, il est avec Sacha son bonheur est avec lui, je sais que je me répète mais ça me fait du bien me le répétais. Une question me trotte dans la tête :

Al : Tu penses que je peux avec Victor ?

M : Je ne sais pas Allan, c’est à toi de voir et de réfléchir à la chose, tu auras encore une semaine pour le faire. J’espère que tu comprends quand même que ton geste était exagéré, il faut que tu arrives à contrôler tes émotions Allan, tu sais bien que ce n’est pas bon pour toi. Avec ta maladie.

Al : Oui Maman, je sais bien merci quand même. Bon je vais allez me poser un peu dans ma chambre tu m’appelles quand on mange.

M : Oui bien sûr mon chéri, allez va te reposer.

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