1.3 Les Hautes-Terres d'Oloven

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 L'obscurité maléfique est généralement trop épaisse pour pouvoir regarder ce qui s'y passe à l'intérieur. Cependant, le bout des arbres les plus hauts perce le voile à certains endroits et on aperçoit occasionnellement d'immondes créatures volantes en sortir et replonger immédiatement. Nous croyons que ces créatures tentent d'observer le territoire humain pour planifier une invasion éventuelle. Les vampires sont le plus souvent aperçus. Ils ont été répertoriés plus de cent-cinquante fois depuis la construction des brasiers. Peu les ont vus de proche, mais il a été rapporté qu'ils ont une apparence de chauve-souris de taille humaine. Les nouveaux prêtres d'Imara sont fréquemment intimidés par le brouillard. Il est suggéré de simplement ne pas y penser et d'éviter de s'en approcher. C'est ce que fait Aurae en continuant son chemin jusqu'à la tour, suivi du reste du groupe. En passant, elle remarque le prêtre responsable de ce feu à genoux derrière le brasier, priant silencieusement. À côté de lui, un étrange personnage en armure complète tente maladroitement de se cacher. Son blindage ne paraît pas très mobile, il peine à se pencher derrière les pierres du brasier. Son casque est cylindrique et une ouverture rectangulaire au centre est complètement sombre.

Surprise, Aurae lui demande : « Pardon, qui êtes-vous? »

 Arun, Illphas et les soldats s'arrêtent et fixent cet individu inattendu se relever et se diriger lentement en face d'Aurae. Il est équipé d'un grand bâton de bois avec, au bout, un cerceau métallique recouvert d'une toile de fil tissée et une pierre obsidienne en son centre. Le prêtre qui lui tenait compagnie ne bouge pas et continue sa prière. Soudain, l'air devient lourd et difficile à respirer. Un vent glacial souffle en direction des prêtres. L'inconnu devient surnaturellement intimidant. Ses bottes lourdes font un bruit métallique à chaque pas.

Le père Arun intervient: « Aurae, recule. Il n'est pas humain.

- Mais ce n'est pas possible... et le brasier d'Imara? » marmonne Aurae.

 Reculant doucement, elle remarque que le prêtre agenouillé est anormalement immobile. Il a probablement été tué par la créature qui lui fait face. Comme s'il lisait dans ses pensées, l'assassin confirme ses craintes. Il lève la visière de son casque. Une fumée noire épaisse sort lentement de l'orifice, son visage est indistinguable. D'une voix rauque, mais forte, il s'exclame en agitant son bâton en l'air: « Ce pauvre fou s'est sacrifié pour m'empêcher d'éteindre la flamme, mais le père des ténèbres a déjà dévoré ce brasier! Vous ne serez bientôt plus qu'un tas de cadavres sous mes ordres. »

 Alors qu'il referme sa visière et pointe son bâton vers le groupe, le sol à ses pieds s'assombrit et l'ombre s'étend rapidement autour jusqu'à atteindre Aurae qui se trouvait le plus proche. L'effet est instantané. Le corps de la prêtresse devient lourd et elle est incapable de respirer. Avant même qu'elle n'ait le temps de paniquer, le père Arun attrape son pendentif d'Imara et la terre prend feu autour de lui. Ressemblant à l'attaque de la créature maléfique, les flammes s'étendent en un instant, mais celles-ci ne brûlent pas et sont plutôt apaisantes. Aurae est libérée des ténèbres et le prêtre s'avance en direction de l'intrus, ses flammes repoussent l'aura ténébreuse et fait reculer son auteur. Il ordonne à Aurae de maintenir le brasier d'Imara: « Le sacrifice de ce prêtre n'alimentera pas la flamme éternellement. La connexion avec Imara a été brisée. Tu dois le consacrer à nouveau. » Il indique ensuite aux soldats de Xilfiel de se préparer au combat. Arun a précédemment eu la prévoyance de leur demander de s'équiper avant de monter les escaliers ayant ressenti une présence dangereuse au sommet.

 Aurae court auprès du brasier et s'y prosterne avec la même position que le prêtre décédé. Sa prière influence immédiatement les flammes qui se renforcent, mais le véritable objectif est de rétablir la source de son énergie, Imara. La foi d'Aurae doit être suffisamment forte pour que la déesse l'entende et lui accorde la lumière qui repousse les forces du mal. Les mains jointes et les yeux fermés, elle se concentre uniquement sur sa supplication en ignorant le combat qui s'apprête à débuter.

 Illphas et ses camarades sont en position offensive. À l'unisson, ils tiennent leur épée en face d'eux pointée vers l'ennemi. Ils posent la paume ouverte de leur main gauche sur la garde pour convoquer la lumière bénéfique d'Imara. Les armes se mette à briller et leur porteur s'enflamment et chargent en direction de la créature en armure. Les flammes créées par Arun et les ténèbres de son adversaire poursuivent leur affrontement. Lorsque les soldats traversent l'aura malfaisante, ils se sentent plus fatigués, mais leurs prières constantes à la déesse de lumière les protèges du mal qui a affecté Aurae plus tôt. Se lançant sur leur cible, les quatre attaquent obstinément dans l'espoir de percer l'épaisse armure tandis que l'ennemi tente de les attraper. Arun repousse toujours les vagues d'énergie sombre envoyée par son opposant contraint de reculer de plus en plus vers le bord de la montagne.

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É. de Jacob

Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour,
C’est l’amour.
Si tu souffres de l’agression de tes idées noires,
Si tu croupis dans la prison de tes ténèbres en plein jour,
Si tu ne vois plus la lueur au bout de ton désespoir,
Sache que ton chemin vers la Lumière, c’est l’amour.
Apprends à changer ta vision du réel.
N’accorde pas prise aux reproches,
Ni à ta condamnation personnelle.
Du renouveau de ton âme, tu approches.
D’abord, pour les autres et toi : ton pardon ;
Des remords et des regrets : ton absolution ;
Ton apprentissage de l’amour : ta solution ;
Laisser derrière toi le passé, ta résurrection.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour,
C’est l’amour
La foi en la Divinité te paraît peut-être stupide,
Car tu es persuadé qu’il s’agit d’un monde irréel.
Si une personne t’en parle, tu t’éloignes d’elle,
Tu ne veux pas du tout entendre ces ritournelles.
Mais laisse-moi te dire que la Divinité n’est pas religion ;
Que tu peux entrer en contact avec Elle simplement,
Sans rites, sans dogmes, sans menaces de punitions
Sans obligations, ni restrictions, ni peur du châtiment.
De même que, si tu commences à converser avec Elle,
Elle te répondra, et tu ressentiras alors pour Elle
Un amour illimité qui te fera sentir tout autre.
Ne crains rien, tu n’as pas à devenir apôtre.
Converse avec le ciel, les nuages et les esprits,
Une merveilleuse et magique musique, tu verras,
Commencera à te combler d’une immense joie,
Sur le chemin illuminé de l’amour inédit, infini.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour,
C’est l’amour.
Mais peu importe que tu refuses ce lien divin,
Si, au moins, tu recherches dans les nuages et le ciel,
Le réconfort bienfaisant de la Lumière spirituelle,
Alors, tu auras, à mes yeux, emprunté le bon chemin.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour.
Voilà la merveilleuse voie de ta guérison,
La magnifique route inversée de tes désillusions.
Le chemin vers la Lumière, c’est l’amour.
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É. de Jacob
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