02

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Le lendemain, je suis debout assez tôt. Je me suis habillée, maquillée. Il est 8h00 et je suis en train de terminer mon sac. J'entends frapper. La porte s'ouvre sur ma tante qui n'a pas l'air très contente.

- Tu comptais me dire quand que tu partais ? me demande-t-elle.

- Quand j'aurai eu terminé mon sac.

- Tu es sérieuse ? Tu vas vraiment te rendre là-bas ?

- 30 000$ AD, c'est pas rien.

- Mais on a pas besoin de cet argent, me dit-elle.

- Non, pas tout de suite mais pour plus tard, on sait jamais. On aura ça de côté.

- Tu ne sais pas qui sont les Weapon Brother chérie, ils sont dangereux.

- Je n'ai pas peur d'eux.

- Et qu'est-ce que tu vas faire quand ils découvriront qui tu es ? Hein, t'as pensé à ça ? Tu mets le club en danger.

- Je ne mets personne en danger puisque personne ne vient avec moi. J'en aurai pour quelques semaines.

- Quelques semaines ?! Tu es vraiment sérieuse ?!

- Oui et tout se passera bien, dis-je.

- Roxy, ouvre les yeux bordel ! S'ils découvrent qui tu es, ils te tueront !

- C'est pas grave, je réponds en haussant mes épaules.

- C'est pas grave ?! Tu es sérieuse ?! J'ai déjà perdu ta mère, je n'ai pas envie de te perdre aussi.

- Adèle, si je vois que ça part en couille, je partirai d'accord.

- Tu me le promets ?

- Oui, de toute façon, je n'ai pas le choix sinon tu ne me laisseras jamais partir...

Ma tante me prend dans ses bras.

- Fais attention à toi et tu m'appelles quand tu arrives.

- D'accord. Je prends une voiture.

- Très bien, qui s'occupe du salon ?

- Tara, lui dis-je en me retirant de ses bras.

- Tu m'énerves ! dit-elle en partant.

Je souris. Mon sac terminé, je laisse mon cuir sur mon lit. Je descends rejoindre les filles qui sont levées. Après avoir partagé quelques mots, je me dirige vers une de nos voitures, une vieille Mustang dont je suis vraiment fière. J'adore les bagnoles, même si je ne les retape pas toute seule.Je décide de ne pas la prendre, elle fera trop tape à l'œil. Je jette mon dévolu sur la BMW : même si c'est une belle voiture, elle passera plus inaperçue. Je fourre mon sac dans le coffre, pénètre à l'intérieur et sors de mon sac mon portable et mon paquet de chewing-gum, interdiction de fumer dans cette voiture...Je prends alors la route en direction de Handford, à trois heures d'ici. La route est longue, je ne suis accompagnée que de la musique. La pancarte que je viens de dépasser me dit qu'il me reste 20 kilomètres, enfin ! J'ai dit à Ana de me trouver un appartement, ce qu'elle s'est empressée de faire.J'arrive enfin. La ville a l'air calme. Je décide de m'arrêter dans un des restaurants de la ville. Une fois dans le restaurant, je m'installe à une table et commande un café.Handford est une petite ville, j'en ferai rapidement le tour.

Après avoir fait des recherches sur Google, la serveuse me propose de manger. J'accepte et elle revient avec la carte dont je ne prends pas la peine de lire quand elle m'annonce le plat du jour. Mon attention est vite perdue car je vois, de dos, des Weapon Brother. Je suis dans la bonne ville. Je n'ai pas fait attention à la serveuse qui me disait le reste du menu du jour.

- Je vais prendre tout le menu, lui dis-je en souriant.

- Très bien, dit-elle.

Elle s'en va et je peux voir qu'ils ne sont que deux, en plus ce sont des prospects, sérieux... Mon téléphone se met à sonner.

- Salut ma biche.

- T'es sur la route ? me demande Ana.

- Non, je viens d'arriver, je suis dans un petit resto. Tu m'as trouvé un truc ?

- Bien sûr. Un appartement tout meublé, mais comme tu le prends tout de suite, le mec veut que tu payes en cash.

- Bien sûr. Donne-moi l'adresse.

Je prends un crayon dans mon sac, elle me dicte l'adresse et je la note sur le set de table.

- Merci ma biche.

- De rien, tu nous appelles vite.

- Oui.La serveuse dépose mon assiette.

Entre temps j'avais déjà déchiré mon set. Je lui souris en guise d'excuses. Je mange tranquillement, les deux Weapon Brother sont toujours là mais sur le point de partir... J'enchaîne avec le dessert. Mon repas terminé, je remarque que les deux prospects sont déjà partis, merde. Bref, je paie mon repas et quitte le restaurant.Je décide de me rendre à l'adresse indiquée par Ana. Je roule jusqu'à arriver dans un petit quartier, plusieurs immeubles s'y trouvent. Je me gare et me dirige vers le numéro du bâtiment. Ils sont assez anciens. J'entre à peine dans le hall qu'un homme me saute dessus.

- Roxy ?

- Oui, dis-je.

- Je vous attendais, votre amie m'a appelé.

- Je sais, en cash c'est ça ?

- Oui, dit-il en faisant de gros yeux.

- On peut faire ça dans un lieu un peu plus discret ?

- Bien sûr, je vous emmène dans votre appartement.

Nous montons alors au dernier étage de l'immeuble. Il y a mon appartement, celui d'en face est en construction. Nous passons la porte et avant de payer, l'homme me fait visiter chaque pièce. Nous retournons ensuite dans le salon.

- Combien ?

- 300$ pour le mois.

- Très bien.

Je me retourne, ouvre mon sac et sors une enveloppe avec l'argent liquide que j'ai pris. Je rajoute 200$ pour qu'il me laisse tranquille. Je me retourne et lui donne l'argent, il fait de nouveau les gros yeux.

- Il y a 500$, votre silence et ma tranquillité.

- Très bien mademoiselle.Il prend bien son temps pour compter et je lève les yeux au ciel. Une fois qu'il est parti, je récupère mon sac et le défais. Je n'ai pas l'intention de passer tout mon temps ici. Je cherche un endroit dans l'appartement pour cacher le fric : je trouve une grille d'aération. Je dévisse la plaque et mets l'enveloppe. Il n'est que 15h00, il faut que je remplisse le frigo. Je pars alors faire quelques courses.Quand la nuit est tombée, je suis retournée à ma voiture, ai ouvert mon coffre et pris mon matériel. Le sac est assez lourd mais j'ai l'habitude de le porter.

Je ne croise personne et c'est tant mieux. Une fois à l'appartement, je range le sac sous le lit.Plusieurs jours sont passés. J'ai visité la ville, repéré où se trouvaient le salon, le garage, le bar. J'ai remarqué qu'ils étaient pas mal ici. J'entends les motos. C'est aujourd'hui que j'ai décidé de commencer le plan. J'ai pris le dessin avec moi. Heureusement qu'il ne fait pas super beau, la veste que je porte ne fait pas trop.Je marche jusqu'au salon qui se situe qu'à quelques minutes de chez moi. J'entre dans la boutique et la première chose que j'entends est le métal qui hurle dans les enceintes. Ensuite, je vois les dessins sur les murs. Ce salon a l'air tout à fait normal, même la pouffe au comptoir. Elle est blonde platine, porte un débardeur bleu ciel, elle a quelques tatouages et est maquillée comme une salope, elle doit se lever super tôt pour se le faire...

- Je peux t'aider ? me demande-t-elle.

L'intelligence n'est vraiment pas là.

- Bien sûr, lui dis-je, j'aimerai avoir un rendez-vous.

- Okay, c'est quoi comme dessin ?

Je sors de ma poche le dessin de la tête mexicaine.

- Il y a pas mal d'heures.

- Je sais, dis-je.

- Faut que je voie avec le patron, dit-elle. Je t'ai jamais vu par ici, tu es nouvelle ?

- Oui, je viens d'arriver.

- Et la première chose que tu viens faire c'est un tatouage ? me demande-t-elle en faisant une bulle avec son chewing-gum.

- Oui, comme il y a pas mal d'heure. J'en fais un dans chaque ville où je m'arrête, lui dis-je.

- Ouais, ils ont tous un emploi du temps chargé, je ne pense pas qu'il y aura une place avant un certain moment.

Merde...

- Très bien, tu peux m'indiquer un autre salon de tatouage ? lui demandai-je.

- Ouais, il y en a un autre au bout de la ville.

Je vois les rideaux bouger à l'autre bout, je sais qu'on nous écoute.

- Très bien... merci, dis-je en prenant mon dessin.

Je me retourne et me dirige vers la sortie.

- Attends ! entendais-je de la voix d'un homme.

Je me mets à sourire et me retourne. L'homme se tient près de la pouffe. Celle-ci fait gueule pour mon plus grand plaisir. Logan Carter est en face de moi. Il est grand, musclé comme pas possible, ses cheveux bruns sont décoiffés. Il porte un t-shirt noir où il a l'air d'être à l'étroit et un jean. Et surtout, ses yeux marrons ne me quittent pas.

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